Hakkımda

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Şişli / İstanbul, (0533 2490843) vildan_ornadis@hotmail.com, Türkiye
Chers abonnés et visiteurs du blog;Tout au long de ma vie scolaire,j’ai reçu un enseignement français.Après avoir terminé le collège français “Sainte-Pulchèrie” j’ai continué à ma vie lycéenne au “Lycée Français Saint-Michel”.J’ai reçu mon diplôme de fin d’études secondaires 3 ans plus tard. À la suite du lycée,j’ai étudié la philologie et la littérature française à “L’Université d’Istanbul, dans “La Faculté des Lettres”;simultanément j’ai étudié la formation pédagogique à L’Université d’Istanbul,dans“La Faculté d’Éducation”(“Formation à L’Enseignement”).Après 4 ans d’études de double licence je suis diplômée en tant que philologue,aussi professeur de français.Toutes les formations que j’ai acquises m’ont perfectionnée dans les domaines tels que la langue, la littérature et la culture française ainsi que la formation pédagogique. Depuis 11 ans, je partage mes connaissances avec ceux qui veulent apprendre la langue,la culture et la civilisation française. J’enseigne les gens de tout âge et de tout niveau depuis les élèves des écoles françaises,jusqu’aux étudiants de diverses universités sans oublier les hommes ou femmes d’affaires ni les amateurs de la francophonie

Présentation

Sevgili Blog Takipçileri;
Tüm eğitim hayatımı fransızca gördüm. İstanbul'da bulunan‘’Özel Sainte-Pulchérie Fransız Kız Ortaokulu’’nu bitirdikten sonra liseyi İstanbul'da bulunan ''Özel Saint-Michel Fransız Lisesi’’nde okudum. Ardından ‘’İstanbul Üniversitesi Edebiyat Fakültesi Batı Dilleri ve Edebiyatları Bölümü‘’ içinde yer alan ‘’Fransız Dili ve Edebiyatı Anabilim Dalı’’nda dört yıllık lisans eğitimimi tamamladım.Bu süre içerisinde ‘’İstanbul Üniversitesi Eğitim Fakültesinde Pedagojik Formasyon’’ alanında eğitim görüp çift anadal diploması aldım. Böylece hem filolog (Dilbilimci) hem de öğretmen olarak mezun oldum. Aldığım bütün bu eğitimler bana hem Fransız Dili, hem Fransız Edebiyatı hem de Pedagoji alanlarında büyük bir yetkinlik sağladı. Onbir yıldır teorik olarak edindiğim tüm bilgileri, pratikte bu dili ve kültürü öğrenmek isteyen her yaştan her gruptan kişilere aktarıyorum. İstanbulda bulunan fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler başta olmak üzere üniversite öğrencileri, iş adamları, fransız kültürüne meraklı olup kendini geliştirmek isteyen her yaştan her meslek grubundan kişiler meslek hayatım süresince öğrencim olmuştur ve olmaya devam edecektir.

EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR ►

MES DOMAINES D'ENSEIGNEMENT-EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR

Grammaire – Littérature – Biologie ( Pour les élèves des écoles françaises - Fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler için )

Préparation au concours organisé par L'Université de Galatasaray - Galatasaray Üniversitesi iç sınavına hazırlık

Préparation au concours de langue étrangère - YDS (Üniversite Yabancı Dil sınavı) ye hazırlık

Toutes sortes de conseils d'orientation scolaire en France (licence, master) - Fransa’da yüksek öğrenim (lisans , yüksek lisans) görmek isteyen öğrencilere, üniversite seçimlerinden motivasyon mektubu yazımına kadar her türlü alanda eğitim danışmanlığı

Etudes spéciales (privées ou en groupe) pour les adultes -Yetişkinler için kişiye özel birebir ve grup çalışmaları

Cours de la langue Turque (grammaire - conversation) pour les étrangers - Yabancılara türkçe (dil bilgisi ve konuşma) dersleri

BLOGU BİRLİKTE GELİŞTİRELİM (Développons ensemble le contenu du blog)

Le contenu du blog est bilingue. Le blog sera développé grâce à la contribution des abonnés. On présentera les oeuvres des écrivains français, on partagera des résumés ainsi que des analyses et des commentaires sur le blog. Pour mieux concevoir la littérature contemporaine, on va traiter les nouveaux auteurs et courants, on va discuter sur les extraits de leurs oeuvres pour autant la littérature classique et antique. On va honorer les célèbres auteurs classiques en parlant de leurs oeuvres et des courants qu'ils ont initiés à la très chère littérature française. Parfois, on parlera d'une époque soit artistique, soit historique; ou bien on va donner des informations générales ou spécifiques sur la France, la culture française etc...
Pour tout cela il est nécessaire que nos abonnés soient en contact et en collaboration avec nous.

İçerik hem türkçe hem fransızcadır. Siz takipçilerin katkılarıyla gelişecektir blog yazıları. Fransız yazarların eserlerinin tanıtımı kimilerinin özetleri, farklı dönemlerden yazarlar ve eserleri hakkında analiz ve yorumlarla çeşitlendireceğiz blogumuzu. Klasik edebiyata olduğu kadar çağdaş metinlere de önem vereceğiz yeni yazarları işleyeceğiz eserlerinden alıntılar yapacağız. Kimi zaman bir dönemi ele alacağız, bazen de Fransa ile ilgili genel bilgiler, tanıtımlar yapacağız. Katkılarınızı bekliyoruz...

Merci Bien - Teşekkürler

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Böylece,bir gün üyesi olmayı hedeflediğimiz Avrupa Birliğine katıldığımız zaman farklı kültürlere uyum sağlamakta zorluk çekmeyeceğiz.

25 Ekim 2010 Pazartesi

EMILE CIORAN «LA PASSION DE DISPARAITRE»      
Aux suiveurs de ce blog j'aimerai présenter un penseur que je fréquente assidûment, tant son verbe est élégant et son ironie salutaire. Il n'est pas aisé de faire un résumé d'une pensée qui ne soucie guère de sa cohérence. Il est vain de chercher une quelconque volonté d'ordre et d'unité. Cioran tout comme Nietzsche, est une somme d'attitudes. Si l'histoire de la subjectivité en Occident est le chronique d'une disparition annoncée qui est toujours d'actualité, sur le chemin qui va de Montaigne à Blanchot, Cioran se révèle un des esprits les plus déroutants et les plus élégants à l'instar des grands moralistes français du 16ème et du 17ème siècle. Ecrivain captif de ses humeurs, il ne cesse d'enregistrer les variations d'un « moi » vide et avide de tout en nous en révélant son néant. « Tout ce que j'ai écrit se ramène à des malaises dégradés en généralités », explique-t-il. La tendance du sujet occidentale depuis Descartes qui l'a érigé en fondement de toute certitude, est à la fois de s'affirmer comme fondement et une étrange volonté d'annihilation. S'affirmer en se supprimant. Tel est le paradoxe auquel s'attaque Cioran en s'y vautrant jusqu'au vertige. Est-il Sceptique ? Cynique ? ou Stoïque ?

Certes, on peut observer qu'il s'inscrit dans ces tendances grecques mais ne s'y fixent pas. Cioran est un nomade, un apatride, un étranger, un exilé. Toute son œuvre atteste ce statut d'un être qui n'en finit pas de se promener et de promener une lucidité dans une création devenue un non man's land pour lui. « Quand on a compris que rien n'est, on est sauvé et malheureux à jamais », écrit-il. Rares sont en effet les esprits ayant poussé leur vocation de vivre jusqu'à la sagesse du rien. Comment tenir ensemble les paradoxes extrêmes qui constituent les limites de toute pensée et de toute existence? C'est proprement insensé. A défaut d'une explication, on ne peut qu'en parler, plus exactement en témoigner. « Rien ne saurait justifier le fait de vivre. Peut-on encore, étant allé au bout de soi-même, invoquer des arguments, des causes, des effets ou des considérations morales? Certes, non: il ne reste alors pour vivre que des raisons dénuées de fondement ». Ainsi s'exprimait sur un ton typiquement pascalien, à 22 ans, le jeune Cioran, dans son premier livre écrit en roumain « Sur les cimes du désespoir ». Si l'absurde est d'un bout à l'autre présent dans les écrits de l'auteur, étrangement il ne débouche nullement sur le nihilisme. Celui-ci est à son tour passé au crible d'une lucidité peu commune pour se révéler à son tour un rien. Il perd de sa radicalité, de son superbe et contraint de se supprimer sous peine de devenir une idole. Car, dire que tout est illusoire, note Cioran, c'est encore sacrifier à l'illusion, c'est lui reconnaître un haut degré de réalité. Comment dès lors assurer la permanence du doute? « Il n'est pas de négateur qui ne soit assoiffé de quelques  catastrophiques oui ». Reste la seule attitude possible; rester spectateur désabusé et amusé de soi et des choses. Renoncer à tout jugement, rester en suspens (pratique de l'épochè), dans la position la plus malaisé. Prendre congé de soi et du monde tout en y étant. Le nihilisme se prend dans son propre piège. Sa conséquence est invivable parce que si le doute permet la vie par la distance qu'il ouvre, sa force corrosive le dissout en même temps. Certes le nihilisme ouvre vers la liberté totale mais constitue aussi son tombeau. Toutes les libertés que nous obtenons finissent par nous faire regretter nos prisons d'avant. « On ne peut respirer et gueuler, que dans un régime pourri. Mais, on s'en avise qu'après avoir contribué à sa destruction, et lorsqu'on n'a plus que la faculté de le regretter ». Cette équivoque de l'existence, Sartre la résumait à sa manière: « Nous sommes condamnés à la liberté ». C'est dans cette oscillation permanente entre le pour et le contre, entre la quête d'absolu et sa négation que s'installe Cioran.

