Hakkımda

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Şişli / İstanbul, (0533 2490843) vildan_ornadis@hotmail.com, Türkiye
Chers abonnés et visiteurs du blog;Tout au long de ma vie scolaire,j’ai reçu un enseignement français.Après avoir terminé le collège français “Sainte-Pulchèrie” j’ai continué à ma vie lycéenne au “Lycée Français Saint-Michel”.J’ai reçu mon diplôme de fin d’études secondaires 3 ans plus tard. À la suite du lycée,j’ai étudié la philologie et la littérature française à “L’Université d’Istanbul, dans “La Faculté des Lettres”;simultanément j’ai étudié la formation pédagogique à L’Université d’Istanbul,dans“La Faculté d’Éducation”(“Formation à L’Enseignement”).Après 4 ans d’études de double licence je suis diplômée en tant que philologue,aussi professeur de français.Toutes les formations que j’ai acquises m’ont perfectionnée dans les domaines tels que la langue, la littérature et la culture française ainsi que la formation pédagogique. Depuis 11 ans, je partage mes connaissances avec ceux qui veulent apprendre la langue,la culture et la civilisation française. J’enseigne les gens de tout âge et de tout niveau depuis les élèves des écoles françaises,jusqu’aux étudiants de diverses universités sans oublier les hommes ou femmes d’affaires ni les amateurs de la francophonie

Présentation

Sevgili Blog Takipçileri;
Tüm eğitim hayatımı fransızca gördüm. İstanbul'da bulunan‘’Özel Sainte-Pulchérie Fransız Kız Ortaokulu’’nu bitirdikten sonra liseyi İstanbul'da bulunan ''Özel Saint-Michel Fransız Lisesi’’nde okudum. Ardından ‘’İstanbul Üniversitesi Edebiyat Fakültesi Batı Dilleri ve Edebiyatları Bölümü‘’ içinde yer alan ‘’Fransız Dili ve Edebiyatı Anabilim Dalı’’nda dört yıllık lisans eğitimimi tamamladım.Bu süre içerisinde ‘’İstanbul Üniversitesi Eğitim Fakültesinde Pedagojik Formasyon’’ alanında eğitim görüp çift anadal diploması aldım. Böylece hem filolog (Dilbilimci) hem de öğretmen olarak mezun oldum. Aldığım bütün bu eğitimler bana hem Fransız Dili, hem Fransız Edebiyatı hem de Pedagoji alanlarında büyük bir yetkinlik sağladı. Onbir yıldır teorik olarak edindiğim tüm bilgileri, pratikte bu dili ve kültürü öğrenmek isteyen her yaştan her gruptan kişilere aktarıyorum. İstanbulda bulunan fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler başta olmak üzere üniversite öğrencileri, iş adamları, fransız kültürüne meraklı olup kendini geliştirmek isteyen her yaştan her meslek grubundan kişiler meslek hayatım süresince öğrencim olmuştur ve olmaya devam edecektir.

EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR ►

MES DOMAINES D'ENSEIGNEMENT-EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR

Grammaire – Littérature – Biologie ( Pour les élèves des écoles françaises - Fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler için )

Préparation au concours organisé par L'Université de Galatasaray - Galatasaray Üniversitesi iç sınavına hazırlık

Préparation au concours de langue étrangère - YDS (Üniversite Yabancı Dil sınavı) ye hazırlık

Toutes sortes de conseils d'orientation scolaire en France (licence, master) - Fransa’da yüksek öğrenim (lisans , yüksek lisans) görmek isteyen öğrencilere, üniversite seçimlerinden motivasyon mektubu yazımına kadar her türlü alanda eğitim danışmanlığı

Etudes spéciales (privées ou en groupe) pour les adultes -Yetişkinler için kişiye özel birebir ve grup çalışmaları

Cours de la langue Turque (grammaire - conversation) pour les étrangers - Yabancılara türkçe (dil bilgisi ve konuşma) dersleri

BLOGU BİRLİKTE GELİŞTİRELİM (Développons ensemble le contenu du blog)

Le contenu du blog est bilingue. Le blog sera développé grâce à la contribution des abonnés. On présentera les oeuvres des écrivains français, on partagera des résumés ainsi que des analyses et des commentaires sur le blog. Pour mieux concevoir la littérature contemporaine, on va traiter les nouveaux auteurs et courants, on va discuter sur les extraits de leurs oeuvres pour autant la littérature classique et antique. On va honorer les célèbres auteurs classiques en parlant de leurs oeuvres et des courants qu'ils ont initiés à la très chère littérature française. Parfois, on parlera d'une époque soit artistique, soit historique; ou bien on va donner des informations générales ou spécifiques sur la France, la culture française etc...
Pour tout cela il est nécessaire que nos abonnés soient en contact et en collaboration avec nous.

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Böylece,bir gün üyesi olmayı hedeflediğimiz Avrupa Birliğine katıldığımız zaman farklı kültürlere uyum sağlamakta zorluk çekmeyeceğiz.

29 Aralık 2010 Çarşamba

 GUILLAUME DE LORRIS & JEAN DE MEUNG
 LES DEUX AUTEURS DU ROMAN DE LA ROSE


GUILLAUME DE LORRIS
Guillaume de Lorris est le célèbre trouvère du Moyen-Age dont on ne connait presque rien sur la vie. Il est l’auteur de la première partie du Roman de la Rose qu’il rédigeait alors âgé de 25 ans mais hélas l’œuvre est restée inachevée à cause de la mort prématurée de son auteur. De Lorris avait pu composer 4000 vers avant d’être mort.
Tel que l'a conçu Guillaume de Lorris, le Roman de la Rose est une sorte d'art d'amour influencé par Ovide, mais en général conforme à l'idéal de la société du 13ème siècle. Les personnifications étaient depuis longtemps en usage dans la poésie française, mais Guillaume de Lorris, en adoptant ce système, l'a modifié. Avant lui on avait personnifié telle vertu, tel vice; de Lorris personnifie tel ou tel sentiment plus ou moins passager, Bel-Accueil, Danger, etc. C'est là un procédé un peu grossier peut-être, mais qui frappe le lecteur et permet d'esquisser des études psychologiques; les exagérations des imitateurs ne doivent pas retomber sur Guillaume de Lorris, qui, au témoignage d'un bon juge, nous a laissé "un des plus agréables ouvrages du Moyen âge".

JEAN DE MEUNG

Jean de Meung est un célèbre trouvère du Moyen-Age, né à Meung-sur-Loire –Loiret- vers 1250. Il a vécu à Paris où il a probablement suivi ses études à l’université. il paraît avoir passé la plus grande partie de sa vie dans cette ville, où il habitait en dernier lieu une maison de la rue Saint-Jacques qui fut donnée après sa mort, en 1305, aux frères prêcheurs par maître Adam d'Andeli. Le premier et le plus célèbre de ses ouvrages est la fin du Roman de la Rose ayant laissé interrompu vers 1237, par Guillaume de Lorris, décédé à l’âge de 25 ans environ, qui n'en avait écrit que 4070 vers. Le Roman de la Rose n'aurait probablement pas laissé de traces sans la continuation de Jean de Meung qui compte près de 49 000 vers. C'est vers 1280 que Jean de Meung paraît avoir terminé cet immense poème. En 1282, à la demande de Jean de Brienne, comte d'Eu, il mit en prose française le traité De Re militari de Végèce; un peu plus tard, il traduisit les épîtres d'Héloïse et d'Abélard, la Topographia hibernica de Giraud de Barry et le De Amicitia spirituali de saint Ailred; ces deux dernières traductions ne nous ont été conservées par aucun manuscrit connu. Plus tard encore, à la demande du roi de France Philippe le Bel, il traduisit la Consolatio Philosophiae, de Boèce, en vers et en prose, d'après le modèle du latin. Enfin, sur la fin de sa vie, à une date qui peut être fixée entre 1291 et 1296, il écrivit en quatrains monorimes son Testament, oeuvre intéressante où sont prodigués à la fois les témoignages de piété et les sarcasmes contre les moines. Il est mort au début du 14ème siècle.

