Hakkımda

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Şişli / İstanbul, (0533 2490843) vildan_ornadis@hotmail.com, Türkiye
Chers abonnés et visiteurs du blog;Tout au long de ma vie scolaire,j’ai reçu un enseignement français.Après avoir terminé le collège français “Sainte-Pulchèrie” j’ai continué à ma vie lycéenne au “Lycée Français Saint-Michel”.J’ai reçu mon diplôme de fin d’études secondaires 3 ans plus tard. À la suite du lycée,j’ai étudié la philologie et la littérature française à “L’Université d’Istanbul, dans “La Faculté des Lettres”;simultanément j’ai étudié la formation pédagogique à L’Université d’Istanbul,dans“La Faculté d’Éducation”(“Formation à L’Enseignement”).Après 4 ans d’études de double licence je suis diplômée en tant que philologue,aussi professeur de français.Toutes les formations que j’ai acquises m’ont perfectionnée dans les domaines tels que la langue, la littérature et la culture française ainsi que la formation pédagogique. Depuis 11 ans, je partage mes connaissances avec ceux qui veulent apprendre la langue,la culture et la civilisation française. J’enseigne les gens de tout âge et de tout niveau depuis les élèves des écoles françaises,jusqu’aux étudiants de diverses universités sans oublier les hommes ou femmes d’affaires ni les amateurs de la francophonie

Présentation

Sevgili Blog Takipçileri;
Tüm eğitim hayatımı fransızca gördüm. İstanbul'da bulunan‘’Özel Sainte-Pulchérie Fransız Kız Ortaokulu’’nu bitirdikten sonra liseyi İstanbul'da bulunan ''Özel Saint-Michel Fransız Lisesi’’nde okudum. Ardından ‘’İstanbul Üniversitesi Edebiyat Fakültesi Batı Dilleri ve Edebiyatları Bölümü‘’ içinde yer alan ‘’Fransız Dili ve Edebiyatı Anabilim Dalı’’nda dört yıllık lisans eğitimimi tamamladım.Bu süre içerisinde ‘’İstanbul Üniversitesi Eğitim Fakültesinde Pedagojik Formasyon’’ alanında eğitim görüp çift anadal diploması aldım. Böylece hem filolog (Dilbilimci) hem de öğretmen olarak mezun oldum. Aldığım bütün bu eğitimler bana hem Fransız Dili, hem Fransız Edebiyatı hem de Pedagoji alanlarında büyük bir yetkinlik sağladı. Onbir yıldır teorik olarak edindiğim tüm bilgileri, pratikte bu dili ve kültürü öğrenmek isteyen her yaştan her gruptan kişilere aktarıyorum. İstanbulda bulunan fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler başta olmak üzere üniversite öğrencileri, iş adamları, fransız kültürüne meraklı olup kendini geliştirmek isteyen her yaştan her meslek grubundan kişiler meslek hayatım süresince öğrencim olmuştur ve olmaya devam edecektir.

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Grammaire – Littérature – Biologie ( Pour les élèves des écoles françaises - Fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler için )

Préparation au concours organisé par L'Université de Galatasaray - Galatasaray Üniversitesi iç sınavına hazırlık

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Toutes sortes de conseils d'orientation scolaire en France (licence, master) - Fransa’da yüksek öğrenim (lisans , yüksek lisans) görmek isteyen öğrencilere, üniversite seçimlerinden motivasyon mektubu yazımına kadar her türlü alanda eğitim danışmanlığı

Etudes spéciales (privées ou en groupe) pour les adultes -Yetişkinler için kişiye özel birebir ve grup çalışmaları

Cours de la langue Turque (grammaire - conversation) pour les étrangers - Yabancılara türkçe (dil bilgisi ve konuşma) dersleri

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Böylece,bir gün üyesi olmayı hedeflediğimiz Avrupa Birliğine katıldığımız zaman farklı kültürlere uyum sağlamakta zorluk çekmeyeceğiz.

8 Ekim 2010 Cuma

ALFRED de VIGNY (1797-1863)
On lui a souvent reproché d’être un poète hautin, de s’être isolé dans un tour d’ivoire. On a souvent dit qu’il a composé rarement de beaux vers. En effet, il n’est pas aussi doué et fécond que Lamartine et Hugo mais il est surtout préoccupé de la densité de la pensée et de la forme (dimension philosophique), il existe en lui un critique qui se juge et se contrôle. On a souvent parlé de l’inactualité de Vigny. Il a repoussé toute forme d’engagement. Il a voulu préserver sa solitude, son indépendance, il veut rester à l’écart des mêlées politiques et sociales.


Cependant il est actuel, par sa peinture de la condition morale et métaphysique de l’homme, par sa vision de l’être et du monde. Il a débuté comme romantique, il éprouve le mal du siècle. Chateaubriand est son maitre par la mélancolie. Il a donné des ouvrages du genre romanesque, poétique et dramatique. Il a traduit Shakespear.


Les poèmes de Vigny sont rangés en trois livres:
Livre mystique (Moise, Eloa, Le Déluge)
Livre antique
Livre moderne

La révolution de 1830 est une date grave pour Vigny, Lamartine et beaucoup d’autres. Sous les problèmes politiques et sociaux, il éprouve une crise de conscience. Il est hanté par la misère sociale. Les critiques voient en lui un poète philosophe. Il réfléchit sur la condition humaine, à partir de 1840 il s’enferme au Chateau du Maine Giraud dans un silence définitif. Il adopte un système moral. C’est un pessimiste janséniste et stoicien. L’homme lui apparait comme la victime d’une condamnation mystérieuse dont il ne saura jamais les motifs. Il ne peut pas s’échapper au destin, ni être consolé ou soutenu dans cette misère par quelque force. (Dieu ne le réconforte pas).

Dieu reste sourd à ses appels. La nature est une marâtre, l’amour un mensonge. Les philosophes ignorent tout. L’homme se résigne donc à vivre dans la solitude et le silence.

Vigny a rêvé d’une poésie pure. Il est l’initiateur du symbolisme. Le symbole est nécessaire pour mettre la pensée dans le langage.

LES DESTINEES de VIGNY►
Le recueil commence par le poème “Les Destinées” qui donne son nom à l’ouvrage et où Vigny pose le problème de la condition humaine: avec ses misères et son ignorance, l’humanité est-elle soumise à une fatalité qui nous interdit toute espérance et rend vains nos efforts?

Vigny commencera par envisager  “LE MAL SOCIAL” dans les problèmes de la politique, des races, de la civilisation, de l’amour et du devoir.

Puis Vigny envisagera “LE MAL PHILOSOPHIQUE”► l’homme vit dans l’incertitude de son avenir, dans l’ignorance de son destin. L’homme est abandonné à lui-même par la divinité.

Après le pessimisme des premiers poèmes qui se révoltent contre “LE MAL SOCIAL et PHILOSOPHIQUE”, Vigny trouvera une solution à la misère et à l’ignorance de l’homme► un avenir brillant attend l’homme, c’est la route lumineuse de la science, de la pensée et du progrès. Le poète fait donc confiance à la civilisation qui permettra à l’homme de vaincre la misère de sa condition. De ce point de vue, on peut dire que Vigny suit la voie des philosophes du XVIIIème siècle.

Ce sont les angoisses et les espérances de Vigny qui donnent naissance au message philosophique des DESTINEES. Son oeuvre exprime à la fois un pessimisme stoique et la volonté de croire à un possible progrès de l’humanité.
LA MORT DU LOUP

Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,

Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçus les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant; Bientôt,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçait la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse;

Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adorait les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées,
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris,
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante,
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu, qui traversaient sa chair,

Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,

Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.
 
J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'ai pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve
Ne l'eut pas laissé seul subir la grande épreuve;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
A ne jamais entrer dans le pacte des villes,
Que l'homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.

Hélas! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous , débiles que nous sommes!
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez sublimes animaux.
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.
--Ah! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur.
Il disait: " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."
ALFRED DE VIGNY
LA MORT DU LOUP

Introduction

C’est après une grave affective et morale (il a perdu sa mère, rompu avec l’actrice Marie Dorval et tous ses amis parisiens, il se retrouve seul à Charente) que Vigny a écrit en 1838, en une nuit et une partie du jour suivant le poème intitulé “LA MORT DE LOUP” paru dans le recueil posthume “les Destinées” en 1864. Ce long poème en alexandrin à rime plate décrit une chasse nocturne qui se termine par la mort héroique du loup suivi d’une réflexion morale sur le sens de la vie. Nous étudierons le réalisme mêlé de fantastique du décor et de l’action puis la valeur symbolique de l’apologue (à travers la figure du loup, les sentiments du poète et la réflexion qui suit le récit).

1. Le récit de la mort du loup►
Aspect réaliste du récit des lieux, Vigny a déjà participé à une chasse.
Vers 1-16: Le décor► Scène de chasse nocturne avec combinaison de couleur (rouge et noir) sinistre (uğursuz) et inquiétant de la chasse.
Impression fantastique avec la Lune enflammée.
Lieux réalistes avec l’humide gazon dû à la rosée de la nuit. Evocation de la Nature dans la chasse. La nature est hostile et est personnifiée (vers 10-11) qui marque un arrêt.
Comparaison des chênes à des êtres impressionnants (géants) que rien ne les perturbe.
Métaphore de la girouette (vers 12) qui souffre d’une mort à venir: traduction des angoisses des chasseurs de la peur de la mort. La girouette prédit peut-être la mort prochaine du loup.
Vers 16-17: attitude des chasseurs► Ce sont des chasseurs expérimentés.
Traquer: encercler les animaux pour les fermer tout issue de fuite.
Vers 20: Scène réaliste qui montre le réalisme des chasseurs. Ils savent qu’ils auront à affronter deux loups et deux louveteaux. C’est un récit rigoureux, ils ne sautent aucun étape.
Vers 27-40: Découverte de la famille du loup► Marque fantastique avec “les yeux qui flamboient” (vers 28), avec les danses des louvetaux multipliés par les ombres (vers:30).

Rythme et sonorité doux: les louveteaux sont joyeux, mais leurs instincts leur conseillent de rester sur leurs gardes.
Vers 35-36: L’ennemi héréditaire des loups est l’homme et la lutte semble être inévitable. Les loups ont une noble attitude, les louveteaux et la mère ont une entière confiance au loup.
Vers 40-60: Personnification du loup avec la présence des jambes au lieu des pattes (vers:41)
Idéalisation du loup contrairement aux chasseurs.
Scène réaliste: “ongles crochus dans le sable enfoncé”
Vers 42: cela montre que le loup est determiné à ne pas reculer face aux chasseurs.

Projection face à l’avenir (vers 43): il comprend qu’il n’a plus rien à faire, transposition du raisonnement de l’homme à l’animal. Il décide de mourir avec gloire. Fierté du loup qui ne manque pas de courage. Le loup prend vite sa décision (vers:45: “alors”)
Les vers 45-52 montrent le dernier exploit du loup. Le loup décide de s’attaquer à un chien et il ne cède pas. Le loup ne reconnait pas le chasseur comme un digne adversaire (le chien était comparé au loup au début de la poésie).
Description réaliste et cruelle: ce n’est pas la cruauté du loup qui sort, mais sa fierté et sa gloire, il n’abdique pas sachant que l’issu sera fatal.
Les yeux ont une grande importance: le regard du loup traduit ce qu’il ressent à l’égard des chasseurs.

Daigner: hauteur de dignité hautaine, mépris contre les hommes. Il les considère comme des bourreaux. Il meurt sans se plaindre. L’apologue apparait lors de la mort du loup: le loup assimilé à l’homme de génie qui a accepté sa mort sans plaindre, attitude qui laisse penser que la lutte est inégale.

