Hakkımda

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Şişli / İstanbul, (0533 2490843) vildan_ornadis@hotmail.com, Türkiye
Chers abonnés et visiteurs du blog;Tout au long de ma vie scolaire,j’ai reçu un enseignement français.Après avoir terminé le collège français “Sainte-Pulchèrie” j’ai continué à ma vie lycéenne au “Lycée Français Saint-Michel”.J’ai reçu mon diplôme de fin d’études secondaires 3 ans plus tard. À la suite du lycée,j’ai étudié la philologie et la littérature française à “L’Université d’Istanbul, dans “La Faculté des Lettres”;simultanément j’ai étudié la formation pédagogique à L’Université d’Istanbul,dans“La Faculté d’Éducation”(“Formation à L’Enseignement”).Après 4 ans d’études de double licence je suis diplômée en tant que philologue,aussi professeur de français.Toutes les formations que j’ai acquises m’ont perfectionnée dans les domaines tels que la langue, la littérature et la culture française ainsi que la formation pédagogique. Depuis 11 ans, je partage mes connaissances avec ceux qui veulent apprendre la langue,la culture et la civilisation française. J’enseigne les gens de tout âge et de tout niveau depuis les élèves des écoles françaises,jusqu’aux étudiants de diverses universités sans oublier les hommes ou femmes d’affaires ni les amateurs de la francophonie

Présentation

Sevgili Blog Takipçileri;
Tüm eğitim hayatımı fransızca gördüm. İstanbul'da bulunan‘’Özel Sainte-Pulchérie Fransız Kız Ortaokulu’’nu bitirdikten sonra liseyi İstanbul'da bulunan ''Özel Saint-Michel Fransız Lisesi’’nde okudum. Ardından ‘’İstanbul Üniversitesi Edebiyat Fakültesi Batı Dilleri ve Edebiyatları Bölümü‘’ içinde yer alan ‘’Fransız Dili ve Edebiyatı Anabilim Dalı’’nda dört yıllık lisans eğitimimi tamamladım.Bu süre içerisinde ‘’İstanbul Üniversitesi Eğitim Fakültesinde Pedagojik Formasyon’’ alanında eğitim görüp çift anadal diploması aldım. Böylece hem filolog (Dilbilimci) hem de öğretmen olarak mezun oldum. Aldığım bütün bu eğitimler bana hem Fransız Dili, hem Fransız Edebiyatı hem de Pedagoji alanlarında büyük bir yetkinlik sağladı. Onbir yıldır teorik olarak edindiğim tüm bilgileri, pratikte bu dili ve kültürü öğrenmek isteyen her yaştan her gruptan kişilere aktarıyorum. İstanbulda bulunan fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler başta olmak üzere üniversite öğrencileri, iş adamları, fransız kültürüne meraklı olup kendini geliştirmek isteyen her yaştan her meslek grubundan kişiler meslek hayatım süresince öğrencim olmuştur ve olmaya devam edecektir.

EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR ►

MES DOMAINES D'ENSEIGNEMENT-EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR

Grammaire – Littérature – Biologie ( Pour les élèves des écoles françaises - Fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler için )

Préparation au concours organisé par L'Université de Galatasaray - Galatasaray Üniversitesi iç sınavına hazırlık

Préparation au concours de langue étrangère - YDS (Üniversite Yabancı Dil sınavı) ye hazırlık

Toutes sortes de conseils d'orientation scolaire en France (licence, master) - Fransa’da yüksek öğrenim (lisans , yüksek lisans) görmek isteyen öğrencilere, üniversite seçimlerinden motivasyon mektubu yazımına kadar her türlü alanda eğitim danışmanlığı

Etudes spéciales (privées ou en groupe) pour les adultes -Yetişkinler için kişiye özel birebir ve grup çalışmaları

Cours de la langue Turque (grammaire - conversation) pour les étrangers - Yabancılara türkçe (dil bilgisi ve konuşma) dersleri

BLOGU BİRLİKTE GELİŞTİRELİM (Développons ensemble le contenu du blog)

Le contenu du blog est bilingue. Le blog sera développé grâce à la contribution des abonnés. On présentera les oeuvres des écrivains français, on partagera des résumés ainsi que des analyses et des commentaires sur le blog. Pour mieux concevoir la littérature contemporaine, on va traiter les nouveaux auteurs et courants, on va discuter sur les extraits de leurs oeuvres pour autant la littérature classique et antique. On va honorer les célèbres auteurs classiques en parlant de leurs oeuvres et des courants qu'ils ont initiés à la très chère littérature française. Parfois, on parlera d'une époque soit artistique, soit historique; ou bien on va donner des informations générales ou spécifiques sur la France, la culture française etc...
Pour tout cela il est nécessaire que nos abonnés soient en contact et en collaboration avec nous.

İçerik hem türkçe hem fransızcadır. Siz takipçilerin katkılarıyla gelişecektir blog yazıları. Fransız yazarların eserlerinin tanıtımı kimilerinin özetleri, farklı dönemlerden yazarlar ve eserleri hakkında analiz ve yorumlarla çeşitlendireceğiz blogumuzu. Klasik edebiyata olduğu kadar çağdaş metinlere de önem vereceğiz yeni yazarları işleyeceğiz eserlerinden alıntılar yapacağız. Kimi zaman bir dönemi ele alacağız, bazen de Fransa ile ilgili genel bilgiler, tanıtımlar yapacağız. Katkılarınızı bekliyoruz...

Merci Bien - Teşekkürler

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Böylece,bir gün üyesi olmayı hedeflediğimiz Avrupa Birliğine katıldığımız zaman farklı kültürlere uyum sağlamakta zorluk çekmeyeceğiz.

14 Ocak 2011 Cuma


MARGUREITE DE NAVARRE
 (1492-1549)

Marguerite d'Angoulême, duchesse d'Alençon puis reine de Navarre, soeur de François 1er, joue un rôle important dans l'histoire de la poésie de la Rensaissance. Poète elle-même, elle exerce un grand rayonnement sur les humanistes de son temps. Protectrice de Clément Marot, celui-ci la décrit en ces termes: "Corps féminin, coeur d'homme et tête d'ange".

Très cultivée, elle connait parfaitement l'italien et s'est impregnée de Boccace, Pétrarque et Dante; comme ces deux derniers, elle utilise dans plusieurs de ses pièces la terza rima, succession de tercets dont les rimes s'enchainent ainsi: ABA BCB CDC, etc... Elle est surtout connue aujourd'hui comme l'auteur d'un recueil de contes où l'influence du Decameron de Boccace est évidente. Ces 72 histoires furent réunies après sa mort et publiées en 1558-1559 sous le titre d'Heptaméron; décomposées en sept journées comportant chacune dix nouvelles et une huitième journée, inachevée, comportant deux nouvelles.