Face à pareille antinomie l'auteur explore la vie avec une éloquence et un style inimitable pour confondre à notre plus grand bonheur la profondeur et la superficialité comme pour donner raison à Valery (un auteur qu'il a fréquenté) qui écrivait: « Ce qu'il y a de plus profond en l'homme, c’est la peau ». Dans « Les syllogismes de l'amertume », Cioran rêvait d'un monde où l'on mourrait pour une virgule. Entre la nécessité du scepticisme et celle d'une foi, entre le doute et le sens, l'auteur surmonte la contradiction en appelant à une sorte de décadence somptueuse. Il voit dans le style une possibilité de conjuguer le doute avec la grandeur; il écrit dans « Précis de décomposition »« Restent cependant les apparences. Pourquoi ne pas les hausser au niveau d'un style? ».

Son nihilisme se convertit finalement en un esthétisme. Qui vit est au bout du compte obligé de suspendre le doute de croire. Pour survivre au naufrage d'être né, le remède, si l'on veut surnager est l'élégance subtile et ironique. Malgré sa force conceptuelle, Cioran évoque un Kierkegaard sans Dieu, un Chestov sans la foi. Mais sa page est plus un lieu d'intensité que d'expression. C'est pourquoi on l'aime ou on ne l'aime pas. Car il ne cherche ni à expliquer ni tout dire mais indiquer l'inconcevable du rien au vertige, du vertige au vide en quête d'une plénitude à jamais perdue.           

LA VIE ET L’ŒUVRE DU PHILOSOPHE
Emile Cioran est né en 1911 en Roumanie d'un père prêtre orthodoxe et d'une mère incroyante. Ils sont trois enfants. Il a un frère cadet et une sœur ainée. A 17 ans, il s'inscrit à la faculté de Littérature et de Philosophie. Il fait d'intenses lectures et lit surtout les philosophes germaniques. A partir de 1932, il collabore à toute une série de revues. Il rejoint le bergsonisme dans la confrontation entre la raison et la vie optant résolument pour ce dernier. Part pour un temps en Allemagne et y assiste aux cours de Nicolaï Hartmann qu'il n'approuve pas, mais trouve en ceux de Ludwig Klages une conception des choses plus en rapport avec ses idées. Retour en Roumanie en 1936 où il occupe un poste de professeur de philosophie dans un lycée. A nouveau d'intenses lectures de Baudelaire, Proust, des moralistes français, des mystiques espagnoles, de Dostoïevski et surtout de Shakespeare qu'il admire. Obtenant une bourse de l'Institut  Français de Bucarest, il s'installe à Paris pendant l'Occupation. Il fait le choix définitif du français et n'écrira plus en roumain. Il entreprend la rédaction de son premier ouvrage en français « Précis de décomposition ».
Raymond Queneau en acceptera la première version mais Cioran vexé par la remarque d'un de ses amis roumains qui critique son français de métèque, il le réécrit plusieurs fois. L'ouvrage paraît en 1949 au tirage de 2000 exemplaires. Même s'il ne se vend pas, son livre est un succès critique. En 1950, il obtiendra le prix Rivarol avec son livre. Ami d’Eugène Ionesco et de Mircea Eliade, Cioran verra aussi souvent Adamov dans les années 50. Gabriel Marcel lui apportera aussi son soutien. Parution en 1952 des « Syllogismes de l'amertume ». Ce livre vendu à 500 exemplaires à sa parution deviendra un best-seller en 1976 quand il est republié en poche. En 1974, « Le mauvais Démiurge » est censuré en Espagne. Cet ouvrage sorti en livre de poche  en 1969 en France rencontre un certain succès. On parle de Cioran dans les médias et le journal Le Monde lui consacre une double page avec en plus un article de Gabriel Marcel. Cioran se rend en Grèce invité par le Centre culturel français d'Athènes où il donne une conférence. Parution en 1986 des « Exercices d'admiration ». L'Express lui consacre deux pages, et présente son auteur comme « le plus gai de nos maîtres à désespérer ». Cioran rencontre enfin le succès éditorial avec « Aveux et Anathèmes », en 1987. 30 000 exemplaires vendus. Ce sera son dernier recueil. Il s'éteindra à Paris en 1995, après avoir laissé derrière lui une œuvre solitaire et décapante.
AUGUSTE UNAT

24 Ekim 2010 Pazar

LE COMTE DE MONTE CRISTO
Edmond Dantès, jeune officier, revient d'un voyage à bord du Pharaon, le navire de l'armateur Morrel. Il a dû remplacer le capitaine Leclère, décédé durant le voyage, des suites d'une fièvre cérébrale. Le 24 février 1815, c'est donc lui qui ramène à bon port le Pharaon dans le port de Marseille. Dès son arrivée, il est accueilli par Morrel, l'armateur du bateau qui promet de le nommer capitaine. Dantès est au comble du bonheur, il va ainsi pouvoir aider financièrement son vieux père et épouser sa belle fiancée catalane, Mercédès. Mais ce bonheur suscite la jalousie. Il y a tout d'abord Danglars, le comptable du bateau qui brigue le poste de capitaine du Pharaon, et aussi Fernand Mondego, un pêcheur amoureux de Mercédès et délaissé par elle.
Aidés de Caderousse, Danglars et Fernand vont comploter pour se débarrasser d'Edmond Dantès. Profitant d'une escale que Dantès a faite à l'île d'Elbe pour satisfaire une des dernières volontés du capitaine Leclère, ils vont le faire passer pour un dangereux bonapartiste. Edmond Dantès est ainsi arrêté le jour de son mariage et interrogé par le substitut du procureur du roi, Gérard de Villefort.
Edmond Dantès est porteur, à son insu, d'une lettre compromettante adressée à Nortier de Villefort, le père bonapartiste de Gérard de Villefort. S'en apercevant et quoique convaincu de l'innocence de Dantès, le procureur du roi envoie Dantès directement au Château d'If, comme prisonnier d'état. Villefort réussit ainsi à éviter la compromission que lui faisait courir le courrier bonapartiste adressé à son père et par la même occasion, il parvient, grâce à cette action spectaculaire, à être promu.
Dantès est désespéré par cette captivité dans les cachots du Château d'If, il songe même au suicide. Il aura la chance de faire la connaissance de l'abbé Faria, un autre prisonnier qui voulant s'évader a creusé un tunnel. En fait de liberté, le tunnel débouche dans la cellule de Dantès. L'abbé Faria, érudit et plein de sagesse va se prendre de sympathie pour Dantès et entreprendre son éducation intellectuelle et spirituelle. Le prêtre lui dévoile aussi, par déduction, le complot qui a amené à sa perte et auquel ont participé Danglars, Villefort et Caderousse. Il va également lui révéler son secret. Il est l'héritier d'un immense trésor, le trésor des Borgia, enterré dans l'Ile de Monte Cristo. Les deux prisonniers décident de préparer ensemble leur évasion. Mais le vieux prêtre meurt. il a juste eu le temps, avant de mourrir, de léguer son trésor à Dantès. Ce dernier prend la place du prêtre dans le linceul qui est jeté à la mer et parvient ainsi à s'enfuir.

Retrouvant la liberté après quatorze ans de captivité, et devenu richissime grâce au trésor que lui a légué l'abbé Faria, Dantès revient à Marseille, il y apprend que son père est mort de faim, et que Mercédes, sa fiancée, le croyant mort, a épousé Fernand Mondego, le pêcheur épris d'elle, et qui est devenu comte de Morcerf.

