Hakkımda

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Şişli / İstanbul, (0533 2490843) vildan_ornadis@hotmail.com, Türkiye
Chers abonnés et visiteurs du blog;Tout au long de ma vie scolaire,j’ai reçu un enseignement français.Après avoir terminé le collège français “Sainte-Pulchèrie” j’ai continué à ma vie lycéenne au “Lycée Français Saint-Michel”.J’ai reçu mon diplôme de fin d’études secondaires 3 ans plus tard. À la suite du lycée,j’ai étudié la philologie et la littérature française à “L’Université d’Istanbul, dans “La Faculté des Lettres”;simultanément j’ai étudié la formation pédagogique à L’Université d’Istanbul,dans“La Faculté d’Éducation”(“Formation à L’Enseignement”).Après 4 ans d’études de double licence je suis diplômée en tant que philologue,aussi professeur de français.Toutes les formations que j’ai acquises m’ont perfectionnée dans les domaines tels que la langue, la littérature et la culture française ainsi que la formation pédagogique. Depuis 11 ans, je partage mes connaissances avec ceux qui veulent apprendre la langue,la culture et la civilisation française. J’enseigne les gens de tout âge et de tout niveau depuis les élèves des écoles françaises,jusqu’aux étudiants de diverses universités sans oublier les hommes ou femmes d’affaires ni les amateurs de la francophonie

Présentation

Sevgili Blog Takipçileri;
Tüm eğitim hayatımı fransızca gördüm. İstanbul'da bulunan‘’Özel Sainte-Pulchérie Fransız Kız Ortaokulu’’nu bitirdikten sonra liseyi İstanbul'da bulunan ''Özel Saint-Michel Fransız Lisesi’’nde okudum. Ardından ‘’İstanbul Üniversitesi Edebiyat Fakültesi Batı Dilleri ve Edebiyatları Bölümü‘’ içinde yer alan ‘’Fransız Dili ve Edebiyatı Anabilim Dalı’’nda dört yıllık lisans eğitimimi tamamladım.Bu süre içerisinde ‘’İstanbul Üniversitesi Eğitim Fakültesinde Pedagojik Formasyon’’ alanında eğitim görüp çift anadal diploması aldım. Böylece hem filolog (Dilbilimci) hem de öğretmen olarak mezun oldum. Aldığım bütün bu eğitimler bana hem Fransız Dili, hem Fransız Edebiyatı hem de Pedagoji alanlarında büyük bir yetkinlik sağladı. Onbir yıldır teorik olarak edindiğim tüm bilgileri, pratikte bu dili ve kültürü öğrenmek isteyen her yaştan her gruptan kişilere aktarıyorum. İstanbulda bulunan fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler başta olmak üzere üniversite öğrencileri, iş adamları, fransız kültürüne meraklı olup kendini geliştirmek isteyen her yaştan her meslek grubundan kişiler meslek hayatım süresince öğrencim olmuştur ve olmaya devam edecektir.

EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR ►

MES DOMAINES D'ENSEIGNEMENT-EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR

Grammaire – Littérature – Biologie ( Pour les élèves des écoles françaises - Fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler için )

Préparation au concours organisé par L'Université de Galatasaray - Galatasaray Üniversitesi iç sınavına hazırlık

Préparation au concours de langue étrangère - YDS (Üniversite Yabancı Dil sınavı) ye hazırlık

Toutes sortes de conseils d'orientation scolaire en France (licence, master) - Fransa’da yüksek öğrenim (lisans , yüksek lisans) görmek isteyen öğrencilere, üniversite seçimlerinden motivasyon mektubu yazımına kadar her türlü alanda eğitim danışmanlığı

Etudes spéciales (privées ou en groupe) pour les adultes -Yetişkinler için kişiye özel birebir ve grup çalışmaları

Cours de la langue Turque (grammaire - conversation) pour les étrangers - Yabancılara türkçe (dil bilgisi ve konuşma) dersleri

BLOGU BİRLİKTE GELİŞTİRELİM (Développons ensemble le contenu du blog)

Le contenu du blog est bilingue. Le blog sera développé grâce à la contribution des abonnés. On présentera les oeuvres des écrivains français, on partagera des résumés ainsi que des analyses et des commentaires sur le blog. Pour mieux concevoir la littérature contemporaine, on va traiter les nouveaux auteurs et courants, on va discuter sur les extraits de leurs oeuvres pour autant la littérature classique et antique. On va honorer les célèbres auteurs classiques en parlant de leurs oeuvres et des courants qu'ils ont initiés à la très chère littérature française. Parfois, on parlera d'une époque soit artistique, soit historique; ou bien on va donner des informations générales ou spécifiques sur la France, la culture française etc...
Pour tout cela il est nécessaire que nos abonnés soient en contact et en collaboration avec nous.

İçerik hem türkçe hem fransızcadır. Siz takipçilerin katkılarıyla gelişecektir blog yazıları. Fransız yazarların eserlerinin tanıtımı kimilerinin özetleri, farklı dönemlerden yazarlar ve eserleri hakkında analiz ve yorumlarla çeşitlendireceğiz blogumuzu. Klasik edebiyata olduğu kadar çağdaş metinlere de önem vereceğiz yeni yazarları işleyeceğiz eserlerinden alıntılar yapacağız. Kimi zaman bir dönemi ele alacağız, bazen de Fransa ile ilgili genel bilgiler, tanıtımlar yapacağız. Katkılarınızı bekliyoruz...

Merci Bien - Teşekkürler

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Siz de neden bir ''FRANCOPHONE'' olmayasınız ? Bu sayede dünya edebiyatına mal olmuş en önemli sanatçıların eserlerini anadilinden okuma şansınız olur. Siz de Montaigne'nin "Denemeler"ini,Molière'den "Cimri"yi,LaFontaine'den masalları, Voltaire,Rousseau ve Montesquieu'nin felsefelerini, Honoré de Balzac,Victor Hugo,Stendhal, Zola ve Alexandre Dumas'nın romanlarını; 20.yüzyıla şekil vermiş aydınlar olan Jean-Paul Sartre ve Albert Camus'nun eserlerini orijinal dilinden okuyup anlama ve analiz etme ayrıcalığına sahip olabilirsiniz. Fransızca öğrenmek sadece bir dil öğrenmekten ibaret değildir.İnsanın hayata bakışını değiştiren,vizyonunu geliştiren,önünde bambaşka ufukların açıkmasını sağlayan; gastronomisiyle,eğlence anlayışıyla,farklı sanat dallarıyla ve modasıyla bütün halinde bir yaşam tarzıdır.Bu yaşam tarzını edinmenin birinci koşulu diline hâkim olmaktan geçer.Bu anlamda blogumuzu diğerlerinden ayıran en temel fark sadece dile odaklı olmayışımızdır."Dil" burada sadece bir araçtır, amacımız fransız kültürünü etraflıca ele almak ve yaygınlığını arttırmaktır.

Böylece,bir gün üyesi olmayı hedeflediğimiz Avrupa Birliğine katıldığımız zaman farklı kültürlere uyum sağlamakta zorluk çekmeyeceğiz.

25 Eylül 2010 Cumartesi

BLAISE PASCAL (1623-1662)

C’est un écrivain solitaire qui brille comme une étoile. Il est ardent janséniste, il a consacré toute sa rigueur, toute son imagination et toute sa foi à defendre l’ordre de Port-Royal.

Il est élevé par son père et ses deux soeurs, il n’est pas allé au collège. Il a appris tout seul la géométrie, à 18 ans il imagine et fait construire une machine à calculer. Il part pour Paris où il fait des expériences sur la pression atmosphérique et rencontre Descartes. Il fréquente les libertins, il s’amuse dans le monde et semble oublier Dieu. A la suite d’un accident, il traverse une crise de mysticisme, influencé par ses soeurs, il se sent illuminé par la foi et se retire à Port-Royal et devient un ardent janséniste. C’est là qu’il écrit “Les Provinciales”. Dans ses dernières années il travaille sur un ouvrage concernant la religion chrétienne que  la mort ne lui laisse pas de terminer et  dont les fragments reconstitués forment “les Pensées”.

D’après Pascal dans cette nature exceptionnelle se réunissent trois grandes qualités, souvent contradictoires. Il possède au plus haut point la rigueur scientifique; il appelle cette qualité “l’esprit de géométrie”. Cela permet des raisonnements rigoureux.
Il est doué d’une sensibilité enflammée par une grande force d’imagination, il appelle cette qualité “l’esprit de finesse”. Elle permet les relations avec autrui, l’ouverture à l’art, cette sensibilité n’est pas de tendresse mais du jansénisme d’après lui. Sa rigueur scientifique ne le rend pas hostile à la religion et aux mystères de la foi.

LES PROVINCIALES
C’est une occasion qui fait de Pascal un écrivain. Le chef des jansénistes publie une lettre, les jésuites répondent et c’est la cause d’un polémique et le maitre du couvent demande à Pascal de porter l’affaire devant le public. Celui-ci publie 18 lettres anonymes. Le nom des lettres c’est “Les Provinciales” car elles simulent une correspondance entre un provincial et l’un de ses amis qui l’informe.