Margureitte de Navarre y met en scène un groupe de dix personnes, retenues à la campagne par la crue d'un fleuve et qui décident de se raconter des histoires, à la condition qu'il n'y ait "nulle nouvelle qui ne soit véritable histoire". Ne sachant pas si toutes les nouvelles sont tirées de la réalité, on peut néanmoins se rendre compte qu'elles se situent toutes dans des décors familiers vrais ou vraisemblables. On y parle beaucoup d'amour, sur tous les tons; on y parle beaucoup de religion aussi; Marguerite est protestante et n'épargne pas les traits satiriques contre le clergé catholique. A la fin de chaque histoire, elle place dans la bouche des conteurs des commentaires souvent nourris de citations de l'Evangile. La diversité du ton de l'Heptaméron illustre les contradictions d'une époque qui se cherche: la gaillardise gauloise se mêle au raffinement italien, l'enthousiasme humaniste à la ferveur évangélique.

 UN EXTRAIT DE
 «L'HEPTAMERON»


LA QUATRIESME JOURNEE: TRENTE DEUXIESME NOUVELLE
Le roy Charles, huictiesme de ce nom, envoya en Allemaigne, ung gentil homme, nommé Bernage, sieur de Sivrai, près Amboise, lequel pour faire bonne dilligence, n'epargnoit jour ne nuict pour advancer son chemin, en sorte que, ung soir, bien tard, arriva en un chasteau d'un gentil homme, où il demanda logis: ce que à grand peyne peut avoir. Toutesfois, quant le gentil homme entendyt qu'il estoit sertiveur d'un tel Roy, s'en alla au devant de luy, et le pria de ne se mal contanter de la rudesse de ses gens, car à cause de quelques parens de sa femme qui luy vouloient mal, il estoit contrainct tenir ainsy la maison fermee. Aussi le dict Bernage luy dist l'occasion de sa legation: en quoy le gentil homme s'offryt de faire tout service à luy possible au Roy son maistre, et le mena dedans sa maison, où il le logea et festoya honorablement.

Il estoit heure de soupper: le gentil homme le mena en une belle salle tendue de belle tapisserye. Et, ainsy que la viande fut apportee sur la table, veid sortir de derriere la tapisserye une femme, la plus belle qu'il estoit possible de regarder, mais elle avoit sa teste toute tondue, le demeurant du corps habillé de noir à l'alemande. Après que le dict seigneur eut lavé avecq le seigneur de Bernage, l'on porta l'eaue à ceste dame, qui lava et s'alla seoir au bout de la table, sans parler a nulluy, ny nul à elle. Le seigneur de Bernage la regarda bien fort, et luy sembla une des plus belles dames qu'il avoit jamais veues, sinon qu'elle avoit le visaige bien pasle et la contenance bien triste. Après qu'elle eut mengé ung peu, elle demanda à boyre, ce que luy apporta ung serviteur de leans dedans un esmerveillable vaisseau, car c'estoit la teste d'ung mort, dont les oeilz estoitent bouchés d'argent: et ainsy beut deux ou trois fois. La demoiselle, après qu'elle eut souppé et faict laver les mains, feit une reverance au seigneur de la maison et s'en retourna derriere la tapisserye, sans parler à personne. Bernage fut tant esbahy de veoir chose si estrange, qu'il en devint tout triste et pensif. Le gentil homme, qui s'en apperçeut, luy dist : Je voy bien que vous vous estonnez de ce que vous avez veu en ceste table; mais, veu l'honnesteté que je treuve en vous, je ne vous veulx celer que c'est afin que vous ne pensiez qu'il y ayt en moy telle cruaulté sans grande occasion. Ceste dame que vous avez vue est ma femme, laquelle j'ay plus aymee que jamais homme ne pourroit aymer femme, tant que, pour l'espouser, je oubliay toute craincte, en sorte que je l'amenay icy dedans, maulgré ses parents. Elle aussy, me monstroit tant de signes d'amour, que j'eusse hazardé dix mille vyes pour la mectre ceans à son ayse et à la myenne; où nous avons vescu ung temps a tel repos et contentement, que je me tenois le plus heureux gentil homme de la chrestienté. Mais, en ung voiage que je feis, où mon honneur me contraignit d'aller, elle oublia tant son honneur, sa conscience et l'amour qu'elle avoit en moy, qu'elle fut amoureuse d'un jeune gentil homme que j'avois nourri ceans; dont, à mon retour, je me cuydai apercevoir. Si est-ce que l'amour que je lui portois estoit si grande, que je ne me povois desfier d'elle jusques à la fin que l'experience me creva les oeilz, et veiz ce que je craignois plus que la mort. Parquoy, l'amour que je lui portois fut convertie en fureur et desespoir, en telle sorte que je la guettay de si près que, ung jour, faignant aller dehors, me cachay en la chambre où maintenant elle demeure, où, bien tost après mon partement, elle se retira et y feit venir ce jeune gentil homme, lequel je veiz entrer avec la privauté qui n'appartenoyt que à moi avoir à elle. Mais quant je veiz qu'il vouloit monter sur le lict auprès d'elle, je saillys dehors et le prins entre mes bras, où je le tuay. Et, pour ce que le crime de ma femme me sembla si grand que une telle mort n'estoit suffisante pour la punir, je luy ordonnay une peyne que je pense qu'elle a plus desagreable que la mort : c'est de l'enfermer en la dicte chambre où elle se retiroit pour prendre ses plus grandes delices et en la compaignye de celluy qu'elle aymoit trop mieulx que moy; auquel lieu je luy ai mis dans une armoyre tous les os de son amy, tenduz comme chose pretieuse en ung cabinet. Et, affin qu'elle n'en oblye la memoire, en beuvant et en mangeant, luy faictz servir à table, au lieu de couppe, la teste de ce meschant; et là, tout devant moy, afin qu'elle voie vivant celluy qu'elle a faict son mortel ennemy par sa faulte, et mort pour l'amour d'elle celluy duquel elle avoit preferé l'amytié à la myenne. Et ainsy elle veoit à disner et à soupper les deux choses qui plus luy doibvent desplaire: l'ennemy vivant et l'amy mort, et tout, par son peché. Au demorant, je la traicte comme moy mesmes synon qu'elle vat tondue, car l'arraiement des cheveulx n'appartient à l'adultaire, ny le voile à l'impudique. Parquoy s'en vat rasee, monstrant qu'elle à perdu l'honneur de la virginité et de la pudicité. S'il vous plaist de prendre la peyne de la veoir, je vous y meneray.