Dantès mène une enquête discrète, et vérifie tous les faits qu'avait deviné l'abbé Faria dans leur geôle. Se faisant passer, auprès de Caderousse, l'un des moins impliqués des comploteurs, pour un abbé italien qui aurait assisté aux derniers moments de Dantès, Il retrouve ainsi la trace de ses ennemis et découvre leurs points faibles. Il aide ensuite financièrement Caderousse, qui malgré ce forfait a sombré dans la misère, et sauve de la ruine, sans dévoiler sa véritable identité, l'armateur Morrel, son seul ami. Puis il se rend en Orient. Il devient ainsi l'allié de contrebandiers italiens qui l'aideront à réaliser sa vengeance.

JEAN MARAIS dans le rôle de COMTE DE MONTE-CRISTO
En 1838, Dantès est en Italie et a pris le nom de Comte de Monte-Cristo. Il parvient à prendre la défense et à sauver le jeune vicomte de Morcef, le fils de Mercédes et de Fernand. Il réussit ainsi à s'introduire dans la société parisienne et se rapproche de ses ennemis. Il retrouve Danglars, qui s'est enrichi dans l'intendance de guerre et qui est devenu baron et banquier, Villefort, le procureur du roi, et Fernand, le comte de Morcef qui a épousé Mercédès, l'ancienne fiancée de Dantès. Chacun d'eux à des crimes sur la conscience et Monte-Cristo, va peu à peu réussir les acculer à la ruine et à leur faire avouer leurs forfaits.

Fernand,l'ancien pêcheur n'est parvenu à s'enrichir et à obtenir son titre de noblesse, qu'en trahissant son protecteur, le pacha de Janina, et en livrant son château aux Turcs en échange d'argent. Monte-Cristo qui a retrouvé Haydée, la fille du pacha et qui est parvenu à la sortir de l'esclavage où elle était tombée, parvient à la faire témoigner à la Chambre des pairs. Ne pouvant supporter son humiliation, Morcef se suicide. Suite à la mort de son mari, Mercedès, l'ancienne fiancée de Monte Cristo, s'exile.

Puis Monte-Cristo décide de se venger du banquier Danglars. Grâce à sa fortune, il va parvenir à le ruiner. Il s'arrange ensuite pour que la fille de Danglars épouse, Benedetto, un faux prince italien. La mariée, découvrira le jour de son mariage que Benedetto n 'est en fait qu'un forçat.
Puis vient le tour de Villefort. Poussée par Monte-Cristo, sa femme empoisonne des membres de sa famille pour faire hériter son fils Edouard. Découverte, elle s'empoisonne à son tour avec son fils. Villefort, lui, devient fou.

Monte-Cristo empêche cependant Valentine de Villefort de s'empoisonner, car elle est aimée de Maximilien Morrel, le fils de l'armateur, son ami. Il parvient ensuite à les réunir.
Une fois sa vengeance accomplie, Monte-Cristo repart en Orient en compagnie de la femme qu'il aime, Haydée, autrefois son esclave.

ALEXANDRE DUMAS

23 Ekim 2010 Cumartesi

CAMILLE CLAUDEL (1864-1943)
Fille d'un conservateur des hypothèques, Camille Claudel naît le 8 décembre 1864 à Fères-en-Tardenois, petite cité de l'Aisne. Elle passe son enfance à Villeneuve-sur-Fère, habitant le presbytère que son grand-père, le docteur Athanase Cerveaux, avait acquis. Aînée de quatre ans de Paul Claudel, elle impose à celui-ci, ainsi qu'à leur soeur Louise, sa forte personnalité. D'après Paul, ayant annoncé son désir d'être sculpteur, elle prévoyait aussi que Paul serait écrivain et Louise musicienne.

Très tôt convaincue de sa vocation de sculpteur, elle obtient, en 1881, d'aller à Paris faire ses études. Elle entre alors à l'Académie Colarossi et y a pour maître d'abord Alfred Boucher puis Auguste Rodin. C'est de cette époque que datent les premières oeuvres qui nous sont connues: La Vieille Hélène ou Paul à treize ans. Rodin, impressionné par la solidité de son travail, la fait entrer comme praticienne à son atelier de la rue de l'Université en 1885 et c'est ainsi qu'elle collabora à l'exécution des Portes de l'Enfer et au monument des Bourgeois de Calais.
AUGUSTE RODIN

Ayant quitté sa famille pour l'amour de Rodin, elle travaille plusieurs années au service du maître et aux dépens de sa propre création. Parfois les créations de l'un et de l'autre sont si proches qu'on ne sait qui du maître ou de l'élève a inspiré l'un ou copié l'autre. De plus, Camille Claudel se heurte très vite à deux difficultés majeures: d'une part, Rodin ne peut se résoudre à quitter Rose Beuret, sa compagne dévouée des débuts difficiles et d'autre part, certains affirment que ses oeuvres sont exécutées par le maître lui-même
Elle tente de s'éloigner et l'on perçoit bien cette tentative d'autonomie (1890-94), tant dans le choix des thèmes que dans le traitement, avec des oeuvres comme La Valse ou La Petite Châtelaine. Cette mise à distance va jusqu'à la rupture définitive en 1898.

Blessée et désorientée, Camille Claudel voue alors à Rodin un amour-haine qui la mènera à la paranoïa et l'enfermement psychiatrique. La rupture est narrativisée dans l'oeuvre à juste titre célèbre qu'est l'Age mûr.

Elle s'installe alors 19 quai Bourbon et poursuit sa quête artistique dans une grande solitude malgré l'appui de critiques comme Octave Mirbeau, Mathias Morhardt, Louis Vauxcelles ou du fondeur Eugène Blot. Celui-ci organise deux grandes expositions, espérant la reconnaissance donc un bénéfice moral et financier pour Camille Claudel. La critique est élogieuse mais Camille Claudel est déjà trop malade pour en être réconfortée.

L'ABANDON
Après 1905, les périodes paranoïaques de Camille Claudel se multiplient et s'accentuent. Selon elle, Rodin retient ses sculptures pour les mouler et se les faire attribuer, l'inspecteur des Beaux-Arts est à la solde du maître, des inconnus veulent pénétrer chez elle pour lui dérober ses oeuvres. Elle vit alors dans une grande détresse physique et morale, ne se nourrissant plus et se méfiant de tous.
Son père, son soutien de toujours, meurt le 3 mars 1913 et elle est internée le 10 mars à Ville-Evrard puis transférée , à cause de la guerre, à Villeneuve-lès-Avignon où elle meurt trente ans plus tard, le 19 octobre 1943.
LA VALSE

DANAE
(Ne voir que nuque offerte rivière de cheveux, dos baigné de lumière, hanches abandonnées, ne voir que chair vivante amoureuse ne voir que marbre blancillusion parfaite)
                                    
PAUL CLAUDEL (1868 - 1955)

Il est né à Villeneuve-sur-Fère (Aisne), le 6 août 1868. Ayant passé les premières années de sa vie en Champagne, Paul Claudel fut d’abord à l’école chez les sœurs, puis au lycée de Bar-le-Duc, avant d’entrer au lycée Louis-le-Grand en 1882, date à laquelle ses parents s’établirent à Paris.

A quinze ans il écrivait son premier essai dramatique: L’Endormie, puis, dans les années 90, ses premiers drames symbolistes Tête d’Or, La Ville. Mais c’est l’année 1886 qui allait se révéler décisive pour le jeune Claudel, par sa rencontre avec la foi en Dieu, lors d’une fulgurante conversion, la nuit de Noël à Notre-Dame.

Parallèlement à ses activités d’écrivain, Paul Claudel devait mener pendant près de quarante ans une carrière de diplomate. Reçu en 1890 au petit concours des Affaires étrangères, il fut nommé en 1893 consul suppléant à New York, puis gérant du consulat de Boston en 1894. De la Chine (1895-1909) à Copenhague (1920), en passant par Prague, Francfort, Hambourg (où il se trouvait au moment de la déclaration de guerre) et Rio de Janeiro, ses fonctions le conduisirent à parcourir le monde. C’est au titre d’ambassadeur de France qu’il séjourna à Tokyo (1922-1928), Washington (1928-1933), et enfin à Bruxelles, où il devait achever sa carrière en 1936.