Jean de Meung reste célèbre surtout comme principal auteur du Roman de la Rose. En acceptant le cadre imaginé par son devancier, le continuateur de Guillaume de Lorris l'a rempli d'un esprit tout différent. Autant le premier auteur du Roman de la Rose est délicat, autant le second est grossier, et il y a entre eux une antithèse presque aussi violente que celle qui existe entre la poésie lyrique courtoise du temps de Philippe-Auguste et les fabliaux. Guillaume de Lorris est l'humble serviteur des dames et Jean de Meung les accable des plus sanglantes injures; le premier réprouve sévèrement la fausseté dans l'amour, le second traite la loyauté de niaiserie. Comme oeuvre d'art et de morale, la seconde partie du Roman de la Rose est inférieure à la première, mais elle est aussi beaucoup plus personnelle et plus vivante, et l'on y sent un tempérament vigoureux servi par une robuste érudition chez cet homme que l'on se représentait, dans les générations qui l'ont immédiatement suivi, comme "solennel maistre et docteur en sainte théologie, philosophe très profond, sachant tout ce qui à entendement humain est scible". ll y a du Rabelais chez Jean de Meung; on peut même dire, avec Gaston Paris, qu'il fut "le Voltaire du Moyen âge, avec toutes les restrictions que comporte ce compliment".


 LE ROMAN DE LA ROSE

Le Roman de la Rose est constitué de deux parties fondamentalement différentes. Dans les 4000 premiers vers écrits par Guillaume de Lorris en 1236, le narrateur nous embarque dans un rêve de voyage durant lequel il tombe amoureux d'une rose, enfermée et protégée dans un jardin clos. Le protagoniste plonge le lecteur dans un océan de conventions courtoises, tandis que des forces sexuelles et séductrices se livrent une âpre bataille dans le cadre de cette vision imaginaire allégorique. Ces forces sont personnifiées par des allégories appelées Bel Accueil, Vénus, Largesse et Pitié d'une part, et leurs contreparties morales évoquées par la modestie virginale et la chasteté d'autre part, dont font partie Danger, Honte, Peur, Jalousie et Malebouche. Le bouton de la Rose, qui ne doit pas être cueilli, est protégé et défendu en tant qu'objet le plus précieux qui soit dans la hiérarchie des vertus féminines car il symbolise la virginité de la femme.

De plus, Guillaume de Lorris décrit les souffrances et les désirs de l'Amant et ses efforts constants mais vains pour conquérir le cœur et le corps de la jeune pucelle représentée par la Rose. Tous les thèmes courtois destinés à enchanter le lecteur médiéval par la magie d'un monde printanier y sont présents. Mais le texte de Lorris s'interrompt assez brusquement sur une scène où Jalousie a enfermé la Rose dans une tour afin de la protéger des avances de l'Amant.

Avec Jean de Meung, le ton passe du courtois au philosophique, reflétant ainsi les intérêts académiques de la fin du treizième siècle. Bien que Meung continue la narration de la quête amoureuse du protagoniste, le lecteur commence maintenant à suivre difficilement le fil de l'histoire tant elle est interrompue par un flot de digressions sous forme de dissertations philosophiques. L'allégorie de l'amour courtois fait place à une bataille entre différentes allégories dont certaines aux noms évocateurs, comme Génius et Nature, furent ajoutées à l'histoire de Lorris par Meun. Au cours de leurs échanges, différents sujets sont traités tels que l'amour, l'amitié, et le caractère arbitraire du destin ainsi que plusieurs questions d'ordre politique. L'intrigue principale n'est rappelée que de temps à autre et le lecteur doit attendre la toute fin du texte pour retourner à la narration où la Rose embrasse son destin final et est déflorée: après avoir attaqué maintes fois la forteresse érigée par Jalousie, l'Amant cueille enfin le bouton de la Rose.


LE SYMBOLISME DE LA ROSE

La Rose rouge, la Rose des philosophes, est l'image de la Pierre philosophale. Elle symbolise l'accession à la Lumière, à la Connaissance. Le chemin qui y mène est long et difficile, mais il n'est pas impossible de le parcourir et parfois, d'approcher du but.
Ce chemin est long, difficile, chargé d'embûches comme la tige de la rose est hérissée d'épines, mais aussi parsemé de joies, comme en trouve l'Amant dans le jardin du dieu Amour, et comme en offre le parfum, unique, de la rose. « Et surtout, ce chemin mène à la Connaissance ».
Cette certitude nous est offerte par la référence à Lucine, dont il a déjà été question. Car Lucine, la Lune, symbolise traditionnellement le Mercure des Philosophes, que le processus alchimique va transformer pour obtenir la Pierre Philosophale.
«c'est donc aussi la Rose,
c'est donc aussi la Lumière,
c'est donc aussi la Connaissance»

Et si tel ou tel décide, un jour, de suivre le chemin des fils de science, des enfants d'Hermès, et qu'après de longs et pénibles efforts, il parvienne au but, et devienne un Adepte, peut-être, Hermès Trismégiste lui dira-t-il, comme il le dit dans la Table d'Emeraude : «Tu auras par ce moyen la gloire de tout le monde; et pour cela toute obscurité s'enfuira de toi»

EXTRAIT


"Largesse était tenue en grande estime et grand honneur. Elle avait les sages et les fous absolument sous son pouvoir, tant elle avait fait par ses beaux dons. S'il s'était trouvé que quelqu'un eût pour elle de la haine, je crois pourtant qu'elle en eût fait son ami par sa façon d'obliger; c'est pour cela que l'amour des riches et des pauvres lui était tout acquis. Un homme de haut rang est bien fou s'il est chiche. Un homme de haut rang ne peut avoir nul vice qui lui nuise autant que l'avarice: un homme avare ne peut conquérir ni seigneurie ni grand pays, car il n'a pas une multitude d'amis dont il puisse faire ce qu'il veut. Qu'il n'ait pas souci de son bien celui qui veut avoir des amis, mais qu'il s'en fasse par de beaux dons ; car, exactement de la même manière que la pierre de l'aimant attire à elle le fer subtilement, de même l'or et l'argent qu'on donne conquièrent le cœur des gens".

28 Aralık 2010 Salı

 AUCASSIN ET NICOLETTE  

Aucassin et Nicolette est l’histoire d'amour la plus connue parmi les fables françaises. Elle n’a été conservée que par un unique manuscrit du fonds français de la bibliothèque nationale de France. La date de cette oeuvre reste imprécise. On la situerait plutôt à l'extrême fin du XIIe siècle ou dans la première moitié du XIIIe siècle. Dans le texte même, l’auteur anonyme a baptisé l'oeuvre de « chantefable», ce qui est l'unique attestation de ce mot.

Le manuscrit est constitué de plus de quarante morceaux où alternent des laisses assonancées destinées au chant, introduites par «or se cante» (cela se chante) et des morceaux de prose, passages narratifs faits pour la récitation, précédés de « or dient et content et fabloient» (maintenant on parle, on raconte et l’on bavarde).

Cette chantefable emprunte à la poésie lyrique quelques motifs traditionnels de la chanson d’amour et de la poésie courtoise; à l’épopée, les récits de batailles et le motif de la guerre féodale. L’auteur doit le portrait de l’héroïne au roman ainsi que quelques épisodes merveilleux dont la chasse à la bête magique dans la forêt.