On y distingue 3 parties:
1. les questions de la grâce: elles occupent les 4 premières lettres. Elles traitent de la censure dont le chef est l’objet et de différentes interprétations de la grâce entre jésuites et jansénistes. Ce sont des lettres de défense.
2. la morale relachée des jésuites: Pascal prend l’offensif. Il attaque la base de cette morale relachée qui est le probabilisme: toute opinion soutenue par un docteur serieux est probable, même si un autre docteur seriux dit le contraire et en propose à un autre. Exemple: on n’avait pas l’intention de tuer l’adversaire mais seulement de venger son honneur.
3. les questions théologiques

Les idées directrices de “Les Pensées”►
Le but est d’amener les libertins à croire en la religion chrétienne. Il s’agit d’abord de montrer à ces libertins que la religion n’est pas contraire à la raison. Il les ammène à aimer cette religion, il leur montre qu’elle est vraie “vénérable parce qu’elle a bien connu l’homme; aimable parce qu’elle promet le vrai bien”.
Cette démarche de Pascal est originale, il ne commence pas par vouloir prouver l’existence de Dieu car il sait que ce débat est sans limite. Il part de la situation de l’homme. L’homme est un mystère; c’est une créature étrange composée de misère et de grandeur, un être indéfini que l’on a du mal à cerner. Cette créature qu’est l’homme est fragile comme un roseau est incroyablement supérieur à tout ce qui parait plus résistant que lui, parce qu’il peut penser, et sait qu’il est fragile. Le christianisme apporte une solution à ce mysticisme, ce mélange de misère et de grandeur s’explique parce que l’homme a connu la grandeur avant le péché originel et qu’il en a gardé les traces.
"LE PARFUM" de PATRICK SUSKIND

Ce roman évoque l'étonnant destin de Jean-Baptiste Grenouille, qui possède un sens olfactif incroyable. Ses aventures se déroulent en France au XVIII ème siècle.

Résumé du Roman
Jean-Baptiste Grenouille naît à Paris le 17 juillet 1738. Il vient au monde au milieu de légumes et de poissons avariés, lors "d'une des journées les plus chaudes de l'année". Sa mère, accusée d'infanticide, est condamnée et décapitée. Le petit Jean-Baptiste est confié à plusieurs nourrices. Aucune d'elle ne le garde. Elles considèrent toutes qu'il est soit trop goulu, soit inquiétant car ne possédant aucune odeur.


L'une des nourrices le ramène au père Terrier, moine au cloître de Saint-Merri. Ce dernier est frappé par l'extraordinaire sensibilité olfactive du nourrisson. Ce don l'inquiète et il se débarrasse vite de Grenouille.


Il est alors confié à Mme Gaillard, une femme sans odorat. Dans cette maison, Grenouille survit dans un milieu hostile. Il apprend à distinguer les odeurs environnantes.


Mme Gaillard détecte les dons olfactifs de Grenouille. Lorsqu'il a 9 ans, elle décide de le confier au maître tanneur Grimal qui est à la recherche de main-d'œuvre : " Au premier coup d'œil qu'il jeta sur M. Grimal, Grenouille sut que c'était là un homme capable de le battre à mort à la moindre incartade." Le jeune Grenouille est corvéable à merci, il enterre et déterre les peaux et va puiser de l'eau au fleuve. Il effectue les travaux les plus pénibles. Grenouille tombe gravement malade et survit miraculeusement à cette grave maladie. A l'âge de douze ans, M. Grimal lui donne la permission de sortir le dimanche, puis l'année suivante de sortir une heure , chaque soir, après le travail . Pendant ce temps libre, Grenouille se promène dans Paris et y recherche les odeurs les plus extraordinaires : " Il avait à sa disposition la plus grande réserve d'odeur du monde".

Le 1er septembre 1753, anniversaire de l'accession au trône de Louis XV, Grenouille assiste à un feu d'artifice tiré depuis le pont royal. Il est irrésistiblement attiré par un parfum délicieux inconnu jusqu'alors : " Il s'apprêtait déjà à tourner le dos à cet ennuyeux spectacle, pour rentrer en suivant la galerie du Louvre, lorsque le vent lui apporta quelque chose : quelque chose de minuscule , d'à peine perceptible, une miette infime , un atome d'odeur et même moins encore, plutôt le pressentiment d'un parfum, qu'un parfum réel, et pourtant en même temps le pressentiment infaillible de quelque chose qu'il n'avait jamais senti." Il suit ce magnifique parfum à la trace . Celui-ci le conduit à travers des ruelles de Paris jusque dans la rue des Marais. Il découvre une jeune fille rousse : Pour Grenouille, il fut clair que sans la possession de ce parfum, sa vie n'aurait plus de sens." Voulant à tout prix posséder ce parfum, il étrangle la fille et lui arrache ses vêtements pour pouvoir "s'imprégner jusqu'à l'ivresse de son parfum". Cette rencontre va donner un sens à sa vie : " il fallait qu'il soit un créateur de parfums. Et pas n'importe lequel. Le plus grand parfumeur de tous les temps."



Quelque temps après, Grenouille parvient à se faire engager comme apprenti chez Guiseppe Baldini, un parfumeur connu, mais qui est bord de la faillite, en raison de la concurrence de Pélissier, un nouveau génie de la parfumerie. Grenouille, pour se faire engager est parvenu à retrouver la formule d'Amor et Psyché, le dernier parfum à la mode. Mieux, il a même réussi à en améliorer sa composition. Baldini rachète Grenouille à M. Grimal. Le tanneur convaincu d'avoir réalisé la meilleure affaire de sa vie, fête tellement cet événement, qu'il finit par tomber dans la Seine et se noie.


Chez Baldini, Grenouille apprend les secrets de la distillation et l'art de composer les parfums. Certains parfums créés par lui, assurent gloire et fortune à Baldini qui les produit sous son nom. Tout Paris redevient fou des parfums de Baldini.


Mais Grenouille se rend compte qu'il ne pourra jamais créer toutes les odeurs dont il rêve. Puis il tombe gravement malade. On le croit mort, mais il revient à la vie en apprenant qu'il existe, à Grasse, dans le sud de la France, d'autres méthodes pour extraire et fabriquer des parfums.


Baldini finit par accepter de laisser partir Grenouille. Celui-ci quitte Paris par un jour de mai de l'année 1756. La nuit même, la maison de Baldini est précipitée dans la Seine. Baldini et son épouse ne peuvent être sauvés, pas plus d'ailleurs que les cahiers aux six cents formules de parfums créées par Grenouille.


Grenouille se rend dans le sud de la France à pied. Durant ce voyage, il prend conscience qu'il a horreur des humains et recherche une totale solitude. Il décide de s'arrêter au sommet d'un volcan de deux mille mètres appelé le Plomb du Cantal. Il va hiberner sept ans dans une grotte située sur cette "montagne de la solitude". Durant ce long séjour Grenouille s'imagine dans un château d'odeurs. Il revisite toutes les odeurs et tous les parfums qu'il a connus ou imaginés depuis son enfance. Il pense particulièrement au parfum de la jeune fille de la rue des Marais.



Puis un jour, c'est "la catastrophe intérieure" : " il poussa un cri aussi épouvantable que si on l'avait brûlé vif". Grenouille réalise qu'il n'a lui-même aucune odeur. Horrifié par cette révélation, il quitte sa grotte.


Grenouille est accueilli, dans la région de Montpellier, par le Marquis de la Taillade-Espinasse, un noble ayant tourné le dos à Versailles et s'étant retiré sur ses terres pour se consacrer aux sciences. Le marquis, intrigué d'apprendre que Grenouille a vécu pendant sept ans dans une grotte, souhaite tester sur lui sa théorie concernant le fluidum letale ( le fait qu'il ait été si longtemps au contact de la terre le rend particulièrement intéressant à ses yeux), et le soigner grâce à "une cure de désintoxication" de son imagination. Lors de ce séjour, Grenouille découvre sa silhouette dans un miroir : "il fit un petit signe de tête à la silhouette et vit qu'en le lui rendant, elle dilatait discrètement les narines..."


Grenouille décide alors de se composer une fragrance humaine. Il se rend compte que cette odeur lui permet de passer inaperçu. Puis dans la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier, lors d'un mariage, il réalise à nouveau l'étendue de son pouvoir et est envahi d'un immense contentement : "Qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le cœur des hommes". Il désire créer un parfum lui permettant d'influencer les hommes, de les dominer et de se faire aimer d'eux.


Le Marquis de la Taillade-Espinasse organise une nouvelle conférence pour montrer l'effet positif de son traitement sur Grenouille. Cette conférence connaît un immense succès. Grenouille est le seul à savoir que la grande sympathie que le public lui manifeste est dû au parfum dont il s'est couvert.


Grenouille reste encore quelques semaines chez le Marquis. Puis tandis qu'il quitte Montpellier en cachette, le Marquis, lui, part seul en direction du Pic du Canigou. Il a décidé d'expérimenter, nu comme un ver, une cure de rajeunissement .


Grenouille poursuit son voyage et arrive à Grasse. Il est fasciné par ces nouvelles effluves qu'il y découvre. Il est surtout attiré par le parfum extraordinaire d'une jeune fille, Laure. Il veut absolument s'approprier cette odeur : "Ah il voulait avoir ce parfum! Non pas l'avoir de façon aussi vaine , aussi lourdaude que naguère celui de la jeune fille de la rue des Marais. Celui-là, il n'avait fait que s'en saouler , le détruisant du même coup. Non, le parfum de cette jeune fille derrière le mur, il voulait véritablement se l'approprier ; l'ôter d'elle comme une peau et en faire son propre parfum. Comment cela se passerait, il l'ignorait encore. Mais il avait deux ans devant lui pour l'apprendre..." Pendant ce temps, il travaille chez la veuve Arnulfi. Le premier compagnon, Druot lui donne des leçons et l'initie à l'enfleurage à froid.



Mettant à profit ces nouvelles connaissances, Grenouille essaye de capter les odeurs des objets, des animaux et des hommes. Il constate qu'il faut d'abord les tuer. Ainsi il parvient à s'approprier le parfum d'un petit chien, puis ensuite, celui d'un homme.


Grenouille retourne respirer le parfum de Laure: " elle était encore là cette plante à l'incomparable beauté , elle avait passé l'hiver sans dommage, elle était en pleine sève. " S'il constate avec bonheur que le parfum de Laure n'a rien perdu de sa séduction, il réalise que celui-ci s'estompera avec le temps.


C'est alors que plusieurs meurtres de jeunes filles sont commis dans la ville. La cité est saisie d'effroi. Les pères ne savent plus comment protéger leurs filles du cruel meurtrier qui assassine les plus belles jeunes filles de Grasse. Puis les meurtres cessent. La population attribue ce répit à l'évêque qui a décidé solennellement d'excommunier ce terrible assassin.