Ce que feist voluntiers Bernage: lesquelz descendirent à bas et trouverent qu'elle estoit en une tres belle chambre, assise toute seulle devant ung feu. Le gentil homme tira un rideau qui estoit devant une grande armoyre, où il veid penduz tous les os d'un homme mort. Bernage avoit grande envie de parler à la dame, mais de paour du mary, il n'osa. Le gentil homme, qui s'en apparceut, luy dist : S'il vous plaist luy dire quelque chose, vous verrez quelle grace et parole elle a. Bernage luy dist à l'heure: Madame, vostre patience est egale au torment. Je vous tiens la plus malheureuse femme du monde. La dame, ayant la larme à l'oeil, avecq une grace tant humble qu'il n'estoit possible de plus, luy dist: Monsieur, je confesse ma faulte estre si grande, que tous les maulx, que le seigneur de ceans (lequel je ne suis digne de nommer mon mary) me sçauroit faire, ne me sont reins au prix du regret que j'ay de l'avoir offensé. En disant cela, se print fort à pleurer. Le gentil homme tira Bernage par le bras et l'emmena. Le lendemain au matin, s'en partit pour aller faire la charge que le Roy luy avoit donnee. Toutesfois, disant adieu au gentil homme, ne se peut tenir de luy dire : Monsieur, l'amour que je vous porte et l'honneur et privaulté que vous m'avez faite en vostre maison, me contraignent à dire qu'il me semble, vue la grande repentance de vostre pauvre femme, que vous luy debvez user de misericorde; et aussy, vous estes jeune, et n'avez nulz enfans; et seroit grand dommage de perdre une si belle maison que la vostre, et que ceulx qui ne vous ayment peut-estre poinct, en fussent heritiers. Le gentil homme, qui avoit deliberé de ne parler jamais à sa femme, pensa longuement aux propos que luy tint le seigneur de Bernage; et enfin congneut qu'il disoit verité, et luy promist, que, si elle perseveroit en ceste humilité, il en auroit quelquefois pitié. Ainsi s'en alla Bernage faire sa charge. Et quant il fut retourné devant le Roy son maistre, luy feit tout au long le compte que le prince trouva tel comme il le disoit; et, en autres choses, ayant parlé de la beauté de la dame, envoya son painctre, nommé Jean de Paris, pour luy rapporter ceste dame au vif. Ce qu'il feit après le consentement de son mary, lequel, après longue pénitence, pour le desir qu'il avoit d'avoir enfans, et pour la pitié qu'il eut de sa femme, qui en si grande humilite recepvoit ceste penitence, il la reprint avecq soy, et en eut depuis beaucoup de beaulx enfans.
 POEMES DE MARGUERITE DE NAVARRE

VOUS M'AVIEZ DIT QUE VOUS M'AIMIEZ BIEN FORT
Vous m'aviez dit que vous m'aimiez bien fort,
Bien fort, bien fort, et ainsi je l'ai cru,
Mais tôt après vous fîtes votre effort
D'en dire autant en un lieu que j'ai vu :
Bien fort, bien fort, vous l'aimez, je l'ai su.
Il vous faut trop de forces pour deux lieux
Si fort aimer, mais prenez pour le mieux
Deux bons ciseaux coupent notre amitié,
Et retenez l'autre, qui a vos yeux,
Forces et coeur : tant de double et gracieux
Satisfera trop bien de la moitié.

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CANTIQUE SPIRITUEL
Je n'ai plus ni père, ni mère,
Ni soeur, ni frère
Sinon Dieu seul auquel j'espère,
Qui sur le ciel et terre impère;
Là-haut, là-bas,
Tout par compas;
Compère, commère,
Voici vie prospère.

Je suis amoureux non en ville,
Ni en maison, ni en château,
Ce n'est de femme ni de fille
Mais du seul bon, puissant et beau:
C'est mon Sauveur
Qui est vainqueur
De péché, mal, peine et douleur;
Et a ravi à soi mon coeur.
Je n'ai plus, etc.

J'ai mis du tout en oubliance
Le monde et parents et amis,
Biens et honneurs en abondance,
Et les tiens pour mes ennemis.
Fi de tels biens,
Dont les liens
Par Jésus-Christ sont mis à rien,
A fin que nous soyons des siens.
Je n'ai plus, etc.

Je parle, je ris et je chante
Sans avoir souci ni tourment,
Amis et ennemis je hante,
Trouvant partout contentement:
Car par la Foi
En tous je voi
Leur vie, qui est, je le croi,
Tout en Tout, mon Dieu et mon Roi.
Je n'ai plus, etc.

Or puis donc que Dieu est leur vie,
Et que je le crois Tout en tous,
Il est mon ami et m'amie,
Père, Mère, Frère et Époux;
C'est mon espoir
Mon sûr savoir;
Mon Étre, ma force, pouvoir,
Qui m'a sauvé par son vouloir.
Je n'ai plus, etc.

Las ! que faut-il plus à mon âme
Qui est tirée en si bon lieu,
Sinon se laisser en la flamme
Brûler de cette amour de Dieu?
Et en brûlant,
Le consolant
D'amour, qui rend le coeur volant,
Et sans fin la bouche parlant,
Je n'ai plus, etc.

Amis contemplez quelle joie
J'ai, étant délivre de moi,
Et remis en la sûre voie
Hors des ténèbres de la Loi.
Ce réconfort
Est si très fort,
Que rien plus ne désire, au fort
Qu'être uni à lui par ma Mort.
Je n'ai plus, etc.

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LE TEMPS EST BREF ET MA VOLONTE GRANDE
Le temps est bref et ma volonté grande,
Qui ne me veut permettre le penser ;
Ma passion me contraint et commande,
Selon le temps, le parler compenser.
Jusques ici j'ai craint de m'avancer,
En attendant un temps de long loisir,
Mais il n'est pas en moi de le choisir;
Par quoi du peu faut que mon profit fasse:
En peu de mots vous dirai mon désir,
C'est que je n'ai volonté ni plaisir
Que d'être sûr de votre bonne grâce.

13 Ocak 2011 Perşembe


 LE CHEVALIER AU BARISEL


Un riche seigneur possédait tous les biens que l'on peut souhaiter, mais sa prestance, sa force, sa puissance et sa renommée n'avaient d'égales que sa félonie, son orgueil, son impiété et sa cruauté. Maltraitant voyageurs et religieux, il n'avait cure ni des jeûnes ni des sermons. Bref, "tous les péchés qu'on peut commettre, en actes, dits et pensées, ils les avait tous rassemblés dans sa vie". Un jour de Vendredi Saint, alors que ledit seigneur commandait à ses cuisiniers du gibier, ses chevaliers s'indignent de cette offense, et l'entraînent, à force de supplications, chez un ermite.

Arrivés à l'ermitage, les chevaliers se confessent, et l'ermite parvient à faire entrer le seigneur dans sa chapelle, puis, plein de bonne volonté le contraint, non sans mal à se confesser, malgré ses regards furieux et ses protestations. Après avoir écouté la longue et horrible confession, l'ermite est attristé par l'attitude du pécheur qui, loin de se repentir de tant d'exactions, demande, courroucé, qu'on le laisse en paix. Le religieux l'incite à choisir une pénitence parmi une longue liste qu'il lui propose, mais en vain. Le chevalier accepte finalement d'aller remplir au ruisseau un barillet que lui tend l'ermite, et promet de ne point avoir de repos avant l'accomplissement de la pénitence qui "sera vite faite". Sorti de la chapelle, il ne parvient pas à faire pénétrer une goutte dans le barillet après l'avoir plongé plusieurs fois dans l'eau.