Son œuvre est empreinte d’un lyrisme puissant où s’exprime son christianisme. C’est à la Bible qu’il emprunte sa matière préférée: le verset dont il use autant dans sa poésie Cinq grandes Odes, ses traités philosophico-poétiques Connaissance de l’Est, Art poétique que dans son théâtre Partage du Midi. Œuvres de maturité, la trilogie dramatique: L’Otage — Le Pain dur — Le Père humilié, puis L’Annonce faite à Marie, et enfin Le Soulier de satin, son œuvre capitale, devaient lui apporter une gloire méritée.
Le Soulier de satin, pièce épique et lyrique à la fois, où convergent tous les thèmes claudéliens, et d’une longueur inhabituelle pour la scène, fut représentée à la Comédie française pendant l’Occupation. Mais nul n’en tint rigueur à Claudel, pas plus que de son Ode au maréchal Pétain, car là aussi sa conversion fut rapide.

Il avait très amèrement ressenti son échec devant Claude Farrère, en 1935, qui apparut à beaucoup comme un scandale. Il devait être, onze ans plus tard, élu à l’Académie française, sans concurrent, le 4 avril 1946, à presque quatre-vingts ans, « l’âge de la puberté académique » comme il se plaisait à dire, par 24 voix au fauteuil de Louis Gillet. Il n’avait effectué aucune des visites rituelles, pas plus qu’il n’avait fait acte de candidature. On lui doit un mot resté célèbre, la première fois qu’il participa à un vote académique: "Mais c’est très amusant, ces élections: on devrait en faire plus souvent!".

François Mauriac, qui le reçut le 13 mars 1947, a consacré à Claudel académicien plusieurs pages de son Bloc-notes: « Et qui dira le splendide isolement de Claudel ? Booz dont le socle est fait de gerbes accumulées, avec Dieu à portée de sa voix, mais aucune rose à ses pieds, seulement ces grains de sable que nous sommes.... » Il est mort le 23 février 1955.

22 Ekim 2010 Cuma

LES CESAR DU CINEMA FRANÇAIS

En 1975, Georges Cravenne créa l'Académie des arts et techniques du cinéma qui eut dès le départ vocation de récompenser les réalisations les plus remarquables du cinéma, afin d'avoir un équivalent français aux Oscars américains. Ainsi le 3 avril 1976 eurent lieu les premiers César du cinéma français sous la présidence de Jean Gabin. Le nom de la manifestation vient de l'illustre artiste contemporain qui réalisa le trophée César.

Dans les années 50, avaient existé les Victoires du Cinéma français décernées chaque années en juin. Mais cette récompense n'a pas rencontré d'engouement populaire et disparu avant 1960.

Les César récompensent les meilleurs films, acteurs et réalisateurs du cinéma français de l'année alors que les Gérard du cinéma récompensent les pires. À l'origine, 13 César étaient distribués, aujourd'hui 19 avec l'apparition des meilleurs espoirs notamment, mais les César récompensant la meilleure affiche et le meilleur producteur ont quant à eux disparu.

Le nom de cette récompense vient du sculpteur César Baldaccini, à l'origine de l'objet remis aux vainqueurs dans chaque catégorie.

La remise des César se fait au Théâtre du Châtelet à Paris au mois de février.

Le seul film à avoir reçu les cinq Césars dits « majeurs » (à savoir meilleur film, réalisateur, scénario, acteur et actrice) est "Le Dernier Métro" de François Truffaut en 1981.

LES FILMS LES PLUS PRIMES DEPUIS 1976►
  • "Le dernier métro" de François Truffaut
  • "Cyrano de Bergérac" de Jean-Paul Rappenau
  • "Un prophète" de Jacques Audiard
  • "De battre mon cœur s’est arrêté" de Jacques Audiard
  • "Providence" d’Alain Resnais
  • "Au revoir les enfants" de Louis Malle
  • "Tous les matins du monde" d’Alain Corneau
  • "On connait la chanson" d’Alain Resnais
  • "Le pianiste" de Roman Polanski
  • "Séraphine" de Martin Provost
  • "Thérèse" d’Alain Cavalier
  • "Tchao" de Pantin
  • "Camille Claudel" de Bruno Nuytten
  • "Trop belle pour toi" de Bertrand Blier
  • "Indochine" de Régis Wargnier
  • "Smoking – no smoking" d’Alain Resnais
  • "La reine Margot" de Patrice Chéreau
  • "Microcosmos" de Claude Nuridsany
  • "Un long dimanche de fiançailles" de Jean-Pierre Jeunet
  • "Lady Chatterlay" de Pascal Ferran
  • "La Môme" d’Olivier Dahan
JEAN GABIN
Jean Gabin est né à Paris en 1904, il grandit boulevard Rochechouart entouré de ses six frères et sœurs. Sa mère, Hélène Denis est chanteuse dans les cafés-concerts. Son père Joseph tient un café et fait parfois le comédien d’opérettes. Il grandit à la campagne, élevé par sa sœur aînée Madeleine. A 15 ans sa mère décède, il abandonne l’école et enchaîne les petits boulots. Il n’a qu’un rêve devenir conducteur de locomotive (qu’il réalisera plus tard dans la fiction, avec son interprétation de Lantier dans "La Bête Humaine").

En 1922, à l’âge de 18 ans, il fait ses premiers pas au théâtre en tant que figurant dans les spectacles des Folies-Bergères. Après une année dans la marine pour son service militaire il épouse en 1927 Gaby Basset. 1930 marque ses débuts dans le monde du cinéma dans Chacun Sa Chance un des premiers films français parlant. En 1930, il épouse en seconde noce Jeanne Mauchain.
1936 est l’année de sa révélation, il est propulsé au rang de star par l’enthousiasme du public pour ses interprétations dans "La Belle Equipe", "Les Bas-fonds", et "Pépé Le Moko". Commence alors sa longue carrière, où il enchaîne plus de 90 rôles. En 1938 il joue Lantier dans "La Bête Humaine" de Jean Renoir, la même année il joue dans "Quai Des Brumes". Lors de ce tournage il rencontre Michèle Morgan, avec qui il aura une liaison de deux ans. C’est d’ailleurs dans ce film qu’il énonce la phrase désormais mythique « T’as de beau yeux tu sais ».
En 1939, alors qu’il est mobilisé comme soldat, il obtient une autorisation afin d’achever le tournage de Remorques aux côtés de Michel Morgan. En 1940, fuyant l’occupation allemande il s’embarque pour Hollywood où il rencontre Marlène Dietrich et retrouve la clic des artistes français en exil : Jean Renoir, Julien Duvivier, Jean-Pierre Aumont etc….

En 1943 il s’engage dans les forces françaises libres, et finit la guerre comme chef de chars dans la 2ème D.B. Six ans plus tard, il se marie avec Christiane Fournier, avec qui il a 3 enfants.
En 1953 il est à son apothéose avec "Touchez Pas Au Grisbi" de Jacques Becker, "L'Air De Paris", "French Cancan" de Jean Renoir. Trois ans plus tard, il joue dans "La Traversée De Paris". Ce film est le premier en France exposant l'existence du marché noir pendant la guerre, il rompt avec la tradition d'alors et expose cette période sans manichéisme: en temps de guerre seule la survie compte. En 1960 il reçoit la légion d’honneur. Trois ans plus tard, il fonde avec Fernandel la société de production Gafer pour "L'âge Ingrat". Trois en plus tard, dans "Du Rififi A Paname", il interprète son rôle phare: le truand au grand coeur. En 1969, il se dispute la vedette avec Alain Delon dans "Le Clan Des Siciliens" de Henry Verneuil.
 
En 1976, il décède d’une congestion pulmonaire et d’un arrêt du cœur à Neuilly. Il est incinéré, ses cendres sont jetées en pleine mer au large de Brest.
GEORGES CRAVENNE
Fondateur de l'Académie des arts et techniques du cinéma, Georges Cravenne est le génial inventeur "des Césars", cérémonie qui récompense chaque année les meilleurs films et artistes du cinéma français. Le jeune homme fait des débuts timides au cinéma en tant que clapman sur un film de Fernandel. Dès lors, il ne quittera plus jamais l'univers du septième art. En tant que journaliste, Georges Cravenne écrit pour Ciné-Magazine dont le rédacteur en chef n'est autre que Marcel Carné. Ensuite, il crée la rubrique cinéma pour le journal Paris-Soir. Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il se voit inquiété à plusieurs reprises par la Gestapo. Lorsque les conflits s'achèvent, le journaliste se tourne vers les relations publiques. Il est notamment à l'origine de la réouverture du Lido en 1947. Attaché de presse des plus grands parmi lesquels Renoir, Clouzot, Montand et Bardot, on doit à Georges Cravenne des succès du cinéma comme 'La Grande Vadrouille' de Gérard Oury ou 'Le Parrain' de Francis F. Coppola. Très mondain, il est intime avec toutes les vedettes et se fait une spécialité des grandes soirées de lancement de film. Fier de son succès dans la création de la cérémonie des Césars en 1976, Cravenne est également à l'origine de l'idée des récompenses suivantes: "les 7 d'or" et "les Molières". En 2000, il reçoit un César d'honneur pour sa contribution au rayonnement du cinéma français à travers le monde. Mort en 2008 à l'âge de 94 ans, Georges Cravenne est ovationné lors de la 34e cérémonie des Césars.

