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Şişli / İstanbul, (0533 2490843) vildan_ornadis@hotmail.com, Türkiye
Chers abonnés et visiteurs du blog;Tout au long de ma vie scolaire,j’ai reçu un enseignement français.Après avoir terminé le collège français “Sainte-Pulchèrie” j’ai continué à ma vie lycéenne au “Lycée Français Saint-Michel”.J’ai reçu mon diplôme de fin d’études secondaires 3 ans plus tard. À la suite du lycée,j’ai étudié la philologie et la littérature française à “L’Université d’Istanbul, dans “La Faculté des Lettres”;simultanément j’ai étudié la formation pédagogique à L’Université d’Istanbul,dans“La Faculté d’Éducation”(“Formation à L’Enseignement”).Après 4 ans d’études de double licence je suis diplômée en tant que philologue,aussi professeur de français.Toutes les formations que j’ai acquises m’ont perfectionnée dans les domaines tels que la langue, la littérature et la culture française ainsi que la formation pédagogique. Depuis 11 ans, je partage mes connaissances avec ceux qui veulent apprendre la langue,la culture et la civilisation française. J’enseigne les gens de tout âge et de tout niveau depuis les élèves des écoles françaises,jusqu’aux étudiants de diverses universités sans oublier les hommes ou femmes d’affaires ni les amateurs de la francophonie

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Sevgili Blog Takipçileri;
Tüm eğitim hayatımı fransızca gördüm. İstanbul'da bulunan‘’Özel Sainte-Pulchérie Fransız Kız Ortaokulu’’nu bitirdikten sonra liseyi İstanbul'da bulunan ''Özel Saint-Michel Fransız Lisesi’’nde okudum. Ardından ‘’İstanbul Üniversitesi Edebiyat Fakültesi Batı Dilleri ve Edebiyatları Bölümü‘’ içinde yer alan ‘’Fransız Dili ve Edebiyatı Anabilim Dalı’’nda dört yıllık lisans eğitimimi tamamladım.Bu süre içerisinde ‘’İstanbul Üniversitesi Eğitim Fakültesinde Pedagojik Formasyon’’ alanında eğitim görüp çift anadal diploması aldım. Böylece hem filolog (Dilbilimci) hem de öğretmen olarak mezun oldum. Aldığım bütün bu eğitimler bana hem Fransız Dili, hem Fransız Edebiyatı hem de Pedagoji alanlarında büyük bir yetkinlik sağladı. Onbir yıldır teorik olarak edindiğim tüm bilgileri, pratikte bu dili ve kültürü öğrenmek isteyen her yaştan her gruptan kişilere aktarıyorum. İstanbulda bulunan fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler başta olmak üzere üniversite öğrencileri, iş adamları, fransız kültürüne meraklı olup kendini geliştirmek isteyen her yaştan her meslek grubundan kişiler meslek hayatım süresince öğrencim olmuştur ve olmaya devam edecektir.

EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR ►

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Grammaire – Littérature – Biologie ( Pour les élèves des écoles françaises - Fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler için )

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Toutes sortes de conseils d'orientation scolaire en France (licence, master) - Fransa’da yüksek öğrenim (lisans , yüksek lisans) görmek isteyen öğrencilere, üniversite seçimlerinden motivasyon mektubu yazımına kadar her türlü alanda eğitim danışmanlığı

Etudes spéciales (privées ou en groupe) pour les adultes -Yetişkinler için kişiye özel birebir ve grup çalışmaları

Cours de la langue Turque (grammaire - conversation) pour les étrangers - Yabancılara türkçe (dil bilgisi ve konuşma) dersleri

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Böylece,bir gün üyesi olmayı hedeflediğimiz Avrupa Birliğine katıldığımız zaman farklı kültürlere uyum sağlamakta zorluk çekmeyeceğiz.

22 Ocak 2011 Cumartesi


NICOLAS BOILEAU (1636-1711)

Poète formaliste mais aussi écrivain satirique redouté, Nicolas Boileau peut être considéré comme le théoricien du classicisme en France. Il a contribué à diffuser les thèses classiques à partir des grandes oeuvres théâtrales de Corneille et Racine. Enfin, c'est un écrivain très exigeant, à la recherche de la pureté du français sans les excès de la préciosité.

Né à Paris dans une famille bourgeoise, Nicolas Boileau étudie la théologie, puis le droit, après une enfance assombrie par la mort de ses parents et par la maladie. En 1657, un modeste héritage lui permet de s'engager dans la carrière littéraire. Il fréquente alors une société de philosophes de libertins, fait la connaissance de Molière et se met à écrire ses premières satires, dont la publication en 1666 lui attire de nombreux ennemis. Il pénètre peu à peu dans les millieux mondains dont les discussions l'amènent à formuler en 1674 son ART POETIQUE. Le succès lui vaut d'être présenté à Louis XIV:  il est nommé en même temps que Racine historiographe du roi, en 1677. Dès lors, Boileau n'écrit plus beaucoup et mène une vie bourgeoise. Il entre à l'Académie en 1684. C'est là que sera relancée la Querelle des Anciens et des Modernes, où il reprend sa plume d'écrivain satirique. Après une dernière polémique avec les jésuites, Boileau, malade, meurt à Paris en 1711.

