Hakkımda

Fotoğrafım
Şişli / İstanbul, (0533 2490843) vildan_ornadis@hotmail.com, Türkiye
Chers abonnés et visiteurs du blog;Tout au long de ma vie scolaire,j’ai reçu un enseignement français.Après avoir terminé le collège français “Sainte-Pulchèrie” j’ai continué à ma vie lycéenne au “Lycée Français Saint-Michel”.J’ai reçu mon diplôme de fin d’études secondaires 3 ans plus tard. À la suite du lycée,j’ai étudié la philologie et la littérature française à “L’Université d’Istanbul, dans “La Faculté des Lettres”;simultanément j’ai étudié la formation pédagogique à L’Université d’Istanbul,dans“La Faculté d’Éducation”(“Formation à L’Enseignement”).Après 4 ans d’études de double licence je suis diplômée en tant que philologue,aussi professeur de français.Toutes les formations que j’ai acquises m’ont perfectionnée dans les domaines tels que la langue, la littérature et la culture française ainsi que la formation pédagogique. Depuis 11 ans, je partage mes connaissances avec ceux qui veulent apprendre la langue,la culture et la civilisation française. J’enseigne les gens de tout âge et de tout niveau depuis les élèves des écoles françaises,jusqu’aux étudiants de diverses universités sans oublier les hommes ou femmes d’affaires ni les amateurs de la francophonie

Présentation

Sevgili Blog Takipçileri;
Tüm eğitim hayatımı fransızca gördüm. İstanbul'da bulunan‘’Özel Sainte-Pulchérie Fransız Kız Ortaokulu’’nu bitirdikten sonra liseyi İstanbul'da bulunan ''Özel Saint-Michel Fransız Lisesi’’nde okudum. Ardından ‘’İstanbul Üniversitesi Edebiyat Fakültesi Batı Dilleri ve Edebiyatları Bölümü‘’ içinde yer alan ‘’Fransız Dili ve Edebiyatı Anabilim Dalı’’nda dört yıllık lisans eğitimimi tamamladım.Bu süre içerisinde ‘’İstanbul Üniversitesi Eğitim Fakültesinde Pedagojik Formasyon’’ alanında eğitim görüp çift anadal diploması aldım. Böylece hem filolog (Dilbilimci) hem de öğretmen olarak mezun oldum. Aldığım bütün bu eğitimler bana hem Fransız Dili, hem Fransız Edebiyatı hem de Pedagoji alanlarında büyük bir yetkinlik sağladı. Onbir yıldır teorik olarak edindiğim tüm bilgileri, pratikte bu dili ve kültürü öğrenmek isteyen her yaştan her gruptan kişilere aktarıyorum. İstanbulda bulunan fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler başta olmak üzere üniversite öğrencileri, iş adamları, fransız kültürüne meraklı olup kendini geliştirmek isteyen her yaştan her meslek grubundan kişiler meslek hayatım süresince öğrencim olmuştur ve olmaya devam edecektir.

EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR ►

MES DOMAINES D'ENSEIGNEMENT-EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR

Grammaire – Littérature – Biologie ( Pour les élèves des écoles françaises - Fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler için )

Préparation au concours organisé par L'Université de Galatasaray - Galatasaray Üniversitesi iç sınavına hazırlık

Préparation au concours de langue étrangère - YDS (Üniversite Yabancı Dil sınavı) ye hazırlık

Toutes sortes de conseils d'orientation scolaire en France (licence, master) - Fransa’da yüksek öğrenim (lisans , yüksek lisans) görmek isteyen öğrencilere, üniversite seçimlerinden motivasyon mektubu yazımına kadar her türlü alanda eğitim danışmanlığı

Etudes spéciales (privées ou en groupe) pour les adultes -Yetişkinler için kişiye özel birebir ve grup çalışmaları

Cours de la langue Turque (grammaire - conversation) pour les étrangers - Yabancılara türkçe (dil bilgisi ve konuşma) dersleri

BLOGU BİRLİKTE GELİŞTİRELİM (Développons ensemble le contenu du blog)

Le contenu du blog est bilingue. Le blog sera développé grâce à la contribution des abonnés. On présentera les oeuvres des écrivains français, on partagera des résumés ainsi que des analyses et des commentaires sur le blog. Pour mieux concevoir la littérature contemporaine, on va traiter les nouveaux auteurs et courants, on va discuter sur les extraits de leurs oeuvres pour autant la littérature classique et antique. On va honorer les célèbres auteurs classiques en parlant de leurs oeuvres et des courants qu'ils ont initiés à la très chère littérature française. Parfois, on parlera d'une époque soit artistique, soit historique; ou bien on va donner des informations générales ou spécifiques sur la France, la culture française etc...
Pour tout cela il est nécessaire que nos abonnés soient en contact et en collaboration avec nous.

İçerik hem türkçe hem fransızcadır. Siz takipçilerin katkılarıyla gelişecektir blog yazıları. Fransız yazarların eserlerinin tanıtımı kimilerinin özetleri, farklı dönemlerden yazarlar ve eserleri hakkında analiz ve yorumlarla çeşitlendireceğiz blogumuzu. Klasik edebiyata olduğu kadar çağdaş metinlere de önem vereceğiz yeni yazarları işleyeceğiz eserlerinden alıntılar yapacağız. Kimi zaman bir dönemi ele alacağız, bazen de Fransa ile ilgili genel bilgiler, tanıtımlar yapacağız. Katkılarınızı bekliyoruz...

Merci Bien - Teşekkürler

FRANSIZCA ÖĞRENMEK İSTER MİSİNİZ ?

FRANSIZCA ÖĞRENMEK İSTER MİSİNİZ ?

Fransızca öğrenmeyi hiç düşündünüz mü ?

Düşünüyorsanız....

Fransızcaya adım atmak isteyen sizlere Başlangıç seviyesinden İleri seviyelere kadar her aşamada yardımcı olabilecek bu site sayesinde Fransızcanızı geliştirebilirsiniz. Dünyada 450 milyon kişi Fransızca konuşuyor yani ''FRANCOPHONE'' .

Siz de neden bir ''FRANCOPHONE'' olmayasınız ? Bu sayede dünya edebiyatına mal olmuş en önemli sanatçıların eserlerini anadilinden okuma şansınız olur. Siz de Montaigne'nin "Denemeler"ini,Molière'den "Cimri"yi,LaFontaine'den masalları, Voltaire,Rousseau ve Montesquieu'nin felsefelerini, Honoré de Balzac,Victor Hugo,Stendhal, Zola ve Alexandre Dumas'nın romanlarını; 20.yüzyıla şekil vermiş aydınlar olan Jean-Paul Sartre ve Albert Camus'nun eserlerini orijinal dilinden okuyup anlama ve analiz etme ayrıcalığına sahip olabilirsiniz. Fransızca öğrenmek sadece bir dil öğrenmekten ibaret değildir.İnsanın hayata bakışını değiştiren,vizyonunu geliştiren,önünde bambaşka ufukların açıkmasını sağlayan; gastronomisiyle,eğlence anlayışıyla,farklı sanat dallarıyla ve modasıyla bütün halinde bir yaşam tarzıdır.Bu yaşam tarzını edinmenin birinci koşulu diline hâkim olmaktan geçer.Bu anlamda blogumuzu diğerlerinden ayıran en temel fark sadece dile odaklı olmayışımızdır."Dil" burada sadece bir araçtır, amacımız fransız kültürünü etraflıca ele almak ve yaygınlığını arttırmaktır.