2. La fin du récit, jugement (sentiment) du poète►
Implication personnel du poète: les chasseurs vont continuer à poursuivre les loups qui se sont enfuient lorsque la louve a compris qu’il n’y avait rien à faire. Le devoir de mère du loup est plus fort que le lien qui la lie avec le loup. Commencement d’une réflexion philosophique (vers:69)► le pacte des villes: concession faite à la société qui nous conduit à être différent de ce que l’on est véritablement (Vigny quitte Paris et retourne dans son château). Les chiens ne sont pas des animaux nobles, ils sont guidés par leur instinct et besoin matériel comme les hommes, ils sont obligés de se soumettre aux hommes pour avoir des faveurs (vers:72): l’injustice des chasseurs qui abusent de leurs matériels pour tuer les loups dans les forêts.


Amertume de Vigny: “la société rend les hommes pas vrais. La nature fait des animaux des êtres nobles et fières.”


Sentiment de culpabilité: il a participé à la mort du loup. Refus du poète de chasser les loups qui sont légitimement les propriétaires de ces bois (vers:72)

3. La Leçon à en tirer►
Sentiment défavorable des hommes (vers 72-76) “j’ai honte de vous”.

Interjection: Hélas : regret et pitié, sublimation des hommes oppositions aux loups.
Les hommes sont cruels et lâches “Débiles”: l’homme ne se sert pas suffisamment de sa raison “Nous”: il s’inclut dans les débiles, il a les mêmes défauts que ses congénères (vers 75-77): morale avec admiration des loups et indignation des hommes. Le loup meurt sans crier / les hommes crient lorsqu’ils ont un malheur.


Vision pessimiste: sincérité de ce qu’il a fait, il va souffrir sans les autres, à l’écart de Paris.


Vigny s’adresse au loup, il prend le regard du loup comme un message personnel / philosophique (stoique). Il essaie de dominer son chagrin. L’animal est différent de l’homme qui doit s’armer et se blinder contre les contraintes de la société. La conclusion est détachée par un blanc.


La mort du loup est un poème anti-chrétien. Vigny ne croit pas en Dieu mais s’il existe, alors il est un chasseur qui persécute l’homme. L’homme doit accomplir quelques chose c’est pour cela qu’il est envoyé sur Terre.

4.Conclusion►
Vigny joue sur le double registre de l’émotion et de la raison pour nous faire part d’une conception très élevée de la vie. Le poème en effet, à travers l’idéalisation du loup, la compassion et l’admiration exprimé par le poète, traduit sa volonté de dominer la douleur et de donner un sens à sa vie, selon une morale stoicienne. Comme le loup, l’homme de génie ne peut-être qu’un solitaire qui accepte son sort sans se plaindre après avoir accompli au mieux la tâche qui lui a été attribué. Le refuge n’est pas en Dieu mais en soi-même. Le poète se perçoit comme un animal traqué qui pour rester libre, doit s’isoler et s’élever par un silence stoique au-dessus de la fatalité, de la souffrance et de la mort.
LES DESTINEES

Vigny est un homme austère, inaccessible, hautain; ces traits de caractères se reflètent dans son oeuvre c’est un poète-philosophe.

“LES DESTINEES” affirme que chaque être, chaque action sont déterminés à jamais par les destinées. L’homme croit être libre mais en fait il ne s’appartient pas, il est dirigé par des forces qu’il ne maitrise pas.

D’après Vigny la poèsie ne doit pas être l’expression des sentiments mais doit se mettre au service de l’idée. De ses poèmes se dégage une doctrine cohérente que l’on peut résumer en trois mots:
STOICISME, PESSIMISME, BONTE.

Il constate la solitude de l’homme mais, il n’attend rien ni de Dieu (le silence éternel de la divinité) qui reste muet aux appels des hommes, ni de la nature. L’univers semble être la proie d’un destin inflexible et aveugle qui fait souffrir l’humanité. C’est le regard froidement lucide que le poète jette ainsi sur la misère de la condition humaine.
Il pense que l’esprit, l’idée apporteront un jour une consolation à ceux qui souffrent; seuls les progrès de l’intelligence seront capables de sauver le monde même si le chemin doit être long. Ce sera le triomphe de l’esprit pur. Partie d’un pessimisme totale, la méditation de Vigny s’achève dans une espérance totale.

SYMBOLISME:
Alfred de Vigny a utilisé le symbole, il est l’initiateur du SYMBOLISME. Le symbole est nécessaire pour mettre la pensée dans le langage. C’est la représentation concrète d’une idée abstraite.
Le loup devient le symbole du stoicisme.

Un loup poursuivi par des chasseurs sait qu’il va mourir et pourtant il ne fuit pas. Il fait courageusement face à son destin. Le poète en tire une leçon morale sur ce que devrait être l’attitude de l’homme courageux face à la mort qui nous attend tous. Dès les premiers vers, de Vigny suggère une atmosphère de drame et de sang.

STOICISME:

Doctrine de Zénon et de ses disciples, selon laquelle le bonheur est dans la vertu et qui professe l’indifférence devant ce qui affecte la sensibilité.
Courage pour supporter la douleur, le malheur, les privations avec les apparences de l’indifférence. Courage, héroisme.
Le stoicien n’obéit qu’à la raison en se rendant indifférent aux circonstances extérieures: fortune, santé, douleur...

Seul le silence est grand tout le reste est faiblesse:

L’homme est écrasé par la fatalité et est abandonné de Dieu, il n’y a pour lui que deux certitudes: la souffrance et la mort. On doit adopter la grandeur du silence face à cette condition désepérante. La fatalité de la souffrance peut devenir une chance pour l’homme: celle de se hausser jusqu’à l’héroisme. Accepter son destin ne signifie pas en effet s’y résigner passivement mais accomplir énérgiquement sa tâche. Comme les stoiciens de l’antiquité Vigny recommande à l’homme, face aux épreuves de destin une attitude courageuse et digne.

Les trois dernières lignes:

Ce n’est pas une bravade ni d’orgueil c’est de l’honneur. Le soldat obéit à un commendement venu d’en haut qui est peut-être absurde, cruel et qu’il peut ne pas comprendre: il obéit, il tue ou se fait tuer sans rien dire. Toute sa vie est résignation et abrégation. L’honneur est de se taire et de subir.
Commentaire sur le vers d’Alfred de Vigny:
“Gémir, pleurer, prier est également lâche"

Alfred de Vigny est un romantique, mais un romantique original et indépendant qui, sur bien des points, a réagi contre les manies de l’école Nature aristocratique et hautaine. Il supportait mal ses crises de larmes un peu théâtrales et ces confidences eplorées que ses confrères faisaient un public de leurs troubles de coeur et de leur mélancolie.

D’après Alfred de Vigny, qui a d’ailleurs développé cette idée dans un admirable chef-d’oeuvre, c’est la douleur qui fait les grands poètes et il n’y a pas de plus beaux vers que les vers pleins de sanglots. Comme pour répondre à la Nuit de Mai qu’il venait de lire dans la Revue des Deux Mondes Vigny écrivit La Mort du Loup où il affirme que notre vraie grandeur est dans la science et que les plus beaux vers sont les plus stoiques. Il a résumé sa théorie formule si connue:

L’homme qui est atteint par la douleur montre la dignité de son courage en la regardant en face sans mot dire. La lâcheté consiste à reculer devant elle et à montrer qu’on est dominé par elle: gémir, c’est pousser un cri plaintif comme l’enfant qui se lamente pour qu’on le pleigne et le secoure; pleurer c’est montrer par ses larmes qu’on ne peut plus supporter le fardeau; prier c’est demander à Dieu d’en être débarassé. Tout cela est un aveu de faiblesse donc un lâcheté.

Ne nous laissons pas émouvoir parce qu’il y a de grand dans cette théorie et dans ce vers: l’homme qui brave la douleur et la supporte sans mot dire est assurrement admirable mais est-il vrai de dire que gémir, pleurer, prier soit une lâcheté? En quoi consiste la lâcheté? À reculer devant son devoir à dérober à son devoir. Mais savoir reconnaitre sa faiblesse et demander du secours pour mieux faire faire son devoir ce n’est pas se dérober à son devoir. Le chef millitaire qui est chargé de défendre un poste qui se déclare incapable de le tenir avec le petit nombre d’hommes dont il dispose et demande du secourls n’est pas un lâche. Il fait son devoir. Le gémissement et les larmes dans une grande douleur physique ou morale ne sont pas volontaires: c’est la nature humaine qui se laisse arracher cet aveu de faiblesse. Prétendre s’élever au-dessus de la nature, c’est une folie; se refuser à pleurer par pose ou par dureté de coeur n’est pas une marque de grandeur d’âme. La prière est mieux qu’un aveu de faiblesse. C’est un appel pour demander du secours afin de pouvoir tenir ferme devant la douleur. Refuser de reconnaitre sa défendance et ses limites, c’est de la part de l’homme attitude rigidité et fermée, il y a aussi une feu de lâcheté on a peur du jugement des hommes et on veut paraitre à leurs yeux plus courageux qu’on n’est en réalité en tas cas c’est du respect humain si ce n’est pas de la lâcheté.

De très authentiques héros ont gémi, pleuré et prié. Charlemagne a pleuré devant les invasions des Normands; Jeanne d’Arc a pleuré dans la solitude de sa prison. Alfred de Vigny lui-même raconte dans le journal d’un poète qu’au moment de la mort de sa mère, il éclata en sanglots et tomba à genoux. Les stoiciens impasibles et durs ne nous intéressent pas, ils ont oublié d’être hommes. La douleur abat et écrase certains hommes qui deviennent incapables d’agir, ce sont les lâches, chez d’autres elle provoque la colère et la révolte , ce sont des insensés, les stoiques la nient  ce sont des orgueilleux. L’homme raisonnable l’accepte, s’incline sous son fardeau, il ne prétend pas être assez fort pour la porter tout seul, il avoue sa faiblesse, il demande à Dieu la force qui lui manque, puis il agit et il tâche de tirer de cette douleur un profit moral pour  lui-même et pour les autres il est resigné; c’est encore ce que les hommes ont trouvé de meilleur. Il ne se refuse pas à admirer les stoiques ni à plaindre les deséspérés: il tâche de garder entre ces deux extrêmes une attitude moyenne, ferme à la fois et humaine                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

7 Ekim 2010 Perşembe

L'OEUVRE & LE STYLE
DE PIERRE CORNEILLE

Une aventure sentimentale lui inspire sa première comédie. La pièce est jouée à Paris et remporte un succès qui le fait connaitre à la cour. Ce premier est suivi d’autres comédies, toutes bien accueillies par le public.

En 1636, Corneille présente aussi une tragédie: “Le Cid”. Cette pièce provoque des débats et des polémiques. C’est un véritable événement littéraire connu sous le nom de “querelle du Cid”. On reproche à l’auteur de ne pas avoir respecté les règles de la tragédie. L’action se déroulait en 36heures au moins, alors que l’unité de temps exigeait que tout se passe en 24 heures.

Ses comédies►
À l’inverse de celles de Molière, les comédies de Corneille font peu de place à l’étude des caractères. Elles n’ont plus de fonction morale. Ce sont de simples divertissements.

LE CID►
Une tragi-comédie en vers, écrite en 1636. Cette oeuvre a été inspirée à Corneille par une comédie espagnole.
Le vieux Don Diègue demande à son fils Rodrigue de venger son honneur en se battant en duel contre le Comte, le père de Chimène. Rodrigue se trouve devant un choix difficile. Mais en dépit de sa douleur, Rodrigue décide de faire son devoir et provoque le comte en duel. Il letue. Il se présente ensuite devant Chimène, lui dit qu’il l’aime toujours, mais qu’il a dû faire son devoir. “Je le ferais encore si j’avais à le faire”. Bien que profondément affligée par la mort de son père, Chimène approuve la conduite de Rodrigue tout en lui déclarant qu’elle fera elle aussi son devoir et demandera justice. La nuit suivante, Les Maures débarquent par surprise à Séville. À la tête d’une petite armée improvisée, Rodrigue se dirige vers le port et met les envahisseurs en déroute. Deux chefs Maures qu’il a faits prisonniers, impressionnés par sa valeur militaire, l’appellent leur “CID” (seigneur). Le roi de Castille félicite Rodrigue pour sa victoire. Finalement Chimène pardonne Rodrigue et les deux jeunse gens se marieront après un an de deuil.