CÉSAR BALDACCINI

Le sculpteur français César Baldaccini, dit César, naît le 1er janvier 1921 à Marseille, dans le quartier de la Belle-de-Mai. Il est le fils d’Omer et Leila Baldaccini, Italiens d’origine toscane, propriétaires d’un modeste commerce de vins. César décède le 6 décembre 1998 à Paris. En 1935, César Baldaccini entre à l'Ecole des beaux-arts de Marseille puis accède en 1943 à l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris. En 1952, il fait ses premiers essais de soudures et ses premières sculptures en ferraille, tout cela dans le sud de la France, en Provence. En 1954, il obtient le prix Collabo pour sa sculpture intitulée 'Le Poisson'. Deux années passent et il participe à la Biennale de Venise. En 1959, il réalise ses premières plaques et dès 1961, participe à plusieurs expositions à New York. Son travail est désormais consacré à la compression dirigée. César présente au Salon de mai 1967 'La Grande Expansion orange' et débute son exploitation du cristal en fusion. Son travail est alors reconnu dans le monde entier et il ne cesse d'exposer ses oeuvres. Une autre fonction est attribuée à ce sculpteur: l'enseignement. En effet, en 1970, il est nommé professeur et chef d'atelier à l'Ecole nationale des beaux-arts. En 1983, il entreprend la réalisation du 'Centaure' en hommage à Picasso. Une oeuvre de 4, 70 m de hauteur qui est achevée en 1985. César reçoit le 27 juillet 1988 le prix Rodin. Il met en place à l'occasion des Jeux-Olympiques de Séoule "une pouce en bronze de 6 mètres de haut. Son nom restera gravé dans les mémoires, car il est aussi le créateur du trophée César qui récompense le monde du cinéma français.

21 Ekim 2010 Perşembe

LE PERE GORIOT
Paris, automne 1819. Dans une pension miteuse de la rue Neuve-Sainte Geneviève, la maison Vauquer (du nom de sa tenancière), se côtoient des pensionnaires et des habitués du quartier qui ne viennent y prendre que le dîner. Ils ont pour nom Mlle Michonneau, Victorine Taillefer, Madame Couture, Monsieur Poiret, Bianchon, Vautrin, Eugène de Rastignac et "le père Goriot". Quelques personnages émergent de ce groupe de pensionnaires falots: Vautrin, mystérieux pensionnaire d'une quarantaine d'années qui se fait passer pour un ancien commerçant; Eugène de Rastignac, fils d'une famille noble et désargentée de Charente venu faire son droit à Paris.

Il y a également le père Goriot, pitoyable rentier de soixante neuf ans qui mène une vie nocturne énigmatique. Il est le plus âgé de la Maison Vauquer et aussi le plus ancien des pensionnaires. Il y est arrivé en 1813 après s'être retiré des affaires. Les premiers temps, sa fortune et ses revenus lui permettaient d'habiter au premier étage l'appartement le plus cossu de la pension. Puis ses revenus diminuant mystérieusement, le vieil homme est monté d'étage en étage, logeant dans des appartements de plus en plus modestes. Il occupe actuellement une mansarde et est devenu le bouc émissaire de la Maison Vauquer. Les autres pensionnaires commentent son infortune avec peu d'élégance et le soupçonnent de se ruiner en entretenant des femmes du monde.
Eugène de Rastignac, jeune "ambitieux", rêve de s'introduire dans la haute société parisienne. Grâce à la recommandation de sa tante, il est invité à l'un des bals que donne Mme de Beauséant, l'une des femmes influentes de Paris. Il est ébloui par cette soirée et s'éprend de la Comtesse Anastasie de Restaud.
Il lui rend visite le lendemain, mais sa maladresse lui vaut d'être brutalement congédié par M. et Mme de Restaud. Rastignac se rend alors chez Mme de Beauséant où se trouve également la duchesse de langeais. Sa gaucherie prête encore à sourire, mais cette visite lui permet de résoudre l'énigme du Père Goriot. Les deux aristocrates se proposent de lui relater le drame du vieil homme: cet ancien négociant a fait fortune pendant la révolution. Il a consacré tout son argent au bonheur de ses deux filles, Anastasie, l'aînée et Delphine, la cadette. Après leur avoir offert une belle éducation, et leur avoir constitué une dot, il a marié Anastasie au Comte de Restaud et Delphine au banquier Nucingen.

Tant que le Père Goriot mettait sa fortune à la disposition de ses filles, ses gendres le ménageaient. Mais maintenant qu'il a des difficultés financières, ils ne lui manifestent qu'indifférence et mépris. Ils n'hésitent pas à l'évincer, ce qui désespère le pauvre homme qui a voué toute sa vie à ses deux filles. Rastignac est ému jusqu'aux larmes par ce récit. Mme de Beauséant prend prétexte de cette histoire pour donner à Rastignac ce conseil: elle lui suggère de tenter sa chance auprès de Delphine de Nucingen, la seconde fille du Père Goriot.

De retour à la Pension Vauquer, Eugène décide d'apporter son soutien au Père Goriot. Ayant besoin d'argent pour faire son entrée dans le Monde, il écrit également à sa mère et à ses sœurs pour leur demander de lui adresser leurs dernières économies.
Vautrin, qui devine l'ambition qui anime Rastignac lui propose un marché cynique: séduire Victorine Taillefer tandis que lui se charge d'éliminer son frère, seul obstacle à l'obtention par la jeune fille d'un héritage fabuleux. Rastignac épouserait alors Victorine et sa dot d'un million, sans oublier d'offrir à Vautrin une commission de deux cent mille francs. Fasciné, puis indigné par ce marché scandaleux, Rastignac refuse ce pacte diabolique. Vautrin lui laisse quinze jours pour réfléchir.

Le jeune étudiant préfère suivre les conseils de la Vicomtesse de Beauséant. II l'accompagne au Théâtre-Italien, où il se fait présenter Delphine de Nucingen. Il fait une cour assidue à la jeune femme.

De retour à la Pension, Rastignac rend visite au Père Goriot et lui raconte par le menu sa rencontre avec Delphine. Emu, le vieil homme qui croit toujours aux bons sentiments de ses filles, encourage Rastignac à continuer de fréquenter la jolie baronne. Une vraie complicité s'installe entre le Père Goriot et le jeune étudiant.
Eugène de Rastignac devient l'amant de Delphine de Nucingen et ne tarde pas à découvrir ses difficultés financières. Elle lui confie que son mari s'est accaparé de sa fortune et qu'elle ne dispose plus d'aucune ressource personnelle. Elle lui demande également de jouer pour elle à la roulette. Avec les cent francs qu'elle lui remet, Rastignac parvient à gagner, pour elle, sept mille francs. "Vous m'avez sauvée" lui confie-t-elle, lui avouant en même temps l'échec de son mariage avec le baron et les sacrifices qu'elle et sa sœur ont imposés à leur père.

De retour chez Madame Vauquer, Eugène de Rastignac apprend la nouvelle au Père Goriot. Le vieil homme est désespéré d'apprendre les soucis financiers de sa fille. Il souhaite saisir la justice pour lui permettre de retrouver sa fortune. Rastignac prend goût aux soirées parisiennes, mais il dépense beaucoup d'argent et se montre beaucoup moins chanceux au jeu. Il mesure combien l'argent est essentiel pour s'imposer dans la haute société parisienne, ce que Vautrin ne manque pas de lui rappeler avec beaucoup de cynisme.

Au jardin des plantes, M. Poirer et Mlle Michonneau rencontrent un responsable de la police, Gondureau, qui leur indique la véritable identité de Vautrin: C'est un forçat qui s'est évadé du bagne de Toulon, où il avait le surnom de trompe-la-mort. Gondureau demande à Mlle Michonneau de lui administrer un somnifère et de vérifier qu'il a bien un tatouage à l'épaule.
A la pension Vauquer, Victorine laisse entrevoir à Eugène les sentiments qu'elle éprouve pour lui tandis que Vautrin poursuit secrètement la préparation du meurtre de son frère. Mlle Michonneau acquiert la certitude que Vautrin est le forçat qui s'est évadé du bagne et le fait arrêter. Le même jour un complice de Vautrin tue le frère de Victorine.