Böylece,bir gün üyesi olmayı hedeflediğimiz Avrupa Birliğine katıldığımız zaman farklı kültürlere uyum sağlamakta zorluk çekmeyeceğiz.

22 Eylül 2010 Çarşamba

LE PLASTIQUE
Le plastique pourrait être le pire ennemi de l'homme. Pollution, consommation de matières fossiles, ingestion de substances dangereuses pour l'organisme, la liste de ses méfaits est longue. Trop tard cependant pour s'en débarrasser, il est devenu indispensable
Bouteilles, DVD, petits meubles de rangement, stylos, semelles de chaussures, vêtements, sacs,… une longue liste d'objets avec un seul point commun : avoir dans leur composition du plastique. La matière révolutionnaire du 20e siècle nous entoure et submerge notre vie quotidienne. A tel point que pour Werner Boote, auteur de l'enquête (livre et film) Planet Plastic, nous sommes dans l'"âge du plastique".

Une matière envahissante
"Aux âges de la pierre, du bronze et du fer a succédé celui du plastique. La quantité de plastique produite depuis les débuts les années 1960 suffirait à recouvrir la terre entière de six couches épaisses !", précise le documentariste autrichien dont le film, déjà sorti dans les salles autrichiennes, sera sur les écrans français en avril prochain. 260 millions de tonnes de plastique ont été produites en 2007, soit 30 kg environ par habitant de la planète. Des centaines de tonnes de plastiques usagés sont jetées dans la mer toutes les heures. Celui-ci se détériore lentement et finit par se fragmenter jusqu'à ressembler à de la poudre similaire à du plancton et que les poissons ingèrent à leur dépens. Aux larges des côtes californiennes, un vortex de détritus a été découvert en 1997 par le capitaine Charles Moore. "Il a observé sur place six fois plus de plastique que de plancton. Dix ans plus tard, lorsque je l'ai accompagné au large de Hawaï, il en a détecté soixante fois plus ! Aujourd'hui, des océanographes ont découvert d'énormes plaques de plastique dans l'Atlantique Sud, l'océan Indien et la mer du Nord.", s'inquiète Werner Boote dans un entretien accordé au Monde.

Attention danger
Si les risques de pollution sont connus, suite à l'enfouissement ou l'incinération des plastiques (AFP), ceux de l'ingestion directe des substances dangereuses présentes dans le matériau par les organismes humains ou animaux le sont moins. Pour les besoins de son enquête, le documentariste a donc fait une prise de sang, dont les résultats l'ont surpris : "Je savais certes, pour avoir lu des études, que chacun avait du plastique dans le sang. Je n'ignorais pas que mon sang contenait du Bisphenol A, mais j'ai été choqué de constater dans quelles proportions." La présence trop élevée de Bisphenol A est scientifiquement reconnue comme étant responsable de certains cas de cancers, de réactions allergiques et de l'infertilité masculine.

Allez, un effort !

Ces taux inquiétants diminuent avec le temps si nous limitons nos contacts avec les matières plastiques, mais cela reste plus facile à dire qu'à faire. Les industriels du plastique engendrent 800 millions d'euros de bénéfice par an, un marché lucratif donc. Des bioplastiques 100 % recyclables et inoffensifs pour la santé et la nature existent pourtant, mais ils ne représentent que 0,5 % de la production totale. Les industriels de la consommation font des efforts et essaient de réduire leur empreinte carbone. Après Coca-Cola, c'est au tour de Danone d'utiliser un composant d'origine végétale, issu de résidus de canne à sucre, dans la composition des bouteilles en plastique de la marque Volvic.
S'il semble impossible aujourd'hui de vivre sans plastique, des petits gestes peuvent faire beaucoup : mieux vaut ainsi utiliser les contenants en verre, prendre des sacs en tissu et privilégier des matières naturelles plutôt que synthétiques.
Source: http://www.lepetitjournal.com/ d'après la rédaction de "Damien Bouhours"
EMMA ET LUCAS - Prénoms de l'année !

Emma, Jade et Léa pour les filles. Lucas, Nathan, Enzo pour les garçons. C’est le Top 3 du palmarès établi par l’Officiel des prénoms 2011


C'est donc un palmarès sans grande surprise qui hisse Lucas en haut du classement masculin pour la troisième année consécutive, et Emma pour la cinquième fois.

- Les prénoms en "is", en "a" ou en "el" chez les garçons : Mathis et Yanis ou encore Lucas, Noah et Thomas, sans oublier Gabriel… Tous ont la cote dans les maternités aujourd'hui !

- Les prénoms en " a" pour les filles : Emma, prénom très populaire dès le 8e siècle, puis remis au goût du jour au 18e siècle, prend largement la tête du classement cette année encore. Mais n'oublions pas les Léa, en 3e position, ou encore les Clara, Sarah, Lola, Lina, Louna, Lena toutes dans le top 20. En 15e position, Eva aurait vu son prénom décuplé par la popularité de la star de Desperate Housewives et épouse de Tony Parker, Eva Longoria.
- Les prénoms rétro comme Louis et Camille ou encore Rose, Jules ou Léonie sont aussi très plébiscités
Source: http://www.lepetitjournal.com/ d'après la rédaction de "Claire Largillière"
LA MUSIQUE POP

Origine
Le terme de musique pop est issu de l'anglais popular music (musique populaire) et est apparu dans les années 1960 pour désigner le rock'n'roll (nommé au début rythm 'n blues par Ray Charles, appellation qui sera ensuite reprise par les Rolling Stones) et toutes les musiques apparentées par opposition aux genres les ayant précédé : musique légère, variétés, classique, jazz, musique du folklore français et international, etc.) Dans son acception la plus générique, il est utilisé pour qualifier la musique populaire du moment, sans que celle-ci réponde nécessairement à des critères de style particuliers.

Il est à noter que Serge Gainsbourg était considéré à ses débuts comme un chanteur de variétés et non de musique pop à l'époque de La Javanaise ou du Poinçonneur des Lilas. Ses chansons commencèrent à être cataloguées dans la pop à partir de créations comme "Qui est in, qui est out ?".

 
 Par la suite, le terme « pop » (parfois « pop-rock ») désigne un sous-genre apparu dans les années 1950-1960. Le rock'n'roll évolue alors pour se subdiviser en deux branches principales, le rock plus fidèle aux racines blues dont il est issu et la pop qui met plus l'accent sur les mélodies et les harmonies vocales. On peut de ce point de vue considérer que la pop connait la maturité avec l'avènement des Beatles, les représentants les plus emblématiques de la branche rythm 'n blues étaient les Rolling Stones (qui sur le tard reprirent cependant l'étiquette Rock 'n roll).
 