Les personnages sont tout aussi originaux que la forme choisie. Dans cette histoire d'amour contrarié, le jeune homme, Aucassin, est paralysé par son amour et pleure beaucoup tandis que la jeune sarrasine est pleine d'énergie et d'esprit de décision.

Une succession d’heureuses transformations assure aux deux héros un plus grand état de conscience et d’épanouissement. Cette profondeur qu’ils gagnent en évoluant, fera d’eux les seuls personnages vraisemblables de l’oeuvre. Ils imposent leur propre logique au monde de la chantefable, la logique du désir d’aimer.

RESUME
Aucassin  est amoureux de tant de charmes. Nicolette est la plus appétissante fille qui se soit offerte aux lèvres gourmandes d’un homme. Nicolette est aussi amoureuse de son amoureux. L’auteur trace d’Aucassin le même portrait que Nicolette. L’un est en homme ce que l’autre est en femme: deux coprs fondus en un seul. Cependant ce mutuel amour qui eût attendri des tigres, irrite le Comte Garin de Beaucaire refusant l’amour de son fils pour une esclave car Nicolette est achetée aux Sarrasins mais en fait c'est la fille du Roi de Carthage. D'autre part comme le jeune homme est issu d'une famille chrétienne et la demoiselle est considérée comme musulmane cet amour est deux fois impossbile à l'époque.

Le Comte voudrait bien que son fils Aucassin participe à la guerre qui ravage le pays mais celui-ci ne pense qu’à Nicolette, qu’on enferme alors. Aucassin, à la condition de la revoir accepte la bataille et s’y déchaine. Nicolette s’échappe courageusement de sa prison  et se réfuige dans la forêt, préférant les animaux atroces aux hommes, plus féroces et plus bêtes que les animaux. On l’accompagne dans sa fuite tramblant pour elle, ému comme elle, attristé comme elle par l’attente de son ami.

Au château, le Comte Garin libère Aucassin qui va se promener dans la forêt, où il apprend des petits bergers que Nicolette s’y trouve. Tout à sa recherche, il croise un bouvier qui a perdu son bœuf. Il s’éloigne de lui, trouve une hutte qu’il devine construite par Nicolette. Il s’y repose, blessé lors d’une chute de cheval. Nicolette arrive et le guérit.

Ils voyagent, sont pris par une tempête. Ils se retrouvent à Torelore où tout est à l’envers, puis sont enlevés et séparés. Aucassin se retrouve à Beaucaire où son père est mort, et Nicolette à Carthage, son pays natal, d’où, déguisée en jongleur, elle s’échappe pour rejoindre Beaucaire. Elle se dévoile à Aucassin; il la prend pour femme « et ils s’abandonnent à leur plaisir ».



EXTRAIT DE L'OEUVRE
Un jour je vis un pèlerin
Qui s'en venait du Limousin:
II était frappé de vertige.
Il gisait couché dans un lit
Sans voix, sans souffle, déconfit
Et mal en point. Mais, ô prodige!
Près du lit tu vins à passer;
Tu soulevas, sans y penser,
Ta robe et ton manteau d'hermine,
Et ta chemise de blanc lin;
II aperçut ta jambe fine,
Et fut guéri le pèlerin:
Du lit il se leva sur l'heure
Et retourna, gaillard et sain,
En son pays de Limousin.
Douce amie, ô toi que je pleure,
Ma Nicolette, ô mon amour,
Au doux aller, au doux retour,
Au doux maintien, au doux langage,
Aux doux baisers, au doux visage,
Au front blanc plus pur que le jour,
Contre toi quelle âme inhumaine
Pourrait se sentir de la haine?...
 HELOÏSE ET ABELARD
 -UNE VRAIE HISTOIRE D'AMOUR AU MOYEN-AGE-

Héloïse et Abélard, c’est l'histoire d'un amour passionnel entre une jeune fille noble et orpheline, nièce du chanoine Fulbert, et un maître renommé des Ecoles parisiennes. Ils vivent une liaison honteuse, irrecevable pour les mentalités du temps, au début du XIIe siècle. De cette union clandestine, au nez et à la barbe de Fulbert qui ne se doute de rien, naît un enfant prénommé Astrolabe. Lorsque l'oncle trompé découvre la vérité, il exige que les deux amants se marient. Abélard se retrouve dans une impasse; son état de clerc ne lui interdit pas de se marier, mais un tel acte nuirait considérablement à sa réputation. Le mariage secret a tout de même lieu. Mais la rumeur commence à circuler. Pour sauver la face et faire illusion, Abélard place Héloïse au couvent d'Argenteuil.

Argenteuil où le temps de l'absence sublime le désir. Le temps des messages, que chacun s'exalte à écrire et à recevoir. "Sous prétexte d'étudier, nous nous livrions entiers à l'amour" écrivait Abélard Le couple, dès le début, prend plaisir à cet échange, au point de s'adresser sous le même toit des tablettes de cire. Aux sept premières lettres déjà connues qui ont largement contribué à faire passer les deux amants à la postérité, viennent s'en ajouter cent seize autres aujourd'hui traduites.

Provenant de Clairvaux et conservé à la bibliothèque de Troyes, où l'a découvert un médiéviste allemand, un manuscrit unique contient une correspondance amoureuse, située par son auteur dans la première moitié du XIIe siècle en Ile-de-France, et copiée au XVe siècle par Jean de Woëvre. Souvent allusives, ces lettres s'épanchent parfois sans équivoque. L'homme, comblé, s'exclame : « Nous n'avons pas besoin de mots, puisque nous avons la chose à profusion », ajoutant que les lettres suppléent à la présence. Une autre fois, après avoir dit que le billet reçu d'elle attise son amour, il promet : « Je préfère te le prouver en actes que le démontrer en mots, je désire trop te voir, je me consume de désir».

Le milieu culturel des deux personnages est à la fois religieux et littéraire. Sous leur plume abondent des images bibliques, prises surtout dans Le Cantique des cantiques, et des références au De amicitia de Cicéron, à la Pharsale de Lucain, et à L'Art d'aimer d'Ovide. La femme admire le maître, qui « déjà nourri au berceau de la philosophie, a bu à la fontaine de la poésie »; l'homme s'adresse à « la seule disciple de la philosophie parmi les jeunes filles de notre temps ». Les deux personnages peuvent donc à juste titre être identifiés comme Héloïse et Abélard : « Les lettres en effet leur vont comme un gant ; il n'y a pas un seul détail, dans le cours des cent seize messages conservés, qui rende cette solution improbable. Cette attribution possède un tel degré de probabilité qu'il est à ce jour impossible de trouver une meilleure option », selon Ewald Könsgen. L'emploi d'un mot insolite le prouve: la femme écrit qu'elle désire « une gouttelette de connaissabilité», sciabilitas en latin. Ce mot abstrait, Abélard vient en 1117 de le forger. Qui d'autre qu'elle pouvait le connaître ? Ce même mot figure sur la stèle érigée par Héloïse sur la tombe d'Abélard : « cui soli patuit scibile quidquid erat », « le seul à avoir tout éprouvé du connaissable ».