Tandis que les pensionnaires de la Maison Vauquer tardent, suite à ces événements, à retrouver leurs esprits, le père Goriot arrive tout souriant en fiacre. Il vient chercher Rastignac et l'invite à dîner avec Delphine, dans l'appartement qu'il vient de lui louer, avec ses dernières économies, rue d'Artois. Le vieil homme logera quant à lui dans une chambre de bonne au dessus de l'appartement d'Eugène.
A La Maison Vauquer, c'est la désolation, les pensionnaires partent les uns après les autres.
Les déboires financiers des deux filles du Père Goriot resurgissent avec plus d'acuité. Le baron de Nucingen indique à sa femme qu'il lui est impossible de lui rendre sa fortune sans que leur couple ne soit ruiné. Quant à Anastasie, elle ne parvient plus à rembourser les dettes causées par son amant, Maxime de Trailles et se voit dans l'obligation de mettre en vente les diamants de la famille. A l'annonce de cette double déroute financière, le père Goriot est victime d'un grave malaise. Bianchon, l'étudiant en médecine, ami de Rastignac, venu en renfort analyse les symptômes qui frappent le vieil homme et diagnostique une grave crise d'apoplexie.

Eugène passe la soirée aux Italiens avec Delphine. Le lendemain, il retourne à la pension Vauquer. Le Père Goriot est très affaibli. Eugène annonce alors à Delphine que son père est mourant mais celle-ci se montre indifférent à son sort.
A la pension, le père Goriot se meurt. Il souhaite une dernière fois voir ses deux filles, mais celles-ci demeurent tristement absentes. Seuls Rastignac et son ami Bianchon sont là pour accompagner les derniers moments du vieil homme. Eugène règle les derniers soins et l'enterrement du père Goriot; puis, accompagné du seul Bianchon, il assiste à la cérémonie religieuse. Le convoi funéraire se rend alors au Père Lachaise. "A six heures, le corps du père Goriot fut descendu dans sa fosse, autour de laquelle étaient les gens de ses filles, qui disparurent avec le clergé aussitôt que fut dite la courte prière due au bonhomme pour l'argent de l'étudiant. Quand les deux fossoyeurs eurent jeté quelques pelletées de terre sur la bière pour la cacher, ils se relevèrent et l'un d'eux, s'adressant à Rastignac, lui demanda leur pourboire. Eugène fouilla dans sa poche et n'y trouva rien; il fut forcé d'emprunter vingt sous à Christophe. Ce fait, si léger en lui-même, détermina chez Rastignac un accès d'horrible tristesse. Le jour tombait, un humide crépuscule agaçait les nerfs, il regarda la tombe et y ensevelit sa dernière larme de jeune homme, cette larme arrachée par les saintes émotions d'un cœur pur, une de ces larmes qui, de la terre où elles tombent, rejaillissent jusque dans les cieux. Il se croisa les bras, contempla les nuages, et le voyant ainsi, Christophe le quitta.

Rastignac, resté seul, fit quelques pas vers le haut du cimetière et vit Paris tortueusement couché le long des deux rives de la Seine, où commençaient à briller les lumières. Ses yeux s'attachèrent presque avidement entre la colonne de la place Vendôme et le dôme des Invalides, là où vivait ce beau monde dans lequel il avait voulu pénétrer. Il lança sur cette ruche bourdonnant un regard qui semblait par avance en pomper le miel, et dit ces mots grandioses: -A nous deux maintenant !

Et pour premier acte du défi qu'il portait à la Société, Rastignac alla dîner chez Mme de Nucingen

HONORE DE BALZAC
ANALYSE SUR LE PERE GORIOT

Père Goriot met ses filles au rang des anges, il les considère comme des êtres sublimes, purs, sans défauts.

Il se soucie mêmes de leurs plaisirs.
Il est aveuglement passionné et obsessif. Il n’est pas conscient de l’indifférence de ses filles. D’après lui, s’il meurt elles auront du chagrin, elles seront tristes de perdre leur père. Il croit que sa mort causera du chagrin à ses filles. Cependant, il se trompe; ses filles ne s’intéressent qu’aux bals, qu’à leur plaisir.

Père Goriot est obsédé de voir une dernière fois ses filles. Il les connait bien et instinctement il préssent qu’elles ne viendront pas. Il subit une torture morale, c’est une souffrance extrême qu’il subit c’est pourquoi il est "christ de la paternité"le martyr de la paternité.
La grande passion, l’amour pour ses filles, détruit Père Goriot qui ne parvient pas à la dominer froidement.

Changements dans la vie du Père Goriot►
►Il a d’abord payé 1200 francs par an pour un appartement au premier étage, puis 900 francs au seconde étage. Il doit se contenter maintenant d’une seule chambre à 45 francs par mois.
►Il ne met plus de poudre dans les cheveux.
►Ses vêtements sont d’un tissu bon marché.
►Il a vendu un à un ses objets précieux.
►Il ne vit plus comme un riche bourgeois.

Balzac ne décrit pas l’état du héros mais son changement. C’est un portrait pathétique car cela traduit “le drame secret” du vieil homme.

Le drame secret du vieil homme►
Les filles le négligent.
Elles le renient
►Elles ne se souviennent plus de son existence
►Elles sont prises dans le tourbillon de la vie mondaine.
►Elles se désintéressent de leur père.


Pourtant Père Goriot s’est privé de tout pour satisfaire leurs besoins et leurs caprices.

L’Agonie du Père Goriot►
Malgré que le Père Goriot soit dans un état grave, cela n’empêche pas les filles d’aller au bal. Pourtant le pauvre vieil homme espère qu’elles viendront pour une dernière fois.
Il rêve, il lui semble qu’elles viennent, d’après lui la justice est pour lui et tout est pour lui, la nature, le Code Civil. Toutes les institutions acceptent qu’il a le droit de voir une dernière fois ses filles et qu’elles sont obligées de rendre visite à leur père. Si c’est pour l’argent qu’elles ne viennent pas, il va payer la voiture, il suffit qu’elles viennent. Comme les filles ne venaient que pour demander de l’or, il dit qu’il en possède encore bcp et que si elles viennent il leur en donnera tout. Et que si elles viennent il guérira et qu’il recommencera à travailler pour gagner et pour offrir à ses filles. Si on avertit les filles de l’argent elles viendront tout de suite par cupidité car elles sont avides.
Dans un état tellement grave il s’inquiète pour ses filles, il veut assurer leur fortune car il n’a pas confiance à ses gendres.

Avoir soif toujours et ne jamais boire► Origine de son mal est une immense soif d’amour. Ses filles lui manquent beaucoup. Depuis qu’elles se sont mariées elles négligent leur père. Ce père qui aime tant leur fille, ne désire que les voir de temps en temps. Il est privé du soin de ses filles. Il aspire passer du temps avec ses enfants. Il est seul, il se sent très solitaire, il vit une misère et il regrette sa vie car il pense qu’il ne mérite pas cette souffrance. Malgré leur attitude en tant que père affectueux il ne peut pas se passer de ses filles.
Il accuse ses gendres d’avoir interdit leurs femmes de rendre visite à leur père. Il ne voit pas que ses filles elles-mêmes n’aiment pas leur père que c’est leur faute à elles. Il s’adresse à tous les pères qui aiment leur filles et leur dit de ne pas les marier car après leur mariage elles oublient leur père sur le conseil de leur mari. Il veut qu’on tue ses gendres, s’ils meurent les filles reviendront près de lui. Il s’adresse une dernière fois à ses filles, il les appelle et leur dit qu’il est en train de mourir.
Un amant parlerait de cette manière. Son affection est une obsession, il souffre au point qu’il se contentera de toucher la robe de ses filles pour sentir leur odeur.

Père Goriot a un médaillon qui contient des cheveux de ses filles. Il veut toucher aux cheveux, il demande à Rastignac de lui donner ce médaillon mais il entre dans le coma, il meurt sans voir leur fille ni toucher aux cheveux ou à leurs robes. C’est le martyr du Père Goriot.

20 Ekim 2010 Çarşamba

LES VINS DE BORDEAUX LES PLUS CONNUS
Bordeaux est la région à vin la plus connue de France. Bordeaux représente un tiers du vin de qualité français (AOC, crus bourgeois, crus classés).

Les vins sont si bons à Bordeaux qu'un classement distingue les meilleurs des meilleurs. Quelques uns d'entre eux sont universels: Margaux, Yquem, Pétrus, Cheval Blanc, Haut Brion et tous les autres. Bordeaux compte environ 7 000 châteaux.

LE CHATEAU MARGAUX
Le Château Margaux, symbole universel du vin, a une très ancienne origine et une vieille renommée.