Les personnages►

On appelle “héros cornéliens” des figures d’exception généralement tirées de l’histoire, qui osent faire ce que le commun des mortels n’est pas capable d’entreprendre. Si ces hommes et ces femmes peuvent agir différemment, c’est qu’ils sont prédisposés par leur nature à jouer un rôle exceptionnel. C’est pourquoi Corneille choisit ses héros non pas parmi le peuple mais dans l’aristocratie. Ce choix n’est pas fait par hasard, il est dicté à Corneille par la situation sociale de l’époque, agitée par les exigences politiques de la noblesse, qui, convaincue d’avoir un rôle éminent à jouer dans l’histoire française, la noblesse voulait mettre des limites au pouvoir royal. La haute naissance des héros cornéliens est une sorte de garant de leur valeur morale.



La passion de la Gloire►Ces héros sont enfrontés à des situations ou des événements qui les obligent à prendre parti pour un intérêt qui est supérieur à leur intérêt personnel. L’intérêt supérieur peut prendre des formes diverses (vengeance d’un père dans le Cid; défense de la patrie dans Horace), tandis que l’intérêt personnel est presque toujours représenté par l’amour. Une fois que le héros cornélien a accepté ce qui lui apparait comme son devoir, il ne revient plus sur sa décision, c’est la passion de la gloire. La gloire désigne la réalisation passionnée du but qu’a choisi le héros. Dans l’accomplissement de sa volonté, le héros cornélien n’obéit pas à la morale traditionnelle: “gloire n’est pas synonyme de bien”. Parce qu’il a décidé de faire son devoir quel qu’en soit le prix, le héros se met souvent hors-la-loi: Rodrigue est accusé de meurtre par Chimène.

En général l’effort du héros pour atteindre le but qu’il s’est fixé, lui permet effectivement de l’atteindre, et aussi de retrouver ce qu’il a sacrifié de sa vie personnelle, car l’héroisme exerce une sorte de fascination sur les autres. Ainsi, la volonté de vengeance de Chimène cède devant la vaillance de Rodrigue. On peut donc parler de “tragédies sans tragique” puisque le héros n’est pas vaincu mais obtient au contraire ce qu’il voulait.

La conception de l’Amour►
L’amour chez Corneille ne supporte aucune faiblesse. Le héros cornélien est capable de passion mais il ne peut aimer que ce qu’il estime. Une sorte d’instinct très sûr le guide dans le choix de la personne aimée, et cet amour est généralement réciproque. L’amour véritable est une passion noble, qui fait non pas des lâches, mais des héros.
L'ILLUSION COMIQUE
L’Illusion comique est une pièce de théâtre en cinq actes écrite par "Pierre Corneille" en 1635, représentée pour la première fois au théâtre du Marais en 1636 et publiée en 1639 chez François Targa.



Pierre CORNEILLE
 Lorsque Corneille écrit cette pièce, il a 29 ans et a déjà écrit sept autres pièces de théâtre dont des tragédies et des comédies. L’Illusion comique marque un tournant dans la carrière littéraire de son auteur puisqu’après l’avoir écrite, Corneille n’écrira plus que des tragédies (sauf Le Menteur, 1643). Cette pièce peut alors apparaître comme l’aboutissement d’un apprentissage dans lequel l’auteur laisse éclater sa virtuosité littéraire. S’il n’est pas déplacé de parler de « virtuosité », c’est que Corneille condense dans cette pièce tous les genres théâtraux : « Le premier acte n’est qu’un prologue » qui s’inspire de la pastorale. « Les trois suivants font une comédie imparfaite » avec son personnage de commedia dell'arte, Matamore. Cette « comédie imparfaite » évolue vers une tragi-comédie avec ces épisodes de rivalité, d’emprisonnement et de mort. « Le dernier est une tragédie, et tout cela cousu ensemble fait une comédie ». L’Illusion comique résume donc tout l’univers théâtral ; à travers cette pièce Corneille démontre qu’il maîtrise tous les genres théâtraux.

Personnages
• Alcandre : magicien.
• Pridamant : père de Clindor.
• Dorante : ami de Pridamant.
• Matamore : capitan gascon, amoureux d’Isabelle.
• Clindor : suivant du capitan et amant d’Isabelle.
• Adraste : gentilhomme, amoureux d’Isabelle.
• Géronte : père d’Isabelle.
• Isabelle : fille de Géronte et amante de Clindor.
• Lyse : servante d’Isabelle et amoureuse de Clindor.
• Geôlier de Bordeaux.
• Page du Capitaine.
• Eraste : écuyer de Florilame.
• Troupe de domestiques d’Adraste.
• Troupe de domestiques de Florilame.

ACTE I►

Le premier acte commence à l’entrée d’une caverne qui ressemble à une grotte où se présentent deux personnages: Pridamant, un père éploré par la disparition de son fils (Clindor) et Dorante à qui il explique les causes possibles de cette disparition. Dorante veut lui présenter un magicien qui serait capable de l’aider. Ce magicien, Alcandre, devine tout de suite les raisons de la venue de Pridamant et lui annonce qu’il pourra lui faire voir la vie de son fils grâce à des illusions. Avant cela, il demande à Dorante de partir. Une fois seuls, Alcandre commence par raconter à Pridamant que son fils a connu une existence de picaro depuis son départ, qu’il s’est mis au service d’un « brave » dans la région de Bordeaux et qu'il ne souhaite pas être retrouvé.

ACTE II►


MATAMORE
Au début du 2e acte, Alcandre et Pridamant regardent l'illusion du magicien grâce à laquelle ils peuvent voir les « deux fantômes vains » qui représentent Clindor et son maître Matamore. Clindor écoute avec complaisance Matamore se vanter d’exploits improbables en attendant l’arrivée d’Isabelle qui apparaît accompagnée de son prétendant officiel. Matamore se dérobe à leur arrivée. Adraste est éconduit par Isabelle mais cela ne l’empêche pas de partir aller demander sa main à son père. Après son départ, Matamore et Clindor se montrent et le maître en profite pour faire à nouveau valoir ses prouesses lorsqu’un page vient le chercher pour qu’il aille s’occuper des prétendues affaires amoureuses qui le pressent. Seule avec Clindor, Isabelle lui réaffirme son amour avant de s’enfuir au retour d’Adraste. Le prétendant se doute de la rivalité de Clindor et le met en garde mais celui-ci lui répond avec fierté et noblesse. Lyse, la servante d’Isabelle, propose à Adraste de l’aider à surprendre les deux amants. Seule, Lyse se réjouit de pouvoir faire payer à Clindor sa préférence pour Isabelle. Les deux «spectateurs» que sont Alcandre et Pridamant se retrouvent seuls sur scène et le magicien essaye de rassurer le père de Clindor sur ce qui attend son fils.

ACTE III►

L’acte III débute sur les reproches de Géronte à sa fille qui refuse Adraste pour époux. Seul, Géronte se persuade qu’il parviendra à ses fins avec sa fille. Puis il met dehors Matamore venu fanfaronner devant lui. De loin, Matamore menace le vieil homme puis il se laisse aller à sa mauvaise foi, changeant en honneur ce qui est couardise (poltronnerie et lâcheté), avant de s’enfuir en croyant entendre les valets de Géronte. Clindor fait mine de séduire Lyse, la servante d’Isabelle et lui propose de devenir son amant quand il sera marié, elle refuse. Lyse restée seule, se laisse aller à son amertume et décide de se venger. Lyse partie, Matamore entre en scène, épouvanté par des menaces imaginaires, se cache quand il aperçoit Clindor et Isabelle. Il écoute, dissimulé, les propos d’amour des deux jeunes gens puis sort de sa cachette, furieux. Clindor, lui fait croire que les valets de Géronte sont à sa poursuite pour lui faire peur, lui soumet le choix «de fuir en diligence, ou d’être bien battu», puis le menace. Matamore cède en faisant mine de s’effacer vis-à-vis d’Isabelle. Adraste surprend le baiser d’Isabelle et Clindor, ce dernier le tue d’un coup d’épée mais est arrêté par les domestiques de Géronte. Pridamant se désole du sort de son fils.

ACTE IV►

Quatre jours plus tard. Isabelle, désespérée, se jure de mourir dès que son amant Clindor sera exécuté. Lyse vient lui dire qu’elle va sauver Clindor en séduisant le geôlier de la prison, Isabelle est folle de joie. Restée seule, Lyse explique son revirement. Matamore surgit, ivre, il s’était caché dans le bûcher en se «nourrissant » de bouteilles d’alcool, les femmes le font sortir. Isabelle et Lyse sont seules, la première explique comment elle a trouvé Matamore. Le geôlier vient dire que tout est prêt pour l’évasion de Clindor. Dans sa prison, Clindor se désole quand le geôlier arrive pour lui annoncer qu’on va l’exécuter, mais c’est Isabelle et Lyse qui entrent pour le faire évader. Pridamant est soulagé, Alcandre lui explique qu’il va maintenant le voir deux ans plus tard.

ACTE V►

Alcandre demande à Pridamant de rester à l’écart, malgré son éblouissement, lorsque arrivent les jeunes héros, complètement métamorphosés. La nuit, dans le jardin d’un palais, Isabelle paraît dans des habits de princesse, et raconte à Lyse que son « perfide époux » a rendez-vous avec la princesse Rosine. Clindor arrive, prend Isabelle pour Rosine et lui déclare son amour par mégarde. Sa femme s’en prend alors à lui et lui reproche ses infidélités alors qu’elle a tout quitté pour le suivre. Clindor lui réaffirme son amour en faisant au passage l’éloge de l’infidélité. Devant les menaces de suicide d’Isabelle, il renonce à Rosine. Cette dernière arrive tandis qu’Isabelle se cache. Clindor lui résiste effectivement. C’est alors que surviennent les hommes de main du prince Florilame qui tuent Rosine et Clindor. Isabelle, quant à elle, est amenée auprès du prince qui est en réalité amoureux d’elle. Pridamant est effondré devant les sarcasmes d’Alcandre qui finit par lui montrer son fils et les autres personnages, bien vivants, en train de se partager de l’argent. Clindor et ses amis sont en fait devenus des comédiens et ils viennent d’interpréter le dernier acte d’une tragédie. La pièce se termine sur l’apologie du théâtre et du métier de comédien fait par Alcandre à Pridamant pour l’assurer du bon choix de son fils.

L’Illusion comique s’appuie sur le motif du théâtre dans le théâtre et multiplie les niveaux de représentation►
• le premier niveau est celui de la pièce complète avec son lot d’inquiétudes, de nœuds et de dénouements.
• le deuxième est celui de la scène entre Alcandre et Pridamant, à la fois personnages et spectateurs de ce qui se déroule devant eux.
• le troisième est celui des jeunes gens, Clindor et Isabelle, et de leurs aventures.
• le quatrième est celui de la tragédie de l'acte V.



La structure complexe de la pièce, basée sur des enchâssements successifs (théâtre dans le théâtre) et un jeu d’apparences trompeuses (la fausse mort de Clindor), a pour but d’égarer le spectateur. Le jeu des illusions s’inscrit dans l’idée baroque selon laquelle la vie est un théâtre et on voit dans cette pièce comment Corneille exploite cette idée lorsque se confondent la vraie vie de Clindor et le rôle qu’il joue. Le déguisement, le changement d’identité sont autant de marques de l’imprégnation baroque sur cette pièce. L’homme devient un véritable Protée. La grotte peut également être interprétée comme une métaphore du théâtre avec sa scène et ses spectateurs. Des éléments en ce sens apparaissent dès la première tirade de Dorante.