LES PRINCIPALES OEUVRES

Les Satires (de 1666 à 1705)
Ce sont des poèmes en vers où l'écrivain dénonce les défauts de ses contemporains. Boileau a composé les premières dans sa jeunesse et s'est surtout attaqué à des écrivains auxquels il reprochait d'être superficiels et maladroits. Mais certaines satires, et en particulier les dernières traitent aussi des problèmes de la littérature en générale et de la morale.

L'ART POETIQUE (1674)
C'est un long poème divisé en quatre chants. Boileau y analyse tous les genres poétiques: l'élégie, l'ode, le sonnet, etc..., mais surtout, ce qui est intéressant pour nous, la comédie et la tragédie. A tort, cette oeuvre a fait considérer Boileau comme le père du classicisme, alors qu'il n'en est que le produit: en effet, il a seulement mis en ordre les idées et les méthodes du théâtre dit classique, tel qu'il existait déjà et tel que Racine, par exemple l'avait pratiqué.

EPITRES (1674-1683-1695)
L'épitre est à l'origine une lettre en vers. Boileau imite ce genre du poète latin Horace et s'en sert pour décrire sa vie quotidienne, mais aussi pour exposer des idées littéraires.

LE LUTRIN (1674-1683)
C'est une épopée comique où Boileau met dans la bouche de personnages grossiers ou simples un langage très élégant et poli. Il s'oppose ainsi à la tradition burlesque, consistant à faire parler vulgairement des personnages nobles.

Boileau condamne tout ce qui, dans le style d'un auteur, est arrogant ou pédant, toute inspiration artificielle mais aussi tout sujet vulgaire ou burlesque. L'auteur classique doit centrer son oeuvre sur la nature humaine. Les sentiments que l'on veut faire naitre chez le public seront provoqués par des portraits fidèles des faiblesses de l'homme. La pitié doit être éveillée par le spectacle du malheur d'un personnage qui souffre et non par des scènes de violence; l'humour par le spectacle de moeurs ou d'attitudes drôles et non par un comique grossier.

Boileau a dicté un certain nombre de principes dont l'auteur classique ne doit pas s'écarter.
►Pour être poète il faut avoir des dons naturels. Mais l'inspiration seul ne suffit pas.
►L'inspiration et l'imagination doivent être soumises au contrôle de la raison.
►Un travail important sur le style est nécessaire. Pour cela l'auteur doit suivre l'exemple des auteurs grecs et latins: leurs études de la nature humaine sont profondes et peuvent donc être immitées.
►L'auteur doit respecter les règles d'Aristote et surtout veiller à maintenir, dans toute pièce de théâtre une triple unité: de l'action (une seule intrigue), du lieu (ne pas promener les personnages à travers les pays) et du temps ( pas d'action qui dépasserait le cadre d'une journée).
►Enfin et surtout, il doit éviter de mettre en scène des situations fantaisistes: l'action doit être vraisemblable.

Le mérite de Boileau est d'avoir su tirer ces quelques principes clairs et ordonnés des pièces que Corneille et Racine avaient déjà écrites. De nombreux imitateurs sans talent du XVIIème siècle et même des siècles suivants ont cru qu'en écoutant les conseils de Boileau, ils seraient célèbres: mais on ne saurait lui en faire le reproche. Il annonce par son oeuvre les idées maitresse du XVIIIème siècle: la clarté et la raison. La réflexion de Boileau sur la création poétique l'a amené tout naturellement à prendre position dans une dispute littéraire qui a marqué la fin de XVIIème siècle: la Querelle des Anciens et des Modernes.

LA QUERELLE DES ANCIENS ET DES MODERNES
Les Anciens sont ceux qui pensent qu'il faut imiter en littérature les modèles grecs et latins qui seraient parfaits. Les Modernes au contraire disent que l'inspiration doit être libre et surtout actuelle. En fait derrière cette querelle littéraire se cache un débat plus général: c'est l'opposition entre les conservateurs et les partisans du progrès.

La querelle commence par de petites rivalités de portée limitée. Certains écrivains "modernistes" du XVIIème siècle prennent pour sujet l'histoire religieuse chrétienne et non plus le monde mythologique des grecs; Boileau qui affirme la superiorité du monde antique, réagit. Il était déjà intervenu dans une autre affaire: des tableaux exposés au Château de Versailles portaient une inscription en français; Boileau l'avait fait remplacer par une inscription en latin.

Une crise est déclanchée par un scandale public en présence de Louis XIV lui-même: le poète Charles Perrault lit devant l'Académie un texte appelé: Le Siècle de Louis le Grand (Louis Le Grand désigne Louis XIV). Il y affirme que les auteurs modernes sont aussi bons que les anciens et même meilleurs. Ceci déclenche des réactions très vives de la part des Anciens. Ils répondent par des textes violents qui esaient de ridiculiser leurs adversaires. Dans leur camp, on trouve La Fontaine, Boileau et La Bruyère. En face, on trouve, outre Perrault, le philosophe Fontenelle. Boileau et Perrault se reconcilient en 1700, mais au début du XVIIIème siècle, cette querelle reprend avec d'autres acteurs. Elle se termine plutôt à l'avantage des thèses modernistes.

Et pendant un certain temps, les thèses de l'Antiquité seront oubliées au profit des idées nouvelles du progrès et de la raison. toute la littérature du XVIIIème siècle est influencée par les conséquences de la querelle. Les écrivains chercheront de nouvelles formes d'expression. Ils n'essaieront plus de créer, comme les Anciens, des oeuvres intemporelles, mais des oeuvres qui concernent leur époque. On connait justement le rôle joué par les intellectuels et les écrivains français dans l'éclosion de la Révolution Française.
 EXTRAITS DE “L’ART POETIQUE”

L’Art Poétique est l’exposé officiel de la doctrine classique. La brève histoire de la poésie française ici tracée par Boileau est présentée comme une marche hors du chaos vers la rasion et la clarté.