En jurant, il poursuit sa route, fidèle à la promesse que son orgueil le pousse à tenir, et, à chaque point d'eau qu'il rencontre, il tente en vain de remplir le petit baril. Durant ce long voyage qui lui fait traverser la France, "pauvreté sera sa compagne". Déchaux à force de marche, sans un sou, "par le froid, par le chaud", insulté et humilié sur son passage, et réduit à mendier. Un an plus tard, il revient, hâve et défait auprès de l'ermite qui ne le reconnaît point tout d'abord, et à qui il compte ses mésaventures. L'ermite se met à pleurer de l'orgueil et de la colère du chevalier que son voyage n'a pas fait plus repentant. Voyant son confesseur se désoler et implorer Dieu pour le salut du pécheur, au détriment du sien s'il le faut, le chevalier, confondu de cette "merveille", se rend compte de la gravité de ses méfaits, et demande à Dieu de lui accorder assez de repentance pour réconforter le saint ermite qui "aime tant son âme". Dieu l'exauce, et lui donne l'humilité. Signe de son repentir, une larme tombe qui remplit le barillet, au grand bonheur de l'ermite qui y voit la marque du pardon divin.

Avant de mourir, le chevalier rempli de joie, demande à se confesser, communie, et rend son âme, que des anges viennent recevoir et emporter. Arrivent les compagnons d'arme du chevalier, qui, tout d'abord troublés, sont réconfortés en apprenant l'heureuse fin de leur seigneur. Ils répandirent la nouvelle, et tout le pays "rendit grâce à Notre-Seigneur".

 UN EXTRAIT DE

« LE CHEVALIER AU BARISEL»

Sire, ajoute-t-il, je vais vous le dire. Je suis celui que vous avez confessé, il y a un an aujourd’hui, et à qui vous avez confié, en pénitence, votre baril qui m’a mis dans cette misère extrême que vous voyez. Alors il lui raconte toute l’histoire de sa pérégrination, lui cite les pays, et les contrées, et les terres qu’il a traversées, et la mer, et les rivières, et les eaux grandes et vastes.  Messire, dit-il, j’ai tout essayé, j’ai plongé partout le baril, mais jamais il n’y entra une goutte d’eau, et pourtant j’y ai mis toute ma vie: je sais bien que je mourrai bientôt et que je ne pourrai pas vivre davantage”. Le saint homme l’entend et en éprouve un grand chagrin; il se met à lui dire avec une très grande douleur:

Misérable, misérable, dit l’ermite, tu es pire qu’un sodomite, un chien, un loup ou une autre bête. Je pense, par mes yeux, que si un chien lui avait fait traverser tant d’eaux, tant de gués, il l’aurait rempli, et toi tu n’as pas une seule goutte! Je vois bien que Dieu te hait. Ta pénitence est sans valeur: tu l’as faite sans repentir ni saint amour ni sainte piété.

Alors il pleure, crie, se tord les poings et son cœur en est si profondément pénétré de regret qu’il s’écrie à haute voix:

Dieu, toi qui sais tout, peux tout et vois tout, regarde cette créature qui s’en va ainsi à sa ruine, car elle a tout perdu, corps et âme, et gaspillé son temps! Sainte Marie, bonne mère, priez donc Dieu, votre souverain père, qu’Il daigne tourner vers lui son regard miséricordieux. Si j’ai jamais fait une action bonne et capable de vous plaire, mon Dieu, je vous prie à présent de lui accorder votre pardon, car c’est par ma faute qu’il est dans une telle misère. Dieu ! au nom de votre pitié, ne tolérez pas que sa pauvreté soit sans fruit, mais faites qu’elle devienne source de pénitence. Dieu! s’il meurt ici par ma faute, il me faudra rendre des comptes, et ma douleur en sera très vive. Dieu! si tu choisis l’un de nous deux, ne te soucie pas de ce qu’il adviendra de moi, et prends cette créature.

Alors il pleure avec beaucoup de compassion. Le chevalier le regarde très longuement sans dire un mot, puis il ajoute à voix basse et personne ne l’entend:

Voilà qui est étonnant et qui remplit mon cœur de surprise: cet homme ne m’appartient pas, il ne dépend pas du tout de moi, en dehors de Dieu, le souverain Roi, et pourtant il se mortifie ainsi à cause de moi. C’est pour mes fautes qu’il pleure et qu’il soupire. Je suis le pécheur le plus mauvais et le plus vil qui soit, car cet homme aime tant mon âme qu’il se mortifie pour réparer mes fautes, et moi, dont le cœur est si souillé, je n’ai pas assez d’amour en moi pour le prendre seulement en pitié, et cet homme en est très désolé! Ah! mon Dieu, je vous en prie, par votre puissance, par votre pitié, donnez-moi tant de repentir que ce saint homme si désolé soit réconforté. Dieu! ne supportez pas que cette peine soit sans profit et sans utilité pour mon âme. Toutefois, c’est à cause de mes fautes que le barillet m’a été confié, c’est à cause de mes fautes que je l’ai pris: mon Dieu, si j’ai mal agi envers vous, mon Dieu, je m’en accuse auprès de vous. Vrai Roi, je vous demande grâce. Que votre volonté soit faite, et me voici tout prêt. Et Dieu est déjà à l’œuvre, Lui qui débarrasse et délivre le cœur du chevalier de l’orgueil et de toute dureté, et l’emplit tout entier d’humilité, d’amour, de repentir, de crainte et d’espérance. Voilà que son cœur commence à se troubler et que ses yeux fondent en larmes, alors il rejette entièrement le monde, et des larmes montent de son cœur qui ne tarit pas, toutes brûlantes de repentir,, et il pousse des soupirs si profonds qu’il semble que sa vie s’échappe à chaque fois. Son repentir est si grand que son cœur se serait fendu en deux, s’il ne s’était répandu en larmes. Mais c’est alors le miracle: les pleurs coulent à flots. Une si grande douleur l’atteint au cœur qu’il ne peut plus dire un mot, mais il s’engage auprès de Dieu, très secrètement dans son cœur, à ne plus jamais faire le mal et à ne plus commettre aucun péché envers Dieu. Et Dieu voit bien qu’il a du repentir. Le barillet qui lui a causé de si grands tourments pend à son cou, mais ce baril est encore vide, et il aspire de tout son être à le voir s’emplir. Et Dieu qui voit son désir sincère de faire effort pour s’amender, car le chevalier n’est pas hypocrite, fait alors preuve d’une grande générosité et d’une noble munificence. Si j’emploie ces mots, ce n’est pas que Dieu ait parfois fait une action vilaine; mais écoutez donc ce qu’Il fit pour réconforter son ami : de son cœur, Il fait monter avec force l’eau dans ses yeux, et voici que perle une grosse larme que Dieu fait venir de la vraie source jaillissante; comme un trait lancé d’une arbalète, elle vole tout droit dans le baril. Et l’écrit 35 nous raconte que le baril fut empli et rempli de cette larme au point que l’excédent s’écoula et se répandit de tous côtés. Cette larme est si brûlante de repentir et si bouillante qu’une écume apparaît à la surface; et l’ermite s’élance vers lui; devant lui, il s’est étendu et lui a baisé ses pieds nus. Frère, dit-il, mon ami, que le Saint-Esprit descende en toi! Frère, Dieu t’a regardé avec bienveillance, Dieu t’a protégé du puits d’enfer. Ainsi la souillure de ton péché est désormais effacée: Dieu t’a pardonné tes fautes. Sois donc heureux et réjouis-toi: ta pénitence est faite.