6 Ekim 2010 Çarşamba

ANTOINE DE SAIN-EXUPERY
Il est né à Lyon, en 1900. Il a fréquenté l’Ecole Navale et Les Beaux-Arts. Son service militaire l’a formé à l’aviation. En 1927 il est devenu pilote de lignes entre Toulouse et Dakar et en 1928, chef “d’aéroplace” à Cap Juby dans le Sud marocain. A Buenos-Aires il a vécu les débuts de la liaison France-Amérique. Rendu célèbre par ses succès littéraires, il a demeuré pilote d’essai et pilote de raid en même temps qu’il est devenu journaliste d’occasion pour de grands reportages. Combattant de 1939/1940, il est exilé aux états-Unis, il est revenu aux armes en 1943 et a disparu au cours d’une mission aérienne qu’il a réclamée (31 juillet 1944). Il reste, pour la légende le courageux, le charmant et profond “Saint-Ex”.


Il a reçu le Prix Fémina avec “Vol de nuit” (1930) et Grand Prix du Roman de l’Académie française avec “Terre des hommes” (1938). Antoine de Saint-Exupéry est l’un des auteurs les plus connus du vingtième siècle grâce au succès du “Petit Prince” (1943) (plus de sept millions d’exemplaire). C’est la simplicité touchante, la fraicheur naive de ce conte qui apporte le succès à son auteur.

 
 
La bibliographie de l’auteur►
• COURRIER SUD (1930)
• VOL DE NUIT (1931)
• TERRE DES HOMMES (1939)
• PILOTE DE GUERRE (1942)
• LE PETIT PRINCE (1943)
• CITADELLE (1948) (livre inachevé, fait de notes et de carnets, qui apparait comme l’ébauche de son testament spirituel.

                                 
 
LE PETIT PRINCE
La narration de ce conte est faite à la première personne. Le narrateur se souvient qu'à l'âge de 6 ans, il aimait dessiner des "serpents boas". Il a montré ses "chefs d'œuvre aux grandes personnes" mais celles-ci lui "ont conseillé de laisser de côté les dessins de serpents boas ouverts ou fermés, et de s'intéresser plutôt à la géographie, à l'histoire, au calcul et à la grammaire". Il évoque aussi son enfance solitaire, et son souhait de devenir pilote: "j'ai appris à piloter des avions. J'ai volé un peu partout dans le monde. Et la géographie, c'est exact, m'a beaucoup servi. Je savais reconnaître, du premier coup d'œil, la Chine de l'Arizona. C'est utile, si l'on est égaré pendant la nuit."
"J'ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans". Le narrateur doit poser son avion dans le désert. C'est là qu'il rencontre le Petit Prince. Ce petit bonhomme lui indique qu'il vient d'une autre planète et lui demande de lui dessiner un mouton. Puis, à force de question l'aviateur découvre que le Petit Prince vient d'une autre planète: "l’astéroïde B 612", une planète "à peine plus grande qu'une maison!"




Chaque jour l'aviateur apprend de nouvelles choses sur la planète du Petit Prince, sur son départ, sur son voyage. C'est ainsi que l'enfant lui parle de la psychologie des adultes, de leur sérieux, des baobabs qui encombrent sa planète et qui la perfore de leurs racines.


Il lui raconte aussi qu'il adore les couchers de soleil et qu'un jour, il a vu "le soleil se coucher quarante-trois fois!". Puis le petit Prince parle d'une fleur unique, une rose, dont il est amoureux . Il prend peur que le mouton que lui a dessiné l'aviateur fasse du mal à sa rose: "Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui n'existe nulle part, sauf dans ma planète, et qu'un petit mouton peut anéantir d'un seul coup, comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu'il fait, ce n'est pas important ça?" Il lui confie aussi qu'il a souffert de la voir vaniteuse et qu'il était sans doute trop jeune pour l'aimer: "J'aurais dû ne pas l'écouter, me confia-t-il un jour, il ne faut jamais écouter les fleurs. Il faut les regarder et les respirer. La mienne embaumait ma planète, mais je ne savais pas m'en réjouir. Cette histoire de griffes, qui m'avait tellement agacé, eût dû m'attendrir..."

Le petit prince fit encore cette confidence à l'aviateur:
"Je n'ai alors rien su comprendre! J'aurais dû la juger sur les actes et non sur les mots. Elle m'embaumait et m'éclairait. J'en aurais jamais dû m'enfuir! J'aurais dû deviner sa tendresse derrière ses pauvres ruses. Les fleurs sont si contradictoires! Mais j'étais trop jeune pour savoir l'aimer."

Sans doute c'est cette incompréhension et cette déception amoureuse qui l'a incité à s'éloigner de sa planète et à voyager. Il a ainsi rencontré, murés dans leur solitude, une galerie de personnages: le monarque d'un empire factice, le vaniteux, le buveur qui boit pour oublier qu'il boit, le businessman propriétaire d'étoiles, l'allumeur de réverbères, obligé du fait de la vitesse de rotation de sa planète d'effectuer un travail absurde et ininterrompu, et enfin un géographe, un vieux Monsieur écrivant d'énormes livres.

Puis le Petit Prince a débarqué sur la Terre, et c'est encore la solitude qu'il y a rencontrée. Il y a retrouvé en grand nombre les mêmes types de personnage que sur les autres planètes, mais aussi un serpent ne parlant que par énigmes, un désert fleuri de roses et l'écho.... Puis un petit renard lui est apparu, un renard qui voulait que le Petit Prince l'apprivoise:
-Bien-sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'a pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
En écoutant le renard le petit prince comprit qu'il importe avant tout d'apprivoiser les êtres, de s'en faire des amis, et que le monde s'ordonne autour de cet être unique au monde par l'amour qu'on lui porte.



Puis l'enfant évoque un aiguilleur qu'il a rencontré et aussi un marchand de pilules qui font gagner un temps bien inutile.

Au huitième jour de panne dans le désert, c'est l'heure de la séparation. Le petit prince souhaite retrouver sa rose. Il a recours au serpent qui résout toutes les énigmes, et repart vers son étoile. Il laisse seul le narrateur qui peut maintenant regarder le ciel avec un autre regard.
ANTOINE DE SAINT-EXUPERY

5 Ekim 2010 Salı

FRANÇOISE SAGAN
Née le 21 juin 1935 à Cajarc (Lot) Françoise Quoirez  (elle prendra plus tard le pseudonyme de Françoise Sagan, emprunté à un personnage de Proust, "Hélie de Talleyrand Périgord, prince de Sagan" pour la publication de "Bonjour Tristesse") est issue d'une famille bourgeoise. Peu brillante élève du Couvent des Oiseaux et du cours Hattemer elle préfère lire seule Sartre et Camus tout en fréquentant assidûment les clubs de jazz du quartier latin. Elle rate ses examens universitaires à la Sorbonne mais, fascinée par les Illuminations de Rimbaud, elle écrit en quelques semaines "Bonjour Tristesse" (titre tiré lui d'un vers de Paul Eluard) qu'elle dépose au bureau de l'éditeur René Julliard. "Bonjour Tristesse" raconte dans un style immédiat et détaché l'éveil à l'amour d'une adolescente à la fois innocente et perverse.


Le roman de Françoise Sagan, âgée alors d'à peine 19 ans, est lancé au printemps 1954 sur fond d'émancipation féminine. Neuf années après la guerre, un vent de liberté souffle sur le Saint-Germain des Prés existentialiste. La presse s'emballe pour le ton nouveau de cette mineure que l'on compare à Colette ou à Radiguet. Le livre obtient le prestigieux Prix des Critiques avant d'être encensé par François Mauriac. Le public curieux et un tantinet choqué suit, les ventes explosent et "Bonjour Tristesse" atteint à ce jour plus de deux millions d'exemplaires vendus. C'est l'un des plus grands best-sellers de l'histoire de l'édition française. La jeune Françoise Sagan connaît la gloire, propulsée icône de la jeunesse affranchie des années 50-60 et bientôt égérie des zazous, des hussards et des existentialistes parisiens de tous poils. "La gloire, je l'ai rencontrée à 18 ans en 188 pages, c'était comme un coup de grisou", dira-t-elle plus tard.

Entretenant sa légende personnelle, entourée d'amis (Bernard Frank, Florence Malraux, Jacques Chazot,...), Françoise Sagan mène une vie privée pleine d'excès et de petits scandales insolents. Grisée par le succès, les voitures de sport, l'argent, le jeu, la drogue, l'alcool, elle défraie souvent la chronique mondaine mais aussi, dans les années 80, la chronique judiciaire avec diverses affaires de drogues, de plagiat (pour Le chien couchant), de fraude fiscale et même d'espionnage pour le compte de son ami Président de la République François Mitterrand, dans le cadre d'un volet de l'affaire Elf.


Mariée et divorcée à deux reprises, dont l'une avec l'éditeur Guy Schoeller, Françoise Sagan devenue au fil des ans la sympathique grande dame à petits scandales de la scène culturelle française n'a jamais délaissé sa carrière littéraire et a publié une cinquantaine de romans ou pièces de théâtre dont plusieurs connaîtront de grands succès. La plupart de ses textes importants ont été réunis dans "Oeuvres".
La hussarde du Saint Germain des Prés sixties s'est éteinte le 24 septembre 2004, âgée de 69 ans, à l'hôpital de Honfleur, près de sa maison d'Equemauville où elle a vécu retirée les toutes dernières années de sa vie.
"Pas de la grande littérature, mais un bilan globalement positif", disait-elle avec humour de son oeuvre. Avis partagé par la plupart des critiques littéraires depuis plus d'un demi-siècle, tous plus ou moins séduits par la fameuse "petite musique" mélancolique, le ton en apparence nonchalant d'une Françoise Sagan qui aura fortement marqué sa génération et occupera sans aucun doute une petite place éternelle dans l'histoire de la littérature française du XXe siècle malgré sa rapide désuétude.


Voici les premiers mots de "Bonjour Tristesse"► "Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. C'est un sentiment si complet, si égoïste que j'en ai presque honte alors que la tristesse m'a toujours paru honorable. Je ne la connaissais pas, elle, mais l'ennui, le regret, plus rarement le remords. Aujourd'hui, quelque chose se replie sur moi comme une soie, énervante et douce, et me sépare des autres. Cet été-là, j'avais dix-sept ans et j'étais parfaitement heureuse."

Bibliographie de Françoise Sagan

►Bonjour Tristesse (roman, 1954)
►Un certain sourire (roman,  1956)
►New-York (nouvelles, 1956)
►Dans un mois dans un an (roman, 1957) 
►Le Rendez-vous manqué (théâtre, 1958)
►Aimez-vous Brahms? (roman,  1959)
►Château en Suède (théâtre,  1960)
►Le Gigolo (théâtre, 1960)
►Les merveilleux nuages (roman,  1961)
►Les violons parfois (théâtre,  1961)
►La robe mauve de Valentine (théâtre, 1963)
►Landru (scénario pour la télé 1963)
►Bonheur, impair et passe (théâtre, 1964)
►Toxiques (journal,  1964)
►La Chamade (roman,  1965)
►Le Cheval évanoui (théâtre,  1966)
►Le Garde du coeur (roman,  1968)
►Un peu de soleil dans l'eau froide (roman,  1968)
►L'Echarde (théâtre, 1970)
►Un piano dans l'herbe (théâtre, 1970)
►Des Bleus à l'âme (roman, 1972)
►Il est des parfums (théâtre, 1973)
►Un Profil perdu (roman,  1974)
►Encore un livre (scénario de film 1974)
►Brigitte Bardot (biographie, 1975)
►Réponses (entretiens, 1975)
►Des yeux de soie (nouvelles,  1975)
►Le lit défait (roman, 1977)
►Le Sang doré des Borgia (scénario télé 1977)
►Il fait beau jour et nuit (théâtre, 1978)
►Les fougères bleues (nouvelles, 1979)
►Le Chien couchant (théâtre, Flammarion 1980)
►Musiques de scène (nouvelles,  1981)
►La Femme fardée (roman,  1981).
►Avec mon meilleur souvenir (mémoires,  1984)
►De Guerre lasse (roman, 1985)
►La maison de Raquel Vega (nouvelles, 1985)
►Un Sang d'aquarelle (roman, 1987)
►L'Excès contraire (théâtre, 1987)
►Sarah Bernhardt (biographie,1987)
►La Sentinelle de Paris 1988)
►Au marbre (chroniques 1952-1962, La Désinvolture 1988)
►La Laisse (roman, 1989) 
►Un orage immobile (roman, 1989)
►Les Faux-Fuyants (roman, 1991) 
►Répliques (entretiens, 1992)
►Et toute ma sympathie (mémoires, 1993)
►Un Chagrin de passage (roman, 1993)
►Le Miroir égaré (roman, 1996).
►Derrière l'épaule (mémoires, 1998)
►Correspondance George Sand / Alfred de Musset (2002)
BONJOUR TRISTESSE

Cécile, adolescente insouciante, a passé son enfance en pension. Elle vit depuis deux ans avec son père Raymond qui est veuf et qui a la quarantaine. Elle mène une existence oisive et bénéficie d’une grande liberté. Son père a de nombreuses maîtresses auxquelles Cécile s’habitue assez facilement.