A la suite de ces crimes, Antoine Richis, le bourgeois le plus riche de la ville, qui est aussi le père de Laure, essaye de garder son sang froid, mais il est terrorisé par un rêve prémonitoire. Il craint pour la vie de sa fille. Il imagine un stratagème, pour espère-t-il, la sauver.


Il souhaite la soustraire au redoutable assassin et organise secrètement son départ pour la Napoule, où elle épousera Alphonse, le fils du baron de Bouyon. Ainsi mariée pense-t-il, Laure perdra tout attrait pour le meurtrier.


Grenouille se rend compte que la merveilleuse senteur a disparu. Il décide de partir à sa recherche, car il sait que le moment est venu de capturer l'odeur de Laure afin de créer le parfum parfait.


Grâce à son nez, il retrouve la trace de Laure et s'installe dans la même auberge qu'elle. Le soir, il parvient à s'introduire dans sa chambre, et la tue. Pour capturer son parfum, il lui rase les cheveux, s'empare de sa chemise et procède à son enfleurage.


Au petit matin, la nouvelle de la mort de Laure se répand dans Grasse. La population est terrorisée et décide de tout mettre en œuvre pour capturer le meurtrier.


Après quelques jours, sur les informations d'un garde, la maison de Grenouille est fouillée. On y retrouve les cheveux et les vêtements de Laure ainsi que ceux d'autres victimes. Grenouille est arrêté. La haine de la population est immense. Grenouille est jugé et condamné à la peine de mort.


Dans sa prison, il semble indifférent au sort qui l'attend. Son exécution est fixée à cinq heures, l'après-midi. Dès le matin, les habitants se pressent pour ne pas perdre une miette du spectacle. Grenouille réalise alors un miracle. Il se verse une goutte du parfum de Laure et toute la population ne voit en lui qu'un être faible et innocent. C'est la liesse générale. Richis, le père de la victime se jette dans ses bras et décide de le recueillir chez lui. Cette adoption lui permettra de l'aider à supporter la disparition de sa fille adorée. Mais durant la nuit, Grenouille quitte Grasse en cachette.


Après son départ, on arrête Druot, qui entre-temps a épousé la veuve Arnulfi. On le juge rapidement . Il est reconnu coupable des crimes et pendu immédiatement.


Grenouille, lui, a décidé de rentrer à Paris. Sur la route, il analyse sa vie qu'il considère comme un échec. Certes, avec le parfum qu'il a créé et dont il n'a utilisé qu'une seule goutte pour échapper à la mort, il pourrait se faire aimer de la terre entière. Mais il a envie de mourir. Arrivé à Paris, il retourne sur le lieu de sa naissance. Durant la nuit, cet endroit est livré à tous les assassins de la capitale. "Il s'était aspergé des pieds à la tête avec le contenu de cette petite bouteille et était apparu tout d'un coup inondé de beauté comme d'un feu radieux". Les criminels sont d'abord stupéfaits. "Ils éprouvaient une attirance pour cet homme qui avait l'air d'un ange". Puis soudain, ils craquent. " Ils se précipitèrent vers l'ange, lui tombèrent dessus, le plaquèrent au sol." Grenouille est dépecé et dévoré par l'assistance : "Une demi-heure plus tard, Jean-Baptiste Grenouille avait disparu de la surface de la terre jusqu'à la dernière fibre." Sur le visage des assassins, " flottait une virginale et délicate lueur de bonheur": Ils avaient l'impression pour la première fois, "d'avoir fait quelque chose par amour."

24 Eylül 2010 Cuma

"SI LE GRAIN NE MEURT"
OEUVRE AUTOBIOGRAPHIQUE
D'ANDRE GIDE

Gide raconte sans fard ses vingt-six premières années, de sa naissance à ses fiançailles. Il décrit l'atmosphère familiale et insiste particulièrement sur les contrastes nés des origines de son père et de sa mère. Alors que les Rondeaux étaient des industriels normands installés à Rouen, catholiques assez jansénistes, les Gide descendaient d'une vieille famille huguenote d'Uzès, étaient des gens intelligents, froids, pieux et convenables qui cultivaient les vertus familiales, dont les idées demeuraient figées et étroites, chez qui la tradition bourgeoise française était renforcée par la réserve genevoise et l'hypocrisie britannique. Les longs séjours que l'enfant, puis l'adolescent faisait dans ces deux villes et dans les campagnes avoisinantes, les visages des grands-parents et des innombrables oncles, tantes et cousins sont évoqués dans la mesure même où ils exercèrent sur lui une double influence, et où ils firent s'élever en lui des contradictions que seule pouvait réduire une activité d'ordre artistique. Ce furent ensuite les études, fort irrégulières, dans différentes pensions et collèges, l'amour pour la campagne, le goût de la botanique et de l'entomologie, étrangement violent chez un enfant que l'on considérait comme attardé ; la passion pour la musique et la littérature. Moralement, il fut d’abord dominé entièrement par ses sentiments religieux, strictement liés à un amour tenace et profond pour sa cousine, Emmanuèle. À l’âge de dix ans, il était encore «incurieux des oeuvres de la chair», mais il tomba «amoureux, oui, positivement amoureux d’un garçonnet un peu plus âgé que lui». Puis il eut une «liaison passionnée où ne se glissait de sensualité pas la moindre», souffrant d’une «inhabilité foncière à mêler l’esprtit et les sens [...] une des répugnances cardinales de sa vie». Il cultivait «une sorte de réprobation pour ce qu’il entrevoyait de la débauche, contre quoi son instinct secrètement s’insurgeait». «Malgré mes explorations à travers les appartements des cocottes, j’étais demeuré, à quinze ans, incroyablement ignorant des alentours de la débauche». «Mon éducation puritaine encourageait à l’excès une retenue naturelle où je ne voyais point malice. Mon incuriosité à l’égard de l’autre sexe était totale ; tout le mystère féminin, si j’eusse pu le découvrir d’un geste, ce geste je ne l’eusse point fait». Cette éducation «avait fait un monstre des revendications de la chair» et «je retombais dans le vice de ma première enfance». Il rappelle des souvenirs littéraires : Heredia, Mallarmé, Henri de Régnier, Ferdinand Hérold, Bernard Lazare, Francis Viélé-Griffin ; son appartenance au mouvement symboliste ; son amitié pour Pierre Louÿs dont le faux paganisme pourtant lui répugnait.


Dans la seconde partie du livre, il s'engage dans l’élucidation de ses problèmes sexuels, question particulièrement grave et complexe pour un tempérament comme le sien, impressionnable et hypersensible, empêtré dans les interdits d'une éducation puritaine. Mais il jette le masque avec une audace provocante qui traduit aussi son obsession de la sincérité. Pendant des années d'angoisse et de contention, il fut partagé entre l’amour pur pour sa cousine et la perspective d’une union avec elle, et des amitiés masculines de plus en plus sensuelles. D’où une crise qui s’accompagna naturellement d’inquiétudes religieuses. Cependant, avec son ami, Paul Laurens, il partit en Afrique du Nord où, devant la beauté des jeunes garçons, il décida d'échapper aux contraintes, de laisser cours aux instincts, de s'abandonner avec intrépidité à toutes les sollicitations de sa chair, devant reconnaître qu’il lui fallait ou renoncer au plein développement de sa personnalité ou devenir homosexuel. C’est à Biskra qu’il eut enfin la révélation du plaisir avec le jeune Mériem et quand, plus tard, «une plantureuse Suissesse [...] s’écroula dans ses bras», il en fut «écoeuré». Il retourna seul en Algérie, y rencontra Oscar Wilde qui y était en compagnie de Lord Alfred Douglas et, entraînés par leur audace, trouva «sa normale», ayant avec «le petit Mohammed» «cinq fois atteint la volupté». Et «il ne me suffisait pas de m’émanciper de la règle ; je prétendais légitimer mom délire, donner raison à ma folie». Après la mort de sa mère, il fut «étourdi par sa liberté» et, pourtant, dissociant l’amour et le plaisir, il se raccrocha à «l’amour pour sa cousine», le livre s'achevant sur l'annonce de leurs fiançailles.

ANALYSE SUR L'OEUVRE►
Faisant, par le titre, allusion à la parole de Jésus : «Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul. Mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruits», Gide a voulu, ou en tout cas tenté, de montrer qu’il lui a fallu mourir au monde contraignant de son enfance pour se révéler l’écrivain qu’il était devenu.  Il a gardé sans cesse à l'esprit, comme démarche, la totale sincérité, aussi bien à son endroit qu'à celui de son entourage, ouvrant pratiquement une nouvelle voie dans la littérature autobiographique, même si Rousseau le premier fit réellement preuve de candeur en la matière, même si ce ne fut que de manière restreinte. Il n'a pas voulu laisser prise à quelque sentiment de honte. Sa sincérité envers lui-même s'exerça avant tout sur sa vie sexuelle, d’où des réminiscences et des descriptions d'une impudeur désespérée et d'une délicatesse pathétique.  S'il a pu être si libre, si ouvert et honnête, c'est qu’il avait pris une distance de trente ans, que cet enfant et ce jeune homme qui avaient pourtant été lui-même lui paraissaient désormais des étrangers, et que presque tous les protagonistes qu'il évoquait étaient morts (sauf son épouse : est-ce la raison pour laquelle il l’appelle Emmanuèle alors que son nom était Madeleine Rondeaux?). D’autre part, les obstacles en la matière avaient été grandement levés grâce aux recherches et aux théories de Freud. Gide montra bien la profonde et durable influence qu’eut sur lui Wilde, qu'il a personnifié à plusieurs reprises à travers la figure mythique de son Ménalque. Il poussa jusqu'à leurs extrêmes limites le tact et la délicatesse de la langue, l'art classique du non-dit et l'art d'offrir de manière oblique une idée ou une image qui serait autrement offensante. La pureté de la manière, remplaçant la pureté de la vie, confère au récit un style et un attrait mêlé de respectabilité bourgeoise et d'élégance toute française. Plutôt que le pittoresque, c'est la correction et l'élégance qui sont recherchées et qui l'emportent admirablement. Le style est minutieux et attentif, prompt à verser dans la poésie, et capable de mener analyses et discussions avec une limpidité et une pureté de lignes vraiment classiques. “Si le grain ne meurt” compte parmi les chefs-d'oeuvre des autobiographies. Mais Gide a beaucoup hésité avant de publier ce livre qui fut rédigé par fragments, achevé en 1919, tout d'abord diffusé en éditions hors commerce à tirage limité, en 1920-1921 (première et seconde parties), imprimé depuis plus de deux ans avant qu’à son retour du Congo, il prenne la décision de faire face au scandale que devait susciter sa publication intégrale en 1924.  C'est, cependant, avec le ‘’Journal’’, qu’il s’est montré le plus vrai.
RENE DESCARTES (1596-1650)

Il est né à La Haye.
Il s’intéressait depuis longtemps (depuis sa jeunesse) aux mathématiques à cause de la certitude et de l’évidence de leurs raisons. Il est licencié en droit.