Durant les premiers ans du Parnasse françois,
Le caprice tout seul faisait toutes les lois.
La rime, au bout des mots assemblés sans mesure,
Tenait lieu d’ornements, de nombre et de césure.
VILLON sut le premier, dans ces siècles grossiers,
Débrouiller l’art confus de nos vieux romanciers.
MAROT, bientôt après, fit fleurir les ballades,
Tourna des triolets, rima des mascarades,
À des refrains réglés asservit les rondeaux
Et montra pour rimer des chemins tout nouveaux.
RONSARD, qui le suivit, par une autre méthode,
Réglant tout, brouilla tout, fit un art à sa mode,
Et toutefois longtemps eut un heureux destin.
Mais sa Muse, en français parlant grec et latin,
Vit, dans l’âge suivant, par un retour grotesque,
Tomber de ses grands mots le faste pédantesque.
Ce poète orgueilleux, trébuché de si haut,
Rendit plus retenus DESPORTES et BERTAUT.
Enfin MALHERBE vint, et, le premier en France,
Fit sentir dans les vers une juste cadence,
D’un mot mis en sa place enseigna le pouvoir,
Et réduisit la Muse aux règles du devoir.
Par ce sage écrivain la langue réparée
N’offrit plus rien de rude à l’oreille épurée.
Les stances avec grâce apprirent à tomber,
Et le vers sur le vers n’osa plus enjamber.
Tout reconnut ses lois; et ce guide fidèle
Aux auteurs de ce temps sert encor de modèle.
Marchez donc sur ses pas; aimez sa pureté;
Et de son tour heureux imitez la clarté.
Si le sens de vos vers tarde à se faire entendre,
Mon esprit aussitôt commence à se détendre;
Et, de vos vains discours prompt à se détacher,
Ne suit point un auteur qu’il faut toujours chercher.
Il est certains esprits dont les sombres pensées
Sont d’un nuage épais toujours embarrassées;
Le jour de la raison ne le saurait percer.
Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.
                                                                            CHANT I

                                *********

Je ne suis pas pourtant de ces tristes esprits
Qui, bannissant l’amour de tous chastes écrits,
D’un si riche ornement veulent priver la scène,
Traitent d’empoisonneurs et Rodrigue et Chimène...
L’amour le moins honnête, exprimé chastement,
N’excite point en nous de honteux mouvement.
Didon a beau gémir et m’étaler ses charmes,
Je condamne sa faute en partageant ses larmes.
Un auteur vertueux, dans ses vers innocents,
Ne corrompt point le cœur en chatouillant les sens;
Son feu n’allume point de criminelle flamme.
Aimez donc la vertu, nourrissez-en votre âme.
En vain l’esprit est plein d’une noble vigueur,
Le vers se sent toujours des bassesses du cœur.
Fuyez surtout, fuyez ces basses jalousies,
Des vulgaires esprits malignes frénésies.
Un sublime écrivain n’en peut être infecté;
C’est un vice qui suit la médiocrité.
Du mérite éclatant cette sombre rivale
Contre lui chez les grands incessamment cabale,
Et, sur les pieds en vain tâchant de se hausser,
Pour s’égaler à lui cherche à le rabaisser.
Ne descendons jamais dans ces lâches intrigues;
N’allons point à l’honneur par de honteuses brigues.
Que les vers ne soient pas votre éternel emploi;
Cultivez vos amis, soyez homme de foi:
C’est peu d’être agréable et charmant dans un livre,
Il faut savoir encor et converser et vivre.
                                                                                  CHANT IV

21 Ocak 2011 Cuma


BLAISE PASCAL (1623-1662)

Pascal est un écrivain solitaire qui brille et qui fascine comme une étoile. Génie multiple, excellent mathématicien, ardent janséniste, il a consacré toute sa rigueur, toute son imagination et toute sa foi à défendre l'ordre de Port-Royal. Son oeuvre pose des problèmes fondamentaux et ne laisse pas indifférent le lecteur moderne.

Pascal passe ses premières années à Clermont-Ferrand, en Auvergne. Elevé par son père, très bon mathématicien, et ses deux soeurs, il ne met jamais les pieds dans un collège. Il étonne son entourage par ses dispositions précoces pour les sciences. A neuf ans il rédige un traité sur les sons. A douze ans, il apprend la géométrie, seul, en cachette. A seize ans, il rédige un traité sur les coniques. A dix-huit ans, il imagine et fait construire une machine à calculer. Son père s'étant cassé la jambe à Rouen, il est soigné par deux personnes, fervents adeptes du jansénisme, qui ne tardent pas à convertir toute la famille. Pascal n'en continue pas moins ses travaux scientifiques. A vingt-quatre ans, il se rend à Paris, fait des expériences sur la pression atmosphérique et rencontre Descartes. Il fréquente les libertins, s'amuse dans le monde et semble oublier Dieu.