L’été de ses 17 ans, Cécile, son père Raymond, et Elsa, sa maîtresse du moment partent en vacances sur la Côte d’Azur. Raymond a également invité Anne, une femme séduisante et brillante, qui était l’amie de son épouse. Très vite Anne prend en main la vie de Cécile et décide notamment de la faire travailler, celle-ci ayant ratée son baccalauréat cette année-là. Anne regarde également avec un œil critique l’aventure que Cécile a avec Cyril, un étudiant qui passe ses vacances dans la région. Raymond délaisse peu à peu Elsa et devient l’amant d’Anne. Il est décidé à changer de vie pour elle et envisage même de l’épouser.

Cécile craint de perdre sa liberté. La présence de cette femme intelligente et calme, trouble sa délicieuse existence. Jalouse, elle réussit à convaincre son petit ami Cyril de simuler une aventure amoureuse avec Elsa. Raymond ne parvient pas à résister à cette provocation. Irrité de voir Elsa se tourner vers un adolescent à peine plus âgé que sa fille, il se retrouve bientôt dans les bras de son ancienne maîtresse. Anne les surprend par hasard. Désespérée elle s'enfuit et se tue dans un accident de voiture. Cécile et son père reprennent leur vie insouciante, mais la jeune fille connaît à présent un sentiment nouveau: la tristesse : "Seulement quand je suis dans mon lit, à l’aube, avec le seul bruit des voitures dans Paris, ma mémoire parfois me trahit: l’été revient et tous mes souvenirs. Anne, Anne ! Je répète ce nom très bas et très longtemps dans le noir. Quelque chose monte alors en moi que j’accueille par son nom, les yeux fermés : Bonjour Tristesse. "
FRANÇOISE SAGAN

4 Ekim 2010 Pazartesi

COMMENTAIRE DE LA SEMAINE

L'ARGENT
L’argent a une grande importance dans la vie de l’homme, car pour vivre il en a besoin. L’argent a une valeur tellement importante qu’il dirige notre vie.
Notre santé, notre nutrition, notre habitation, notre vie sociale ainsi que notre éducation, tout dépend de l’argent. L’homme doit gagner de l’argent pour satisfaire et accomplir ses besoins, c’est-à-dire l’argent est un bon valet dans la vie de l’homme.
Cependant quand l’homme gagne plus qu’il dépense, les problèmes commencent à apparaitre. Suivant la quantité, la vie sociale et la statue de l’homme changent. Le luxe pénètre et les désirs augmentent. Plus les envies et les dépenses se multiplient plus l’ambition de gagner davantage se multiplie. Avec le temps qui passe le moyen qu’est l’argent laisse sa place au but. Une fois très riche, on veut encore et encore. On ne peut pas empêcher le désir de devenir plus riche, plus puissant. L’argent, la richesse et la puissance sont proportiennelles.
Ainsi le coeur de l’homme durcit, il ne voit que l’argent autour de lui, il lui semble qu’il lui est possible de tout faire, qu’il est devenu le maitre du monde. Malheureusement il ignore qu’il est devenu le valet d’un très mauvais maitre.
Vildan ORNADIS
LES MISERABLES

PREMIERE PARTIE - FANTINE►


L'EVEQUE ET LE FORÇAT (livre premier et second)
1815. Alors que tous les aubergistes de la ville l'ont chassé, le bagnard Jean Valjean est hébergé par Mgr Myriel ( que les pauvres ont baptisé, d'après l'un de ses prénoms, Mgr Bienvenu). L'évêque de la ville de Digne, l'accueille avec bienveillance, le fait manger à sa table et lui offre un bon lit. Jean Valjean a été condamné en 1795, pour le vol d'un pain et vient de passer vingt ans au bagne. Pourtant malgré la générosité de son hôte, Jean Valjean s'enfuit en pleine nuit, après avoir dérobé les six couverts d'argent, les seules richesses de l'évêque. Le lendemain, les gendarmes le ramènent chez Mgr Bienvenu qui, à sa grande surprise, l'innocente. L'évêque lui offre même deux chandeliers en argent que Jean Valjean avait "oublié" d'emporter. Il souhaite ainsi aider l'ancien bagnard à redevenir un honnête homme. Pourtant sur la route, Jean Valjean commet un nouveau délit. Il vole un petit ramoneur. Mais, alors qu'il s'apprête à ranger son larcin dans sa besace, il revoit les chandeliers de Mgr Bienvenu, et se rappelle les paroles de l'évêque. Il n'aura plus alors qu'un seul but: honorer la bonté de l'ecclésiastique et servir le bien.


LA DECHEANCE DE FANTINE (Paris, Août 1817)


Quatre étudiants, dont un certain Tholomyès, font un bon repas dans un cabaret avec quatre jeunes filles insouciantes, dont l'une, Fantine étonne par sa beauté et sa candeur. Elle vit avec Tholomyès sa première histoire d'amour. Les quatre jeunes hommes ont promis "une surprise". Au dessert, ils s'esquivent pour … ne jamais revenir, annonçant dans la lettre d'explication qu'ils ont laissé, leur retour définitif dans leurs familles en province. Les jeunes filles s'amusent de cette farce, sauf Fantine, la plus jolie, qui est vraiment inquiète. Elle s'était offerte à Tholomyès et attend un enfant de lui.

COSETTE LIVREE "AUX LOUPS"(Printemps 1818)


Fantine quitte Paris et porte dans ses bras la petite fille qu'elle a eu de Tholomyès, et pour laquelle elle a tout sacrifié, Cosette. Elle souhaite retourner à Montreuil sur Mer, sa ville natale, où elle espère trouver du travail. En chemin, à Montfermeil, elle fait la connaissance d'un couple d'aubergistes, d'allure plutôt accommodante, les Thénardier. Très vite Cosette joue avec les petites filles des aubergistes. Fantine y voit là un signe du ciel et propose de leur confier quelque temps la garde de Cosette. Les aubergistes acceptent moyennant une pension. Cosette qui n'a que cinq ans se retrouve ainsi prise au piège d'un sinistre couple qui ne tarde pas à en faire sa servante. Tout le pays va désormais surnommer Cosette, "l'alouette", petite esclave en haillons, fragile et tremblante, soumise à la tyrannie de ces abominables aubergistes.


LA DECHEANCE (Montreuil de 1818 à 1823)


A son arrivée à Montreuil, Fantine découvre que sa ville natale est devenue prospère grâce à un inconnu, arrivé deux ans plus tôt et qui a su relancer et développer l'industrie de la région. Cet homme, M. Madeleine, (nom d'emprunt de Jean Valjean) semble un véritable bienfaiteur : il offre du travail à toutes les personnes honnêtes qui se présentent à sa fabrique, donne des conseils éclairés et multiplie les actes de générosité. Il est aussi doté d'une force peu commune. Un jour, il a sauvé un vieillard, Fauchelevent, que sa charrette menaçait d'écraser. M. Madeleine est parvenu à relever la carriole et à dégager le vieil homme, qui sans l'intervention de "cette force de la nature" était promis à une mort certaine. Au terme de sa réussite industrielle et de son ascension sociale, M. Madeleine accepte sous la pression de ses concitoyens de devenir le maire de la ville. Un homme, l'inspecteur Javert, ténébreux, obsédé par l'autorité, reste pourtant insensible à l'admiration unanime dont bénéficie M. Madeleine. Pire, ayant travaillé auparavant dans les bagnes du midi, il s'intéresse particulièrement à ce notable. Il a l'impression que ce visage ne lui est pas inconnu … Fantine a trouvé du travail dans les ateliers de M. Madeleine. Mais sa beauté suscite la jalousie de ses collègues qui commencent à l'épier. Elles découvrent que la jeune femme a un enfant naturel, ce qui lui vaut d'être renvoyée par la surveillante. Elle éprouve alors du mépris pour . Madeleine, qu'elle imagine responsable de ce renvoi. Pour parvenir à payer la pension de Cosette, Fantine est obligée de vendre ses cheveux blonds et aussi ses dents. Ultime étape de sa déchéance, la prostitution. Un jour d'hiver, Fantine, malade, fait les cent pas sur le trottoir. Un jeune bourgeois, pour se distraire, lui glisse une boule de neige dans le dos. Vexée, Fantine se jette sur l'individu et le frappe. L'inspecteur Javert intervient, arrête la prostituée et lui inflige six mois de prison. M. Madeleine, ému par les malheurs de la jeune fille intervient pour la faire libérer. Lorsqu'il apprend qu'il est indirectement la cause de la déchéance de cette jeune fille, Fantine ayant été chassé de ses ateliers à son insu, il fera tout son possible pour soigner la jeune femme et lui permettre de retrouver son enfant. Il rend de fréquentes visites à Fantine, la fait signer et envoie de l'argent aux Thénardier. Entre-temps, il apprend de la bouche de Javert, qu'un homme, qui dit s'appeler Champmathieu, mais qui serait en fait l'ancien forçat Jean Valjean, va être jugé à Arras pour un vol de pommes. M. Madeleine, après une nuit de débat intérieur ( la célèbre "tempête sous un crâne") se rend au tribunal. Il prend la défense de Champmathieu en se dénonçant. Cet aveu lui vaudra d'être arrêté par Javert dans la chambre de Fantine, qui meurt avant d'avoir revu Cosette.


 
DEUXIEME PARTIE - COSETTE►

LA BATAILLE DE WATERLOO

Mai 1861. Le narrateur raconte une visite à pied sur les vestiges de la défaite napoléonienne de Waterloo ( visite que Victor Hugo fit en 1861, lors de son retour de l'Ile d'Elbe sur les lieux même de la bataille de juin 1815). Ce jour-là, Napoléon affrontait les troupes anglaises et les forces coalisées de l'Europe continentale. Victor Hugo réfléchit sur les causes de ce désastre napoléonien : il pleuvait ce jour-là, le sol était boueux, ce qui empêcha l'empereur de déployer librement son artillerie, son arme stratégique. Pire, mal renseignée, la cavalerie française se précipita dans un ravin, où beaucoup de soldats périrent, écrasés. Les renforts espérés n'arrivèrent pas . Cambronne fit passer à la postérité cette défaite héroïque. La garde impériale qu'il dirigeait lutta jusqu'au dernier carré et, lui, lança à l'ennemi son mot célèbre : "M…" Le narrateur relate alors une funèbre rencontre qui lui permet d'introduire un des personnages des Misérables dans cette bataille de Waterloo : pendant la nuit qui suit cette bataille, un sordide escroc dépouille les cadavres de tous leurs objets précieux. Il dégage le corps d'un officier pour lui voler sa montre. Celui-ci n'est que blessé et est persuadé que l'inconnu lui a sauvé la vie. L'officier reconnaissant, le colonel Pontmercy, demande son nom à son sauveur providentiel : c'est Thénardier.