Histoire

Dans les années 1970, la merchandisation croissante du domaine musicale amène l'élaboration de produits expressément conçus pour atteindre une popularité maximum dans un temps limité. L'image devient un composant essentiel du mix marketing des maisons de disques et le marché est alors alimenté régulièrement en « tubes » qui sont fabriqués comme des produits de consommation courante précipitant la dépréciation de la pop en tant que forme musicale. Les années 1980 et 1990 renforceront cette tendance, les maisons de disques assurant la promotion massive d'artistes sélectionnés davantage en fonction de leur apparence physique que pour leurs qualités artistiques. Le clip vidéo qui souligne le style vestimentaire et les capacités chorégraphiques de l'artiste acquiert une importance quasiment égale à celle du morceau. Michael Jackson, adoubé King of pop par les médias, conquiert le statut de superstar incontestable du domaine notamment grâce au soin particulier apporté à la mise en scène de ses morceaux (en particulier l'album Thriller). Madonna saura faire usage des même armes.

La fin du XXe siècle voit dans la continuité de ce mouvement l'apparition de groupes constitués de toutes pièces par les producteurs afin de répondre aux attentes de leur public : c'est l'époque des boys bands puis girls bands réunissant des individus répondant à des stéréotypes divers (rebelle, romantique, etc.) dont l'association doit permettre de correspondre au goût de chacun (en particulier les adolescentes et pré-adolescentes qui sont leur cible principale). Ce système atteint son paroxysme avec certains groupes dont les membres ont été sélectionnés uniquement pour leur apparence et dont les enregistrements font en fait appel à d'autres chanteurs (cf Milli Vanili).


En parallèle, au milieu des années 1990, des groupes musicaux poursuivent une véritable recherche musicale dans la lignée des Beatles (Paul Weller, Blur, Pulp). Cette pop plus sophistiquée, aux textes plus sérieux, parfois subversifs se développe en particulier en Grande-Bretagne où l'appellation « Britpop » revendique cette spécificité. Ce courant peut néanmoins être considéré à la lisière du rock.

Le début du XXIe siècle est marqué par l'irruption de la télé réalité dans le domaine musical avec la création de programmes tels qu'American Idol aux États-Unis, importé en France sous la forme de la Star Academy, Pop Star puis À la recherche de la nouvelle star.

Caractéristiques
Il est difficile de définir précisemment la musique pop, celle-ci s'enrichissant des influences d'autres courants musicaux quand ceux-ci deviennent à la mode (disco, funk, hard rock, techno, etc.). Généralement, les morceaux de musique sont adaptés à de fréquents passages radio et donc dépassent rarement une durée de trois à quatre minutes. Ils présentent une structure simple (couplet / refrain) et sont souvent construits autour d'un motif musical accrocheur, facile à retenir et à fredonner. Les arrangements et l'instrumentation sont soumis à un fort effet de mode. Les thèmes abordés sont le plus souvent légers avec une forte prépondérance des thèmes sentimentaux et festifs.

Par comparaison au rock (musicalement plus radical, fréquemment moins politiquement correct dans ses textes voire parfois engagé), la pop est plus consensuelle. Les artistes pop sont en général moins provocateurs (bien que certains utilisent la provocation comme marque de fabrique). La différence fondamentale reste cependant purement musicale, la pop n'hésitant pas à puiser son inspiration dans tous les genres musicaux, sans simplement "copier" les différents effets de mode, et on distingue d'ailleurs souvent des formations purement rock au premier coup d'oeil (une ou deux guitares, basse batterie, chant).

21 Eylül 2010 Salı

Depuis la France,
un magazine qui parle à ceux qui apprennent le français !

"Bien-dire" est un magazine bimestriel pour les niveaux intermédiaires et avancés. Les articles sont variés et spécifiquement rédigés pour l’apprentissage du français. La lecture est facilitée par de nombreuses illustrations et par la traduction des mots-clés. Pour chaque article, le niveau est précisé.

Les rubriques traitent de sujets différents : l’actualité française, la culture française, l’histoire française, la découverte d’une ville ou d’une région et la présentation d’une personnalité française du moment. Le lecteur francophile apprendra aussi beaucoup d’expressions idiomatiques, s’amusera à faire le quiz et peaufinera sa prononciation avec des exercices de diction.
Bien-dire parle aussi !
Un CD audio accompagne le magazine avec une sélection d’articles lus par des Français pour travailler la compréhension, la prononciation et l’intonation.

Des exercices interactifs sont aussi disponibles et permettent de valider les acquis.
Un magazine qui permet de progresser rapidement en français, découvrir la France et comprendra ce que c’est d’être français.
Source: http://www.lepetitjournal.com/
VOLTAIRE (1694-1778)

François-Marie Arouet est né dans un millieu bourgeois aisé et cultivé. Ses études chez les jansénistes lui donne beaucoup de souplesse d’esprit et une aversion profonde pour le jansénisme qui méprise l’homme. Il se consacre à la littérature, il fréquente les salons. Il décrit une satire politique sur le roi Louis14, il est emprisonné 1 an à La Bastille. Là il écrit Henriade et Oedipe, celui-ci joué à La Comédie Française Voltaire prend le nom Voltaire qui est l’anagramme de (AROVET L.I.). Il devient très à la mode. Grâce à l’héritage paternel il obtient une solide fortune. Il n’a jamais meprisé l’argent. A la suite d’un incident passé avec le Chevalier Rohan il est exilé en Angleterre. Dans ce séjour il écrit son admiration pour la bourgeoisie commerçante et financière.
Au retour en France, il part en province chez une amie, là il travaille fécondement. Il mène des recherches scientifiques, historiques et philosophiques; il s’interesse à la physique de Newton, c’est pourquoi il commence fréquenter avec le roi de Prusse, Frédéric 2. Il retourne à Paris, grâce à sa renommée d’écrivain, se voit historigraphe du roi à la cour. Mais Louis 15 sent que ses idées sont un danger pour le régime, il tombe en disgrâce, il part alors pour Berlin invité par Frédéric 2. Mais il n’y est pas content  parce qu’il lavait “ les linges sales du roi”; il s’en fuit en Suisse à Genève où il écrit les contes philosophiques. Il retourne en France, il s’installe près de la frontière suisse. Là, il construit un château , une église... Farney devient une sorte de cour et on l’appelle “patriarche”. Ce village devient la capitale européenne de la lutte philosophique, on vient de toutes parts le voir c’est comme une pélerinage. Il y écrit plusieurs pamphlets, il produit beaucoup. Il revient à Paris pour assister au couronnement de son buste sur la scène de la Comédie Française; il est nommé directeur à L’Académie.

LES LETTRES PHILOSOPHIQUES►
Ce sont le point de départ de sa philosophie et le début de l’influence anglaise en France au 18ème siècle. Il y a 25 lettres et abordent 5 sujets: la religion, la science et la philosophie, la politique, la littérature et la reflexion sur “Les Pensées” de Pascal.

Religion: les 7 premières lettres expliquent la religion en Angleterre de l’esprit de tolérence; c’est une critique indirecte de la religion catholique.
• Science et philosophie: il donne beaucoup d’importence à l’expérience scientifique. Il se méfie de la reflexion abstraite et de la spéculation métaphysique. C’est pourquoi il fait l’éloge à Bacon et critique Descartes. Il essaie de vulgariser les découvertes de Newton.
• Littérature: Voltaire fait l’éloge aux tragédies de Shakespeare et en traduit certaines. Il présente quelques auteurs anglais .
Critique sur Pascal: il était toujours choqué par l’idée janséniste. Il critique “Les Pensées” de Pascal.
Par cette oeuvre, il a cherché à faire une description objective d’Angleterre qu’à faire réflechir ses concitoyens sur la situation de la France, en proposant une reflexion ni abstrait, ni lointain.