A la suite d'un accident de voiture, près de Paris, il traverse une crise de mysticisme, déterminée sans doute par l'influence d'une de ses soeurs qui est entrée à Port-Royal chez les jansénistes. Au cours d'une méditation religieuse, il se sent illuminé par la foi et se retire aussi à Port-Royal. C'est là qu'il écrit Les Provinciales. Ses dernières années sont troublées par de terribles souffrances. Il s'occupe encore quelquefois de problèmes scientifiques, mais travaille surtout à un ouvrage sur la religion chrétienne que la mort ne lui laisse pas le temps de terminer et dont les fragments reconstitués forment Les pensées. 

Dans cette nature exceptionnelle se réunissent trois grandes qualités, contradictoires, mais qui, chez lui, forment un accord parfait. Il possède au plus haut point la rigueur scientifique. Il appelle cette qualité "l'esprit de géométrie". Elle lui permet des raisonnements rigoureux à partir de quelques principes clairs. Il est doué d'une sensibilité enflammée, stimulée par une grande force d'imagination. Il appelle cette qualité "l'esprit de finesse". Elle permet les relations avec autrui, l'ouverture à l'art, les intuitions. Cette sensibilité n'est pas de la tendresse, il est trop rigoureusement janséniste pour cela.

Enfin, sa rigueur scientifique ne le rend nullement hostile à la religion et aux mystères de la foi. Il distingue clairement leurs domaines respectifs: "L'éclaircissement de cette différence doit nous faire plaindre l'aveuglement de ceux qui apportent la seule autorité pour preuve dans les matières physiques, au lieu de raisonnement et des expériences et nous donner de l'horreur pour la malice des autres, qui emploient le raisonnement seul dans la théologie au lieu de l'Ecriture et des Pères". (Fragment d'un traité du vide)
 LES PROVINCIALES

C'est une occasion qui fait de Pascal un écrivain. En 1656, Arnauld, maitre à penser du couvent janséniste, publie une lettre imprudente. Il est attaqué par les jésuites et un procès théologique s'engage. Arnauld, plus à l'aise dans le débat religieux que dans la polémique, demande à Pascal de porter l'affaire devant le public. De janvier 1656 à mars 1657, Pascal publie donc dix-huit lettres anonymes dont le succès fait enrager ses adversaires qui ne peuvent en découvrir l'auteur. On désigne ses lettres du nom de Provinciales, parce qu'elles simulent une correspondance entre un "provincial" et un de ses amis qui l'informe.

On distingue nettement trois parties dans les Provinciales.
► Les questions de la grâce: elles occupent les quatre premières lettres. Elles traitent de la censure dont Arnauld est l'objet et des différentes interprétations de la grâce entre jésuites et jansénistes. Ce sont encore des lettres de défense.
► La morale relachée des jésuites (lettres 5 à 16): Pascal prend l'offensive. Il attaque d'abord la base de cette morale relâchée qui est le probabilisme: toute opinion soutenue par un docteur sérieux est probable, même si un autre docteur sérieux dit le contraire en en propose une autre. Ainsi, bien qu'il soit écrit dans l'Evangile: "donnez l'aumône de votre superflu", on peut s'en trouver dispensé, parce que le docte Vasquez explique très bien que, pour les riches, le superflu c'est le nécessaire. Un autre artifice des casuistes est représenté par ce qu'ils appellent la direction d'intention; on peut commettre une mauvaise action pourvu que l'intention ait été orientée vers le bien. Grâce à ce procédé, on justifie le duel par exemple: on n'avait pas l'intention de tuer son adversaire mais seulement de venger son honneur. Les lettres abondent en exemples tristes ou plaisants sur l'hypocrisie de la casuistique, qui n'a plus rien à voir avec la vraie morale de l'Evangile.
► Questions théologiques (lettres 17 et 18): dans les deux dernières Provinciales, Pascal revient à Jansénius, fondateur du jansénisme. Il affirme que celui-ci ne représente pas une hérésie dans l'Eglise.

Pascal n'est pas un théologien mais un logicien et lorsqu'il débat de problèmes de théologie, il essaie seulement de trouver la faille dans le raisonnement de ses adversaires. Pourtant Pascal n'est pas un tacticien impartial qui considère la polémique comme un jeu de l'esprit: une conviction profonde l'anime. C'est avec dégoût qu'il rejette l'idée d'une religion qui serait accomodante et se plierait aux désirs de chaque homme. Il croit fermement qu'il existe une vérité éternelle et une loi morale invariable pour tous. C'est là sa rigueur janséniste.

Pour retenir l'attention du public qui ne connait pas les subtilités du problème, Pascal invente le personnage d'un jeune narrateur, auteur des lettres. Dans les quatre premières lettres, ce jeune homme joue le naïf; il rend visite à plusieurs théologiens pour se faire expliquer les problèmes de la grâce dont il est question dans la polémique. Chaque fois il reçoit des réponses différentes, qui montrent bien l'incohérence de la position des jésuites, incapables de se mettre d'accord entre eux et de s'entendre sur les termes.

A partir de la quatrième lettre, la fausse naïveté fait place à l'ironie. Pascal s'amuse aux dépens des jésuites et utilise contre eux les resssources du comique, pour les discréditer. A partir de la douzième lettre, le ton change. Pascal ne se contente plus de faire rire. L'indignation éclate contre ceux qui adaptent les lois éternelles à leurs petits désirs personnels. L'ironie fait place à l'éloquence, aux désirs violents de convaincre ses lecteurs. Pascal ne s'amuse plus, il défend avec passion les idées auxquelles il croit.