Alors le chevalier éprouve une telle joie que jamais, je crois, je ne pourrais voir homme au monde manifester une telle joie, et pour tout dire, il pleure sans cesse.

LA DIFFÉRENCE ENTRE
 L’ARCHITECTURE ROMANE ET GOTHIQUE

Style roman►
Dans le style roman les murs des églises sont bas et très épais, ils sont percés de petites fenêtres assez rares en sorte que l’église romane reste solide mais basse et sombre. L’art roman ne s’expose pas avec la splendeur qui sera celle du gothique: c’est un art mystérieux, à l’écart des foules, souvent enfermé dans l’enceinte des grands monastères. Le chef–d’oeuvre c’est l’église de Cluny.

Style gothique►
C’est l’art français, on dit l’art ogival; l’art chrétien. C’est la grande création du moyen-âge.
On remarque sur la façade à l’extérieur de l’église gothique 3 portes et sur la toiture 2 tours percés au jour par les grandes fenêtres. À l’intérieur on voit encore des arcs aigus, les murs percés de grandes fenêtres lumineuses. Dans l’ensemble on admire la légéreté de l’édifice. L’église semble une aspiration vers la clarté.

1. Le gothique primitif: Il gardait encore un peu de la gravité romane. Il y avait peu d’ornements et l’arc était à pein aigu.
2. Le gothique rayonnant: Il rend l’arc plus aigu, les ornements sont plus riches et c’est la grande époque des cathédrales. Par exemple Notre Dame de Paris, qui est de style gothique est l’une des plus belles oeuvres du gothique rayonnant
3. Le gothique flamboyant: Il rend l’arc plus aigu, les ornements sont trop riches et compliqués.

12 Ocak 2011 Çarşamba


LA LITTERATURE D'EGLISE
 AU MOYEN-AGE

Au Moyen-Age, l'Eglise est le refuge de la science: clerc est synonyme de savant. Aussi elle a le monopole de l'enseignement: dans ses Universités, elle enseigne la théologie, la philosophie, les arts libéraux en latin, puis dans un  latin mêlé de français, enfin en français. Elle inspire toute la littérature didactique, si florissante alors que Dante en fait une des principales gloires de la France. Elle représente un immense effort, le désir de l'Eglise détentrice du savoir humain, de le traduire du latin et de l'adapter à l'esprit du peuple. Ce peuple qui s'amusait à la grossièreté des fableaux était croyant et docile et c'est de l'Eglise qu'il attendait la lumière.

La prédication au XIIème siècle
Les prédicateurs qui poussèrent les chevaliers et le peuple à la Croisade furent certainement éloquents. Mais leurs sermons ne sont pas parvenus jusqu'à nous: s'ils les prononçaient en français, ils les écrivaient en latin, quand ils les écrivaient. Le receuil de Maurice De Sully, évêque de Paris, est un formulaire qui a pour but de fournir des modèles de sermons au clergé: ce n'est pas de la prédication vivante.

La prédication au XIIIème siècle
Les Franciscains et les Dominicains donnèrent, au XIIIème siècle, une grande impulsion à la prédication populaire. A cette époque, on rencontre des fragments de sermons en latin macaronique (latin mêlé de français). Il semble facile d'en expliquer l'origine. Le grand sermon solennel se prononçait encore en latin: comme le peuple ne comprenait plus cette langue que vaguement, les prédicateurs étaient amenés à traduire de temps en temps leur pensée en langue vulgaire, pour se mettre en communication plus intime avec l'auditoire.

La prédication écrite
C'est une sorte de prédication écrite que la littérature édifiante des contes dévots. Ils étaient tirés des recueils latins d'exemples qui servaient aux prédicateurs pour illustrer leurs sermons. Le type de ces contes est le Chevalier au barizel dont on fait aussi un fableau, et ce Dit dou vrai Aniel (de l'anneau véritable) qui fut si célèbre pendant tout le Moyen-Age. Il faut ranger dans cette catégorie des récits édifiants les miracles de la Vierge dont le culte avait pris au XIIème siècle une si grande ampleur. Le recueil le plus célèbre de Miracles de Notre-Dame est celui de Gautier de Coinci qui est très attachant par la naïveté et par la ferveur mariale.

La littérature didactique du Moyen-Age n'est pas originale. Elle se compose de traductions et de compilations faites par les clercs pour les laïques qui ignorent le latin. Toute la religion, la morale et les sciences connues alors sont enseignées en prose et en vers, presque toujours sous la forme allégorique. Quoique la valeur littéraire de cette oeuvre immense soit médiocre, il faut dire un mot des genres principaux.

Bestiaires, lapidaires, volucaires sont les noms que l'on donne à des poèmes scientifiques sur les bêtes, sur les pierres, sur les oiseaux. Un bestiaire célèbre est celui où Philippe de Thaon, au début du XIIème siècle décrit les animaux sous la forme d'une allégorie morale: le lion représente Jésus, le crocodile le diable etc... A la même époque l'évêque de Rennes, Marbode, écrit un lapidaire qui fut regardé comme le dernier mot de la science: c'est un compendium de traditions bizarres et de superstitions dont médecins, apothicaires et orfèvres devaient faire un si grand usage.

Sous ce titre on publia surtout au XIIIème siècle des encyclopédies. La plus connu est l'image du monde de Gautier de Metz, destinée à faire connaitre aux laïques les oeuvres de Dieu et de "clergie", la géographie, la cosmographie, l'astronomie. Il faut citer le Trésor de Brunetto Latini, le maitre de Dante, qui écrit en français, non en italien, parce que, dit-il, "la parleure française est plus délitable et plus commune à toutes gens".

Les traités d'éducation, très nombreux au Moyen-Age, s'appelaient, doctrinal, castoiement ou chastiement. On cite en particulier Le Chastiement des Dames, de Robert de Blois, sorte de traité de politesse à l'usage des dames; l'auteur leur enseigne à ne pas jurer, ni trop boire, ni trop manger, ni mentir, ni voler; il les exhorte à manger proprement et à s'essuyer les lèvres avant de boire. Certains de ces conseils sont empreints d'une bonhomie malicieuse.

Les Bibles sont les traités de morale et des exhortations à bien vivre. On peut citer dans ce genre la Bible de Guiot de Provins, bénédictain où les conseils moraux se mêlent à une satire parfois assez violente. La Bible d'Hugues de Berzé qui est du même ton, Le Livre des manières d'Etienne de Fougères, Le Besant Dieu de Guillaume le Clerc qui sont moins violents, et le livre des Quatre Ages de l'Homme de Philippe de Novare.

On désigne sous le nom de "Batailles / débats" des discussions entre des personnages allégoriques comme le vice et la vertu. Ce genre fut très à la mode au XIIIème siècle. Citons La Disputation du Vin et de l'Eau, la Bataille de Caresme et de Charnage, la Disputation du Corps et de l'Ame, etc...