LES CONTES►
ils étaient écrits pour distraire les cours qu’il fréquentait. Ce sont des récits où les aventures se succèdent à un rythme rapide, où la psychologie des héros est à peine esquisée.

ZADIG OU CELUI QUI DIT LA VERITE►
Zadig est un jeune babylonien riche, plein de qualités. Sa finesse d’observation et de reflexion, son sens de la justice lui valent d’accéder à de hautes fonctions. Voltaire veut ici attaquer la monarchie absolue et le fanatisme religieux qui méconnaissent la valeur de la raison.


CANDIDE OU L’OPTIMISTE►
L’histoire de Candide commence en Allemagne au château du Baron de Thunderten-Tronck où vivent heureux Candide, Cunégonde, la fille du baron et Pangloss le philosophe. Mais ils sont entrainés dans des aventures qui les séparent. Candide, amoureux de Cunégonde part à sa recherche accompagné de Pangloss. Les désastres qu’ils rencontrent sur leur chemin sont pretexte à dénoncer tout le mal dont les hommes sont responsables et à refuter une interprétation de la philosophie de Leibnitz qui dit que le mal n’existe pas,  que “tout est bien dans le monde”.

LE DICTIONNAIRE PHILOSOPHIQUE►
Par le souci de lutter contre l’ignorance il a d’abord participé à l’élaboration de l’Encyclopédie; puis il a écrit le Dictionnaire Philosophique ou La Raison Par L’Alphabet. Comme dans un dictionnaire, les mots classés par l’ordre alphabetique mais chaque mot n’appelle pas une définition. Ils servent de pretexte à Voltaire pour exprimer son opinion sur les grands sujets de l’époque: politique, religieux, philosophique... parfois il utilise même la forme du dialogue.


Voltaire est un polémiste. Selon lui, des questions comme “la nature de Dieu, l’origine du monde et de la vie, existence et immoralité de l’âme, rapports de l’âme et du corps, l’origine du mal, l’oirigne des hommes...” dépassent notre intelligence. La métaphysique dit-il présente deux graves dangers: elle divise les hommes et les rend fanatiques. Elle les tient dans l’angoisse devant les problèmes insolubles. D’après lui, la sagesse consiste à tourner le dos à la métaphysique et à rechercher le bonheur terreste.

En religion Voltaire croit en un Dieu organisateur du monde. Aux yeux du philosophe ce Dieu est une simple idée, pour le peuple, c’est un gendarme. “je veux que mon tailleur mes valets croient en Dieu et je m’imagine que j’en serai moins valé”. Son déisme est une “religion naturelle” n’acceptant ni surnaturel, ni révèlation, ni religions établies qu’il combat tout en préchant, il veut la tolérence. Il pense que toutes ces religions qui se déchirent entre elles sont d’accord sur l’essentiel: l’existence de Dieu. Voltaire voudrait faire triompher un Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous le temps.
La morale est d’après Voltaire la base de toute société et le trait d’union entre les hommes. Une maxime de Conficius représente pour Voltaire, “le code du genre humain”: “vis comme en mourant tu voudrais avoir vécu, traite ton prochain comme tu veux qu’il te traite”


La tolérence d’après Voltaire, le fanatisme empêche les hommes de s’aimer comme frères.Au lieu de se ramener à une unique pensée, il faut voir le juste millieu des choses. Voltaire dénonce le fanatisme des religions; il prétend que les différences entre les religions ne sont que des choses sans valeur sans importance. Selon lui, seule,la philosophie,peut favoriser l’esprit de tolérance.

Voltaire n’attend rein de la Providence (Dieu). Il nous invite à organiser notre bonheur terreste avec les moyens à notre portée. Son idéal de civilisation a besoin:
De paix: selon Voltaire, la grande ennemie de la civilisation est la guerre. Aux héros guerriers et saccageurs il préfère les grands hommes, les savants, les ingénieurs, les artistes dont les oeuvres préparent des plaisirs purs et durables au genre humain.
De la liberté et de la justice: admirant la législation anglaise qui assure la justice et la liberté, Voltaire revendique la liberté des personnes par l’abolition du servage et de l’esclavage, la liberté de parler et d’écrire, la liberté de conscience.
Du bien être et du luxe: pour Voltaire le luxe est en rapport avec la civilisation, le superflu est une chose nécessaire. Le luxe, le confort améliorent la vie et rendent heureux les hommes. Le commerce fait la richesse des nations, l’agriculture a besoin des réformes, il faut abolir les carvées, les dimes, la gabelle. Il faut une répartition équitable de l’impôt sans privilèges.
Des arts et des lumières: selon Voltaire la civilisation est couronnée avec les beaux-arts et l’activité intellectuelle. Les arts adoucissent les moeurs, les lettres nourissent l’âme et la consolent.

Voltaire méprise la canaille(non-cultivé) qui vit dans l’ignorence et la superstition; il compte sur l’élite éclairée pour conduire la société. Il s’interesse peu au peuple ignorant, mais les abus du régime, les injustices, les erreurs judiciaires et la torture le révoltent et il a eu le droit sur la fin de sa vie de proclamer :”j’ai fait un peu de bien, c’est mon meilleur ouvrage.”


La pensée de Voltaire►
Il admet un “Dieu” comme la seule explication possible de l’ordre universel, il appelle ce Dieu “le grand horloger”. Cette croyance en un Dieu nécessaire est appelé “DEISME”. Ainsi en combattant les religions, il ne va pas jusqu’à l’athéisme. La tolérence est une des grandes passions de Voltaire, il pense que chaque homme a le droit de vivre à sa guise pourvu de ne pas gêner son voisin. Aucune idée ne vaut qu’on y sacrifie les hommes. Ce droit à la tolérence et cette liberté qu’il désire en religion, il la désire aussi en politique. Son idéal serait une royauté où la presse serait libre et l’autorité du pouvoir temprée pour une constitution comme en Angleterre. Il dit: “ Anglais, comme homme libre, va au ciel par le chemin qui lui plait”.

Le devoir social de Voltaire►
“Nous n’avons pas le droit d’être inutile. Notre passage sur terre doit être utile aux autres; c’est la grande morale des philosophes qui sont des militants. La cause du progrès est entre nos mains, travaillons à la faire avancer sans paresse mais sans trop d’ambition.” “Il faut cultiver notre jardin” est le dernier mot de Candide.


Voltaire distingue deux catégories d’hommes: une élite pensante internationale qui a un rôle à jouer dans le développement de la civilisation et une masse qui ne pense guère et qui est facilement manipulable. Selon lui, dans l’état actuel des choses, il serait absurde de vouloir que les masses encore ignorantes deviennent dirigeantes.
Résumé de Candide

Le jeune Candide, dont le nom traduit à la fois la naïveté et la crédulité vit dans le "meilleur des mondes possibles" chez son oncle, le baron de Thunder-ten-Tronckh.

Enfant naturel, Candide mène une existence heureuse dans cet univers idyllique : Le baron et la baronne de Thunder-ten-Tronckh possèdent en effet "le plus beau des châteaux". Candide est ébloui par la puissance de son oncle, et par les sophismes lénifiants du docteur Pangloss, le précepteur. Il admire également Cunégonde, la fille du baron. Tout bascule le jour des premiers ébats de Candide et de Cunégonde. La réaction du baron est brutale, Candide est banni et chassé de cet Eden. Il se retrouve dans "le vaste monde".