Au quinzième siècle, il était connu sous le nom de Lamothe. C'était alors un château fortifié. En 1750, M. de Fumel y fit des plantations importantes de cépages fins. Il fut acheté en 1802 par le marquis de la Colonilla, qui fit raser le vieux manoir et construire le riche château que nous connaissons aujourd'hui avec son fameux fronton de style néo-classique. Le vignoble du Château Margaux compte environ 100 hectares cultivés avec un soin tout particulier. L'encépagement est composé de : 75 % cabernet sauvignon, 20 % merlot, 5% petit verdot et cabernet franc. Château Margaux produit un peu plus de 300 000 bouteilles par campagne. Alors que leur qualité s'était amoindri dans les années 70, le millésime 78 s'est distingué par sa supériorité. Depuis tous ceux qui ont suivi n'ont pas eu de faiblesse y compris dans les petites années.

LE PETRUS
Le Pétrus est considéré comme le plus intéressant des pomerols. Pourtant avant 1945, sa notoriété restait confidentielle. En 1920, Madame Loubat hérita de ce vignoble situé au point le plus haut de l'appellation Pomerol, dans le bordelais. Elle est rejointe vingt ans plus tard par Jean-Pierre Moueix alors négociant installé sur les quais de la Dordogne. Château Pétrus commence à sortir de son anonymat. Madame Loubat présente ses bouteilles en Angleterre lors des noces d'Elizabeth. Outre-Atlantique, Pétrus devient le vin culte des Kennedy.

A Pomerol il n'y a pas de classement comme en Médoc ou à Saint-Emilion. Pourtant Pétrus se distingue des autres châteaux. Au départ, sa petite surface de 11,50 hectares (9 fois moins grand que Lafite) le rend vite rare.
Les ceps sont enracinnés à moins de 50 centimètres de profondeur dans un sol argileux. 95 % du Pétrus provient du cépage Merlot.

Les fûts neufs sont lavés pour ne pas trop marquer le vin. Les raisins sont cueillis à pleine maturité pour la pureté des saveurs au détriment de la productivité.
Château Pétrus, formidable terroir, est d'abord un rendez-vous d'hommes amoureux du vin. Michel Gilet, le patron des vignes, rêve d'une nature sans chimie. François Veyssière, maître de chai est également collectionneur d'arbres fruitiers en voie de disparition. Le vinificateur Jean-Claude Berrouet apporte son enthousiasme de basque non seulement à Pétrus mais aussi à Lafleur Pétrus, La Magdelaine et Trotanoy.

Aujourd'hui Pétrus est la propriété de Jean-François Moueix, fils de l'illustre Jean-Pierre Moueix. Lily-Paul Lacoste Loubat, héritière et nièce de Madame Loubat avait vendu ses parts à Moueix père.

Une bouteille de Pétrus se négocie autour de 500 euros minimum. Un grand millésime peut couter jusqu'à 5000 euros.

L'YQUEM
"Le glouglou de ce liquide ne ressemble à aucun autre. Il est à la fois lourd et léger, si velouté. L'Yquem est prêt au sacrifice. La main s'empare du trésor. Parfum rare, parfum unique. Essence de soleil et de miel! Votre palais, tout à coup, mérite son nom. Il accueille le souverain absolu des breuvages. Le nectar descend en vous. Fermez un instant les yeux. Vous voilà de l'autre coté de la vie." Frédéric Dard (père de San Antonio).
Château Yquem produit incontestablement le plus fameux des blancs liquoreux au monde.

Pourtant à l'origine ce n'était pas sa destination. Château Yquem était une ancienne place forte anglaise. Il fût acheté par la famille Sauvage d'Yquem qui lui donna son nom.
En 1785 sous le règne de Louis XVI, Yquem devint la propriété de la famille Lur Saluces, suite au mariage de Françoise Joséphine de Sauvage , "la Dame d'Yquem" avec Amédée de Lur Saluces, colonel des dragons.
Le vignoble de 148 hectares s'étend sur la plus haute colline de Sauternes. A l'automne, les brumes matinales et des après midi ensoleillés permettent à la pourriture noble de se développer.

La qualité exceptionnelle des vins d'Yquem est due à la nature du sol argileux, à l'exposition des coteaux, à la sévère sélection des cépages (Sémillon 70 %, Sauvignon 30 % et Muscadelle) et aux soins minutieux et amoureux portés à la vendange et à la vinification. Le travail de la vigne passe de génération en génération. Ce sont les mêmes familles de vignerons qui s'occupent du domaine depuis quatre siècles.
A Yquem, on privilégie la qualité au rendement. Un cep de vigne ne permet d'obtenir qu'un seul verre de vin par an. Et lorsque le vin n'est pas digne de son rang il n'est pas mis en vente ou il est dégradé. Les millésimes 1974 et 1992 n'avaient pas été commercialisés.
La production moyenne est de 600 hectolitres par an. Le rendement de Chateau Yquem est seulement de 6 hectolitres à l'hectare, c'est à dire 10 fois moins que les autres vignobles. Cela représente un verre par cep de vigne ! C'est le plus faible rendement au monde.

Depuis trois ans, Yquem était l'objet d'un marathon judiciaire. Alexandre Lur Saluces, et son fils Bertrand, combattaient la vente d' Yquem par d'autres membres de la famille - et en particulier Eugène de Lur Saluces, le frère ainé d'Alexandre et plus important actionnaire avant la vente - à LVMH (Louis Vuitton Moet Hennessy).
Yquem était la propriété de la famille Lur Saluces depuis deux siècles. Cette famille a cultivé un art de vie et de culture et l' a défendu au cours des générations successives.
Alexandre Lur Saluces était le directeur de Chateau Yquem depuis 29 ans. Il prétendait qu'il avait priorité pour racheter les parts d'Eugène.

En Novembre 1996, LVMH a acheté 55 pour cent de Chateau Yquem pour un montant d'environ 550 millions de francs français. Par la suite, Alexandre Lur Saluces a tenté de bloquer la vente. La bataille a donné lieu à une vingtaine de procédures dont la moitié n'ont pas encore été rendues.
Le différent l'opposait également aux quarante actionnaires membres de la famille - cousins, tantes, oncles et autres parents - qui détenaient 43 pour cent du Chateau avant de vendre les parts à LVMH et de conserver seulement 5 pour cent d'Yquem.
Une décision de justice récente a confirmé et avalisé la vente des parts à LVMH, mettant probablement fin à cette guerre de famille. L'entreprise controle maintenant 64 pour cent de Chateau Yquem.

LVMH est déjà propriétaire de : Lacroix, Kenzo, Dior, Givenchy, Guerlain, Celine, Loewe (haute couture et parfumerie), Hennessy (Cognac), Moët (Champagne), Fred (joaillerie).
LVMH est la premiere entreprise mondiale du luxe.
Bernard Arnault, patron de LVMH, s'est déjà signalé cette année en achetant à titre privé avec l'homme d'affaires belge Albert Frère, le très estimé Cheval Blanc à Saint Emilion.
Mais des interrogations subsistent. Est que l'objectif de qualité maximale sera toujours recherché ? Lors de la prochaine campagne décevante, est ce que Arnault sera prêt à sacrifier un millésime en refusant de le commercialiser sous le label du chateau ? C'est à ce prix qu'Yquem restera le plus fameux des crus.

ROMANEE-CONTI
En Bourgogne, entre Gevrey et Vougeot, la parcelle baptisée Romanée-Conti n'a rien d'extraordinaire à première vue. Stendhal ne disait-il pas "sans ses vins admirables, je trouverais que rien au monde n'est plus laid".

La Romanée-Conti couvre environ 1,8 hectares. Elle regarde vers le sud, au point de rupture avec le Richebourg. Le sol recèle une présence très fine d'argile qu'on ne trouve pas chez ses voisins. Le drainage naturel est parfait.
La parcelle Romanée-Conti a été dessinée au XVe siècle, peut être au XIIe, par les moines du monastère de Saint-Viviant. Le pinot noir que les moines sont allés chercher dans les forêts de Bourgogne a été sélectionné avec grand soin, d'ailleurs il ne donne pas grand chose ailleurs.