Quand il était officier en Hollande, il trouve le temps d’écrire un “Traité de Musique” où il explique la musique par un calcul de proportions.

En 1619, il reste tout le jour dans une chambre chauffée par une poêle, à “s’entretenir de ses pensées”.

Le 10 novembre 1619, il y aurait découvert l’idée d’une méthode universelle pour la recherche de la vérité et poursuit à partir de ce moment des voyages à travers l’Allemagne, la Hollande, la France, la Suisse et l’Italie. De retour en France, il séjourne à Paris, se mêle à la vie mondaine, lit des romans, se bat en duel. En 1628, il émerveille l’auditoire par sa doctrine et le cardinal lui fait un devoir de conscience de s’appliquer à reformer la philosophie.

Pendant 20 ans, il vivra en Hollande pour y travailler en pleine liberté. Il compose plusieurs oeuvres, mais la condamnation de Galilée par l’inquisition lui fait remettre à plus tard la publication de ces ouvrages qui reposaient sur l’idée dı mouvement de la Terre (1633).

Le succès de sa philosophie qui ébranle l’autorité d’Aristote lui crée en Hollande des ennuis avec les universités d’Ultrecht et de Leyde: il est accusé de blasphème et même d’athéisme.

Invité par la reine, il gagne Stockholme mais il supporte mal le climat: les entretiens philosophiques avec la reine ont lieu à 5 heures du matin! Il prend froid et meurt en 1650. Ses restes furent ramenés en France en 1667, sans les honneurs qu’il méritait: le cartésianisme était déjà suspect.

LE DISCOURS DE LA METHODE►
Pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences (1637) “Le Discours de la Méthode” est la première grande oeuvre philosophique et scientifique en français. Descartes veut être accessible à ceux qui ne se servent que de leur raison.

Pour expliquer la découverte de sa méthode, Descartes évoque la stérilité des études de sa jeunesse: lettres, histoire, mathématiques, théologie, morale. Son désir de "distinguer le vrai d’avec le faux” l’a entrainé à acquérir de l’expérience dans “le grand livre du monde” puis lui a inspiré la résolution aussi en lui-même.

Les 4 règles de la méthode ►
1)- Règle d'évidence: il faut avoir une idée claire et distincte du problème; c'est-à-dire, il faut poser le problème en termes aisément compréhensibles et sans confusions aucunes. "Poser"
2)- Règle de l'analyse: il faut décomposer le problème, le diviser en entites plus facilement résolvables. On retrouve le principe de la programmation informatique avec la programmation modulaire. "Diviser"
3)- Règle de déduction: il faut essayer d'aller du plus simple au plus compliqué. "Recomposer"
4)- Règle du dénombrement: on va verifier tous les chemins afin d'éviter d'en oublier. Un exemple ne suffit pas pour prouver une théorie. "Verifier"

23 Eylül 2010 Perşembe

JEAN d' ORMESSON
Jean Lefèvre d'Ormesson est né en 1925 à Paris. Il est issu d’une illustre famille qui compte plusieurs diplomates, dont son père, qui lui fit découvrir l’Allemagne, le Brésil, la Roumanie.
Jean d’Ormesson suit de brillantes études et devient haut fonctionnaire. Il participera à plusieurs cabinets ministériels puis sera nommé à l’Unesco.

Un premier roman publié en 1956, "l’Amour est un plaisir", puis "Du côté de chez Jean" (1959) et "Au revoir et merci" (1966) "traduisent le plaisir de vivre et l’insouciance de Jean d’Ormesson" . En 1971, il publie la Gloire de l’Empire qui le consacre vraiment comme écrivain.




En 1974, année de sa nomination au poste de directeur du Figaro, Jean d’Ormesson est reçu à l’Académie française; la même année, il publie "Au plaisir de Dieu", une fresque sociale et familiale ayant pour toile de fond l’histoire du siècle et ses péripéties tragiques.
Jean d'Ormesson est également l'auteur de: "le Vent du soir" (1985), "Tous les hommes en sont fous" (1986), "le Bonheur à San Miniato" (1987), "Histoire du Juif errant" (1990), "Au plaisir de Dieu", "Jean qui grogne et Jean qui rit", "La Douane de mer" (1993), "Presque rien sur presque tout", "Casimir mène la grande vie", "Une autre histoire de la littérature française", "Le rapport Gabriel".
"AU PLAISIR DE DIEU"
(présentation de l'oeuvre)
C'est un roman écrit en 1974, dans lequel Jean d'Ormesson décrit à travers la vie d'une famille de la noblesse, l'évolution des mentalités et valeurs tout au long du XXe siècle. Il cherche à identifier avec bienveillance et sincérité mais sans complaisance, les continuités, infléchissements, ruptures et similarités parfois paradoxales, et à témoigner d'une ambiance et d'une vie quotidienne plutôt qu'à raconter des histoires personnelles de héros.

Les Thèmes de l'oeuvre►
  • La famille, lieu d'appartenance, de continuité.
  • La façon dont nous sommes façonné par notre milieu et les circonstances historiques. (p. 117) "Aucun de nous n'est rien d'autre que ce que le monde autour de lui a décidé qu'il est".
  • Le temps qui passe et la façon dont il est vécu. (p. 118) "Nous quittions le temps qui passe et nous nous installions dans le temps qui dure"
  • Le refus puis le ralliement aux nouvelles valeurs:
  • Antirépublicains puis défendant la Patrie,
  • Le rapport aux idées et à la vérité : "C'était pour éviter de douter que nous avions renoncé à penser (p. 85)".
  • La variété des parcours individuels, avec des (beaux-)frères ou cousins s'engageant des côtés adverses de la guerre d'Espagne, dans la résistance ou la collaboration
  • L'Église et ce qu'elle représente
  • L'attachement à la terre, à un lieu
  • L'opposition, puis le ralliement, à la bourgeoisie. (p. 270) "Pendant des siècles, nous nous étions distingués de la bourgeoisie et opposés à elle. Nous nous sentions plus proches des soldats, des artisans, des paysans surtout que des bourgeois des grandes villes. Le goût presque maniaque de la nature, la crainte de tout changement, la soumission à l'Église, la méfiance pour les machines, l'hostilité à l'argent, aux marchandises, aux idées nous avaient séparés d'eux."
Quelques extraits du roman
C'est le banal qu'il faut montrer, parce que c'est lui qu'on ne voit plus, à force d'habitude et de familiarité." (p155).
►"Les étrangetés et les folies que nous dépeignent nos romans se déroulent sur un fond dont personne ne parle jamais parce qu'il est connu de tout le monde. On déploie le crime devant nos yeux, l'inceste, les aventures les plus rares et les plus étonnantes, celles dont le récit arrache au bon public le cri décisif :"Mais c'est un vrai roman!" Ce qu'on tait, ce qu'on laisse à l'histoire, qui est d'ailleurs tout à fait incapable de le reconstituer après coup, c'est le trésor tacite du climat général, de la température de la vie, des règles collectives acceptées par le groupe : ce fond immémorial de la façon d'être et de penser, ces ancres de l'esprit du temps [...] qui commandent, mais secrètement, [...] les vagues superficielles de notre existence quotidienne. Dompteur d'évidence, dompteur de quotidien, montreur de banal, voilà les titres que j'ambitionne. Je raconte ma famille. Et non pas ses crimes, car il n'y en avait guère. Et non pas ses folies, car elles étaient raisonnables. Mais ce qu'elle pensait du monde et sa vie de chaque jour. Et je ne rapporte même pas ses vêtements, ses manies, les anecdotes qui s'y transmettaient, cette façon qu'avait mon grand-père de se gratter la nuque de son pouce [...]."
►"Il y avait pourtant chez Karl Marx et chez les marxistes qui aurait pu, je ne dis certes pas séduire, mais enfin, peut-être, malgré tout, vaguement retenir mon grand-père, s'il n'avait pas décidé, une fois pour toute, d'ignorer radicalement la révolution socialiste. Ce quelque chose était un mélange d'antipathie pour l'argent et pour le capitalisme industriel, d'opposition à la bourgeoisie, de mépris de fer pour la liberté, de soumission de l'individu à une collectivité qui le dépasse, de sens de la nécessité et de vénération pour l'histoire". (p111)
►"Chacun sait que le romantisme a été une aventure avant de finir dans une guimauve qui fait bâiller les collégiens." (p144)
►"De génération en génération, nous nous étions méfiés des questions. Et de tout temps, de tout coeur, aux questions sans réponses, nous avions préféré les réponses sans question". (p167)
►"Nous découvrions avec stupéfaction que les autres nous regardaient, et pas seulement pour nous admirer, et qu'ils nous jugeaient comme nous les jugions". (p179)
LA SECONDE REPUBLIQUE EN FRANCE
Louis-Napoléon Bonaparte
Le 20 décembre 1848 commence donc la phase de fonctionnement régulier de "La Seconde République", puisqu'un exécutif conforme à la Constitution se met en place. Son titulaire, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de l'empereur, devient le principal personnage de cette histoire. Avec d'abord quelque discrétion ; aussi nous réservons-nous de le présenter plus complètement lorsqu'il commencera à jouer un jeu politique personnel. Un élément pourtant, et même l'élément principal, de son portrait moral est déjà présent : cet homme qui s'est toujours donné, en parole et en acte, comme l'héritier d'un Empire, se plie à la cérémonie solennelle du serment, et jure fidélité à une Constitution formellement contraire à son « destin ». La scène se passe au sein de l'Assemblée constituante et Victor Hugo nous en a laissé le récit et l'atmosphère : les représentants, troublés, ne savent trop s'ils enregistrent là une conversion ou un parjure. Ils applaudissent peu le nouveau président, préférant acclamer Cavaignac, qui dépose dignement le pouvoir, et crier à nouveau « Vive la République ». Lamartine est absent, s'épargnant un affront : quand son nombre de voix, dérisoire, a été proclamé, il y a eu un éclat de rire vengeur sur les bancs de la droite. Marrast préside la séance. On note qu'il appelle; au serment « le citoyen Louis Bonaparte »... mais huit jours plus tard, invité à dîner à l'Élysée, Victor Hugo notera que ce citoyen-président est appelé par ses commensaux « Monseigneur ». et parfois « Votre Altesse ». Tant les rites républicains sont déjà en discordance avec les mœurs de la société redevenue dominante.
Source: "Maurice Agulhon, 1848 ou l'apprentissage de la République"