LE SAUVETAGE DE TOULON


1823. Emprisonné suite à son arrestation par Javert, Jean Valjean était parvenu à s'évader. Mais il a été repris. Il a été condamné aux travaux forcés à perpétuité et se retrouve au bagne de Toulon. Lors d'un accident sur un vaisseau de guerre rentré au port de Toulon, il sauve la vie d'un marin, ce qui lui vaut le soutien de la foule qui réclame sa grâce. il se jette à la mer et parvient à s'échapper en nageant sous le bateau. Personne ne retrouvant son corps, on le croira mort.


JEAN VALJEAN RECUEILLE COSETTE

Ayant retrouvé la liberté, Jean Valjean souhaite honorer la promesse qu'il avait faite à Fantine : libérer Cosette. Il arrive à Montfermeil la veille de Noël. Cosette est toujours en haillons. Alors que la petite servante se fait réprimander par La Thénardier, Jean Valjean prend sa défense. Puis la terrible mégère envoie Cosette, à la nuit tombée, chercher de l'eau à la fontaine, là-bas dans la forêt. Corvée que Cosette redoutait, d'autant que la nui est glaciale et le seau plus grand qu'elle. Cosette part seule dans cette nuit de Noël. Elle jette un regard devant une somptueuse poupée, exposée dans l'une des baraques dressées pour Noël . Puis elle s'enfonce dans la nuit noire. Le seau rempli, il lui faut vaincre la fatigue, la peur et le froid et se dépêcher car sa patronne a horreur d'attendre. Soudain, elle sent que le seau devient de plus en plus léger. Une grosse main s'est saisie de l'anse. Cosette se sent protégée par cet homme très fort qu'elle ne connaît pas et qui pourtant la rassure. En échangeant quelques mots avec la jeune servante, Jean Valjean reconnaît la fille de Fantine et l'aide à porter le seau jusqu'à l'auberge. Il lui fait cadeau de la poupée tant admirée, indemnise les affreux aubergistes et emmène Cosette avec lui.


LE COUVENT


Jean Valjean et Cosette se rendent à Paris où l'ancien forçat loue une maison vétuste et isolée, la masure Gorbeau. Il s'y installe avec la jeune fille qu'il protège d'un amour paternel. Quant à Cosette, elle a retrouvé sa gaieté et son insouciance. Mais bientôt Jean Valjean se sent surveillé. Le regard soupçonneux d'une vieille voisine ne laisse rien présager de bon. La vieille dame fait rentrer un nouveau locataire qui n'est autre que Javert. Le soir même, Jean Valjean décide de partir. Il s'enfuit avec Cosette dans la nuit. Javert lance une escorte de policiers et de soldats à leur trousse. Il faut toute la clairvoyance et l'agilité de l'ancien forçat pour échapper à la meute des poursuivants. Il escalade un mur, parvient à hisser Cosette et se retrouvent tous deux dans un lieu étrange. Ils y entendent des chants célestes et aperçoivent au sol des formes bizarres. Heureusement apparaît un vieil homme providentiel, Fauchelevent. Autrefois, alors qu'il était maire de Montreuil sur Mer, M. Madeleine, alias Jean Valjean, avait sauvé la vie à cet homme et lui avait trouvé un poste de jardinier dans le couvent du Petit Picpus; jardin dans lequel ils ont trouvé refuge, ce soir, par le plus grand hasard. Plein de reconnaissance, le vieil homme les accueille. Il leur apprend que ce couvent est également une institution pour jeunes filles. Il leur indique aussi, qu'exceptés le prête et le jardinier, aucun homme n'est admis dans cet établissement. Il leur offre toutefois un abri. Fauchelevent profitera de la mort d'une religieuse et de la confiance dont il bénéficie dans ce couvent pour demander la permission de faire venir son frère et la fille de celui-ci pour l'aider dans son travail. Grâce à ce subterfuge, Jean Valjean va donc pouvoir être employé comme aide-jardinier. Une nouvelle fois l'ancien forçat va changer d'identité et s'appellera désormais le frère Fauchelevent. Quant à Cosette elle devient élève dans ce couvent; les religieuses espérant bien la convaincre d'entrer plus tard dans les ordres.


 
TROISIEME PARTIE - MARIUS►


RETOUR À LA MASURE GORBEAU


Un peu plus de huit années se sont écoulées. La Masure Gorbeau, jadis habitée par Jean Valjean, abrite maintenant de nouveaux locataires. On y trouve une famille misérable : le père, qui dit s'appeler Jondrette , son épouse et leurs deux filles . Quant au fils Gavroche, un vrai gamin de Paris, il a choisi de vivre dans la rue. Cette famille accueille un nouveau voisin , un jeune homme , petit-fils d'un "grand bourgeois", nommé Marius Pontmercy.


MARIUS, SON PERE ET SON GRAND-PERE


Marius a passé toute son enfance chez son grand-père, un royaliste intransigeant qui ne supporte ni la révolution ni l'Empire. En effet à la mort de sa fille, le vieil homme a récupéré le jeune Marius, ne supportant pas de le laisser aux soins de son père, un colonel de l'Empire. Après une brillante carrière dans l'armée napoléonienne, le père de Marius a été, lors de la Restauration, assigné à résidence dans l'Eure. Le grand-père s'efforce de maintenir Marius à l'écart de son père. Appelé au chevet de son père, Marius arrive trop tard, il ne pourra le revoir vivant. Il recueille juste un billet, écrit de sa main, qui lui demande de faire tout ce qu'il pourra pour retrouver et aider le sergent qui lui a sauvé la vie à Waterloo, Thénardier. Assez peu touché par la mort de ce père qu'il n'a pas connu, Marius découvre peu après que le colonel de Pontmercy fut un héros et un père aimant et tendre . Il apprend également que son père venait de temps en temps, discrètement, à l'église , en restant caché derrière un pilier pour tenter d'apercevoir son fils. Dès lors Marius souhaitera se pencher sur le passé de son père. Il se passionne pour la Révolution et l'Empire et recherche toute trace de l'héroïsme de ce père qu'il n'a pas connu. Le grand-père de Marius ne peut supporter le revirement politique de son petit-fils. Après une violente altercation, le vieil homme chasse son petit-fils.


LES AMIS DE L'ABC


Marius refuse toute aide financière. A la recherche d'un toit , il trouve refuge dans un hôtel, où l'emmène Courfeyrac, l'un de ses amis étudiants. Ce dernier le présente à un groupe d'étudiants, qui avec quelques ouvriers , ont fondé une société secrète, les amis de l'A.B.C (jeu de mots sur l'abaissé, qui signifie le peuple). Ils tiennent leurs réunions, dans l'arrière salle d'un café du quartier latin. Marius poursuit ses études d'avocat mais vit de quelques traductions qui lui permettent tant bien que mal de payer les notes de l'hôtel. C'est pourquoi il finit par élire domicile dans la masure Gorbeau. Suite à une brillante plaidoirie qui couronne ses études, il est reçu avocat. Pour préserver son indépendance, Marius refuse de plaider et va se contenter d'aléatoires travaux de librairie.


UN REGARD AU JARDIN DE LUXEMBOURG


Marius, qui a une vingtaine d'années est un beau jeune homme, à la fois rêveur et réservé du fait de sa pauvreté. Un jour, lors de sa promenade au jardin du Luxembourg, il remarque une jeune fille qui se promène avec un vieil homme aux cheveux blancs. Le regard qu'elle va lui offrir va l'enflammer. Il en tombe aussitôt follement amoureux. Dès lors, il reviendra tous les jours au Luxembourg, avec son plus bel habit et multipliera les manœuvres pour attirer l'attention de la jeune fille sans provoquer de soupçon chez celui qu'il prend pour son père. Un jour, n'y tenant plus, il va suivre le vieil homme et sa fille jusqu'à leur domicile. Cette filature éveille l'attention du vieux monsieur qui se retourne vers Marius pour le toiser. Quelques jours se sont écoulés. La jeune fille et le vieil homme ne viennent plus au jardin du Luxembourg. N'y tenant plus, Marius se rend au pied de leur immeuble et questionne le portier. Il lui apprend qu'ils ont soudainement déménagé. Marius est désespéré. Plusieurs mois ont passé depuis que Marius a perdu la trace de la jolie jeune fille qui fait battre son cœur. Il est mélancolique et accablé. Jusqu'au 2 février 1831. Ce jour-là, ayant été sollicité par une des filles de ses voisins, qui mendiait, Marius , pris de pitié lui a donné, malgré ses maigres ressources, 5 francs. Puis rentrant dans sa chambre, il se met à observer par l'une des ouvertures du mur le logement de ses voisins; Il aperçoit quatre créatures hideuses, le père, la mère et les 2 filles vivant dans une immense pauvreté et une affreuse saleté. C'est alors qu'une des filles annonce l'arrivée d'un "généreux monsieur" qu'elle avait, lui aussi, sollicité dans la journée. Surprise de Marius qui voit entrer dans le taudis de ses voisins, le vieil homme et la jeune fille qu'il aime. Apitoyé par cette famille de "misérables" , le monsieur promet de revenir le soir même avec l'argent qui leur permettra de payer leur loyer. Dès le départ de celle qu'il aime et de son père, Marius n'a qu'une idée, les suivre. Hélas, sans argent il lui faut vite déchanter, il ne peut même pas se payer le fiacre dont il aurait besoin pour les filer. De retour à la masure Gorbeau, Marius assiste à d'inquiétants préparatifs dans le taudis de ses voisins. Le père Jondrette prétend avoir reconnu le vieil homme et prépare avec sa femme un guet-apens destiné à leur "bienfaiteur". Persuadé que le père de celle qu'il aime est en danger, Marius décide de tout raconter à la police. Il explique la situation à un policier qui l'écoute avec un grand intérêt. Ce policier , c'est Javert …Le soir, Marius, a repris son poste d'observation. Le "bienfaiteur" est à peine rentré qu'une bande de malfaiteurs, au visage charbonneux l'entourent et le ligotent; Il souhaitent lui faire avouer son adresse, en vue d'enlever sa fille et d'obtenir une énorme rançon. Le vieillard résiste. Pour montrer sa détermination , il va même jusqu'à s'appliquer lui même sur le bras le fer rouge que ses geôliers avaient préparé pour le faire parler. Animé d'une soif de vengeance, Jondrette, ne peut résister au plaisir sadique de révéler à son prisonnier sa véritable identité : il s'appelle Thénardier , a été aubergiste à Montfermeil et voue de la haine à un certain Jean Valjean qui l'avait humilié… Marius est en proie à un cruel dilemme. Il se trouve enfin en face de Thénardier, celui qui a sauvé la vie à son père, le Colonel Pontmercy, à Waterloo; colonel qui dans ses dernières volontés avait exprimé le désir que son fils lui témoigne sa reconnaissance. Va-t-il laisser tuer le père de celle qu'il aime ? Doit-il donner l'alerte aux policiers, comme le lui avait demandé Javert ? La brusque irruption de Javert et de ses hommes met fin à sa cruelle hésitation. Thénardier et tous les bandits sont arrêtés. Le mystérieux vieillard, lui, est parvenu à s'échapper, ce qui contrarie énormément Javert . Visiblement, c'est surtout le vieil homme qu'il aurait aimé appréhender. Le lendemain , Gavroche vient rendre visite à sa famille. Il découvre le taudis vide et on lui apprend qu'ils sont tous en prison.