Ces missives, non datées, s'échelonnent à l'évidence sur une longue durée. On incline donc à croire qu'elles ont été échangées durant toute la période des amours, et à les dater de 1116-1118, jusqu'à Argenteuil le lieu du drame, car Héloïse voyait juste, il était inéluctable: les mentalités sont incompatibles. Abélard ne prête attention qu'au mépris des clercs pour le mariage, quand Héloïse appartient à une famille noble qui se juge déshonorée. Le secret ne répare pas. Abélard exige le mensonge, et donc Héloïse ment. Pour comble, une fois encore, elle disparaît. Lorsque les membres de la famille d'Héloïse découvrent enfin son refuge, leur colère les conduit à la méprise. Encore un outrage, un couvent l'endroit où les maris ont l'habitude de conduire leur femme lorsqu'ils veulent s'en débarrasser. Ils passent aux représailles, soudoient un serviteur et engagent un châtreur professionnel. De nuit, le serviteur ouvre la porte, l'homme va à la chambre où dort le maître, ses aides le maîtrisent, et il le castre. Pour achever la vengeance, le bruit se répand aussitôt et au matin les curieux s'assemblent devant la porte, ses élèves se lamentent, leurs cris le torturent, la honte le tourmente plus que sa blessure.
La victime porte plainte, châtreur et serviteur subissent la loi du talion: ils sont châtrés, et pour faire bonne mesure, ont l'oeil arraché. Mais les exécutants paient pour les commanditaires. Ce geste est un crime d'honneur commis par un clan. Quand Abélard accuse l'oncle, il lui reproche d'avoir été solidaire des siens sans comprendre ses scrupules de clerc. Mais Fulbert disculpé garde toute la tendresse d'Héloïse puisqu'il figure dans l'obituaire (registre des défunts) du Paraclet.

Mutilé, le maître va se cacher à l'abbaye de Saint-Denis et, ses plaies cicatrisées - au corps mais non à l'âme -, revêt l'habit bénédictin. Le même jour, Héloïse prend le voile à Argenteuil. Cependant, la brutalité de l'attentat a dû nuire à son prestige et encourager l'audace de ses ennemis, car il ne cesse depuis ce moment de recevoir des coups. Il les attire par sa lucidité d'esprit et son caractère atrabilaire sans doute aggravé par la mutilation. Il se rend indésirable à Saint-Denis, s'évade, se réfugie à Provins, obtient enfin la permission de quitter l'abbaye.
Abélard est libre, et seul. Des amis champenois lui donnent une terre, sur les bords de l'Ardisson, où il élève un oratoire. Mais il ne reste pas longtemps ermite. Ses étudiants, dès que sa retraite est découverte, accourent, construisent autour de l'ermitage de petites maisons de chaume et de roseaux, et lui font reprendre ses cours. La vie commune s'organise en une sorte de campus autogéré.


Mais l'indépendant reste suspect. Le comte Conan de Bretagne pense le sauver en le faisant élire abbé par les moines de Saint-Gildas-de-Rhuys. Tout autre que lui aurait été satisfait, lui est horrifié: ses moines sont grossiers, ignares, concubins, et surtout n'ont que faire de ses sermons. Un an plus tard, en 1129, un événement survient, qui lui offre une issue imprévue. Suger, muni d'une charte opportunément exhumée, chasse d'Argenteuil - qu'il dit appartenir à Saint-Denis - les moniales et Héloïse leur prieure; ce geste s'apparente fort à une revanche prise sur l'épouse des ennuis causés par le mari. Celui-ci a l'art de retourner la situation à son avantage. Il installe les expulsées au Paraclet, où il peut ainsi revenir à son gré. Ces visites lui rendent supportable Saint-Gildas. Mais les voisins champenois s'émeuvent, la rumeur enfle, cruelle pour un castré, l'empêche désormais d'y séjourner.

Cloîtré dans son abbaye bretonne, il y affronte des moines révoltés. C'est alors, en 1136, qu'il rédige le récit de ses malheurs passés et trace un tableau effrayant de ses tribulations. Héloïse apprend, horrifiée, la vie qu'il endure, lui écrit, et sa lettre entrelace l'angoisse devant sa mort et le rappel des délices passées. Elle va, elle aussi, à l'essentiel: s'il périt, elle veut sa dépouille. Et, s'écriant « jamais je n'ai cherché en toi que toi », elle lui redit son amour. Ses lettres du Paraclet, évoquant la brûlure du souvenir, reprennent les mots des lettres d'autrefois, lues et relues. Il répond, en moine écrivant à une abbesse. Elle insiste, en vain. Seule la prière composée pour elle laisse percer ses sentiments: « Vous nous avez unis, Seigneur, et vous nous avez séparés quand et comme il vous a plu... ceux que vous avez séparés l'un de l'autre dans le monde, unissez-les à vous pour l'éternité».  Elle sait que c'est une maigre consolation. Abélard, de nouveau condamné en concile, sur le chemin de Rome meurt à Cluny le 21 avril 1142.

Le mausolée d'Héloïse, morte en 1164 et Abélard, sera édifié aux frais de l'Etat. C'est pour obtenir la faveur du public chrétien, hostile tout d'abord à l'idée de ne pas être enterré en terre bénie par l'Eglise, que la Mairie de Paris décida de transférer leurs ossements au Père-Lachaise en 1817, avec ceux des révérends pères jésuites, de Molière et de La Fontaine.

27 Aralık 2010 Pazartesi

 LES ROMANS IDYLLIQUES ET D'AVENTURES

Parallèlement aux romans bretons, au 12ème et au 13ème siècles, se développe en France un genre de romans qui ne doivent rien à la légende arthurienne: ils racontent une histoire d'amour dans un cadre d'aventures extraordinaires. On a voulu les rattacher à l'Orient, que les Croisades venaient de révéler, et aux légendes byzantines. Il est possible qu'ils doivent quelque chose à ce fond; mais il serait aussi simple de supposer que la trame en a été inventée par l'imagination des auteurs français. Le thème est en général le suivant: le héros et l'héroïne, de condition différente, sont élevés ensemble; ils s'aiment; les préjugés et la volonté de leurs parents les séparent; après mille aventures fantastiques, ils finissent par se rejoindre et par être heureux.

Les principaux romans de cette catégorie publiés au 12ème siècle sont "FLOIRE ET BLANCHEFLEUR"; "L'ESCOUFLE OU GUILLAUME ET AELIS"; "PARLENOPEUS DE BLOIS"; "LA CHATELAINE DE VERGY"; "LE ROMAN DE LA VIOLETTE".

FLOIRE ET BLANCHEFLEUR
C'est l'histoire merveilleuse du chevalier Floire et de la petite Blanchefleur qu'il poursuit à travers le monde, qu'il finit par trouver dans le palais de l'émir de Babylone et qu'il ramène à la cour du roi son père où il l'épouse. La langue de ce roman est raide et archaïque; mais les caractères sont bien tracés et le récit est conduit avec fermeté.

EXTRAITS DE L'OEUVRE
C’est le jour de Pâques fleuries, ainsi que le rapporte l’histoire de nos deux héros, qu’arriva le terme où elles devaient mettre au monde les enfants qu’elles portaient. (…) La païenne eut un garçon et la chrétienne une fille. À leur naissance, les deux enfants reçurent un nom en rapport avec la fête: la chrétienne, d’après Pâques Fleuries, donna à sa fille le nom de Blanchefleur, et le roi celui de Floire à son fils lorsqu’il eut appris ce que signifiait cette fête.

(…)La chrétienne sut élever le garçon à la perfection; elle prenait soin de lui plus encore que de sa propre fille; elle n’aurait su dire lequel des deux elle préférait. Elle les éleva ensemble jusqu’à ce qu’ils eussent deux ans accomplis. À l’exception de l’allaitement, elle ne leur donna jamais séparément à manger ni à boire. Elle les couchait dans un même lit, les nourrissait et les faisait boire tous les deux ensemble.