Le débat théologique à l'origine des Provinciales a depuis longtemps perdu de son actualité. Mais ce qui est toujours remarquable dans ces lettres, c'est la pureté de la forme, la puissance de la langue, bien que Pascal lui-même ne se soit jamais pris pour un écrivain. Boileau, si rigoureux, voyait dans les Provinciales la seule création qui fût supérieure à tout ce qu'avait produit l'Antiquité. C'est un compliment d'une grande portée puisque Boileau était le plus farouche défenseur des Anciens.
 LES PENSEES

Pascal voulait écrire une Apologie de la religion chrétienne. Il souhaitait dix années de bonne santé pour mener à bien ce travail; il n'eut que cinq ans de maladie. A sa mort, il laisse plusieurs liasses de feuillets difficiles à déchiffrer. Pendant deux siècles, des parents, des amis, des érudits s'efforcent de déchiffrer ces notes et de les classer. L'ordre dans lequel Pascal avait rangé les liasses permet de dégager un fil conducteur, sans pourtant nous assurer que ce soit celui voulu en définitive par Pascal.

Le but est d'amener les libertins à croire en la religion chrétienne. Il s'agit d'abord de montrer à ces libertins que la religion n'est pas contraire à la rasion; ensuite, on les amènera à aimer cette religion, on leur montrera qu'elle est vraie, "vénérable parce qu'elle a bien connu l'homme; aimbale parce qu'elle promet le vrai bien". Cette démarche de Pascal est originale; il ne commence pas par vouloir prouver l'existence de Dieu, car il sait que ce débat est sans limite. Il part plutôt de la situation de l'homme dans l'univers, de ce que tout le monde peut constater et comprendre.

L'homme est un mystère: c'est une créature étrange, composé de misère et de grandeur, un être indéfini que l'on a du mal à cerner. Cette créature qu'est l'homme est fragile comme un roseau, nous dit Pascal (il tombe facilement malade, il est facile de le tuer) mais il est incroyablement supérieur à tout ce qui parait plus résistant que lui parce qu'il peut penser ("c'est un roseau pensant") et sait qu'il est fragile. Pascal s'interroge alors avec angoisse sur la destinée de l'homme: "Quelle chimère est-ce donc que l'homme? Quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige! Juge de toutes choses, imbécile ver de terre, dépositaire du vrai, cloaque d'incertitude et d'erreur, gloire et rebut de l'univers".

Les philosophes n'arrivent pas à expliquer le mystère de l'homme. Les uns, comme les stoïciens, n'ont voulu voir que sa grandeur. Les autres, comme Montaigne, n'ont voulu voir que sa faiblesse. Le christianisme apporte une solution: ce mélange de misère et de grandeur s'explique parce que l'homme a connu la grandeur avant le péché originel, et qu'il en a gardé des traces: "Si l'homme n'avait jamais été corrompu, il jouirait dans son innocence et de la vérité et de la félicité avec assurance. Et si l'homme n'avait jamais été que corrompu, il n'aurait aucune idée ni de la vérité ni de la béatitude".

Ainsi la religion chrétienne, loin d'être une obscure superstition, apporte-t-elle une explication acceptable par la raison. De plus, cette raison nous prouve que nous avons tout intérêt à accepter la religion: c'est le fameux pari pascalien. Nous ne perdons rien à parier que Dieu existe. D'un côté (nous parions que Dieu existe, et il n'existe pas) nous avons vécu en chrétiens qui sont les plus heureux des hommes; d'un autre côté ( nous parions que Dieu existe et il existe véritablement) nous avons une chance de gagner la vie éternelle: "Pesons le gain et la perte en prenant choix, que Dieu existe. Estimons ces deux cas: si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est sans hésiter".

Le problème de la foi: mais parier ce n'est pas encore avoir la foi, qui est une adhésion du coeur. Pour croire, il nous suffira de vouloir croire; faire d'abord comme si l'on y croyait pour préparer le terrain à la venue de la grâce.
La vérité du christianisme: quand nous serons décidés à croire, à chercher Dieu, et à souhaiter que le christianisme soit vrai, Pascal se fait fort de nous démontrer sa vérité. Il nous prouvera par les prophéties que le Christ est même une vérité historique.

Il y a peu de lecture sur ce difficile sujet de la religion qui soit aussi passionnante que celle des Pensées. En effet, le livre n'est pas, à proprement parler, un ouvrage religieux. Il traite des questions toujours d'actualité: la force de l'imagination, la force de l'habitude, la guerre, l'ennui, le mystère de l'univers. L'intérêt vient aussi de la personnalité de l'auteur. Comme un mathématicien, il envisage la religion comme une hypothèse à vérifier par l'expérience. Mais cet homme rigoureux ne manque pas d'imagination quand il évoque, par exemple, l'infiniment grand et l'infiniment petit entre lesquels se situe l'homme.

C'est enfin l'accent de sincérité qui s'échappe de chaque page. L'auteur ne se laisse aller à aucune coquetterie littéraire. Toute son écriture est tendue par la volonté de convaincre: aucun procédé, aucune figure de style gratuite pour enjoliver. Il dit lui-même dans les Pensées: "la vraie éloquence se moque de l'éloquence" (c'est-à-dire de la rhétorique)

Les Pensées connaissent un succès immédiat. Bien qu'elles restent marquées par les préoccupations d'une époque, elles continuent de fasciner, même ses adversaires, dont les premiers furent les philosophes du XVIIIème siècle. Aujourd'hui encore, le déclin des grandes idéologies athées, le déchirement du monde moderne incapable de mettre fin à ses problèmes une large place à la refléxion de Pascal.