 
QUATRIEME PARTIE - L'IDYLLE RUE PLUMET ET L'EPOPEE RUE SAINT-DENIS►


SUR LES TRACES DE COSETTE (1831-1832)


La France connaît une nouvelle période de fébrilité politique. Louis Philippe est certes parvenu à affirmer son pouvoir, mais il doit affronter des opposants de plus en déterminés qui contestent le principe même du pouvoir monarchique. Des théories socialistes se font jour tandis que des sociétés secrètes effectuent un inébranlable travail souterrain. Il règne dans Paris et notamment dans les quartiers populaires une furtive effervescence. Les signes de contestation se multiplient, perceptibles au travers de plusieurs accrochages entre les ouvriers et les forces de l'ordre. Une fièvre révolutionnaire semble gagner certains quartiers de Paris, notamment au faubourg Saint-Antoine, où ouvriers et agitateurs se concertent. Enjolras et ses amis participent activement à ce bouillonnement Marius a quitté la masure Gorbeau pour ne pas avoir à témoigner contre Thénardier suite à l'affaire de l'embuscade contre Jean Valjean. Il est allé vivre chez son ami Courfeyrac. Il semble peu concerné par cette effervescence politique qui règne à Paris. Une nouvelle fois le jeune avocat a perdu la trace de Cosette. Il passe beaucoup de temps à songer à la jeune fille et ses promenades songeuses le ramènent régulièrement dans les faubourgs de la ville, au lieu-dit "Le Champ de l'Alouette"; lieu-dit dont le nom ressemble à celui qu'évoquait Thénardier lorsqu'il préparait le guet-apens contre Jean Valjean. Eponine, la jeune fille de Thénardier, qui a échappé à la prison en raison de son jeune âge parvient à retrouver Marius qu'elle aime sans grand espoir. Elle a pu se procurer l'adresse de Cosette et propose à Marius de le conduire auprès de sa jolie rivale.


LA RUE PLUMET


Après plusieurs années passées au couvent, Jean Valjean a préféré faire connaître à Cosette la "vraie vie" plutôt que de lui faire courir le risque de devenir religieuse. Il a profité de la mort du vieux Fauchelevent pour quitter le couvent du Petit Picpus. Il s'est installé avec elle rue Plumet, dans une maison discrète qui a l'avantage d'avoir une sortie secrète. Jean Valjean n'a gardé pour lui qu'une simple remise tandis qu'il a laissé à Cosette la confortable maison. Cosette, d'enfant disgracieuse qu'elle était au sortir du couvent est devenue une jeune femme rayonnante. Elle est amoureuse en secret de ce jeune homme qu'elle avait rencontré au jardin du Luxembourg. Jean Valjean, ayant noté cette idylle naissante et éprouvant une secrète jalousie pour celui qui pourrait lui dérober " sa fille" avait alors décidé de mettre fin aux promenades du jardin du Luxembourg. Un matin de l'automne 1831, au cours d'une promenade matinale, Cosette assiste par hasard à un convoi de forçats partant pour les galères. A la vue de ces galériens enchaînés, elle a une réaction horrifiée. Jean Valjean qui assiste à la scène ressent tout à coup la fragilité de son bonheur. Il suffirait que Cosette apprenne la vérité sur son passé pour que soudain, peut-être, tout s'écroule…. Autre incident qui contrarie Jean Valjean et qui lui rappelle son passé : l'agression dont il est victime, lors d'une de ses promenades. Un jeune voyou au regard arrogant tente de lui dérober sa bourse. Malgré son âge, Jean Valjean parvient à se défendre et à contenir le jeune brigand. Il le sermonne et lui montre les malheurs auxquels il s'expose : le bagne, les travaux forcés, une vie détruite… Suite à cette mise en garde, il donne sa bourse au jeune voyou.  La discussion a eu un témoin : Gavroche. Il s'approche du voyou que les propos de Jean Valjean ont déstabilisé et lui dérobe la bourse de l'ancien forçat. Gavroche la destine à un vieux chercheur désargenté, le père Mabeuf, dont Gavroche a surpris une conversation que le vieillard avait avec sa servante. N'ayant plus aucun argent, le vieil homme est menacé d'expulsion. La bourse que Gavroche a jeté par dessus la haie tombe aux pieds du vieil homme. Cosette, elle, savourant l'arrivée du printemps retrouve sa bonne humeur naturelle. Elle en arriverait presque à oublier Marius. Plusieurs soirs, alors qu'elle est seule, Jean Valjean étant en voyage, elle aperçoit dans le jardin de leur maison un mystérieux rôdeur. Un autre jour, elle aperçoit, sur un des bancs du jardin, une pierre. Sous cette pierre, elle découvre une enveloppe contenant plusieurs pages manuscrites. Il s'agit du journal intime dans lequel un jeune homme évoque tous les sentiments et les émotions qu'il a éprouvés depuis qu'il l'a croisée, il y a quelques années, dans le jardin du Luxembourg. En lisant ces quelques pages, les yeux de Cosette s'enflamment à nouveau pour cet inconnu qu'elle avait elle aussi aimé. Ce soir là, dans le jardin elle a hâte de croiser ce mystérieux visiteur. Quelques minutes plus tard, Marius s'approche d'elle et lui déclare sa passion. Dissimulés par une végétation luxuriante, ils échangent leur premier baiser. Les deux jeunes amoureux se confient longuement l'un à l'autre et se dévoilent enfin leur prénom : Marius et Cosette. Durant ce printemps 1832, ils se revoient souvent dans le jardin de la maison de la rue Plumet. La candeur de Cosette et la vertu de Marius magnifient ce grand amour. Pendant ce temps Thénardier , grâce à l'aide de Gavroche, est parvenu à s'évader de la prison. Il prépare avec ses complices un nouveau larcin . Ils ont en effet appris en prison qu'il y avait une cible idéale, rue Plumet : un vieil homme riche vivant seul avec sa fille. Dans la soirée du 3 juin 1832, ils rôdent autour de la maison de Jean Valjean. Cosette et Marius, tout à leur amour ne s'aperçoivent de rien. Il faudra l'intervention courageuse d'Eponine, la propre fille de Thénardier, qui ne peut s'abstenir d'épier continuellement celui dont elle est amoureuse, pour empêcher les malfaiteurs d'accomplir leur délit. Elle ose faire obstacle à son père et ses complices et menace d'alerter le quartier s'ils s'obstinent. Finalement ils abdiquent et disparaissent. Le bonheur de Marius et de Cosette sera éphémère. Cosette annonce à son amant que Jean Valjean lui a demandé de se préparer pour un long voyage en Angleterre. Ne pouvant se résoudre à cette séparation, Marius ne voit d'autres solutions que d'aller solliciter son grand-père , M. Gillenormand , pour lui demander l'autorisation d'épouser Cosette. L'entrevue entre le vieil homme et son petit-fils a lieu dès le lendemain. Malgré l'amour qu'il porte à Marius, M. Gillenormand ne parvient pas à assouplir son attitude rigide et austère. Marius, lui, trop focalisé sur son amour pour Cosette, en oublie de montrer à son grand-père le repentir que ce dernier attend. Entre ces deux êtres pourtant si proches, mais qui ne parviennent pas à rompre la glace, c'est l'incompréhension totale. Le grand-père dans un réflexe de vieux libertin, conseille même à Marius de faire de Cosette sa maîtresse . C'en est trop pour le jeune romantique qui n'admet pas que son grand-père puisse déshonorer son amour. Il claque la porte, abandonnant le vieil homme à sa douleur. Pendant ce temps, Jean Valjean acquiert la certitude qu'il lui faut fuir à nouveau. Une main mystérieuse jette à ses pieds un bref message : "Déménagez ! "Le lendemain matin, lorsque Marius arrive rue Plumet, il découvre la maison vide. Désespéré, il est décidé à mourir. Une voix l'interpelle et lui indique que ses amis l'attendent sur une barricade. Il se dirige spontanément vers le quartier d'où proviennent des bruits de combat. En effet ce jour-là Paris connaît l'une des plus graves émeutes populaires du dix-neuvième siècle. Une foule immense et en colère assiste aux funérailles du général Lamarque, un des derniers survivants de l'armée napoléonienne. Très vite le peuple se retrouve face aux forces de l'ordre, c'est l'insurrection. Clameurs et coups de feux. Les premières barricades se dressent dans les petites rues du centre de Paris. Gavroche, le visage rayonnant a dérobé un vieux pistolet dans une brocante. Il marche d'un pas décidé au travers des rues enfiévrées. Il rejoint un groupe de révolutionnaires à la tête duquel se trouve Enjolras, un jeune chef indomptable. C'est au cœur des Halles, dans une ruelle, au pied d'un cabaret, le Corinthe, que ce groupe décide de dresser une barricade. Ils renversent un omnibus. Puis c'est la distribution des armes et des munitions. Soudain Gavroche, reconnaît dans le groupe, un homme de grande taille. Il s'agit d'un traître, d'un mouchard, qui s'est glissé au milieu du groupe d'insurgés : Javert. Ce dernier ne cherche pas à nier son identité. Le groupe le fait prisonnier et l'attache au poteau d'un cabaret. Avertis par Gavroche de l'approche d'une troupe militaire, les révolutionnaires se mettent à leur poste de combat. Les premiers coups de feu des gardes nationaux éclatent. Le drapeau rouge qui flottait au sommet de la barricade tombe. Un vieil homme de 80 ans, le père Mabeuf, ce vieux savant que Gavroche avait secouru, s'empare du drapeau. Il se hisse au dessus de la barricade et agite le drapeau rouge. Il mourra sous le crépitement des balles en criant : "Vive la révolution, vive la république". Enjolras profite de cet acte héroïque pour haranguer son groupe. Mais les forces armées attaquent la barricade, tuant d'autres insurgés. L'un des gardes nationaux s'apprête à frapper Gavroche lorsqu'une balle l'atteint en plein front. C'est Marius qui vient d'arriver sur les lieux du combat. On tire sur lui, mais un jeune homme s'interpose et le protège de son corps. Après avoir sauvé la vie de Gavroche, le jeune homme s'empare d'un baril de poudre et menace de faire sauter la barricade. Effrayés par une telle détermination, les gardes nationaux replient chemin. La joie des insurgés sera brève. Un de leurs amis manque à l'appel. Il s'agit du poète Jean Prouvaire. Les forces de l'ordre l'ont capturé et on l'entend pousser un dernier cri lorsque les balles d'un peloton d'exécution résonnent dans les petites ruelles Le sort de Javert est scellé. En représailles, le groupe décide de l'exécuter. Marius inspecte les environs. C'est alors que le jeune homme qui tout à l'heure s'est interposé pour lui sauver la vie, l'appelle. Il s'agit en fait d'Eponine, la fille de Thénardier qui, pour s'approcher incognito de Marius, s'est déguisée en ouvrier. Mortellement blessée, elle avoue au jeune homme la passion qu'elle éprouve pour lui, lui dévoile qui est Gavroche et lui donne un billet que lui a confiée Cosette à son intention. Sur ce bout de papier, Cosette a juste eu le temps de griffonner l'adresse où il se sont réfugiés avant leur départ pour Londres : Rue de l'Homme Armé. Grâce à ce mot, Marius comprend que Cosette ne l'a pas abandonné. Pourtant, toujours convaincu de l'impossibilité de leur amour, il reste décidé à mourir. Il rédige à son tour un billet à son intention; billet qu'il confie à Gavroche et qui annonce sa mort imminente. Rue de l'Homme-Armé, Jean Valjean est extrêmement déconcerté. Il vient de découvrir par hasard, sur un buvard, le texte que Cosette vient d'adresser à son amant. Il est en train de vivre ce moment tant redouté : celui de perdre, Cosette, le seul être qu'il ait vraiment aimé. Il se sent révolté et éprouve alors une immense haine pour celui qui lui vole Cosette. Il descend alors dans la rue et s'assied sur une borne. Arrive alors Gavroche, qui avec son air enjoué, le délivre de sa sombre méditation. Il prend connaissance du billet que lui apporte gavroche e ressent un soulagement horrible, lorsqu'il apprend la mort prochaine de Marius. Sa mission accomplie, Gavroche repart en chantant vers les barricades. Jean Valjean marche sur ses traces.