(…) Les voilà tous deux à l’école, où ils purent se parler tout à leur aise. Chacun des deux progressait si bien grâce à l’autre que c’en était surprenant. Les deux enfants s’aimaient beaucoup, et ils rayonnaient d’une même beauté. Aucun des deux ne pouvait rien faire si l’autre était absent. Aussitôt que Nature leur permit, ils mirent toute leur ardeur à s’aimer: ils apprenaient avec intelligence et s’appliquaient de leur mieux à retenir! Ils lisaient les livres païens où ils entendaient parler d’amour; ce qui leur plaisait particulièrement c’était les ruses d’amour qu’ils y trouvaient. Grâce à ses lectures, ils en arrivèrent très vite à s’entre-aimer d’un amour autre que l’attachement fraternel qui les avait animés jusque-là.
 JEAN RENART

Jean Renart est un écrivain français de la fin du 12ème siècle et de la première partie du 13ème siècle. Il est considéré comme l'héritier de Chrétien de Troyes. En effet, son style rappelle le ton courtois de ses ouvrages. Cependant, le cadre dans lequel il place ses histoires reste original.

Sa vie est mal connue. Originaire de l’Oise et de formation cléricale, il a peut-être été ménestrel. Il ne signe clairement qu’un texte de son nom: “le Lai de l'ombre”. Mais au début de ce poème, il fait une allusion explicite à un autre texte en vers, un roman, “l'Escoufle”; et des similitudes d’intrigue, des critères stylistiques, ainsi qu’un anagramme, permettent de lui attribuer de façon sûre “le Roman de la Rose” mais son nom le plus courant est  "le Roman de Guillaume de Dole" pour ne pas le confondre avec celui de Guillaume de Lorris et Jean de Meun. Jean Renart évolue dans un milieu de grands seigneurs : “l’Escoufle” est envoyé à un comte de Hainaut, ce qui permet de la dater vers 1200-1202; “le Lai de l’ombre” est dédicacé à un évêque non précisé; “le Roman de la Rose” ou de “Guillaume de Dole” est dédicacé à Milon de Nanteuil, évêque de Beauvais.

Dans “le Roman de la Rose” ou de “Guillaume de Dole”, par ses allusions à des faits contemporains, en éliminant les éléments merveilleux propres à la tradition bretonne, Jean Renart manifeste un souci d'actualisation qui oriente le roman dans la voie du réalisme; Renart est aussi le premier auteur à insérer des intermèdes lyriques chantés qui viennent ponctuer et commenter l’action, un procédé qui sera repris par d'autres auteurs.


LE ROMAN DE LA ROSE OU DE GUILLAUME DE DOLE

L’histoire repose sur le thème de la chasteté d'une femme, chasteté mise à l'épreuve par un traître qui produit une preuve trompeuse. L’empereur Conrad tombe amoureux sans l’avoir vue, grâce à une chanson de trouvère, de Liénor, sœur de Guillaume de Dole. Il invite le frère à sa cour, où celui-ci s’illustre dans un tournoi. Le sénéchal de l’empereur, jaloux du nouveau venu, se rend à Dole et obtient par ruse de la mère de Liénor un détail intime sur la jeune fille; elle a sur la cuisse une tache de naissance en forme de rose. Le sénéchal peut alors prétendre devant l’empereur qu’elle s’est donnée à lui. Liénor décide de démasquer l’imposteur: elle lui fait envoyer, de la part d’une autre femme que le sénéchal a courtisée en vain, une aumônière contenant un anneau, une broche et une ceinture; puis se rend à la cour de l’empereur, prétend que le sénéchal l’a violée et lui a volé les objets qu’elle lui a fait remettre. Le sénéchal jure n’avoir jamais vu cette jeune fille: Liénor dévoile alors le détail de la rose, confond le sénéchal qu’on oblige à se croiser, et épouse l’empereur.


L’ESCOUFLE OU GUILLAUME ET AELIS
L’Escoufle est un roman de 9102 vers, qui traite le thème des amours contrariées par un père, mêlé au thème de l'oiseau;un escoufle, c'est-à-dire un milan, voleur d'un objet précieux;un anneau, gage d'amour. Guillaume de Montivilliers est promis à Aelis, fille de l’empereur de Rome, dont son père est conseiller. À la mort du père de Guillaume, l’empereur revient sur sa promesse, et les deux jeunes gens s’enfuient vers la France. Aelis a donné à Guillaume une aumônière contenant un anneau. Un escoufle s’en empare. Guillaume part à la poursuite de l’oiseau; les amants sont longtemps séparés et se retrouvent après de multiples péripéties.

EXTRAITS DE L'OEUVRE

Remplissant son devoir, le comte joua tant avec son épouse qu’elle conçut un fils qui plus tard fut empereur. (…) Dès sa naissance, on alla chercher les parrains, l’huile et le crème et un évêque pour le baptiser (…) les parrains l’appelèrent Guillaume. Ce jour même, l’impératrice accoucha d’une fille qui reçut le nom d’Aélis; l’empereur fut transporté de joie en apprenant la nouvelle, et n’allez pas croire que le comte Richart en éprouva moins pour son beau fils.

On ne pouvait dire lequel emportait sur l’autre, de Guillaume et de Aélis. Nulle part on n’eût trouvé deux êtres si pareils de visage, de bouche, de regard; on les aurait cru frère et sœur.

On mena l’enfant manger dans la chambre de la demoiselle. Son cœur éclata et se sentit léger comme un oiseau d’avoir un tel compagnon. L’empereur et sa femme demandèrent d’un commun accord de les laisser ensemble, refusant qu’on les sépara pour boire et pour manger, afin d’être traités l’un et l’autre absolument de la même manière. Tous deux se félicitèrent de cette agréable existence et les gens avaient plaisir à contempler leur exceptionnelle beauté.

Ils furent bien trois ans ensemble, sans le moindre désaccord entre eux. Ils se voyaient sans difficulté, chacun des deux tout à l’autre, et l’amour, qui use de ses séductions, les engagea à s’appeler du doux nom « d’amis ». (…) La demoiselle ne manqua pas, à cause de sa gouvernante et de sa mère, de l’appeler ami ou frère, frère pour cacher l’autre nom de sorte que les gens de la maison y voyaient plutôt de l’affection que de l’amour.

Un jour l’empereur était couché sous une tente, dans son verger; ses gens et ses chevaliers s’amusaient à cueillir des fruits, ne voulant pas gêner leur seigneur et le comte, désireux de s’entretenir et de se consulter sur leur affaire. Guillaume et Aélis, éprise de lui, allaient comme ami et amie, s’amusant dans le verger et faisant semblant de manger des fruits, se poursuivaient, se poussaient mutuellement, puis se regardaient, craignaient que leurs pères ne les aperçussent. Mais le bon comte et l’empereur n’y voyaient rien de mal. L’empereur n’aimait rien tant que le damoiseau et sa fille: c’est bon grain qui va germer, pensait-il, et tout le monde devrait songer à les assortir. Pour leurs beaux yeux, leurs têtes blondes, leurs corps parfaits, ils étaient à l’évidence les plus séduisants de leur lignée, et plus encore pour leurs qualités d’esprit.(…)

-Cher comte, (…) au nom de l’amitié que je vous ai portée et que je désire conserver, je veux faire de Guillaume l’héritier de ma terre et de mon titre et lui donner pour femme ma fille que voilà (...).

26 Aralık 2010 Pazar

 LE MYTHE DE PHAÉTON

C’est la version d'Ovide, que vous allez lire ci-dessous. Celui-ci a consigné dans ses "Métamorphoses", véritable texte fondateur de la mythologie classique, l'histoire de Phaéton, fils de la nymphe Clyméné et de Phébus-Hélios, le dieu du Soleil.