20 Ocak 2011 Perşembe


AGRIPPA D'AUBIGNE (1552-1630)

Agrippa d'Aubigné est un battant. Figure originale et ardente, autant homme d'épée qu'homme de plume, il a engagé ses qualités de guerrier et d'écrivain au service de la cause protestante pendant les guerres de religion. Son oeuvre longtemps ignorée a été redécouverte au XIXème siècle et appréciée comme l'expression caractéristique de la littérature baroque en France.

Orphelin de mère, Agrippa d'Aubigné reçoit de son père une éducation soignée. Il fait de solides études à Genève et comprend le latin, le grec et l'hébreu. Très jeune, un événement va décider de toute sa vie; il a huit ans lorsque son père lui fait jurer de se consacrer à la vengeance les chefs protestants décapités après l'échec de la conjuration d'Amboise. Trois ans plus tard, son père meurt, mais l'enfant tient son serment.

A seize ans, il rejoint les rangs des huguenots; dès lors, il vit en homme de guerre. C'est par miracle qu'il échappe au massacre de la Saint-Barthélémy; mais en 1572 il est blessé au combat. Il est recueilli et soigné par une jeune fille dont il tombe amoureux: Diane Salviati. Mais il est protestant et elle est catholique, le mariage est impossible.

Il devient l'écuyer d'Henri de Navarre, futur Henri IV, et aussi l'un de ses principaux conseillers. Une nouvelle fois grièvement blessé au combat en 1577, il est contraint au repos et commence son oeuvre majeure: les Tragiques. Se sentant trahi par la conversion d'Henri de Navarre au catholicisme en 1593, Agrippa d'Aubigné se retire en Vendée dans une place-forte protestante. Mais il doit finalement se réfugier à Genève où il continue à travailler aux Tragiques et où il meurt en 1630.

Soldat autant que poète, il s'est fait le champion de la cause protestante. Passionné et intransigeant, il ne faiblit jamais dans la défense des huguenots et il ne pardonne pas à Henri sa conversion. Violent, il attaque ses ennemis avec une férocité qui semble parfois rejoindre le fanatisme. Mais c'est aussi un homme sensible épris d'un idéal de justice et dans les Tragiques il prend la défense du petit peuple, des faibles et des opprimés contre les injustices des grands.

LES OEUVRES D'AGRIPPA D'AUBIGNE

LE PRINTEMPS
Publié pour la première fois au XIXème siècle, ce recueil rassemble les vers que lui inspira son amour pour Diane Salviati, la passion de ses vingt ans. La première partie, Hécatombe à Diane (étymologiquement: cent offrandes à Diane), nous raconte l'inquiétude, le bonheur et finalement la déception de l'amoureux. D'Aubigné écrit ici son canzonière à la manière de Pétrarque, comme Ronsard écrivit dans le même style les Sonnets pour Hélène. Le ton de la suite est moins conventionnel et dans les Stances et les Odes se heurtent, dans un furieux mélange, le désespoir, le sang, la mort et l'univers animé. Il s'y fait déjà sentir une véhémence toute guerrière qui trouve son plein épanouissement dans les Tragiques.

LES TRAGIQUES
C'est l'oeuvre majeure d'Agrippa d'Aubigné; elle inaugure en France un genre nouveau: "l'épopée lyrique et satirique" (A.M. Schmidt). Commencé en 1577, elle ne fut  publiée qu'en 1616 et raconte, à la gloire des protestants, l'épopée des guerres de religion. C'est une oeuvre immense de plus de 9000 vers divisées en sept chants.

Le premier, les Misères, décrit les malheurs de la France ravagée par les guerres. Les Princes développe une violente satire contre les moeurs efféminées des favoris royaux. Dans la Chambre Dorée, il attaque les gens de justice chargés de Fers, passent en revue, sous la forme de tableaux saisissants, toutes les horreurs de la guerre. Dans Vengeances, D'Aubigné annonce que le châtiment de Dieu menace les coupables. Enfin, le Jugement annonce l'Apocalypse et le Jugement dernier. On y voit le bonheur des élus qui ont été persécutés sur terre: l'ordre naturel, renversé un moment par la barbarie et la corruption des puissants est ainsi rétablie par la volonté divine. Telle est la pensée profonde que reflète le plan. Elle est voisine de celle de Calvin dans le Traité des scandales où Dieu rétablit aussi la justice après la mort. Mais à la différence de Calvin, qui ne remet pas le monde en question et appelle à l'espoir dans l'au-delà, la grande originalité de D'Aubigné, qui est un combattant, c'est de prendre directement parti contre les vices et les corruptions de la cour.

La longue épopée des Tragiques est une oeuvre de qualité inégale mais elle est intéressante dans la mesure où elle reflète très bien, jusque dans ses excès même, les angoisses d'une époque tourmentée. La seconde moitié du XVIème siècle est marquée par l'insécurité, la violence et les atrocités. Le climat d'intolérence et de sauvagerie place les hommes dans un état de détresse qui les rapproche soudain de celui dont tout dépend en dernière instance: Dieu. C'est de ce perpétuel échange entre les misères humaines et la splendeur divine que se nourrit l'épopée. Cette déchirure entre le sentiment intense du tragique de la vie et la grandeur absolue de Dieu, significative de la sensibilité baroque, est plus manifeste chez les écrivains protestants, peut-être parce qu'ils étaient davantage soumis aux persécutions. La mort et la souffrance sont en effet deux thèmes qui reviennent comme des obsessions chez D'Aubigné.