22 Eylül 2010 Çarşamba

LE PLASTIQUE
Le plastique pourrait être le pire ennemi de l'homme. Pollution, consommation de matières fossiles, ingestion de substances dangereuses pour l'organisme, la liste de ses méfaits est longue. Trop tard cependant pour s'en débarrasser, il est devenu indispensable
Bouteilles, DVD, petits meubles de rangement, stylos, semelles de chaussures, vêtements, sacs,… une longue liste d'objets avec un seul point commun : avoir dans leur composition du plastique. La matière révolutionnaire du 20e siècle nous entoure et submerge notre vie quotidienne. A tel point que pour Werner Boote, auteur de l'enquête (livre et film) Planet Plastic, nous sommes dans l'"âge du plastique".

Une matière envahissante
"Aux âges de la pierre, du bronze et du fer a succédé celui du plastique. La quantité de plastique produite depuis les débuts les années 1960 suffirait à recouvrir la terre entière de six couches épaisses !", précise le documentariste autrichien dont le film, déjà sorti dans les salles autrichiennes, sera sur les écrans français en avril prochain. 260 millions de tonnes de plastique ont été produites en 2007, soit 30 kg environ par habitant de la planète. Des centaines de tonnes de plastiques usagés sont jetées dans la mer toutes les heures. Celui-ci se détériore lentement et finit par se fragmenter jusqu'à ressembler à de la poudre similaire à du plancton et que les poissons ingèrent à leur dépens. Aux larges des côtes californiennes, un vortex de détritus a été découvert en 1997 par le capitaine Charles Moore. "Il a observé sur place six fois plus de plastique que de plancton. Dix ans plus tard, lorsque je l'ai accompagné au large de Hawaï, il en a détecté soixante fois plus ! Aujourd'hui, des océanographes ont découvert d'énormes plaques de plastique dans l'Atlantique Sud, l'océan Indien et la mer du Nord.", s'inquiète Werner Boote dans un entretien accordé au Monde.

Attention danger
Si les risques de pollution sont connus, suite à l'enfouissement ou l'incinération des plastiques (AFP), ceux de l'ingestion directe des substances dangereuses présentes dans le matériau par les organismes humains ou animaux le sont moins. Pour les besoins de son enquête, le documentariste a donc fait une prise de sang, dont les résultats l'ont surpris : "Je savais certes, pour avoir lu des études, que chacun avait du plastique dans le sang. Je n'ignorais pas que mon sang contenait du Bisphenol A, mais j'ai été choqué de constater dans quelles proportions." La présence trop élevée de Bisphenol A est scientifiquement reconnue comme étant responsable de certains cas de cancers, de réactions allergiques et de l'infertilité masculine.

Allez, un effort !

Ces taux inquiétants diminuent avec le temps si nous limitons nos contacts avec les matières plastiques, mais cela reste plus facile à dire qu'à faire. Les industriels du plastique engendrent 800 millions d'euros de bénéfice par an, un marché lucratif donc. Des bioplastiques 100 % recyclables et inoffensifs pour la santé et la nature existent pourtant, mais ils ne représentent que 0,5 % de la production totale. Les industriels de la consommation font des efforts et essaient de réduire leur empreinte carbone. Après Coca-Cola, c'est au tour de Danone d'utiliser un composant d'origine végétale, issu de résidus de canne à sucre, dans la composition des bouteilles en plastique de la marque Volvic.
S'il semble impossible aujourd'hui de vivre sans plastique, des petits gestes peuvent faire beaucoup : mieux vaut ainsi utiliser les contenants en verre, prendre des sacs en tissu et privilégier des matières naturelles plutôt que synthétiques.
Source: http://www.lepetitjournal.com/ d'après la rédaction de "Damien Bouhours"
EMMA ET LUCAS - Prénoms de l'année !

Emma, Jade et Léa pour les filles. Lucas, Nathan, Enzo pour les garçons. C’est le Top 3 du palmarès établi par l’Officiel des prénoms 2011


C'est donc un palmarès sans grande surprise qui hisse Lucas en haut du classement masculin pour la troisième année consécutive, et Emma pour la cinquième fois.

- Les prénoms en "is", en "a" ou en "el" chez les garçons : Mathis et Yanis ou encore Lucas, Noah et Thomas, sans oublier Gabriel… Tous ont la cote dans les maternités aujourd'hui !

- Les prénoms en " a" pour les filles : Emma, prénom très populaire dès le 8e siècle, puis remis au goût du jour au 18e siècle, prend largement la tête du classement cette année encore. Mais n'oublions pas les Léa, en 3e position, ou encore les Clara, Sarah, Lola, Lina, Louna, Lena toutes dans le top 20. En 15e position, Eva aurait vu son prénom décuplé par la popularité de la star de Desperate Housewives et épouse de Tony Parker, Eva Longoria.
- Les prénoms rétro comme Louis et Camille ou encore Rose, Jules ou Léonie sont aussi très plébiscités
Source: http://www.lepetitjournal.com/ d'après la rédaction de "Claire Largillière"
LA MUSIQUE POP

Origine
Le terme de musique pop est issu de l'anglais popular music (musique populaire) et est apparu dans les années 1960 pour désigner le rock'n'roll (nommé au début rythm 'n blues par Ray Charles, appellation qui sera ensuite reprise par les Rolling Stones) et toutes les musiques apparentées par opposition aux genres les ayant précédé : musique légère, variétés, classique, jazz, musique du folklore français et international, etc.) Dans son acception la plus générique, il est utilisé pour qualifier la musique populaire du moment, sans que celle-ci réponde nécessairement à des critères de style particuliers.

Il est à noter que Serge Gainsbourg était considéré à ses débuts comme un chanteur de variétés et non de musique pop à l'époque de La Javanaise ou du Poinçonneur des Lilas. Ses chansons commencèrent à être cataloguées dans la pop à partir de créations comme "Qui est in, qui est out ?".

 
 Par la suite, le terme « pop » (parfois « pop-rock ») désigne un sous-genre apparu dans les années 1950-1960. Le rock'n'roll évolue alors pour se subdiviser en deux branches principales, le rock plus fidèle aux racines blues dont il est issu et la pop qui met plus l'accent sur les mélodies et les harmonies vocales. On peut de ce point de vue considérer que la pop connait la maturité avec l'avènement des Beatles, les représentants les plus emblématiques de la branche rythm 'n blues étaient les Rolling Stones (qui sur le tard reprirent cependant l'étiquette Rock 'n roll).
 
Histoire

Dans les années 1970, la merchandisation croissante du domaine musicale amène l'élaboration de produits expressément conçus pour atteindre une popularité maximum dans un temps limité. L'image devient un composant essentiel du mix marketing des maisons de disques et le marché est alors alimenté régulièrement en « tubes » qui sont fabriqués comme des produits de consommation courante précipitant la dépréciation de la pop en tant que forme musicale. Les années 1980 et 1990 renforceront cette tendance, les maisons de disques assurant la promotion massive d'artistes sélectionnés davantage en fonction de leur apparence physique que pour leurs qualités artistiques. Le clip vidéo qui souligne le style vestimentaire et les capacités chorégraphiques de l'artiste acquiert une importance quasiment égale à celle du morceau. Michael Jackson, adoubé King of pop par les médias, conquiert le statut de superstar incontestable du domaine notamment grâce au soin particulier apporté à la mise en scène de ses morceaux (en particulier l'album Thriller). Madonna saura faire usage des même armes.

La fin du XXe siècle voit dans la continuité de ce mouvement l'apparition de groupes constitués de toutes pièces par les producteurs afin de répondre aux attentes de leur public : c'est l'époque des boys bands puis girls bands réunissant des individus répondant à des stéréotypes divers (rebelle, romantique, etc.) dont l'association doit permettre de correspondre au goût de chacun (en particulier les adolescentes et pré-adolescentes qui sont leur cible principale). Ce système atteint son paroxysme avec certains groupes dont les membres ont été sélectionnés uniquement pour leur apparence et dont les enregistrements font en fait appel à d'autres chanteurs (cf Milli Vanili).