Le résultat est là : une équation subtile entre le raisin, le sol, le climat, l'exposition et l'alimentation en eaux. La légende prétend que jusqu'en 1945, on sacrifiait un bon pied qu'on enterrait en laissant juste apparaître deux sarments. En se développant, il créait deux ceps nouveaux. Quand on a reconstitué le vignoble, on s'est aperçu que l'épaisseur des racines entremêlées dépassait un mètre. C'est dans ce mulch que les nouvelles vignes avaient puisé le caractère de la Romanée-Conti.
"Nous sommes les gardiens d'une certaine philosophie du vin et surtout nous sommes soucieux de la perfection des détails" assure Aubert de Villaine, l'un des propriétaires avec la famille Leroy. Les deux familles s'occupent également de 25 hectares des plus grands crus bourguignons.
Ainsi, le client est tenu d'acquérir les vins des domaines par caisse de douze, soit une bouteille de Romanée-Conti, parmi 11 bouteilles d'autres domaines. La caisse de 12 bouteilles s'échange autour de 3.000 euros.

HOSPICES DE BEAUNE
En 1443, la France sortait à peine de la guerre de cent ans face à l'Angleterre. La Bourgogne ne comptait plus ses malheureux. Pour secourir son peuple, Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, décida de créer à Beaune des Hospices afin de soigner gratuitement les malades, les désireux et les vieillards de la région. son désir était de se rapprocher du tout puissant et fort de l'approbation du Pape Eugène VI, il donna au bâtiment le nom d'Hôtel Dieu.
Afin d'assurer la sécurité financière de l'hôpital, Nicolas Rolin légua des terres en Côtes de Beaune et encouragea les bourguignons a en faire de même.

Cinq siècles de donations ont permis aux Hospices de gérer une surface de 57 hectares de Grands Crus et de Premiers Crus : Corton-Charlemagne et Meursault pour les vins blancs, Aloxe-Corton, Corton, Pommard, Savigny et Volnay pour les vins rouges.
La production du vin est confiée à des vignerons par contrat et supervisée par des responsables des Hospices.

Bien évidemment, les vins sont soumis aux contrôles et restrictions de leurs appellations.
Sur l'étiquette du vin figurent la référence "Hospices de Beaune" et le nom du donateur.
Depuis 1859, chaque année, le vin est vendu aux enchères publiques le troisième dimanche de novembre. Avant chaque vente, une degustation permet d'apprécier la qualité du vin. Ainsi, le montant d'une enchère donne une indication précieuse sur la valeur du millésime. Les enchères se font "à la bougie". L'extinction de la bougie marque la fin de chaque enchère.
C'est la plus grande vente de charité au monde. Les ventes dépassent depuis quelques années les 10 millions de francs. Les bénéfices permettent de moderniser l'exploitation vinicole, de restaurer l'Hôtel Dieu, d'améliorer le musée, de moderniser le nouvel hôpital et d'acheter de nouveaux équipements médicaux.


Depuis 1971, suite à la construction d'un hôpital moderne, l'Hôtel Dieu est un musée qui reçoit plus de 400 000 visiteurs par an. C'est une formidable vitrine de la vie au moyen-âge. L'architecture du lieu est est une oeuvre d'art avec son style gothique, ses tuiles multicolores, ses cours et ses salles. Les Hospices de Beaune sont la principale attraction touristique de la Bourgogne et ses ventes l'événement de l'année parmi les professionnels du vin en France.

AUTEURS et LEURS OEUVRES

  • Louis Aragon (20ème siècle)
  • Samuel Beckett - "En Attendant Godot" (20ème siècle - Théâtre)
  • Eugène Ionesco - "La Cantatrice Chauve", "Rhinocéros" (20ème siècle - Théâtre)
  • Aimé Césaire - "Cahier du Retour au Pays Natal" (20ème siècle)
  • Jacques Prévert - "Paroles" (20ème siècle)
  • Marguerite Yourcenar - "Alexis ou Le traité du Vain Combat" (20ème siècle)
  • André Breton - "Nadja" (20ème siècle)
  • Jean Cocteau - "Les Enfants Terribles" (20ème siècle)
  • Jean-Paul Sartre - "Huis Clos", "Les Mouches", "La Nausée", "Le Mur" (20ème siècle)
  • Albert Camus - "L'Etranger", "La Peste" (20ème siècle)
  • Colette - "Les Séries de "Claudine" (20ème siècle)
  • Guillaume Apollinaire - "Calligrammes" (20ème siècle - Poésie)
  • André Gide - "Les Nourritures Terrestres", "La Symphonie Pastorale", "Les Caves du Vatican", "Les Faux Monnayeurs" (20ème siècle)
  • Paul Verlaine - "Romances Sans Paroles" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Arthur Rimbaud - "Le Dormeur du Val" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Mallarmé - "Poésies" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Charles Baudelaire - "Les Fleurs du Mal", "L'Etranger" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Emile Zola - "Germinal", "L'Assommoir", "Thérèse Raquin", La Bête humaine" (19ème siècle, Naturalisme)
  • Guy de Maupassant - "Papa de Simon", "L'Auberge", "Aux Champs", "La Ficelle", "Pierrot", "Toine", "La Bête du Maitre Belhomme", "La Parrure", "La Dot", "La Rempailleuse" (19ème siècle - Réalisme)
  • Alexandre Dumas - "Les Trois Mousquetaires", "Le Comte de Monte Cristo", "La Reine Margot" (19ème siècle)
  • George Sand - "La Petite Fadette", "La Mare au Diable" (19ème siècle)
  • Gustave Flaubert - "Madame Bovary", "Salammbô", "L'Education Sentimentale" (19ème siècle - Réalisme)
  • Honoré de Balzac - "Le Père Goriot", "Eugénie Grandet", La Peau de Chagrin", "Le Colonel Chabert", "Le Lys dans La Vallée", "Illusions Perdues", "Le médecin de Campagne", "Les Chouans" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Stendhal - "Le Rouge et Le Noir", "La Chartreuse de Parme", "Vie de Rossini" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Victor Hugo - "Notre Dame de Paris", "Les Misérables", "Le Dernier Jour d'Un Condamné", "Les Orientales", "Hernani", "Cromwell", "William Shakespeare" (19ème siècle - Romantisme)
  • Gérard de Nerval - "Odelettes" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Vigny - "La mort du Loup" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Musset - "Les Caprices de Marianne" (19ème siècle - Romantisme, théâtre)
  • Alphonse de Lamartine - "Méditations Poétiques" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Bernardin de Saint-Pierre - "Paul et Virginie" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Madame de Staël - "Colline et Delphine", "De l’Allemagne" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Senancour - "Oberman" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Benjamin Constant - "Adolphe" (19ème siècle - Préromantisme)
  • François René de Chateaubriand - "Mémoires d'Outre-Tombe", "René" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Le Sage - "Gil Blas de Sentillane" (18ème siècle)
  • Marquis de Sade - "Justine ou Les Malheurs de la vertu", "Les 120 jours de Sodome" (18ème siècle)
  • Choderlos de Laclos - "Les Liaisons Dangereuses" (18ème siècle - Roman Epistolaire)
  • Jean-Jacques Rouseau - "Emile ou de L'Education", "Les Confessions", "Julie ou La Nouvelle Héloïse" (18ème siècle)
  • Voltaire - "Candide", "Zadig", "Micromégas" (18ème siècle)
  • Diderot - "Le Neveu de Rameau" (18ème siècle)
  • Beaumarchais - "Le Barbier de Séville", "Le Mariage de Figaro" (18ème siècle - Théâtre)
  • Marivaux - "Le Jeu de L'Amour et du Hasard" (18ème siècle - Théâtre)
  • Montesquieu - "L'Esprit des Lois", "Les Lettres Persanes" (18ème siècle)
  • Jean Racine - "Andromaque", "Bérénice", "Britannicus", "Phèdre", "Iphigénie" (17ème siècle - Tragédie)
  • Pierre de Corneille - "Le Cid" (17ème siècle - Tragédie)
  • Molière - "L'Avare", "Le Bourgeois Gentilhomme", "Les Précieuses Ridicules", "Dom Juan", "Le Malade Imaginaire", "Tartuffe", "L'Ecole des Femmes", "Amphitryon", "Les Fourberies de Scapin", "Les Femmes Savantes" (17ème siècle - Comédie)
  • Madame de la Fayette - "La Princesse de Clèves" (17ème siècle)
  • Jean de La Fontaine - "Les Fables" (17ème siècle)
  • Joachim du Bellay - "Regrets" (16ème siècle)
  • Pierre de Ronsard - "Sonnets pour Hélène", "Sonnets pour Marie", "Sonnets pour Cassandre" (16ème siècle)
  • Michel de Montaigne - "Les Essais" (16ème siècle)
  • Thomas More - "L'Utopie" (16ème siècle)
  • Erasmes de Rottherdam - "L'Eloge de la Folie", "Les Antibarbares" (16ème siècle)
  • François Rabelais - "Gargantua" , "Pantagruel" (16ème siècle)