Toute cette littérature didactique est sans art et sans agrément, elle abuse jusqu'à satiété de l'allégorie mais dans quelques ouvrages il faut remarquer une connaissance assez fine de l'âme humaine. Les contemporains de Saint-Thomas d'Aquin ne manquent pas de psychologie.

Évêque MaurIce de SULLY
 (1120 – 1196)

Né en 1120 à Sully, d’une famille de serfs des bords de Loire, le jeune Maurice bénéficia de l’enseignement des moines bénédictins de l’abbaye de Fleury. Devant ses aptitudes et sa foi ardente, les moines l’envoyèrent poursuivre ses études ecclésiastiques dans ces écoles parisiennes renommées dans toute la chrétienté d’Occident; c’est là qu’il fut étudiant en compagnie du futur roi Louis VII avec qui il devint ami. Clerc puis professeur, maître en théologie, il devint bientôt l’un des prédicateurs les plus réputés de la capitale. En 1160 il fut élu par le Chapitre métropolitain évêque de Paris, ainsi chargé de conduire et de rassembler les fidèles du diocèse de Paris. Durant les trente-six ans de son épiscopat, il gouverna cette Église de Paris avec un zèle d’apôtre, y donnant l’exemple des plus hautes vertus sacerdotales.

Lorsqu’il fut élu sur le siège épiscopal, la cathédrale de Paris, placée sous le vocable de Saint Étienne, était alors un édifice à cinq vaisseaux, large de 35 mètres, long de près de 70 mètres (dimensions exceptionnelles pour une construction du VIe siècle puisqu’elles dépassaient celles des basiliques de Rome, de Jérusalem et de Bethléem). Émerveillé par la construction dans un style nouveau d’autres églises comme celle de Saint Denys et des cathédrales de Sens, Noyon, Laon et Senlis, Maurice de Sully décide que Paris doit se doter d’une cathédrale à nulle autre pareille. En 1163, tout juste trois ans après son élection, il entreprendra le chef-d’œuvre monumental qui immortalisera son nom: la construction de la cathédrale Notre-Dame dont le pape, Alexandre III, en posera la première pierre cette même année. Son ami, le Roi Louis VII, non seulement encourage, mais soutiendra le projet. Pour cette entreprise gigantesque, tous collaboreront: les Chanoines du chapitre cathédral, le clergé, le roi, les nobles, les bourgeois et les manants, les riches et les pauvres, l’architecte, les maîtres, compagnons et apprentis. Maurice de Sully saura fédérer, souhaitant que la grandeur et la beauté du nouvel édifice soient un chemin vers Celui qui est la source de toute beauté et la lumière du monde. Parallèlement à l’édification de la nouvelle cathédrale, de nombreuses églises, abbayes, hospices, léproseries, verront le jour dans le diocèse sous l’impulsion du génie créateur de l’évêque.

Maurice de Sully, de par son prestige, sera le conseiller, le confident de la famille royale. C’est lui qui baptisera le futur Philippe-Auguste. Louis VII, gravement malade, l’appellera à son chevet pour lui dicter ses dernières volontés. Et lorsque le jeune Philippe-Auguste partira pour la troisième Croisade, c’est à Maurice de Sully qu’il confiera la garde du Trésor royal.

En 1196, le grand évêque se retira à l’abbaye de Saint-Victor sur les bords de la Seine, proche du chœur alors terminé de la nouvelle cathédrale. Le chroniqueur d’Achin rapporte l’avoir vu dans l’église de l’abbaye, non assis sur un trône d’évêque, mais dans le chœur, entonnant les psaumes comme les autres clercs. Il mourra à Saint-Victor, le 11 septembre 1196 en récitant le Credo, ayant distribué une partie de ses biens aux pauvres, l’autre pour l’achèvement de la cathédrale chère à son cœur, le reste aux fondations de son épiscopat.

Le Recueil de Maurice de Sully
Maurice de Sully est l'auteur d'un receuil de sermons. Rédigés en latin probablement vers 1170 et diffusés sous cette forme en une trentaine de manuscrits dispersés aujourd'hui dans toute l'Europe occidentale, ces sermons ont été très vite traduits en différents dialectes romans; ils ont été prononcés en langue vulgaire, le peuple ne comprenant plus, depuis des siècles le latin. Ils attestent qu'au millieu de ses tâches multiples de construction, de réorganisation et de représentation Maurice de Sully a gardé un sens pastoral vigilant et attentif. Le recueil est conçu comme un manuel proposant pour les dimanches et les fêtes de l'année liturgique un commentaire de l'évangile. Aux prêtres, ses destinataires, d'en proposer ensuite à leurs fidèles une simple lecture ou une adaptation. L'auteur privilégie le sens historique et surtout moral de l'écriture, il invite à célébrer le mystère du jour et chaque fois à en tirer les conséquences pratiques, par exemple à l'Epiphanie: "admirons la foi des trois païens et imitons la". Pour la rédaction de ses homélies Maurice de Sully s'est inspiré de Richard de Saint-Victor, lui-même tributaire de Grégoire le Grand. Ainsi près de sept siècles après avoir été donné, l'enseignement papal monnayé par un chanoine victorin continue à exercer son influence et à nourrir, le dimanche la foi des fidèles.

10 Ocak 2011 Pazartesi


LA FARCE DE MAÎTRE PATHELIN


C’est une farce médiévale, anonyme, écrite en octosyllabes et à rimes plates, ayant paru à la fin du XVème siècle, vers 1465.

Maître Pierre Pathelin est le fourbe tout craché, qui allie la sagacité à la bonhomie. Ingénieux plus que cultivé, quoique baragouinant plusieurs dialectes et maniant -douteusement- le latin, ses diverses expériences passées en font un maître de l'escroquerie. Précurseur de Scapin, il ne manque pas de tours dans son sac et sait parfaitement comment satisfaire son dessein: usant de la flatterie, de ses dons de comédien et de sa ruse, il appâte Guillaume en lui faisant tour à tour gober, qu'il est citadin modèle et sinon fortuné, du moins sans soucis pécuniaires, -il a mis de côté 80 écus pour une rente, et verse le "denier à Dieu", geste coutumier précédent tout commerce-, qu'il est malade et sur le point de rendre l'âme. Escroc, il ne nous est pas moins sympathique: "advocat dessoubz l'orme", il est poussé à ces filouteries par la détresse qui sévit sur son foyer. Descendant de Renart, il incarne comme lui le petit peuple: il prend sa revanche sur les classes privilégiées, mais succombe aux ruses du petit peuple.

Guillemette fait honneur à son époux, et n'a rien à lui envier. Paraissant plus sensée que ce dernier, elle fait preuve d'un semblant de moralité, en  demandant à son mari avec quel argent il a payé, en craignant la saisie, et en rappelant à ce dernier qu'il a déjà été châtié pour ses sournoiseries. Cependant, elle est comme lui sans scrupules et s'acquitte on ne peut mieux de son rôle. Complice de Pathelin, elle rit avec lui du tour joué à Guillaume.