En parallèle, au milieu des années 1990, des groupes musicaux poursuivent une véritable recherche musicale dans la lignée des Beatles (Paul Weller, Blur, Pulp). Cette pop plus sophistiquée, aux textes plus sérieux, parfois subversifs se développe en particulier en Grande-Bretagne où l'appellation « Britpop » revendique cette spécificité. Ce courant peut néanmoins être considéré à la lisière du rock.

Le début du XXIe siècle est marqué par l'irruption de la télé réalité dans le domaine musical avec la création de programmes tels qu'American Idol aux États-Unis, importé en France sous la forme de la Star Academy, Pop Star puis À la recherche de la nouvelle star.

Caractéristiques
Il est difficile de définir précisemment la musique pop, celle-ci s'enrichissant des influences d'autres courants musicaux quand ceux-ci deviennent à la mode (disco, funk, hard rock, techno, etc.). Généralement, les morceaux de musique sont adaptés à de fréquents passages radio et donc dépassent rarement une durée de trois à quatre minutes. Ils présentent une structure simple (couplet / refrain) et sont souvent construits autour d'un motif musical accrocheur, facile à retenir et à fredonner. Les arrangements et l'instrumentation sont soumis à un fort effet de mode. Les thèmes abordés sont le plus souvent légers avec une forte prépondérance des thèmes sentimentaux et festifs.

Par comparaison au rock (musicalement plus radical, fréquemment moins politiquement correct dans ses textes voire parfois engagé), la pop est plus consensuelle. Les artistes pop sont en général moins provocateurs (bien que certains utilisent la provocation comme marque de fabrique). La différence fondamentale reste cependant purement musicale, la pop n'hésitant pas à puiser son inspiration dans tous les genres musicaux, sans simplement "copier" les différents effets de mode, et on distingue d'ailleurs souvent des formations purement rock au premier coup d'oeil (une ou deux guitares, basse batterie, chant).

21 Eylül 2010 Salı

Depuis la France,
un magazine qui parle à ceux qui apprennent le français !

"Bien-dire" est un magazine bimestriel pour les niveaux intermédiaires et avancés. Les articles sont variés et spécifiquement rédigés pour l’apprentissage du français. La lecture est facilitée par de nombreuses illustrations et par la traduction des mots-clés. Pour chaque article, le niveau est précisé.

Les rubriques traitent de sujets différents : l’actualité française, la culture française, l’histoire française, la découverte d’une ville ou d’une région et la présentation d’une personnalité française du moment. Le lecteur francophile apprendra aussi beaucoup d’expressions idiomatiques, s’amusera à faire le quiz et peaufinera sa prononciation avec des exercices de diction.
Bien-dire parle aussi !
Un CD audio accompagne le magazine avec une sélection d’articles lus par des Français pour travailler la compréhension, la prononciation et l’intonation.

Des exercices interactifs sont aussi disponibles et permettent de valider les acquis.
Un magazine qui permet de progresser rapidement en français, découvrir la France et comprendra ce que c’est d’être français.
Source: http://www.lepetitjournal.com/
VOLTAIRE (1694-1778)

François-Marie Arouet est né dans un millieu bourgeois aisé et cultivé. Ses études chez les jansénistes lui donne beaucoup de souplesse d’esprit et une aversion profonde pour le jansénisme qui méprise l’homme. Il se consacre à la littérature, il fréquente les salons. Il décrit une satire politique sur le roi Louis14, il est emprisonné 1 an à La Bastille. Là il écrit Henriade et Oedipe, celui-ci joué à La Comédie Française Voltaire prend le nom Voltaire qui est l’anagramme de (AROVET L.I.). Il devient très à la mode. Grâce à l’héritage paternel il obtient une solide fortune. Il n’a jamais meprisé l’argent. A la suite d’un incident passé avec le Chevalier Rohan il est exilé en Angleterre. Dans ce séjour il écrit son admiration pour la bourgeoisie commerçante et financière.
Au retour en France, il part en province chez une amie, là il travaille fécondement. Il mène des recherches scientifiques, historiques et philosophiques; il s’interesse à la physique de Newton, c’est pourquoi il commence fréquenter avec le roi de Prusse, Frédéric 2. Il retourne à Paris, grâce à sa renommée d’écrivain, se voit historigraphe du roi à la cour. Mais Louis 15 sent que ses idées sont un danger pour le régime, il tombe en disgrâce, il part alors pour Berlin invité par Frédéric 2. Mais il n’y est pas content  parce qu’il lavait “ les linges sales du roi”; il s’en fuit en Suisse à Genève où il écrit les contes philosophiques. Il retourne en France, il s’installe près de la frontière suisse. Là, il construit un château , une église... Farney devient une sorte de cour et on l’appelle “patriarche”. Ce village devient la capitale européenne de la lutte philosophique, on vient de toutes parts le voir c’est comme une pélerinage. Il y écrit plusieurs pamphlets, il produit beaucoup. Il revient à Paris pour assister au couronnement de son buste sur la scène de la Comédie Française; il est nommé directeur à L’Académie.

LES LETTRES PHILOSOPHIQUES►
Ce sont le point de départ de sa philosophie et le début de l’influence anglaise en France au 18ème siècle. Il y a 25 lettres et abordent 5 sujets: la religion, la science et la philosophie, la politique, la littérature et la reflexion sur “Les Pensées” de Pascal.

Religion: les 7 premières lettres expliquent la religion en Angleterre de l’esprit de tolérence; c’est une critique indirecte de la religion catholique.
• Science et philosophie: il donne beaucoup d’importence à l’expérience scientifique. Il se méfie de la reflexion abstraite et de la spéculation métaphysique. C’est pourquoi il fait l’éloge à Bacon et critique Descartes. Il essaie de vulgariser les découvertes de Newton.
• Littérature: Voltaire fait l’éloge aux tragédies de Shakespeare et en traduit certaines. Il présente quelques auteurs anglais .
Critique sur Pascal: il était toujours choqué par l’idée janséniste. Il critique “Les Pensées” de Pascal.
Par cette oeuvre, il a cherché à faire une description objective d’Angleterre qu’à faire réflechir ses concitoyens sur la situation de la France, en proposant une reflexion ni abstrait, ni lointain.

LES CONTES►
ils étaient écrits pour distraire les cours qu’il fréquentait. Ce sont des récits où les aventures se succèdent à un rythme rapide, où la psychologie des héros est à peine esquisée.

ZADIG OU CELUI QUI DIT LA VERITE►
Zadig est un jeune babylonien riche, plein de qualités. Sa finesse d’observation et de reflexion, son sens de la justice lui valent d’accéder à de hautes fonctions. Voltaire veut ici attaquer la monarchie absolue et le fanatisme religieux qui méconnaissent la valeur de la raison.


CANDIDE OU L’OPTIMISTE►
L’histoire de Candide commence en Allemagne au château du Baron de Thunderten-Tronck où vivent heureux Candide, Cunégonde, la fille du baron et Pangloss le philosophe. Mais ils sont entrainés dans des aventures qui les séparent. Candide, amoureux de Cunégonde part à sa recherche accompagné de Pangloss. Les désastres qu’ils rencontrent sur leur chemin sont pretexte à dénoncer tout le mal dont les hommes sont responsables et à refuter une interprétation de la philosophie de Leibnitz qui dit que le mal n’existe pas,  que “tout est bien dans le monde”.

LE DICTIONNAIRE PHILOSOPHIQUE►
Par le souci de lutter contre l’ignorance il a d’abord participé à l’élaboration de l’Encyclopédie; puis il a écrit le Dictionnaire Philosophique ou La Raison Par L’Alphabet. Comme dans un dictionnaire, les mots classés par l’ordre alphabetique mais chaque mot n’appelle pas une définition. Ils servent de pretexte à Voltaire pour exprimer son opinion sur les grands sujets de l’époque: politique, religieux, philosophique... parfois il utilise même la forme du dialogue.


Voltaire est un polémiste. Selon lui, des questions comme “la nature de Dieu, l’origine du monde et de la vie, existence et immoralité de l’âme, rapports de l’âme et du corps, l’origine du mal, l’oirigne des hommes...” dépassent notre intelligence. La métaphysique dit-il présente deux graves dangers: elle divise les hommes et les rend fanatiques. Elle les tient dans l’angoisse devant les problèmes insolubles. D’après lui, la sagesse consiste à tourner le dos à la métaphysique et à rechercher le bonheur terreste.

En religion Voltaire croit en un Dieu organisateur du monde. Aux yeux du philosophe ce Dieu est une simple idée, pour le peuple, c’est un gendarme. “je veux que mon tailleur mes valets croient en Dieu et je m’imagine que j’en serai moins valé”. Son déisme est une “religion naturelle” n’acceptant ni surnaturel, ni révèlation, ni religions établies qu’il combat tout en préchant, il veut la tolérence. Il pense que toutes ces religions qui se déchirent entre elles sont d’accord sur l’essentiel: l’existence de Dieu. Voltaire voudrait faire triompher un Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous le temps.
La morale est d’après Voltaire la base de toute société et le trait d’union entre les hommes. Une maxime de Conficius représente pour Voltaire, “le code du genre humain”: “vis comme en mourant tu voudrais avoir vécu, traite ton prochain comme tu veux qu’il te traite”


La tolérence d’après Voltaire, le fanatisme empêche les hommes de s’aimer comme frères.Au lieu de se ramener à une unique pensée, il faut voir le juste millieu des choses. Voltaire dénonce le fanatisme des religions; il prétend que les différences entre les religions ne sont que des choses sans valeur sans importance. Selon lui, seule,la philosophie,peut favoriser l’esprit de tolérance.