L'Océanide Clyméné étant l'épouse de Mérops qu'elle a trompé avec Phébus, Phaéton entretient de légitimes doutes sur sa filiation divine. Sa mère l'engage donc à en obtenir la confirmation de Phébus lui-même. Après un long voyage, il arrive enfin au palais du Soleil. Le Soleil l'ayant aperçu l'accueille en fils et lui demande ce qu'il est venu chercher sur ces hauteurs. Phaéton lui répond qu'il sollicite des gages qui attesteraient qu'il est vraiment issu du dieu, des gages suffisamment forts pour qu'ils chassent tout doute de son esprit. Alors, pour faire plaisir à son fils, Phébus jure sur le Styx de lui accorder tout ce qu'il désire.

A peine a-t-il achevé que Phaéton demande le char de son père et le droit de le conduire pendant une journée. Aussitôt, le père se repent amèrement de son serment. Il ne peut plus revenir sur son engagement mais tente de dissuader Phaéton car la tâche ne convient ni à ses forces, ni à son jeune âge. Par tous les moyens, il cherche à faire revenir Phaéton sur son souhait, mais celui-ci, rebelle à ce discours, persiste dans son projet, le dieu du Soleil est alors obligé de se soumettre.

Les chevaux du Soleil pleins de fougue s'élancent mais le joug n'a pas son poids ordinaire. Dès que le quadruple attelage s'en est aperçu, il se précipite, abandonne la piste battue et ne suit plus la même direction qu'auparavant. Phaéton s'épouvante, il ne sait de quel côté tirer les rênes, il ne sait de quel côté est son chemin. Les chevaux s'élancent, tantôt jusqu'aux étoiles fixées dans les hauteurs, tantôt par des descentes et des précipices, ils tombent dans des espaces voisins de la terre. Les flammes dévorent alors les lieux les plus élevés de la terre qui se fend, s'entrouvre et se dessèche. De grandes villes périssent avec leurs remparts; des territoires entiers avec leur population sont réduits en cendre par l'incendie. Des forêts brûlent avec les montagnes. La mer se resserre, des plaines de sables arides remplacent ce qui était naguère l'océan, des montagnes jusque-là couvertes par ses eaux profondes, surgissent.

Alors le souverain des dieux Zeus-Jupiter, pour éviter la destruction de l'Univers, lance sa foudre contre le conducteur du char et réduit son char en miettes.
 PROMÉTHÉE -CRÉATEUR DES HOMMES-
Certaines légendes attribuent la création de la race humaine à Prométhée dont le nom, en grec, signifie prévoyant et Epiméthée, son frère.

Prométhée créant les hommes
Epiméthée dont le nom signifie "qui réfléchit trop tard", quand il créa les animaux, avant de créer l'homme, leur distribua les meilleurs dons, sans trop y réfléchir: force, rapidité, plumes, poils, ailes, coquilles, etc., de telle façon que les hommes n'avaient pas d'enveloppe protectrice, pas les qualités nécessaires pour lutter contre les animaux et dominer la nature. Epiméthée regretta son erreur et appela Prométhée, son frère pour l'aider. Prométhée donna alors aux hommes une forme plus noble que celle des animaux en les faisant se tenir debout, à l'image des dieux.
Ne voulant pas laisser sa créature démunie de tout, il va ensuite dans le ciel, jusqu'au char du Soleil, à qui il dérobe le feu à l'aide d'une torche et qu'il cache dans la tige d'une férule, il l'apporte ensuite sur la Terre, aux hommes qui en son absence se sont multipliés. Le feu devient alors, pour les hommes une protection et leur permet d'avoir certaines activités telles que la culture qui permet alors à l'homme de déjouer la nature.
Dans certaines légendes Prométhé apparaît donc comme le dieu qui a enseigné aux hommes. Prométhée apparaît aussi comme la contadiction qui oppose les dieux aux hommes car les dieux sont responsables des maux qui accablent les hommes, et ceux-ci ne peuvent s'épanouir qu'en s'affranchissant des dieux, par une attitude de défi et de révolte.
A la suite de cette première injure qu'il fit à la puissance de Zeus, Prométhée imagine un autre méfait: Il tue un taureau et le découpe en deux part, l'une est constituée des plus mauvais morceaux en dessous de la partie de la peau la plus belle de l'animal et l'autre de la partie de la chair la meilleure en dessous de la partie de peau la plus laide de l'animal. Il propose alors à Zeus de choisir sa part. Zeus choisit évidemment la part la plus belle en apparence et laisse l'autre part aux hommes. C'est ainsi que dans les sacrifices, les hommes brûlent les os dont les dieux goûtent les fumets, tandis que les hommes mangent la bonne chair des animaux morts, mais leur faim est toujours renaissante.
Zeus, trompé, décide alors de se venger des hommes et de Prométhée. Aux premiers il envoit Pandore, belle jeune femme crée par Héphaistos, qui répandit tous les malheurs sur la terre en ouvrant sa boîte qui comporte les maux tels que la fatigue, la maladie, la souffrance, la mort, Zeus cache également le feu, dont les hommes se servaient pour cuire les viandes, et les oblige à travailler pour faire pousser un grain qui, jusqu'ici, se développait en abondance sans qu'on ait à s'en occuper.
L'âge d'or est terminé. Et Prométhée est enchaîné par Héphaistos sur le plus haut sommet du Caucasse, où à l'infini, les aigles et vautours viennent lui dévorer le foie qui renaît chaque nuit. C'est Héraclès qui, passant par-là perce d'une flèche les rapaces et libère Prométhée. Prométhée eut alors droit à la clémence de Zeus étant fier d'Héraclès, son fils, parce que Prométhée avait prédit à Zeus de ne pas épouser Thétis, s'il ne voulait pas se faire détrôner par son fils.
Cependant, Prométhée du porter une bague faite de l'acier de ces chaînes et d'un petit bout de rocher du Caucasse, symbole du châtiment qu'il a mérité. Une autre légende dit que Prométhée doit sa délivrence à Chiron, le centaure. Prométhée, malin, aurait entendu les cris de Chiron immortel, blessé par une flèche d'Héraclès, et qui ne supportant pas la souffrance, aurait réclamé la mort. Prométhée lui propose alors d'échanger la mort contre l'immortalité, et Chiron, n'en pouvant plus accepte. Prométhée devient alors immortel à sa place et est libéré par Zeus.
 LE MYTHE DE PANDORE

Pandore signifiant en grec "qui a tous les dons" est la première femme façonnée par Héphaïstos, douée de la vie par Athéna et envoyée par Zeus sur la Terre, porteuse d'une jarre contenant tous les maux de l'univers tels que "fatigue, maladie, souffrance, mort...", pour se venger de Prométhée et de la race trop puissante des mortels.
Elle avait pour mission de séduire les mortels et de les conduire à leur perte. Prométhée refusa ce cadeau empoisonné, mais son frère Épiméthée l'accepta, la choisit pour épouse et un jour, par curiosité, soulevat le couvercle d'une jarre qu'elle devait laisser fermée et en laissa s'échapper tous les maux qui se répandirent sur l'Univers et Pandore referma le couvercle sur l'Espérance qui resta au fond.
On attribue à Pandore la beauté, la grâce, la ruse, l'audace et la force. L'homme n'est désormais plus seul, il doit composer avec ses besoins, doit la charmer, la faire vivre et l'honorer pour avoir des enfants. Il est séduit, voire même jaloux ou cruel. C'est la fin de la solidarité et de la paix! De cette première femme naquit l'espèce féminine qui est soit disant "néfaste à l'homme et dont la nature est portée au mal". Selon certaines légendes, la cause des malheurs répandus sur la terre ne seraient pas issus de la mauvaise nature de Pandore mais simplement de sa curiosité.