Guillaume Joceaulme le drapier que ses défauts nous rendent peu sympathique, est le souffre-douleur de la pièce. En effet, âpre au gain, il ne manque pas de voler son client pour satisfaire son avidité. C'est un menteur (il certifie ne tirer aucun bénéfice du drap: "Il le m'a cousté" dit-il, parlant du prix; il cache bien son jeu en justifiant le coût par de nombreuses raisons: "Trestout le bétail est péri" ...), doublé d'un escroc: non content de voler Pathelin sur le prix, il aulne "ric a ric". Ajouter à cela le mépris du client qu'il traite de "becjaune". Sa bêtise couronne le tout: il ne flaire pas la supercherie. Bref, il présente tous les vices du plus misérable marchand, et le sort qui l'attend, la perte de son drap et de son procès, nous paraît justifié, ne faisant que renforcer le comique.

Le thème principal c’est la satire comique des moeurs
Véritable farce, l'oeuvre recèle tous les procédés comiques susceptibles d'égayer rondement l'auditoire. A ces fins, l'auteur use tour à tour du comique de mot, de situation, de caractère, et de moeurs:

Le comique verbal, tout d'abord, est omniprésent, et place d'office la pièce sous le signe du rire. Dès la rencontre de Pathelin et du drapier, le dialogue regorge de jurons et d'expressions populaires propres à amuser le public. Le délire de l'avocat alité y participe également: il brode un latin de son invention, insensé, puis divague en de nombreux dialectes. Le comique de répétition prend la relève en deux occasions: quand Guillemette accueille Guillaume, elle lui répète sans cesse "parlez bas", mais est la première à tonitruer, ressassant inlassablement sa rengaine; au tribunal, Thibaut bêle sans relâche.

Le comique de situation, tient une place importante. Il naît tout d'abord d'un quiproquo: en se quittant, Pathelin et Guillaume sont tous deux persuadés d'avoir berné l'autre; Guillaume se réjouit d'avoir escroqué l'avocat en lui vendant six aunes de drap hors de prix et d'avoir gagné de plus un repas gratis, alors que Pathelin se félicite d'avoir dupé le drapier en ne lui payant point son dû. Ensuite le renversement de situation qui voit le drapier jubilant brusquement ahuri et déçu, puis le délire de Pathelin, amusent. De même, Guillemette demande tout d'abord au drapier de parler bas, puis elle-même s'égosille si bien que les rôles sont inversés et que c'est Guillaume qui lui fait remarquer ses éclats de voix. La confusion du drapier qui mélange les deux affaires, et l'ultime duperie dont est victime l'avocat, pris à son propre jeu, parachèvent la farce.

Le comique de caractère; Guillaume se laisse séduire par des flatteries exagérées: Pathelin loue sa tante Laurence ainsi que son père auquel il ressemble soi-disant grandement, et qui "prestoit ses denrees a qui les vouloit", ce qui est cocasse, quand on sait que la seule chose que désire l'avocat est de prendre un drap à crédit. Le drapier est indéterminé et naïf, se laissant persuader qu'il a rêvé, puis mêlant les deux affaires lors du procès. Guillemette, comme son mari est sans scrupule et joue parfaitement le rôle que ce dernier lui assigne.

A ces comiques se mêle un comique de moeurs, faisant la satire légère de plusieurs corps. Ainsi, la corporation des drapiers, très importante à l'époque, est décriée à travers Guillaume, qui, avide, escroc et profiteur, ne se satisfait pas de voler un client, et pousse le vice jusqu'à aller chez lui manger "de [s]on oye". Non content d' "aulner" "ric a ric" (ric-rac), il lui "baille" pour "vingt et quatre solz l'aulne" un drap "qui n'en vault pas vingt". Propriétaire d'un troupeau, il vole également son berger. Le juge, pareillement, est empressé, ne s'adonne pas corps et âme à sa fonction et se hâte d'en finir, prétextant une affaire, alors qu'il invite l'avocat à déjeuner. Il écoute les suggestions de l'avocat, et ne décèle rien de la fourberie. Il est également fait allusion aux médecins lors du délire de l'avocat qui se plaint de leurs pilules (qui lui ont "gasté les machouës") et déclare:

"Ces phisicïens m'ont tué
de ses brouliz qu'ilz m'ont fait boire;
et toutesfois les fault il croire!
Ils en oeuvrent comme de cire."

Le trompeur trompé (ou à trompeur, trompeur et demi) est la seule morale acceptée dans la farce. Que ce soit Pathelin qui faute d'avoir berné le drapier est à son tour roulé par le berger et ses "bées" au moment de payer, ou Guillaume Jeauceaulme qui croyant abuser Pathelin sur le prix du drap, subit la fourberie de l'avocat, bref, la tromperie est érigée en règle.

Les plaisirs de la vie; le seul désir de jouir meut les protagonistes qui ne s'attachent qu'à la ripaille, le gain et le jeu: Guillaume se laisse convaincre par une oie, le larcin de Thibaut est d'avoir dévoré quelque trente agneaux, et le juge clôt le procès pour aller déjeuner prestement; Guillaume est mû par l'appât du gain, de même que Pathelin qui exulte de son futur payement; l'avocat s'amuse à jouer la comédie devant le drapier et le berger prend sa relève. Cette tendance s'ajoute à la satire des moeurs.

RÉSUMÉ
Maître Pathelin et son épouse Guillemette se lamentent sur leur sort. Sans un sou et sans clients, ils ont besoin de drap, et le rusé Pathelin se décide tout de même à aller à la foire, comptant bien user de quelque tour.

Arrivant devant l'étal de Guillaume Joceaulme, drapier de son état, l'avocat ne tarit pas d'éloge à son égard, et loue abondamment son père, à qui il ressemble "mieulx que goute d'eaue". Après tant de flatteries, Pathelin fait mine de s'intéresser par hasard à une pièce de drap et finit par en réclamer six aunes. Il prie le marchand de venir chez lui prendre son dû. Tout d'abord méfiant, Guillaume se laisse tenter par un verre et une oie que Pathelin l'invite à partager dans son logis. Pathelin s'en va avec le drap, se moquant du drapier qu'il ne compte pas payer, tandis que Guilllaume se réjouit d'avoir volé un client.

De retour au foyer, Pathelin conte l'histoire à sa femme, et prépare un subterfuge pour berner le marchand. Il s'alite et feint la maladie.

Le drapier se refuse à boire, quand il peut le faire gratis chez l'avocat, et se décide à partir, n'espérant plus rien vendre. Accueilli par Guillemette, qui l'exhorte à parler bas par respect pour son mari malade, Guillaume ne peut croire à la supercherie. Mais Guillemette assure que Maître Pierre est au lit depuis onze semaines, et fait entrer le marchand dans sa chambre. Tandis que Guillaume s'obstine à réclamer ses neuf francs, Pathelin délire et feint de le prendre pour médecin. Ahuri, Guillaume s'excuse et s'en va croyant avoir rêvé. Alors que les époux se gaussent, le drapier revient après avoir vérifié que le drap manquait à son étal. Pathelin se met à délirer de plus belle, en dialecte limousin, puis picard, normand, breton, et enfin latin. Ce tour de force achève de convaincre de son erreur Guillaume, qui impute le vol du drap au diable.
Poursuivi par la malchance, le drapier s'aperçoit qu'il est volé par son berger, Thibaud l'Agnelet, et compte le traduire en justice. Thibaud vient demander à Maître Pathelin de le défendre, et lui explique son affaire: il a assommé et mangé plusieurs moutons à son maître. L'avocat, ravi de l'aubaine de trouver un client, enjoint au berger de simuler le naïf, et de répondre "Bée" à toute question.