Voltaire n’attend rein de la Providence (Dieu). Il nous invite à organiser notre bonheur terreste avec les moyens à notre portée. Son idéal de civilisation a besoin:
De paix: selon Voltaire, la grande ennemie de la civilisation est la guerre. Aux héros guerriers et saccageurs il préfère les grands hommes, les savants, les ingénieurs, les artistes dont les oeuvres préparent des plaisirs purs et durables au genre humain.
De la liberté et de la justice: admirant la législation anglaise qui assure la justice et la liberté, Voltaire revendique la liberté des personnes par l’abolition du servage et de l’esclavage, la liberté de parler et d’écrire, la liberté de conscience.
Du bien être et du luxe: pour Voltaire le luxe est en rapport avec la civilisation, le superflu est une chose nécessaire. Le luxe, le confort améliorent la vie et rendent heureux les hommes. Le commerce fait la richesse des nations, l’agriculture a besoin des réformes, il faut abolir les carvées, les dimes, la gabelle. Il faut une répartition équitable de l’impôt sans privilèges.
Des arts et des lumières: selon Voltaire la civilisation est couronnée avec les beaux-arts et l’activité intellectuelle. Les arts adoucissent les moeurs, les lettres nourissent l’âme et la consolent.

Voltaire méprise la canaille(non-cultivé) qui vit dans l’ignorence et la superstition; il compte sur l’élite éclairée pour conduire la société. Il s’interesse peu au peuple ignorant, mais les abus du régime, les injustices, les erreurs judiciaires et la torture le révoltent et il a eu le droit sur la fin de sa vie de proclamer :”j’ai fait un peu de bien, c’est mon meilleur ouvrage.”


La pensée de Voltaire►
Il admet un “Dieu” comme la seule explication possible de l’ordre universel, il appelle ce Dieu “le grand horloger”. Cette croyance en un Dieu nécessaire est appelé “DEISME”. Ainsi en combattant les religions, il ne va pas jusqu’à l’athéisme. La tolérence est une des grandes passions de Voltaire, il pense que chaque homme a le droit de vivre à sa guise pourvu de ne pas gêner son voisin. Aucune idée ne vaut qu’on y sacrifie les hommes. Ce droit à la tolérence et cette liberté qu’il désire en religion, il la désire aussi en politique. Son idéal serait une royauté où la presse serait libre et l’autorité du pouvoir temprée pour une constitution comme en Angleterre. Il dit: “ Anglais, comme homme libre, va au ciel par le chemin qui lui plait”.

Le devoir social de Voltaire►
“Nous n’avons pas le droit d’être inutile. Notre passage sur terre doit être utile aux autres; c’est la grande morale des philosophes qui sont des militants. La cause du progrès est entre nos mains, travaillons à la faire avancer sans paresse mais sans trop d’ambition.” “Il faut cultiver notre jardin” est le dernier mot de Candide.


Voltaire distingue deux catégories d’hommes: une élite pensante internationale qui a un rôle à jouer dans le développement de la civilisation et une masse qui ne pense guère et qui est facilement manipulable. Selon lui, dans l’état actuel des choses, il serait absurde de vouloir que les masses encore ignorantes deviennent dirigeantes.
Résumé de Candide

Le jeune Candide, dont le nom traduit à la fois la naïveté et la crédulité vit dans le "meilleur des mondes possibles" chez son oncle, le baron de Thunder-ten-Tronckh.

Enfant naturel, Candide mène une existence heureuse dans cet univers idyllique : Le baron et la baronne de Thunder-ten-Tronckh possèdent en effet "le plus beau des châteaux". Candide est ébloui par la puissance de son oncle, et par les sophismes lénifiants du docteur Pangloss, le précepteur. Il admire également Cunégonde, la fille du baron. Tout bascule le jour des premiers ébats de Candide et de Cunégonde. La réaction du baron est brutale, Candide est banni et chassé de cet Eden. Il se retrouve dans "le vaste monde".

Candide est pris dans une tempête de neige et connaît la faim et le froid. Il est enrôlé de force comme soldat de l'armée bulgare. I prend la fuite. Capturé, il est condamné à recevoir quatre mille coups de bâton. Il échappe de justesse à la mort. Il assiste alors à la guerre et à ses massacres : c'est "une boucherie héroïque". Candide déserte et fuit jusqu'en Hollande. Il y découvre l'intolérance, et notamment l'hypocrisie sectaire d'un prédicateur huguenot. Il retrouve Pangloss rongé par la vérole. Son ancien précepteur a des allures de gueux. Il lui apprend que le beau château du baron Thunder-ten-Tronckh a été détruit et que Cunégonde a été violée et éventrée par les soldats bulgares. L'armée bulgare a également tué le baron, la baronne et leur fils. Candide et Pangloss sont recueillis et embauchés par Jacques, un bon anabaptiste qui les emmène au Portugal où le réclame son commerce. Hélas, au large de Lisbonne, leur navire connaît une horrible tempête. Le bateau du généreux négociant est englouti et ce dernier périt dans le naufrage. Candide et Pangloss en réchappent par miracle. Dès leur arrivée à Lisbonne, se produit un épouvantable tremblement de terre. Candide et Pangloss participent eux opérations de sauvetage, mais nos deux héros sont arrêtés pour propos subversifs et déférés à l'Inquisition. Pangloss est pendu et Candide flagellé. Une vieille dame le soigne et le mène de nuit dans une maison isolée. Il est présenté à une superbe femme : Cunégonde. Elle lui confirme qu'elle a été violée et éventrée, et que c'est par miracle qu'elle est encore en vie : "on ne meurt pas toujours de ces deux accidents". Cunégonde est devenue à la fois la maîtresse de Don Issachar, un banquier juif et du grand inquisiteur de Lisbonne. Menacé par ses deux rivaux, "le doux Candide", parvient à les tuer. Candide, Cunégonde et la vieille dame s'enfuient alors en direction de Cadix. Ils arrivent à Cadix au moment où un bateau s'apprête à partir en Amérique latine. Son équipage est chargé d'aller y combattre la rébellion qui règne contre les rois d'Espagne et du Portugal. Candide parvient à se faire engager. Il embarque avec Cunégonde, la vieille dame et deux valets. Lors de la traversée, la vieille dame raconte son aventure. Fille d'un pape et d'une princesse, elle a grandi " en beauté, en grâces, en talents, au milieu des plaisirs, des respects et des espérances..." Puis elle a connu une suite épouvantable de malheurs : l'empoisonnement de son fiancé, l'enlèvement de sa mère, sa vente à des marchands d'esclaves. Elle s'est retrouvée prisonnière dans un fort, puis elle est devenue l'esclave d'un seigneur moscovite qui l'a batttue. Elle finira par devenir la servante de Don Issachar qui la met à disposition de Cunégonde à qui elle se lie.
Suite à ce récit, la vieille dame demande aux autres passagers de raconter leur histoire. Les récits s'enchaînent, plus noirs les uns que les autres. Candide commence à prendre conscience que le mal existe sur cette terre.

A peine arrivés à Buenos Aires, Candide et Cunégonde sont à nouveau séparés. La vielle dame conseille en effet à Cunégonde de rester auprès du gouverneur qui s'est épris d'elle et à Candide de fuir l'Inquisition qui a retrouvé sa trace. Candide part avec son valet Cacambo se réfugier chez les jésuites du Paraguay. Ils y retrouvent le frère de Cunégonde, lui aussi miraculeusement rescapé. Le baron évoque son miracle : Alors qu'on allait l'enterrer, le battement de sa paupière l'a sauvé. On l'a soigné et guéri. Sa beauté, fort appréciée, lui a valu une grande fortune. Mais le jeune baron refuse qu'un bâtard puisse épouser sa sœur et frappe Candide du plat de son épée. Celui-ci se défend et le tue d'un coup d'épée.
Candide et Cacambo reprennent la fuite et se retrouvent dans un pays inconnu. Il sont faits prisonniers par les indigènes et sont à deux doigts d'être mangés. Ils ne doivent leur salut qu'à la verve et à l'habileté de Cacambo. Ils sont graciés.
Ils se dirigent alors vers Cayenne, à la recherche de la colonie française. Ils souffrent de la faim. Un jour, ils découvrent un canot sur une rivière. Ils montent à bord et se laissent porter par le courant. Le canot emprunte une voûte secrète. Candide et Cacambo se retrouvent sous terre, dans une magnifique contrée, l'Eldorado, "le pays où tout va bien" : un pays où les repas sont délicieux, les mœurs pacifiques, la population heureuse , la religion tolérante et le souverain humaniste. Mais nos héros sont trop vaniteux pour se satisfaire de cet univers idéal. Ils souhaitent revenir en Europe avec l'espoir d'éblouir Cunégonde et le monde entier de leur récit et de leur richesse. Le souverain du royaume en effet les laisse partir avec cent moutons chargés de nourriture, de pierres précieuses et d'or. Il les met aussi en garde : le bonheur ne se trouve ni dans les pierres précieuses ni dans l'or.


Candide et Cacambo retrouvent le monde. Pendant plus de trois mois, ils marchent dans les marais, les déserts et au bord des précipices. Leurs moutons meurent les uns après les autres. Lorsqu'ils arrivent à Surinam, ils n'ont plus que deux moutons. Ils rencontrent alors un esclave noir atrocement mutilé. Ceci révolte Candide et l'amène à donner une autre définition de l'optimisme : " la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal".

Nos deux héros se séparent : Candide envoie Cacambo racheter Cunégonde au gouverneur de Buenos Aires , tandis qu'il ira l'attendre à Venise.

Mais Candide se fait duper et voler par un marchand qui lui prend ses deux derniers moutons et s'embarque pour Venise sans l'attendre. Il parvient finalement à trouver un vaisseau en partance pour Bordeaux et s'embarque en compagnie d'un pauvre savant persécuté à qui il paye son voyage. Il a l'espoir que ce compagnon puisse le "désennuyer" durant le traversée.