24 Aralık 2010 Cuma

 LES AMOURS

Ovide dans “Les Amours”, décrit des thèmes comme l’attente devant une  porte fermée, la maladie de la femme aimée, l’amitié, la jalousie, la joie du premier triomphe etc, tout le recueil est inspiré par l’amour.
Les Amours furent d’abord édités en 5 livres puis en 3 livres seulement. Ovide avait remanié l’œuvre pour y supprimer un certain nombre de pièces qu’il ne jugeait pas satisfaisantes. Corinne est le nom qui domine l’œuvre, on ne sait si elle exista vraiment, mais elle semble plutôt être le résulta d’une sorte de « mélanges » des femmes que connaissait, désirait ou aimait Ovide. Donc les Amours ne sont pas le reflet d’un amour vécu, c’est un recueil à la gloire de l’amour et de la femme aimée. L’amour est une sorte de combat. On peut en inférer qu’il vaut mieux faire l’amour que la guerre, voilà une nouvelle que n’allait pas ravir les puissants; Ovide d’ailleurs, allait bientôt s’en rendre compte.
Ovide nous dit que c’est Cupidon qui est venu l’inciter à travailler sur une telle oeuvre.

LIVRE PREMIER

ÉLÉGIE I
(…)Je me plaignais encore, lorsque soudain l’Amour, détachant son carquois, choisit les traits destinés à me percer; d'un bras vigoureux il banda sur son genou son arc flexible. "Reçois, poète, me dit-il, un sujet pour tes chants". Malheureux que je suis! Les flèches d'un enfant ont atteint le but qu'il leur avait assigné: Je brûle; l'Amour règne dans mon coeur libre jusqu'à ce jour. Mon premier vers aura six pieds et retombera sur cinq. Adieu les guerres sanglantes et le rythme qui leur convient. Muse, ton front doré ne doit ceindre que le myrthe verdoyant, et tu n'auras qu'onze pieds à moduler en deux vers.

ÉLÉGIE III
Ma prière est juste: que la jeune beauté qui vient de m'asservir, ou continue de m'aimer ou fasse que je l'aine toujours. Hélas! c'est trop exiger encore; qu'elle souffre seulement que je l'aime, et Vénus aura exaucé tous mes voeux. Souris, ô ma maîtresse, à l'amant qui jure d'être à jamais ton esclave! Reçois les serments de celui qui sait aimer avec une inviolable fidélité. Si, pour me recommander à toi, je n'ai point à invoquer les grands noms d'une illustre famille; si le premier de mes aïeux n'était qu'un simple chevalier; si, pour labourer mes champs, je n'ai pas besoin d'innombrables charrues; si mon père et ma mère sont forcés de vivre avec une sage économie; que j'aie du moins pour répondants et Phébus et les neuf Soeurs, et le dieu qui inventa la vigne, et l'Amour qui te livre mon être, et ma fidélité que nulle autre ne me fera trahir, et mes moeurs innocentes, et mon coeur simple et sans détours, et la pudeur qui colore souvent mon front. Mille beautés ne me plaisent point à la fois, je ne suis pas inconstant en amour; toi seule, tu peux m'en croire, tu seras à jamais mes seules amours; ces années que me filent les trois Soeurs, puissé-je les passer à tes côtés; puissé-je mourir avant que tu te plaignes de moi!

Sois l'objet heureux qui inspire mes chants, et mes vers couleront dignes de leur sujet. C’est la poésie qui a rendu célèbres et la nymphe Io, épouvantée de ses cornes naissantes, et Léda, que séduisit Jupiter sous la forme d'un cygne, et Europe qui traversa la mer sur le dos d'un taureau mensonger, tenant, de ses mains virginales, les cornes de son ravisseur. Nous aussi, nous serons chantés dans tout l'univers, et à ton nom sera toujours uni le mien.

ÉLÉGIE IX
Tout amant est soldat, et l'Amour a son camp; oui, Atticus, crois-moi, tout amant est soldat; l'âge qui convient à la guerre est aussi celui qui convient à Vénus. Honte au vieux soldat! honte au vieil amant ! le nombre d'années qu'exige un chef dans un brave soldat est celui qu'une jeune beauté demande à l'heureux possesseur de sa couche; ils veillent l'un et l’autre; tous deux ils ont souvent pour lit la terre; l’un garde la porte de sa maîtresse, l'autre celle de son général; le soldat doit parcourir de longues routes, l'intrépide amant suivra jusqu'au bout du monde sa maîtresse, obligée de partir: il franchira les montagnes escarpées, les torrents grossis par les orages, et traversera sans crainte les neiges amoncelées; prêt à voguer sur les mers, il ne redoutera point les vents déchaînés, il n'attendra pas le temps propice à la navigation. Quel autre qu'un soldat ou qu'un amant bravera la fraîcheur des nuits et la neige mêlée à des torrents de pluie? L'un est envoyé comme éclaireur au-devant de l'ennemi; l'autre a les yeux fixés sur son rival comme sur un ennemi; celui-ci assiège des villes menaçantes, l’autre le seuil de son inflexible maîtresse; tous deux ils enfoncent des portes d'inégale grandeur. On fut souvent vainqueur pour avoir surpris un ennemi plongé dans le sommeil, et massacré avec le fer une armée sans défense; ainsi périrent les farouches bataillons du Thrace Rhésus; nobles coursiers, captifs alors, vous fûtes enlevés à votre maître! Souvent aussi les amants profitent du sommeil des maris, et tournent les armes contre un ennemi endormi; échapper à la vigilance des gardiens, à celle de vingt Argus, voilà le triste et continuel devoir du soldat et de l'amant.

Rien de certain ni sous les drapeaux de Mars ni sous ceux de Vénus: les vaincus se relèvent et l'on voit tomber ceux que l'on croyait invulnérables. Qu'on cesse donc d'appeler l'amour de l'oisiveté; l'amour est soumis à des épreuves de tout genre. Le grand Achille brûle pour Briséis, qu'on lui a enlevée; pendant que sa douleur vous le permet, anéantissez, Troyens, les forces de la Grèce: Hector s'arrachait des bras d'Andromaque pour voler aux combats; c'est la main d'une épouse qui couvrait sa tête du casque guerrier. Le premier des chefs de la Grèce, le fils d'Atrée, à la vue de la fille de Priam, les cheveux épars comme ceux d'une bacchante, resta, dit-on, dans une muette admiration. Mars lui-même fut pris dans les filets qu'avait forgés Vulcain. Nulle histoire ne fit plus de bruit dans le ciel. Moi-même j'étais paresseux et né pour une molle oisiveté; le lit et le repos avaient énervé mon âme; le désir de plaire à une jeune beauté mit un terme à mon apathie; il me fallait faire mes premières armes à son service. Depuis ce temps, tous me voyez toujours agile, toujours occupé de quelque expédition nocturne. Voulez-vous ne point languir dans l'oisiveté? aimez. 