Devant le juge, Pathelin renverse les rôles et accuse le drapier de peu payer son berger. Guillaume révolté, ayant reconnu Pathelin, mélange les deux affaires, s'attire les disgrâces du juge pour son incohérence et passe pour fou. Le "Bée" répété du berger à toutes les questions qu'on lui pose pousse le juge à classer l'affaire et absoudre le berger qui paraît fou. Le drapier reconnaît bien l'homme qu'il a laissé pour mourant, ce que réfute Pathelin. Voulant tirer la chose au clair, Guillaume court chez Guillemette voir s'il y est.

Maître Pathelin et le berger restent seuls. L'avocat félicite pour son jeu Thibaut, puis réclame sa solde, mais Thibaud de répondre "Bée" sans relâche. Le trompeur trompé court chercher un sergent tandis que s'enfuit le futé.

AUTEURS et LEURS OEUVRES

  • Louis Aragon (20ème siècle)
  • Samuel Beckett - "En Attendant Godot" (20ème siècle - Théâtre)
  • Eugène Ionesco - "La Cantatrice Chauve", "Rhinocéros" (20ème siècle - Théâtre)
  • Aimé Césaire - "Cahier du Retour au Pays Natal" (20ème siècle)
  • Jacques Prévert - "Paroles" (20ème siècle)
  • Marguerite Yourcenar - "Alexis ou Le traité du Vain Combat" (20ème siècle)
  • André Breton - "Nadja" (20ème siècle)
  • Jean Cocteau - "Les Enfants Terribles" (20ème siècle)
  • Jean-Paul Sartre - "Huis Clos", "Les Mouches", "La Nausée", "Le Mur" (20ème siècle)
  • Albert Camus - "L'Etranger", "La Peste" (20ème siècle)
  • Colette - "Les Séries de "Claudine" (20ème siècle)
  • Guillaume Apollinaire - "Calligrammes" (20ème siècle - Poésie)
  • André Gide - "Les Nourritures Terrestres", "La Symphonie Pastorale", "Les Caves du Vatican", "Les Faux Monnayeurs" (20ème siècle)
  • Paul Verlaine - "Romances Sans Paroles" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Arthur Rimbaud - "Le Dormeur du Val" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Mallarmé - "Poésies" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Charles Baudelaire - "Les Fleurs du Mal", "L'Etranger" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Emile Zola - "Germinal", "L'Assommoir", "Thérèse Raquin", La Bête humaine" (19ème siècle, Naturalisme)
  • Guy de Maupassant - "Papa de Simon", "L'Auberge", "Aux Champs", "La Ficelle", "Pierrot", "Toine", "La Bête du Maitre Belhomme", "La Parrure", "La Dot", "La Rempailleuse" (19ème siècle - Réalisme)
  • Alexandre Dumas - "Les Trois Mousquetaires", "Le Comte de Monte Cristo", "La Reine Margot" (19ème siècle)
  • George Sand - "La Petite Fadette", "La Mare au Diable" (19ème siècle)
  • Gustave Flaubert - "Madame Bovary", "Salammbô", "L'Education Sentimentale" (19ème siècle - Réalisme)
  • Honoré de Balzac - "Le Père Goriot", "Eugénie Grandet", La Peau de Chagrin", "Le Colonel Chabert", "Le Lys dans La Vallée", "Illusions Perdues", "Le médecin de Campagne", "Les Chouans" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Stendhal - "Le Rouge et Le Noir", "La Chartreuse de Parme", "Vie de Rossini" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Victor Hugo - "Notre Dame de Paris", "Les Misérables", "Le Dernier Jour d'Un Condamné", "Les Orientales", "Hernani", "Cromwell", "William Shakespeare" (19ème siècle - Romantisme)
  • Gérard de Nerval - "Odelettes" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Vigny - "La mort du Loup" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Musset - "Les Caprices de Marianne" (19ème siècle - Romantisme, théâtre)
  • Alphonse de Lamartine - "Méditations Poétiques" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Bernardin de Saint-Pierre - "Paul et Virginie" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Madame de Staël - "Colline et Delphine", "De l’Allemagne" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Senancour - "Oberman" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Benjamin Constant - "Adolphe" (19ème siècle - Préromantisme)
  • François René de Chateaubriand - "Mémoires d'Outre-Tombe", "René" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Le Sage - "Gil Blas de Sentillane" (18ème siècle)
  • Marquis de Sade - "Justine ou Les Malheurs de la vertu", "Les 120 jours de Sodome" (18ème siècle)
  • Choderlos de Laclos - "Les Liaisons Dangereuses" (18ème siècle - Roman Epistolaire)
  • Jean-Jacques Rouseau - "Emile ou de L'Education", "Les Confessions", "Julie ou La Nouvelle Héloïse" (18ème siècle)
  • Voltaire - "Candide", "Zadig", "Micromégas" (18ème siècle)
  • Diderot - "Le Neveu de Rameau" (18ème siècle)
  • Beaumarchais - "Le Barbier de Séville", "Le Mariage de Figaro" (18ème siècle - Théâtre)
  • Marivaux - "Le Jeu de L'Amour et du Hasard" (18ème siècle - Théâtre)
  • Montesquieu - "L'Esprit des Lois", "Les Lettres Persanes" (18ème siècle)
  • Jean Racine - "Andromaque", "Bérénice", "Britannicus", "Phèdre", "Iphigénie" (17ème siècle - Tragédie)
  • Pierre de Corneille - "Le Cid" (17ème siècle - Tragédie)
  • Molière - "L'Avare", "Le Bourgeois Gentilhomme", "Les Précieuses Ridicules", "Dom Juan", "Le Malade Imaginaire", "Tartuffe", "L'Ecole des Femmes", "Amphitryon", "Les Fourberies de Scapin", "Les Femmes Savantes" (17ème siècle - Comédie)
  • Madame de la Fayette - "La Princesse de Clèves" (17ème siècle)
  • Jean de La Fontaine - "Les Fables" (17ème siècle)
  • Joachim du Bellay - "Regrets" (16ème siècle)
  • Pierre de Ronsard - "Sonnets pour Hélène", "Sonnets pour Marie", "Sonnets pour Cassandre" (16ème siècle)
  • Michel de Montaigne - "Les Essais" (16ème siècle)
  • Thomas More - "L'Utopie" (16ème siècle)
  • Erasmes de Rottherdam - "L'Eloge de la Folie", "Les Antibarbares" (16ème siècle)
  • François Rabelais - "Gargantua" , "Pantagruel" (16ème siècle)