Sur le bateau qui les emmène à Bordeaux Candide et Martin, le savant discutent du bien et du mal et de la nature de l'homme. Martin lui indique qu'il est convaincu de la prédominance du Mal sur le Bien . Et comme pour illustrer son propos, ils assistent un combat entre un navire espagnol et un vaisseau hollandais . Ce dernier coule et une centaine d'hommes se noient. Ce combat est pour Martin l'illustration des rapports humains de la façon dont " les hommes se traitent les uns les autres."
Après son arrivée à Bordeaux, Candide préfère se rendre à Paris qu'à Venise. Il n'y connaît qu'amertume et déception : un abbé retors et de fausses marquises et une fausse Cunégonde qui se révèlent être de vraies voleuses. Il se fait même injustement arrêter et ne parvient à s'enfuir qu'en soudoyant un officier de police.

Il embarque alors en compagnie de Martin pour l'Angleterre. Il assiste à l'exécution d'un amiral condamné pour " n'avoir pas fait tuer assez de monde." Finalement, il refuse de débarquer en Angleterre et demande au capitaine du bateau de l'emmener directement à Venise.

A Venise, il ne retrouve ni Cacambo, ni Cunégonde mais tombe sur Paquette, l'ancienne suivante de la Baronne de Thunder-ten-Tronckh. Elle vit en compagnie d'un moine, Giroflée. Ses confidences et celles du moine font apparaître à Candide des misères cachées. Candide décide alors de rendre visite au seigneur Pococurante qui a la réputation de n'avoir jamais eu de chagrin.

Le jeune héros s'émerveille de l'univers et de la personnalité de son hôte. Pourtant celui-ci évoque a demi-mot le dégoût et la lassitude du blasé. Candide ressort pourtant de cet entretien avec l'impression que le seigneur Pococurante est "le plus heureux de tous les hommes", car affranchi des biens matériels. Martin, lui, est plus pessimiste, il estime que ce seigneur est écœuré de tout ce qu'il possède.

Au milieu d'un souper de carnaval, alors que Candide dîne avec six malheureux anciens rois qui ont perdu leur royaume, il retrouve Cacambo qui est devenu esclave. Il lui apprend que Cunégonde l'attend sur les bords de la Propontide, près de Constantinople. Elle aussi est devenue esclave et est devenue très laide.

Candide se rend à Constantinople . Sur la galère, il croit reconnaître parmi les galériens le docteur Pangloss et le jeune baron ( tous deux mal tués). Il les rachète au capitaine du navire.

Les deux anciens galériens racontent leurs aventures, mais le récit de leur malheurs ne perturbe pas candide qui est toujours convaincu que " tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes."

Candide retrouve Cunégonde, et il est saisi d'horreur à la vue de cette femme hideuse et défigurée. Il la rachète ainsi que la vieille femme. Il ne l'aime plus, mais l'épouse " par bonté" malgré le refus répété de son frère.

Candide se débarrasse du jeune baron en le renvoyant aux galères . il achète avec ses derniers diamants une modeste métairie où viennent se réfugier Paquette , le frère Giroflée, Pangloss, Martin, Cunégonde et Candide. Un sage vieillard leur conseille le travail qui "éloigne de nous trois grand maux, l'ennui , le vice et le besoin".

Candide en arrive à cette conclusion qui recueille l'assentiment de tous ses compagnons : " il faut cultiver son jardin."

Quelques Citations de Candide►
"Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. Il prouvait admirablement qu'il n'y a point d'effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux et madame la meilleure des baronnes possibles".
"Les malheurs particuliers font le bien général; de sorte que plus il y a de malheurs particuliers et plus tout est bien".
"Tout est bien, tout va bien, tout va le mieux qu'il soit possible".
"Je n'ai que vingt arpents, répondit le Turc ; je les cultive avec mes enfants ; le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice, et le besoin".
"Travaillons sans raisonner, dit Martin ; c'est le seul moyen de rendre la vie supportable".
"Toute la petite société entra dans ce louable dessein ; chacun se mit à exercer ses talents. La petite terre rapporta beaucoup. Cunégonde était à la vérité bien laide ; mais elle devint une excellente pâtissière ; Paquette broda; la vieille eut soin du linge. Il n'y eut pas jusqu'à frère Giroflée qui ne rendît service ; il fut un très bon menuisier, et même devint honnête homme ; et Pangloss disait quelquefois à Candide : " Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles ; car enfin, si vous n'aviez pas été chassé d'un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l'amour de Mlle Cunégonde, si vous n'aviez pas été mis à l'Inquisition, si vous n'aviez pas couru l'Amérique à pied, si vous n'aviez pas donné un bon coup d'épée au baron, si vous n'aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d'Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches. -- Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin".

AUTEURS et LEURS OEUVRES

  • Louis Aragon (20ème siècle)
  • Samuel Beckett - "En Attendant Godot" (20ème siècle - Théâtre)
  • Eugène Ionesco - "La Cantatrice Chauve", "Rhinocéros" (20ème siècle - Théâtre)
  • Aimé Césaire - "Cahier du Retour au Pays Natal" (20ème siècle)
  • Jacques Prévert - "Paroles" (20ème siècle)
  • Marguerite Yourcenar - "Alexis ou Le traité du Vain Combat" (20ème siècle)
  • André Breton - "Nadja" (20ème siècle)
  • Jean Cocteau - "Les Enfants Terribles" (20ème siècle)
  • Jean-Paul Sartre - "Huis Clos", "Les Mouches", "La Nausée", "Le Mur" (20ème siècle)
  • Albert Camus - "L'Etranger", "La Peste" (20ème siècle)
  • Colette - "Les Séries de "Claudine" (20ème siècle)
  • Guillaume Apollinaire - "Calligrammes" (20ème siècle - Poésie)
  • André Gide - "Les Nourritures Terrestres", "La Symphonie Pastorale", "Les Caves du Vatican", "Les Faux Monnayeurs" (20ème siècle)
  • Paul Verlaine - "Romances Sans Paroles" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Arthur Rimbaud - "Le Dormeur du Val" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Mallarmé - "Poésies" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Charles Baudelaire - "Les Fleurs du Mal", "L'Etranger" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Emile Zola - "Germinal", "L'Assommoir", "Thérèse Raquin", La Bête humaine" (19ème siècle, Naturalisme)
  • Guy de Maupassant - "Papa de Simon", "L'Auberge", "Aux Champs", "La Ficelle", "Pierrot", "Toine", "La Bête du Maitre Belhomme", "La Parrure", "La Dot", "La Rempailleuse" (19ème siècle - Réalisme)
  • Alexandre Dumas - "Les Trois Mousquetaires", "Le Comte de Monte Cristo", "La Reine Margot" (19ème siècle)
  • George Sand - "La Petite Fadette", "La Mare au Diable" (19ème siècle)
  • Gustave Flaubert - "Madame Bovary", "Salammbô", "L'Education Sentimentale" (19ème siècle - Réalisme)
  • Honoré de Balzac - "Le Père Goriot", "Eugénie Grandet", La Peau de Chagrin", "Le Colonel Chabert", "Le Lys dans La Vallée", "Illusions Perdues", "Le médecin de Campagne", "Les Chouans" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Stendhal - "Le Rouge et Le Noir", "La Chartreuse de Parme", "Vie de Rossini" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Victor Hugo - "Notre Dame de Paris", "Les Misérables", "Le Dernier Jour d'Un Condamné", "Les Orientales", "Hernani", "Cromwell", "William Shakespeare" (19ème siècle - Romantisme)
  • Gérard de Nerval - "Odelettes" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Vigny - "La mort du Loup" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Musset - "Les Caprices de Marianne" (19ème siècle - Romantisme, théâtre)
  • Alphonse de Lamartine - "Méditations Poétiques" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Bernardin de Saint-Pierre - "Paul et Virginie" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Madame de Staël - "Colline et Delphine", "De l’Allemagne" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Senancour - "Oberman" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Benjamin Constant - "Adolphe" (19ème siècle - Préromantisme)
  • François René de Chateaubriand - "Mémoires d'Outre-Tombe", "René" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Le Sage - "Gil Blas de Sentillane" (18ème siècle)
  • Marquis de Sade - "Justine ou Les Malheurs de la vertu", "Les 120 jours de Sodome" (18ème siècle)
  • Choderlos de Laclos - "Les Liaisons Dangereuses" (18ème siècle - Roman Epistolaire)
  • Jean-Jacques Rouseau - "Emile ou de L'Education", "Les Confessions", "Julie ou La Nouvelle Héloïse" (18ème siècle)
  • Voltaire - "Candide", "Zadig", "Micromégas" (18ème siècle)
  • Diderot - "Le Neveu de Rameau" (18ème siècle)
  • Beaumarchais - "Le Barbier de Séville", "Le Mariage de Figaro" (18ème siècle - Théâtre)
  • Marivaux - "Le Jeu de L'Amour et du Hasard" (18ème siècle - Théâtre)
  • Montesquieu - "L'Esprit des Lois", "Les Lettres Persanes" (18ème siècle)
  • Jean Racine - "Andromaque", "Bérénice", "Britannicus", "Phèdre", "Iphigénie" (17ème siècle - Tragédie)
  • Pierre de Corneille - "Le Cid" (17ème siècle - Tragédie)
  • Molière - "L'Avare", "Le Bourgeois Gentilhomme", "Les Précieuses Ridicules", "Dom Juan", "Le Malade Imaginaire", "Tartuffe", "L'Ecole des Femmes", "Amphitryon", "Les Fourberies de Scapin", "Les Femmes Savantes" (17ème siècle - Comédie)
  • Madame de la Fayette - "La Princesse de Clèves" (17ème siècle)
  • Jean de La Fontaine - "Les Fables" (17ème siècle)
  • Joachim du Bellay - "Regrets" (16ème siècle)
  • Pierre de Ronsard - "Sonnets pour Hélène", "Sonnets pour Marie", "Sonnets pour Cassandre" (16ème siècle)
  • Michel de Montaigne - "Les Essais" (16ème siècle)
  • Thomas More - "L'Utopie" (16ème siècle)
  • Erasmes de Rottherdam - "L'Eloge de la Folie", "Les Antibarbares" (16ème siècle)
  • François Rabelais - "Gargantua" , "Pantagruel" (16ème siècle)