Candide est pris dans une tempête de neige et connaît la faim et le froid. Il est enrôlé de force comme soldat de l'armée bulgare. I prend la fuite. Capturé, il est condamné à recevoir quatre mille coups de bâton. Il échappe de justesse à la mort. Il assiste alors à la guerre et à ses massacres : c'est "une boucherie héroïque". Candide déserte et fuit jusqu'en Hollande. Il y découvre l'intolérance, et notamment l'hypocrisie sectaire d'un prédicateur huguenot. Il retrouve Pangloss rongé par la vérole. Son ancien précepteur a des allures de gueux. Il lui apprend que le beau château du baron Thunder-ten-Tronckh a été détruit et que Cunégonde a été violée et éventrée par les soldats bulgares. L'armée bulgare a également tué le baron, la baronne et leur fils. Candide et Pangloss sont recueillis et embauchés par Jacques, un bon anabaptiste qui les emmène au Portugal où le réclame son commerce. Hélas, au large de Lisbonne, leur navire connaît une horrible tempête. Le bateau du généreux négociant est englouti et ce dernier périt dans le naufrage. Candide et Pangloss en réchappent par miracle. Dès leur arrivée à Lisbonne, se produit un épouvantable tremblement de terre. Candide et Pangloss participent eux opérations de sauvetage, mais nos deux héros sont arrêtés pour propos subversifs et déférés à l'Inquisition. Pangloss est pendu et Candide flagellé. Une vieille dame le soigne et le mène de nuit dans une maison isolée. Il est présenté à une superbe femme : Cunégonde. Elle lui confirme qu'elle a été violée et éventrée, et que c'est par miracle qu'elle est encore en vie : "on ne meurt pas toujours de ces deux accidents". Cunégonde est devenue à la fois la maîtresse de Don Issachar, un banquier juif et du grand inquisiteur de Lisbonne. Menacé par ses deux rivaux, "le doux Candide", parvient à les tuer. Candide, Cunégonde et la vieille dame s'enfuient alors en direction de Cadix. Ils arrivent à Cadix au moment où un bateau s'apprête à partir en Amérique latine. Son équipage est chargé d'aller y combattre la rébellion qui règne contre les rois d'Espagne et du Portugal. Candide parvient à se faire engager. Il embarque avec Cunégonde, la vieille dame et deux valets. Lors de la traversée, la vieille dame raconte son aventure. Fille d'un pape et d'une princesse, elle a grandi " en beauté, en grâces, en talents, au milieu des plaisirs, des respects et des espérances..." Puis elle a connu une suite épouvantable de malheurs : l'empoisonnement de son fiancé, l'enlèvement de sa mère, sa vente à des marchands d'esclaves. Elle s'est retrouvée prisonnière dans un fort, puis elle est devenue l'esclave d'un seigneur moscovite qui l'a batttue. Elle finira par devenir la servante de Don Issachar qui la met à disposition de Cunégonde à qui elle se lie.
Suite à ce récit, la vieille dame demande aux autres passagers de raconter leur histoire. Les récits s'enchaînent, plus noirs les uns que les autres. Candide commence à prendre conscience que le mal existe sur cette terre.

A peine arrivés à Buenos Aires, Candide et Cunégonde sont à nouveau séparés. La vielle dame conseille en effet à Cunégonde de rester auprès du gouverneur qui s'est épris d'elle et à Candide de fuir l'Inquisition qui a retrouvé sa trace. Candide part avec son valet Cacambo se réfugier chez les jésuites du Paraguay. Ils y retrouvent le frère de Cunégonde, lui aussi miraculeusement rescapé. Le baron évoque son miracle : Alors qu'on allait l'enterrer, le battement de sa paupière l'a sauvé. On l'a soigné et guéri. Sa beauté, fort appréciée, lui a valu une grande fortune. Mais le jeune baron refuse qu'un bâtard puisse épouser sa sœur et frappe Candide du plat de son épée. Celui-ci se défend et le tue d'un coup d'épée.
Candide et Cacambo reprennent la fuite et se retrouvent dans un pays inconnu. Il sont faits prisonniers par les indigènes et sont à deux doigts d'être mangés. Ils ne doivent leur salut qu'à la verve et à l'habileté de Cacambo. Ils sont graciés.
Ils se dirigent alors vers Cayenne, à la recherche de la colonie française. Ils souffrent de la faim. Un jour, ils découvrent un canot sur une rivière. Ils montent à bord et se laissent porter par le courant. Le canot emprunte une voûte secrète. Candide et Cacambo se retrouvent sous terre, dans une magnifique contrée, l'Eldorado, "le pays où tout va bien" : un pays où les repas sont délicieux, les mœurs pacifiques, la population heureuse , la religion tolérante et le souverain humaniste. Mais nos héros sont trop vaniteux pour se satisfaire de cet univers idéal. Ils souhaitent revenir en Europe avec l'espoir d'éblouir Cunégonde et le monde entier de leur récit et de leur richesse. Le souverain du royaume en effet les laisse partir avec cent moutons chargés de nourriture, de pierres précieuses et d'or. Il les met aussi en garde : le bonheur ne se trouve ni dans les pierres précieuses ni dans l'or.


Candide et Cacambo retrouvent le monde. Pendant plus de trois mois, ils marchent dans les marais, les déserts et au bord des précipices. Leurs moutons meurent les uns après les autres. Lorsqu'ils arrivent à Surinam, ils n'ont plus que deux moutons. Ils rencontrent alors un esclave noir atrocement mutilé. Ceci révolte Candide et l'amène à donner une autre définition de l'optimisme : " la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal".

Nos deux héros se séparent : Candide envoie Cacambo racheter Cunégonde au gouverneur de Buenos Aires , tandis qu'il ira l'attendre à Venise.

Mais Candide se fait duper et voler par un marchand qui lui prend ses deux derniers moutons et s'embarque pour Venise sans l'attendre. Il parvient finalement à trouver un vaisseau en partance pour Bordeaux et s'embarque en compagnie d'un pauvre savant persécuté à qui il paye son voyage. Il a l'espoir que ce compagnon puisse le "désennuyer" durant le traversée.

Sur le bateau qui les emmène à Bordeaux Candide et Martin, le savant discutent du bien et du mal et de la nature de l'homme. Martin lui indique qu'il est convaincu de la prédominance du Mal sur le Bien . Et comme pour illustrer son propos, ils assistent un combat entre un navire espagnol et un vaisseau hollandais . Ce dernier coule et une centaine d'hommes se noient. Ce combat est pour Martin l'illustration des rapports humains de la façon dont " les hommes se traitent les uns les autres."
Après son arrivée à Bordeaux, Candide préfère se rendre à Paris qu'à Venise. Il n'y connaît qu'amertume et déception : un abbé retors et de fausses marquises et une fausse Cunégonde qui se révèlent être de vraies voleuses. Il se fait même injustement arrêter et ne parvient à s'enfuir qu'en soudoyant un officier de police.