LES THEMES DES TRAGIQUES
LA MORT► Pour D'Aubigné la mort n'est pas seulement l'aboutissement de l'existence, mais une présence tout au long de la vie. Elle se manifeste partout dans le sang des victimes, dans les crimes des méchants et jusque dans les plaintes de la nature qui sont l'expression du tragique de l'univers.
LES SUPPLICES► Dans certains de leurs chants, les Tragiques ressemblent à un long répertoire des souffrances infligées aux hommes, avec une prédilection non dissimulée pour le macabre et les scènes d'horreur. On est loin de la poésie aimable de Marot ou de rire de Rabelais au début du siècle. Pour D'Aubigné, la douleur est le lot de l'humanité: d'un côté il y a les bons, persécutés pour leurs coryances, de l'autre les méchants voués aux tortures et aux flammes de l'enfer.
La violence des thèmes appelait un style véhément. Agrippa D'Aubigné a su le trouver.
 EXTRAITS DES  «TRAGIQUES»

Je veux peindre la France une mère affligée,
Qui est, entre ses bras, de deux enfants chargée.
Le plus fort, orgueilleux, empoigne les deux bouts
Des tétins nourriciers ; puis, à force de coups
D'ongles, de poings, de pieds, il brise le partage
Dont la nature donnait à son besson l'usage;
Ce voleur acharné, cet Ésau malheureux?
Fait dégât du doux lait qui doit nourrir les deux,
Si que, pour arracher à son frère la vie,
Il méprise la sienne et n'en a plus d'envie.
Mais son Jacob, pressé d'avoir jeûné meshui,
Ayant dompté longtemps en son cœur son ennui,
A la fin se défend, et sa juste culère
Rend à l'autre un combat dont le champ est la mère.
Ni les soupirs ardents, les pitoyables cris,
Ni les pleurs réchauffés ne calment leurs esprits;
Mais leur rage les guide et leur poison les trouble,
Si bien que leur courroux par leur coups se redouble.
Leur conflit se rallume et fait si furieux
Que l'un gauche malheur ils se crèvent les yeux.
Cette femme éplorée, en sa douleur plus forte,
Succombe à la douleur, mi-vivante, mi-morte;
Elle voit les mutins, tout déchirés, sanglants
Qui, ainsi que du cuir, des mains se font cherchant.
Quand, pressant à son sein d'une amour maternelle
Celui qui a le droit et la juste querelle,
Elle veut le sauver, l'autre qui n'est pas las
Viule, en son poursuivant, l'asile de ses bras.
Adonc se perd le lait, le suc de sa poitrine;
Puis, aux derniers abois se sa propre ruine,
Elle dit : « Vous avez, félons, ensanglanté
Le sein qui vous nourrit et qui vous a porté;
Or, vivez de venin, sanglante géniture,
Je n'ai plus que du sang pour votre nourriture!»

**********

Qui se cache? qui fuit devant les yeux de Dieu?
Vous, Caïns fugitifs, où trouverez-vous lieu?
Quand vous auriez les vents collés sous vos aisselles
Ou quand l'aube du jour vous prêterait ses ailes,
Les monts vous ouvriraient le plus profond rocher,
Quand la nuit tâcherait en sa nuit vous cacher,
Vous enceindre la mer, vous enlever la nue,
Vous ne fuirez de Dieu ni le doigt ni la vue.
Or voici les lions de torches acculés,
Les ours à nez percés, les loups emmuselés:
Tout s'élève contre eux : les beautés de Nature,
Que leur rage troubla de venin et d'ordure,
Se confrontent en mire et se lèvent contre eux.
«Pourquoi, dira le Feu, avez-vous de mes feux,
Qui n'étaient ordonnés qu'à l'usage de vie,
Fait des bourreaux, valets de votre tyrannie?»
L'air encore une fois contre eux se troublera,
Justice au juge saint, trouble, demandera,
Disant: «Pourquoi, tyrans et furieuses bestes,
M'empoisonnâtes-vous de charognes, de pestes,
Des corps de vos meurtris?» -«Pourquoi, diront les eaux,
Changeâtes-vous en sang l'argent de nos ruisseaux?»
Les monts, qui ont ridé le front à vos supplices:
«Pourquoi nous avez-vous rendu vos précipices?
-Pourquoi nous avez-vous, diront les arbres, faits
D'arbres délicieux, exécrables gibets?»
Nature, blanche, vive et belle de soi-même,
Présentera son front ridé, fâcheux et blême,
Aux peuples d'Italie et puis aux nations
Qui les ont enviés en leurs inventions,
Pour, de poison mêlé au milieu des viandes,
Tromper l'amère mort en ses liqueurs friandes,
Donner au meurtre faux le métier de nourrir,
Et sous les fleurs de vie embûcher le mourir.
Livre VII : Jugement