CINQUIEME PARTIE - JEAN VALJEAN►

La nuit s'achève. Le jour se lève, ce 6 juin, avec un goût amer pour les insurgés. Contrairement à leurs espoirs, le peuple de Paris ne les a pas suivis. Il savent que leur combat est perdu. La barricade héroïque souhaite pourtant se battre jusqu'au bout. Personne ne veut abandonner la lutte. Marius et Enjolras parviennent difficilement à convaincre cinq hommes, ayant des enfants à charge, de quitter le combat. On leur donne les habits de gardes nationaux qui ont été tués pour qu'il puissent fuir. Il n'y a en fait que quatre gardes nationaux tués, le cinquième ne devra son salut qu'à Jean Valjean qui vient d'arriver sur la barricade et qui jette son habit au cinquième père de famille. Les insurgés défendant la barricade doivent maintenant affronter les canons. Les munitions se font de plus en plus rares. Profitant d'un court moment de répit, Gavroche se risque hors de la barricade pour récupérer les munitions des soldats qui ont été abattus lors des derniers échanges de coups de feu. Le "gamin de Paris" prend même un malin plaisir à chanter pour provoquer les gardes nationaux. Ceux-ci le prennent pour cible, tandis qu'il court en tous sens pour les agacer. Puis il tombe, fauché par une balle au milieu de sa chanson. L'issue fatale du combat semble proche. Jean Valjean obtient, du groupe, l'autorisation d'exécuter leur otage Javert. Il emmène le mouchard à l'écart de la barricade, et au grand étonnement du policier tire plusieurs fois en l'air. Il lui rend sa liberté, après lui avoir indiqué son adresse. Au même moment la barricade est prise d'assaut. Les amis d'Enjolras tombent les uns après les autres. Les derniers insurgés se retranchent dans une salle du cabaret. Les gardes les pourchassent. Tous vont être exécutés. Marius, lui, blessé, se sent saisi par une main énergique. C'est Jean Valjean qui parvient à l'arracher à une mort certaine. Il soulève une bouche d'égout et parvient à emporter le blessé, évanoui, sur son épaule. La police descend à son tour dans les égouts et poursuit les fuyards. Jean Valjean manque de se noyer. Cette fuite dans l'obscurité est semée d'embûches et de pièges : culs de sac, amoncellements de boue, patrouilles de policiers… Son instinct lui permet de les éviter. Après une longue et épuisante marche dans les sous-sols de Paris, il atteint enfin une grille de sortie, mais celle-ci est fermée à clef. C'est alors que surgit Thénardier, lui aussi réfugié dans les égouts pour échapper à des policiers qui le traquent. Thénardier ne le reconnaît pas, mais est persuadé que l'homme en face de lui est un criminel portant sur son dos sa victime. Moyennant une forte somme, Thénardier lui propose d'ouvrir la grille. En fait, il espère, en laissant passer devant lui un autre homme, fournir une victime facile aux policiers qui l'attendent derrière la grille. A peine, est-il sorti, que Jean Valjean est arrêté par Javert qui attendait justement Thénardier derrière la grille. Jean Valjean accepte de se constituer prisonnier à condition que Javert l'aide à ramener Marius, toujours évanoui, chez son grand-père. Jean Valjean demande ensuite à Javert une ultime faveur : se rendre chez lui. Javert accepte. il l'accompagne rue de l'Homme-Armé, mais au lieu d'attendre sa victime, il disparaît. Depuis que Jean Valjean lui a sauvé la vie en ne le fusillant pas sur la barricade, Javert est bouleversé. Il découvre que les forçats peuvent être généreux. Ses schémas manichéens s'effondrent. Il ne supporte pas cette remise en question et va se jeter dans la Seine. Pendant trois mois Marius se bat contre la mort. M. Gillenormand, son grand-père, le veille affectueusement. Trop heureux, lorsque son petit-fils est enfin rétabli, M. Gillenormand accepte même son mariage avec Cosette. Cosette, elle reçoit, de Jean Valjean, une dot de près de 600 000 francs, la totalité du trésor que M. Madeleine, alors maire de Montreuil sur Mer avait caché dans une clairière près de Montfermeil. Le repas de noces a lieu dans les éclatants salons de M. Gillenormand. Tandis qu'en cette fin de soirée, Cosette et Marius, enfin seuls, goûtent " à ce grand bonheur sur lequel veillent les anges", Jean Valjean, se retrouve seul dans sa chambre. Il passe la nuit à pleurer, face à la valise, où il avait soigneusement gardé les vêtements de petite fille de Cosette. A nouveau, il connaît un douloureux dilemme. Doit-il avouer à Marius, sa véritable identité , doit-il garder ce trop lourd secret ? Le lendemain, il a pris sa décision. Il avoue à Marius, qu'il est un ancien forçat et que Cosette n'est pas sa fille. Marius est bouleversé par cet aveu. Il permet à Jean Valjean de continuer à voir Cosette. Mais très vite, il va éprouver de la répulsion pour cet ancien forçat et demandera au vieillard d'espacer ses visites puis de rompre tout contact avec Cosette. Cosette, éblouie par son bonheur commence à oublier celui qui l'a élevée. Privé de sa "fille" adorée, Jean Valjean sombre dans le silence et la solitude Il tombe gravement malade et va mourir, seul, dans sa petite chambre. Ce qui anéantit, c'est la perspective de mourir sans revoir Cosette. C'est alors que l'on frappe à la porte. C'est Marius et Cosette qui d'un même cri appellent Jean Valjean : Père Marius a enfin pu découvrir toutes les qualités de l'ancien forçat. C'est lui qui l'a sauvé sur les barricades, et qui l'a ramené chez son grand-père, lui encore qui a laissé la vie sauve à Javert. Et tous ces gestes ont été accomplis avec la plus grande des discrétions. Les deux jeunes époux se jettent aux pieds du vieil homme et le supplient de venir vivre avec eux. Ce moment remplit de bonheur Jean Valjean. Il puise dans ses dernières forces pour bénir le couple et évoque avec Cosette les jours heureux de leur vie ensemble et le souvenir de sa mère, Fantine. Il expire auprès de ses enfants en larmes. Selon ses dernières volontés, il est enterré anonymement, comme un pauvre, dans un coin perdu du cimetière du Père-Lachaise. Quelques vers griffonnés rappelleront son étrange destin:
Il dort. Quoique le sort fût pour lui bien étrange.
Il vivait. Il mourut quand il n'eut plus son ange.
La chose simplement d'elle-même arriva,
Comme la nuit se fait lorsque le jour s'en va.

VICTOR HUGO

AUTEURS et LEURS OEUVRES

  • Louis Aragon (20ème siècle)
  • Samuel Beckett - "En Attendant Godot" (20ème siècle - Théâtre)
  • Eugène Ionesco - "La Cantatrice Chauve", "Rhinocéros" (20ème siècle - Théâtre)
  • Aimé Césaire - "Cahier du Retour au Pays Natal" (20ème siècle)
  • Jacques Prévert - "Paroles" (20ème siècle)
  • Marguerite Yourcenar - "Alexis ou Le traité du Vain Combat" (20ème siècle)
  • André Breton - "Nadja" (20ème siècle)
  • Jean Cocteau - "Les Enfants Terribles" (20ème siècle)
  • Jean-Paul Sartre - "Huis Clos", "Les Mouches", "La Nausée", "Le Mur" (20ème siècle)
  • Albert Camus - "L'Etranger", "La Peste" (20ème siècle)
  • Colette - "Les Séries de "Claudine" (20ème siècle)
  • Guillaume Apollinaire - "Calligrammes" (20ème siècle - Poésie)
  • André Gide - "Les Nourritures Terrestres", "La Symphonie Pastorale", "Les Caves du Vatican", "Les Faux Monnayeurs" (20ème siècle)
  • Paul Verlaine - "Romances Sans Paroles" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Arthur Rimbaud - "Le Dormeur du Val" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Mallarmé - "Poésies" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Charles Baudelaire - "Les Fleurs du Mal", "L'Etranger" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Emile Zola - "Germinal", "L'Assommoir", "Thérèse Raquin", La Bête humaine" (19ème siècle, Naturalisme)
  • Guy de Maupassant - "Papa de Simon", "L'Auberge", "Aux Champs", "La Ficelle", "Pierrot", "Toine", "La Bête du Maitre Belhomme", "La Parrure", "La Dot", "La Rempailleuse" (19ème siècle - Réalisme)
  • Alexandre Dumas - "Les Trois Mousquetaires", "Le Comte de Monte Cristo", "La Reine Margot" (19ème siècle)
  • George Sand - "La Petite Fadette", "La Mare au Diable" (19ème siècle)
  • Gustave Flaubert - "Madame Bovary", "Salammbô", "L'Education Sentimentale" (19ème siècle - Réalisme)
  • Honoré de Balzac - "Le Père Goriot", "Eugénie Grandet", La Peau de Chagrin", "Le Colonel Chabert", "Le Lys dans La Vallée", "Illusions Perdues", "Le médecin de Campagne", "Les Chouans" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Stendhal - "Le Rouge et Le Noir", "La Chartreuse de Parme", "Vie de Rossini" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Victor Hugo - "Notre Dame de Paris", "Les Misérables", "Le Dernier Jour d'Un Condamné", "Les Orientales", "Hernani", "Cromwell", "William Shakespeare" (19ème siècle - Romantisme)
  • Gérard de Nerval - "Odelettes" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Vigny - "La mort du Loup" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Musset - "Les Caprices de Marianne" (19ème siècle - Romantisme, théâtre)
  • Alphonse de Lamartine - "Méditations Poétiques" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Bernardin de Saint-Pierre - "Paul et Virginie" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Madame de Staël - "Colline et Delphine", "De l’Allemagne" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Senancour - "Oberman" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Benjamin Constant - "Adolphe" (19ème siècle - Préromantisme)
  • François René de Chateaubriand - "Mémoires d'Outre-Tombe", "René" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Le Sage - "Gil Blas de Sentillane" (18ème siècle)
  • Marquis de Sade - "Justine ou Les Malheurs de la vertu", "Les 120 jours de Sodome" (18ème siècle)
  • Choderlos de Laclos - "Les Liaisons Dangereuses" (18ème siècle - Roman Epistolaire)
  • Jean-Jacques Rouseau - "Emile ou de L'Education", "Les Confessions", "Julie ou La Nouvelle Héloïse" (18ème siècle)
  • Voltaire - "Candide", "Zadig", "Micromégas" (18ème siècle)
  • Diderot - "Le Neveu de Rameau" (18ème siècle)
  • Beaumarchais - "Le Barbier de Séville", "Le Mariage de Figaro" (18ème siècle - Théâtre)
  • Marivaux - "Le Jeu de L'Amour et du Hasard" (18ème siècle - Théâtre)
  • Montesquieu - "L'Esprit des Lois", "Les Lettres Persanes" (18ème siècle)
  • Jean Racine - "Andromaque", "Bérénice", "Britannicus", "Phèdre", "Iphigénie" (17ème siècle - Tragédie)
  • Pierre de Corneille - "Le Cid" (17ème siècle - Tragédie)
  • Molière - "L'Avare", "Le Bourgeois Gentilhomme", "Les Précieuses Ridicules", "Dom Juan", "Le Malade Imaginaire", "Tartuffe", "L'Ecole des Femmes", "Amphitryon", "Les Fourberies de Scapin", "Les Femmes Savantes" (17ème siècle - Comédie)
  • Madame de la Fayette - "La Princesse de Clèves" (17ème siècle)
  • Jean de La Fontaine - "Les Fables" (17ème siècle)
  • Joachim du Bellay - "Regrets" (16ème siècle)
  • Pierre de Ronsard - "Sonnets pour Hélène", "Sonnets pour Marie", "Sonnets pour Cassandre" (16ème siècle)
  • Michel de Montaigne - "Les Essais" (16ème siècle)
  • Thomas More - "L'Utopie" (16ème siècle)
  • Erasmes de Rottherdam - "L'Eloge de la Folie", "Les Antibarbares" (16ème siècle)
  • François Rabelais - "Gargantua" , "Pantagruel" (16ème siècle)