LIVRE DEUXIÈME

ÉLÉGIE I
Encore un ouvrage d'Ovide qu'a vu naître l'humide contrée des Pélignes au fécond littoral, d'Ovide, le poète de ses propres folies. C'est encore l'Amour qui l’a voulu. Loin d'ici, oui, loin d'ici, beautés sévères! Vous n'êtes point l’auditoire qu'il faut à de tendres accents. Je veux être lu par la vierge dont le coeur s'enflamme à la vue de son fiancé, et par le jeune adolescent que l’Amour vient de blesser pour la première fois; je veux que l'amant, frappé du même trait que moi, reconnaisse, en me lisant, le feu qui le dévore, et qu'après un long étonnement il s'écrie: "Comment ce poète a-t-il connu le secret de mes amours ?" (…)

ÉLÉGIE XV
Anneau qui vas entourer le doigt de ma belle maîtresse, toi qui n'as de prix que par l'amour de celui qui te donne, va, et sois pour elle un présent agréable; que, te recevant avec joie, elle te place aussitôt à son doigt. Sois fait pour elle: comme elle est faite pour moi; sois la juste mesure de son doigt, sans le presser trop heureux anneau, ma maîtresse va te toucher en tous sens; hélas ! j'envie déjà le sort de mon présent.

Oh! que ne puis-je, par les enchantements de la magicienne d'Ea et du vieillard de Carpathos, devenir tout à coup ce que je donne! Alors, je voudrais que ma maîtresse touchât à sa gorge, et que sa main gauche se portât sous sa tunique; je glisserais de son doigt, si étroitement serré que j'y fusse, je m'élargirais par enchantement, et j'irais tomber sur son sein. Moi aussi, quand elle voudrait sceller ses tablettes mystérieuses, et empêcher la cire de s'attacher à la pierre, je toucherais le premier les lèvres humides de ma belle maîtresse, pourvu seulement que je ne servisse jamais à sceller un écrit douloureux pour moi. Si elle me donnait pour qu'un me plaçât dans l'écrin, je refuserais de quitter son doigt, et je me rétrécirais pour le serrer plus fortement.

Que jamais, ô ma vie! je ne devienne pour toi un sujet de honte, ni un fardeau que refuse ton doigt délicat. Porte-moi, soit que tu plonges tes membres dans un bain tiède, soit que tu te baignes dans l'eau courante ; peut-être alors que, devant ta nudité, l'Amour éveillera mes sens, et que, de ton anneau, je deviendrai ton amant.

OVIDE

AUTEURS et LEURS OEUVRES

  • Louis Aragon (20ème siècle)
  • Samuel Beckett - "En Attendant Godot" (20ème siècle - Théâtre)
  • Eugène Ionesco - "La Cantatrice Chauve", "Rhinocéros" (20ème siècle - Théâtre)
  • Aimé Césaire - "Cahier du Retour au Pays Natal" (20ème siècle)
  • Jacques Prévert - "Paroles" (20ème siècle)
  • Marguerite Yourcenar - "Alexis ou Le traité du Vain Combat" (20ème siècle)
  • André Breton - "Nadja" (20ème siècle)
  • Jean Cocteau - "Les Enfants Terribles" (20ème siècle)
  • Jean-Paul Sartre - "Huis Clos", "Les Mouches", "La Nausée", "Le Mur" (20ème siècle)
  • Albert Camus - "L'Etranger", "La Peste" (20ème siècle)
  • Colette - "Les Séries de "Claudine" (20ème siècle)
  • Guillaume Apollinaire - "Calligrammes" (20ème siècle - Poésie)
  • André Gide - "Les Nourritures Terrestres", "La Symphonie Pastorale", "Les Caves du Vatican", "Les Faux Monnayeurs" (20ème siècle)
  • Paul Verlaine - "Romances Sans Paroles" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Arthur Rimbaud - "Le Dormeur du Val" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Mallarmé - "Poésies" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Charles Baudelaire - "Les Fleurs du Mal", "L'Etranger" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Emile Zola - "Germinal", "L'Assommoir", "Thérèse Raquin", La Bête humaine" (19ème siècle, Naturalisme)
  • Guy de Maupassant - "Papa de Simon", "L'Auberge", "Aux Champs", "La Ficelle", "Pierrot", "Toine", "La Bête du Maitre Belhomme", "La Parrure", "La Dot", "La Rempailleuse" (19ème siècle - Réalisme)
  • Alexandre Dumas - "Les Trois Mousquetaires", "Le Comte de Monte Cristo", "La Reine Margot" (19ème siècle)
  • George Sand - "La Petite Fadette", "La Mare au Diable" (19ème siècle)
  • Gustave Flaubert - "Madame Bovary", "Salammbô", "L'Education Sentimentale" (19ème siècle - Réalisme)
  • Honoré de Balzac - "Le Père Goriot", "Eugénie Grandet", La Peau de Chagrin", "Le Colonel Chabert", "Le Lys dans La Vallée", "Illusions Perdues", "Le médecin de Campagne", "Les Chouans" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Stendhal - "Le Rouge et Le Noir", "La Chartreuse de Parme", "Vie de Rossini" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Victor Hugo - "Notre Dame de Paris", "Les Misérables", "Le Dernier Jour d'Un Condamné", "Les Orientales", "Hernani", "Cromwell", "William Shakespeare" (19ème siècle - Romantisme)
  • Gérard de Nerval - "Odelettes" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Vigny - "La mort du Loup" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Musset - "Les Caprices de Marianne" (19ème siècle - Romantisme, théâtre)
  • Alphonse de Lamartine - "Méditations Poétiques" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Bernardin de Saint-Pierre - "Paul et Virginie" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Madame de Staël - "Colline et Delphine", "De l’Allemagne" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Senancour - "Oberman" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Benjamin Constant - "Adolphe" (19ème siècle - Préromantisme)
  • François René de Chateaubriand - "Mémoires d'Outre-Tombe", "René" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Le Sage - "Gil Blas de Sentillane" (18ème siècle)
  • Marquis de Sade - "Justine ou Les Malheurs de la vertu", "Les 120 jours de Sodome" (18ème siècle)
  • Choderlos de Laclos - "Les Liaisons Dangereuses" (18ème siècle - Roman Epistolaire)
  • Jean-Jacques Rouseau - "Emile ou de L'Education", "Les Confessions", "Julie ou La Nouvelle Héloïse" (18ème siècle)
  • Voltaire - "Candide", "Zadig", "Micromégas" (18ème siècle)
  • Diderot - "Le Neveu de Rameau" (18ème siècle)
  • Beaumarchais - "Le Barbier de Séville", "Le Mariage de Figaro" (18ème siècle - Théâtre)
  • Marivaux - "Le Jeu de L'Amour et du Hasard" (18ème siècle - Théâtre)
  • Montesquieu - "L'Esprit des Lois", "Les Lettres Persanes" (18ème siècle)
  • Jean Racine - "Andromaque", "Bérénice", "Britannicus", "Phèdre", "Iphigénie" (17ème siècle - Tragédie)
  • Pierre de Corneille - "Le Cid" (17ème siècle - Tragédie)
  • Molière - "L'Avare", "Le Bourgeois Gentilhomme", "Les Précieuses Ridicules", "Dom Juan", "Le Malade Imaginaire", "Tartuffe", "L'Ecole des Femmes", "Amphitryon", "Les Fourberies de Scapin", "Les Femmes Savantes" (17ème siècle - Comédie)
  • Madame de la Fayette - "La Princesse de Clèves" (17ème siècle)
  • Jean de La Fontaine - "Les Fables" (17ème siècle)
  • Joachim du Bellay - "Regrets" (16ème siècle)
  • Pierre de Ronsard - "Sonnets pour Hélène", "Sonnets pour Marie", "Sonnets pour Cassandre" (16ème siècle)
  • Michel de Montaigne - "Les Essais" (16ème siècle)
  • Thomas More - "L'Utopie" (16ème siècle)
  • Erasmes de Rottherdam - "L'Eloge de la Folie", "Les Antibarbares" (16ème siècle)
  • François Rabelais - "Gargantua" , "Pantagruel" (16ème siècle)