Il embarque alors en compagnie de Martin pour l'Angleterre. Il assiste à l'exécution d'un amiral condamné pour " n'avoir pas fait tuer assez de monde." Finalement, il refuse de débarquer en Angleterre et demande au capitaine du bateau de l'emmener directement à Venise.

A Venise, il ne retrouve ni Cacambo, ni Cunégonde mais tombe sur Paquette, l'ancienne suivante de la Baronne de Thunder-ten-Tronckh. Elle vit en compagnie d'un moine, Giroflée. Ses confidences et celles du moine font apparaître à Candide des misères cachées. Candide décide alors de rendre visite au seigneur Pococurante qui a la réputation de n'avoir jamais eu de chagrin.

Le jeune héros s'émerveille de l'univers et de la personnalité de son hôte. Pourtant celui-ci évoque a demi-mot le dégoût et la lassitude du blasé. Candide ressort pourtant de cet entretien avec l'impression que le seigneur Pococurante est "le plus heureux de tous les hommes", car affranchi des biens matériels. Martin, lui, est plus pessimiste, il estime que ce seigneur est écœuré de tout ce qu'il possède.

Au milieu d'un souper de carnaval, alors que Candide dîne avec six malheureux anciens rois qui ont perdu leur royaume, il retrouve Cacambo qui est devenu esclave. Il lui apprend que Cunégonde l'attend sur les bords de la Propontide, près de Constantinople. Elle aussi est devenue esclave et est devenue très laide.

Candide se rend à Constantinople . Sur la galère, il croit reconnaître parmi les galériens le docteur Pangloss et le jeune baron ( tous deux mal tués). Il les rachète au capitaine du navire.

Les deux anciens galériens racontent leurs aventures, mais le récit de leur malheurs ne perturbe pas candide qui est toujours convaincu que " tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes."

Candide retrouve Cunégonde, et il est saisi d'horreur à la vue de cette femme hideuse et défigurée. Il la rachète ainsi que la vieille femme. Il ne l'aime plus, mais l'épouse " par bonté" malgré le refus répété de son frère.

Candide se débarrasse du jeune baron en le renvoyant aux galères . il achète avec ses derniers diamants une modeste métairie où viennent se réfugier Paquette , le frère Giroflée, Pangloss, Martin, Cunégonde et Candide. Un sage vieillard leur conseille le travail qui "éloigne de nous trois grand maux, l'ennui , le vice et le besoin".

Candide en arrive à cette conclusion qui recueille l'assentiment de tous ses compagnons : " il faut cultiver son jardin."

Quelques Citations de Candide►
"Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. Il prouvait admirablement qu'il n'y a point d'effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux et madame la meilleure des baronnes possibles".
"Les malheurs particuliers font le bien général; de sorte que plus il y a de malheurs particuliers et plus tout est bien".
"Tout est bien, tout va bien, tout va le mieux qu'il soit possible".
"Je n'ai que vingt arpents, répondit le Turc ; je les cultive avec mes enfants ; le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice, et le besoin".
"Travaillons sans raisonner, dit Martin ; c'est le seul moyen de rendre la vie supportable".
"Toute la petite société entra dans ce louable dessein ; chacun se mit à exercer ses talents. La petite terre rapporta beaucoup. Cunégonde était à la vérité bien laide ; mais elle devint une excellente pâtissière ; Paquette broda; la vieille eut soin du linge. Il n'y eut pas jusqu'à frère Giroflée qui ne rendît service ; il fut un très bon menuisier, et même devint honnête homme ; et Pangloss disait quelquefois à Candide : " Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles ; car enfin, si vous n'aviez pas été chassé d'un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l'amour de Mlle Cunégonde, si vous n'aviez pas été mis à l'Inquisition, si vous n'aviez pas couru l'Amérique à pied, si vous n'aviez pas donné un bon coup d'épée au baron, si vous n'aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d'Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches. -- Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin".

20 Eylül 2010 Pazartesi

JEAN-JACQUES ROUSSEAU(1712-1778)

Jean-Jacques Rousseau est né à Genève en 1712, d’une famille protestante. Il perd sa mère dès sa naissance. Son père ne s’occupe pas sérieusement de lui. Après une enfance mal dirigée, il commence une vie vagabonde.

À seize ans, il séjourne chez une noble dame de l’époque, Mme de Warens. Puis, il se fait successivement ouvrier, bijoutier, laquais de curiosité et puis retourne chez Mme de Warens qu’il appelle “bonne maman”.
En automne 1741, il va à Paris, les poches vides. Il copie la musique pour gagner sa vie.
En 1750, il participe à un concours de l’Académie de Dijon dont le sujet est: “si le progrès des sciences et des lettres a épuré ou corrompu les moeurs des hommes?”. Rousseau écrit un texte contre les arts, contre la civilisation et le progrès. Il obtient le premier prix et devient soudainement célèbre. Mais cependant il sera prisonnier toute sa vie de cette position qu’il vient de prendre contre le progrès des arts et des sciences.

Pendant quelques années, il fréquente les salons, il est l’ami des philosophes. Il se marie avec une servante Thérèse Levasseur qui lui donne cinq enfants qui seront abandonés.

Il fréquente souvent les maisons des personnages nobles comme Mme d’Epinay, la marquise de Montmorency. Chez Mme d’Epinay, il fait connaissance de Sophie d’Haudetot dont il tombe follement amoureux et qui lui inspire “Julie ou La Nouvelle Héloïse”.

Brouillé avec tout le monde il se déplace sans arrêt. Au début ami de Diderot, de Grimm, de Voltaire, il les considère bientôt comme des ennemis. Chassé de partout, il vieillit misérablement. Il est malade et tourmenté par des obsessions. Dans sa vieillesse, il lui reste un seul ami qui est son élève: Bernardin de Saint-Pierre qui sera plus tard un écrivain célèbre.

Rousseau meurt subitement à Paris le 2 juillet 1778.
JEAN-JACQUES ROUSSEAU

Un Génie - Une Conscience
La personne et l'oeuvre de Jean-Jacques Rousseau fascinent. Pour beaucoup, il est au centre de tout ce qui importe à notre monde: les idées de liberté, le concept d'égalité, le retour à la nature, les grands thèmes de la littérature, l'anthropologie et la psychanalyse, la Révolution française. Nul mieux que lui n'a annoncé les temps nouveaux, son rêve a accompagné la production d'un nouveau monde. Il a pris, dans tous les domaines qu'il a abordés, une position résolument novatrice. En plein XVIIIe siècle, il plaide pour les droits de chacun, il affirme que l'éducation doit tendre à former des hommes, il glorifie la fidélité conjugale fondée sur le seul sentiment, il proclame que la souveraineté est une et indivisible, il dénonce le théâtre-spectacle qui isole les individus, il met en garde sur les dangers de la théorie du progrès qui corrompt par des envies et des dissimulations, il prône un respect de la nature.

Le rêveur de la modernité
Avec "La Nouvelle Héloïse", "le Contrat Social" et "l'Emile", Rousseau va écrire en l'espace de quelques années ses trois grandes oeuvres qui marqueront autant de moments historiques dans notre pensée occidentale. Elles se présenteront comme autant de rêves construits sur les ailes de l'imagination, comme autant de fictions romanesques d'un genre bien particulier. Il ne s'agit pas seulement d'utopies dans lesquelles l'imagination transposerait la réalité d'ici-bas dans un autre monde plus conforme au désir profond de l'homme. Chez Rousseau, le rêve porte la marque d'un combat, il est le résultat d'un conflit vécu qui hante son esprit tourmenté, celui des rapports de l'homme avec ses semblables. Il est l'homme de tous les engagements et de tous les risques. Il n'y a pas un mot qui ne soit l'occasion d'un pari: celui de la vérité.