AUTEURS et LEURS OEUVRES

  • Louis Aragon (20ème siècle)
  • Samuel Beckett - "En Attendant Godot" (20ème siècle - Théâtre)
  • Eugène Ionesco - "La Cantatrice Chauve", "Rhinocéros" (20ème siècle - Théâtre)
  • Aimé Césaire - "Cahier du Retour au Pays Natal" (20ème siècle)
  • Jacques Prévert - "Paroles" (20ème siècle)
  • Marguerite Yourcenar - "Alexis ou Le traité du Vain Combat" (20ème siècle)
  • André Breton - "Nadja" (20ème siècle)
  • Jean Cocteau - "Les Enfants Terribles" (20ème siècle)
  • Jean-Paul Sartre - "Huis Clos", "Les Mouches", "La Nausée", "Le Mur" (20ème siècle)
  • Albert Camus - "L'Etranger", "La Peste" (20ème siècle)
  • Colette - "Les Séries de "Claudine" (20ème siècle)
  • Guillaume Apollinaire - "Calligrammes" (20ème siècle - Poésie)
  • André Gide - "Les Nourritures Terrestres", "La Symphonie Pastorale", "Les Caves du Vatican", "Les Faux Monnayeurs" (20ème siècle)
  • Paul Verlaine - "Romances Sans Paroles" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Arthur Rimbaud - "Le Dormeur du Val" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Mallarmé - "Poésies" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Charles Baudelaire - "Les Fleurs du Mal", "L'Etranger" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Emile Zola - "Germinal", "L'Assommoir", "Thérèse Raquin", La Bête humaine" (19ème siècle, Naturalisme)
  • Guy de Maupassant - "Papa de Simon", "L'Auberge", "Aux Champs", "La Ficelle", "Pierrot", "Toine", "La Bête du Maitre Belhomme", "La Parrure", "La Dot", "La Rempailleuse" (19ème siècle - Réalisme)
  • Alexandre Dumas - "Les Trois Mousquetaires", "Le Comte de Monte Cristo", "La Reine Margot" (19ème siècle)
  • George Sand - "La Petite Fadette", "La Mare au Diable" (19ème siècle)
  • Gustave Flaubert - "Madame Bovary", "Salammbô", "L'Education Sentimentale" (19ème siècle - Réalisme)
  • Honoré de Balzac - "Le Père Goriot", "Eugénie Grandet", La Peau de Chagrin", "Le Colonel Chabert", "Le Lys dans La Vallée", "Illusions Perdues", "Le médecin de Campagne", "Les Chouans" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Stendhal - "Le Rouge et Le Noir", "La Chartreuse de Parme", "Vie de Rossini" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Victor Hugo - "Notre Dame de Paris", "Les Misérables", "Le Dernier Jour d'Un Condamné", "Les Orientales", "Hernani", "Cromwell", "William Shakespeare" (19ème siècle - Romantisme)
  • Gérard de Nerval - "Odelettes" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Vigny - "La mort du Loup" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Musset - "Les Caprices de Marianne" (19ème siècle - Romantisme, théâtre)
  • Alphonse de Lamartine - "Méditations Poétiques" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Bernardin de Saint-Pierre - "Paul et Virginie" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Madame de Staël - "Colline et Delphine", "De l’Allemagne" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Senancour - "Oberman" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Benjamin Constant - "Adolphe" (19ème siècle - Préromantisme)
  • François René de Chateaubriand - "Mémoires d'Outre-Tombe", "René" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Le Sage - "Gil Blas de Sentillane" (18ème siècle)
  • Marquis de Sade - "Justine ou Les Malheurs de la vertu", "Les 120 jours de Sodome" (18ème siècle)
  • Choderlos de Laclos - "Les Liaisons Dangereuses" (18ème siècle - Roman Epistolaire)
  • Jean-Jacques Rouseau - "Emile ou de L'Education", "Les Confessions", "Julie ou La Nouvelle Héloïse" (18ème siècle)
  • Voltaire - "Candide", "Zadig", "Micromégas" (18ème siècle)
  • Diderot - "Le Neveu de Rameau" (18ème siècle)
  • Beaumarchais - "Le Barbier de Séville", "Le Mariage de Figaro" (18ème siècle - Théâtre)
  • Marivaux - "Le Jeu de L'Amour et du Hasard" (18ème siècle - Théâtre)
  • Montesquieu - "L'Esprit des Lois", "Les Lettres Persanes" (18ème siècle)
  • Jean Racine - "Andromaque", "Bérénice", "Britannicus", "Phèdre", "Iphigénie" (17ème siècle - Tragédie)
  • Pierre de Corneille - "Le Cid" (17ème siècle - Tragédie)
  • Molière - "L'Avare", "Le Bourgeois Gentilhomme", "Les Précieuses Ridicules", "Dom Juan", "Le Malade Imaginaire", "Tartuffe", "L'Ecole des Femmes", "Amphitryon", "Les Fourberies de Scapin", "Les Femmes Savantes" (17ème siècle - Comédie)
  • Madame de la Fayette - "La Princesse de Clèves" (17ème siècle)
  • Jean de La Fontaine - "Les Fables" (17ème siècle)
  • Joachim du Bellay - "Regrets" (16ème siècle)
  • Pierre de Ronsard - "Sonnets pour Hélène", "Sonnets pour Marie", "Sonnets pour Cassandre" (16ème siècle)
  • Michel de Montaigne - "Les Essais" (16ème siècle)
  • Thomas More - "L'Utopie" (16ème siècle)
  • Erasmes de Rottherdam - "L'Eloge de la Folie", "Les Antibarbares" (16ème siècle)
  • François Rabelais - "Gargantua" , "Pantagruel" (16ème siècle)