L'impact de Rousseau dans la littérature est considérable. "Le Contrat Social" a été l'évangile de la Révolution. Les cahiers de doléances du Tiers-Etat, de la Noblesse, du Clergé sont pleins de ses idées. Il a inspiré le droit international et privé, la religion (le culte de l'Être Suprême) et la justice. A l'étranger, il a influencé presque toutes les littératures. En Allemagne, Werther de Goethe est un fils de Saint-Preux, les Brigands de Schiller sont sortis du Discours de l'Inégalité, Le marquis de Posa dans Don Carlos puise dans le Contrat Social ses doctrines humanitaires, Kant complétera le Vicaire savoyard, Fichte se réclamera de Jean-Jacques comme beaucoup de pédagogues, en particulier Pestalozzi. En Angleterre, c'est en lisant Rousseau que Byron sent sa haine croître contre l'humanité, le Bosquet de Clarens réapparaît dans Childe-Harold.

La nouvelle cité
La pensée politique de Rousseau, bien qu'inscrite dans les débats philosophiques du XVIIIe siècle, revêt un intérêt tout particulier parce qu'elle ne se limite pas à révéler les symptômes de l'injustice sociale, mais réclame une rénovation politique radicale et un renouveau moral. Il a notamment voulu promouvoir les conditions politiques de la dignité de l'homme. Trois oeuvres majeures jalonnent cette réflexion: "le Discours sur les sciences et les arts" (1750), "Le Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes" (1755) et "le Contrat Social" (1762).

Avec Jean-Jacques Rousseau, la pensée politique s'oriente délibérément vers la vie de la démocratie. Le Contrat social ne peut, selon lui, donner naissance qu'à une seule forme d'Etat, celle où le peuple est souverain, à savoir l'exercice du régime démocratique, mais sans céder l'exercice de la souveraineté aux gouvernants. Il cherche la réponse à une question essentielle: existe-t-il un moyen de concilier la liberté avec l'ordre et les exigences d'une cohésion indispensable à la survie du genre humain?
Dans les discours révolutionnaires Rousseau est une référence constante, Marat passe pour avoir lu le Contrat Social au peuple de Paris dès 1788. Nombre de constitutions de pays se sont inspirées des écrits de Rousseau pour fonder leurs principes démocratiques, par exemple la Constitution américaine. Il tire sa grandeur de son oeuvre politique qui est passée à la postérité en fondant les grands principes de nos Etats modernes.
 
Un autre rapport à Dieu
La Profession de foi du vicaire savoyard, que Rousseau a insérée dans l'Emile, est le principal texte qui, dans l'ensemble de son oeuvre, aborde la question de Dieu et de la religion. Elle fut aussi, en son temps, capable de dresser contre elle la quasi-totalité de ce que l'époque comptait de personnalités influentes depuis les penseurs matérialistes (d'Holbach, etc) jusqu'aux hommes d'églises, en passant par l'archevêque de Paris et les ministres réformés de Genève, tous se scandalisèrent de cette profession de foi qui valut à l'Emile d'être interdit. Critiquant les religions révélées et refusant toute autorité aux Eglises, Rousseau en appelle à la religion morale, croyance raisonnable et raisonnée que chacun peut découvrir dans l'intimité de son coeur. Dans cette mesure, il exprime l'aspiration d'une bonne partie de ses contemporains à une religiosité socialement tolérante en même temps qu'un engagement personnel très intense. L'originalité de Rousseau consiste d'une part à attaquer l'institution ecclésiale au nom d'une foi authentique, et d'autre part à aborder la question religieuse en se demandant moins à quel savoir qu'à quel espoir l'homme peut prétendre.
L'homme, animal sociable, ne peut se sauver hors de la cité. Mais il réclame désormais que la cité des hommes soit constituée d'une façon telle que chacun s'unissant à tous n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant. Autant dire une Cité de Dieu. Le disciple du Christ réclame la pleine reconnaissance de sa foi individuelle. Mais il ne peut l'obtenir que d'une cité qui a abandonné la prétention d'incarner cette foi. Autant dire une cité sécularisée. Tels sont les termes de ce paradoxe que Bayle avait déjà soulevé : on ne peut être à la fois un bon chrétien et un bon citoyen. Et Rousseau renchérit : on ne peut plus l'être en réalité, tant la contradiction entre les deux démarches est devenue insupportable. C'est devenu un problème d'existence. La contradiction portait déjà les Discours des années cinquante, où des flots de culture civilisée étaient déversés pour prouver que toute la culture accumulée n'expliquerait jamais cet élan qui porte l'homme au-delà des réalités pour chercher son accomplissement. Elle ne cessait sans doute de travailler le Rousseau catholique français et le Rousseau protestant réformé. Elle faisait encore éclater le Contrat Social, qui consacrait la liberté du citoyen, mais l'enfermait dans une religion civile où le souverain a le droit et le devoir de pousser l'intolérance jusqu'à ses plus extrêmes limites. Et en faisant vivre en Julie cette foi qui renverse les montagnes.

L'amour moderne
Dès les premières lignes des Confessions, le lecteur pressent la place et le rôle que vont prendre l'amour, les femmes et le romantisme dans l'oeuvre de Rousseau. Ses déclarations sur son passé amoureux avec Mme de Warens l'initiatrice ou avec Mme d'Houdetot sont éclairantes. Ses autres écrits, notamment "Julie ou la Nouvelle Héloïse" ainsi que "Les Rêveries du promeneur solitaire", nous conduisent résolument sur le chemin de la raison sensible. Une façon moderne d'articuler le plaisir et le devoir conjugal, la poursuite de l'intérêt personnel et les exigences du bien commun, la relation de la tendresse à l'enfant et l'obligation de le porter à l'autonomie.

"La Nouvelle Héloïse" contient tous les thèmes de prédilection de Rousseau: la transparence des coeurs, la nature comme asile, la ville comme perversion, la rêverie du bonheur et la religion naturelle. Tout cela traité dans une grande trame romanesque largement autobiographique: Mon imagination ne laissait pas longtemps déserte la terre ainsi parée. Je la peuplais bientôt d'êtres selon mon coeur, et chassant bien loin l'opinion, les préjugés, toutes les passions factices, je transportais dans les asiles de la nature des hommes dignes de les habiter. Saint-Preux et Julie dans l'imaginaire de Rousseau doivent beaucoup à ce qu'il vit, à l'âge de 40 ans, dans sa passion pour la comtesse Sophie d'Houdetot, belle-soeur de Mme d'Epinay.

La nouvelle éducation
"L'Emile" est pour Jean-Jacques Rousseau une façon de montrer qu'en reprenant les choses à l'origine, on pourrait, par une façon éducative appropriée, régénérer une humanité qui, abandonnée à son propre mouvement, marche à coup sûr vers l'abîme. L'éducation de l'homme commence à sa naissance; avant de parler, avant que d'entendre, il s'instruit déjà. Rousseau, comme une nature supérieure, comme centre de mouvement de l'ancien et du nouveau monde en fait d'éducation, saisi tout puissamment de la nature toute puissante, sentant mieux que personne combien ses contemporains étaient éloignés de ce qu'il y a d'énergique et d'actif dans la vie physique, aussi bien que dans la vie intellectuelle, il brisa avec une force d'Hercule les chaînes de l'esprit, et rendit l'enfant à lui-même, et l'éducation à l'enfant et à la nature humaine.En critiquant la science et la technique qui enferment l'homme dans la positivité, en s'attaquant à l'imposture des pouvoirs religieux et politiques, et en posant l'enfant comme un être appelé à l'autonomie, Rousseau a déchaîné les passions. A peine sorti des presses en 1762, "L'Emile" est saisi à Paris, le Parlement ordonne que le livre soit lacéré et brûlé. Il en sera de même à Genève, sur ordre du Petit Conseil. Jean-Jacques Rousseau sera décrété de prise de corps à Paris et puis expulsé de Suisse. Et pourtant Johann-Heinrich Pestalozzi, l'initiateur de la pédagogie moderne, a reconnu que "l'Emile" faisait date dans l'histoire de la culture des hommes.

La nature et son ordre
Jean-Jacques Rousseau herborisant et botaniste, c'est un trait de caractère à relever en cette fin de XXe siècle où l'on prend enfin conscience des nuisances que l'homme provoque à la nature et des bienfaits des produits naturels. A l'Académie de Dijon, qui posait la question Si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les moeurs, Rousseau répond par le Discours sur les sciences et les arts, une diatribe contre la culture et le développement anarchique des sciences. Il reçoit le premier prix et le public l'acclame, c'est le début de son immense succès comme écrivain. La dénonciation de ce progrès imprudent a été faite par Rousseau dans ses premiers écrits: Tout progrès incontrôlé provoque une rupture entre l'homme et son milieu et met en danger le développement harmonieux des espèces. Décrivant dans l'Emile le séjour de ses rêves, Jean-Jacques donne sa préférence à une petite maison rustique avec une basse-cour, et pour écurie, une étable avec deux vaches, pour avoir du laitage qu'il aime beaucoup. Les fruits à discrétion des promeneurs, ne seraient ni comptés, ni cueillis par aon jardinier. Rousseau est considéré par beaucoup comme le précurseur de l'écologie moderne. "Laissez longtemps agir la nature, avant de vous mêler d'agir à sa place, de peur de contrarier ses opérations". Il a mis en garde contre le danger d'insulter la nature. Il souscrirait certainement aujourd'hui aux considérations de Claude Lévi-Strauss, qui constate que l'un des grands maux de la civilisation urbaine est qu'elle dissocie la consommation de la production.

L'harmonie musicale
Musicien, chanteur et compositeur, Rousseau s'essaie à plusieurs genres. Il entreprend un nouveau système de notation musicale. L'Académie lui prodigue des compliments, mais elle juge que le projet n'est ni assez neuf, ni utile. Il compose un opéra ballet "Les Muses galantes", puis un opéra "Le Devin du Village" qui est joué avec succès devant le Roi en 1752. Agé de 9 ans, Mozart assiste à une représentation en 1765: impressionné, il composera deux ans plus tard Bastien et Bastienne inspiré de l'oeuvre de Rousseau. Il publie en 1753 la Lettre sur la musique française largement inspirée de son passage à Venise. Le ton est sans appel: Les Français n'ont point de musique et les connaisseurs et intellectuels de talent prônent la musique italienne. Cette affaire l'oppose à Rameau. Les articles sur la musique qu'il écrit pour l'Encyclopédie sont le point de départ de son Dictionnaire de musique (1753 à 1764).
Dans son Dictionnaire de musique, Rousseau définit la romance comme une mélodie douce, naturelle, champêtre, et qui produit son effet par elle-même, indépendamment de la manière de la chanter. Et une romance chantée à l'unisson, c'est la mélodie naturelle dans son harmonie naturelle, celle qui touche directement l'âme de l'auditeur, tandis que l'interprète disparaît. La musique doit donc nécessairement chanter pour toucher, pour plaire, pour soutenir l'intérêt et l'attention. Mais comment dans nos systèmes d'accords et d'harmonie la musique s'y prendra-t-elle pour chanter ? Comme le note Jean Starobinski, le chant de plusieurs voix à l'unisson est, à l'image du choeur des vendangeuses dans La Nouvelle Héloïse, un signe mémoratif de ces temps éloignés d'avant la rupture de la civilisation, comme une façon de retrouver l'harmonie première avec le minimum d'artifice. Comment ne pas évoquer la musique de la phrase de Rousseau, telle qu'elle s'exprime superbement dans Les Rêveries du promeneur solitaire? Pour lui, le langage est une création artificielle des hommes en rupture de société: il porte en même temps la nostalgie de l'unité perdue et la tension de l'unité recherchée. La phrase de Rousseau reste tendue entre ce double sentiment: elle éclaterait à coup sûr dans son contenu contradictoire, si sa mélodie ne venait reconstituer magiquement l'unité perdue.


La découverte du moi
Curieux autobiographe, auquel les lacunes de sa mémoire ne font pas problème : si l'événement ne fait pas surface dans l'évocation présente des signes mémoratifs, c'est qu'il est inessentiel ! Il est d'ailleurs incapable de dissimuler: mon coeur transparent comme le cristal n'a jamais su cacher durant une minute entière un sentiment un peu vif qui s'y fût réfugié. Rousseau dira donc tout. Entre le silence intérieur de l'innocence certaine et la clameur du coeur, il faut encore et toujours s'expliquer devant les autres hommes, s'exposer aux opinions, qui sont autant de jugements hâtifs et abusés au regard de la vérité de l'être. Rousseau n'a pas le choix : il déploiera tous les replis de son âme, il livrera toutes les pièces à conviction entre les mains du lecteur, lui laissant le soin de découvrir la vérité. Et, bien sûr, de l'acquitter.

C'est à proclamer son identité aux Français qu'il consacrera, entre 1772 et 1776, Rousseau juge de Jean Jacques (Dialogues) : une douloureuse tâche qui lui donne beaucoup de peine. Une fois de plus, l'oeuvre dépasse de loin la circonstance qui l'a provoquée, à savoir ce complot qu'alimentent les méchancetés des anciens amis, les calomnies de la gent parisienne, les ragots des gazettes. Y a-t-il eu réellement complot ? On en discute encore. Peu importe, à vrai dire. L'essentiel est que Rousseau y a cru, et qu'il devait y croire pour son propre salut. Il lui fallait les accusations, les calomnies, la haine, pour se poser dans l'écart ainsi creusé entre l'homme naturel et l'homme civilisé, et pour se retrouver dans l'écriture des Dialogues. L'identité ne peut se poser que dans le même temps où est posée et niée l'altérité. On retrouve ce mouvement dans la dialectique qui structure le développement des Dialogues. Des faits sont là, mais Rousseau les écarte d'entrée pour poser l'idée du complot ; puis il argumente, ferraille, plaisante, ironise pour confondre l'adversaire qu'il s'est créé en imagination. C'est Don Quichotte, mais alors que le héros de Cervantes s'étalait au pied des moulins à vent, Rousseau s'installe d'entrée dans la vision intemporelle d'un monde idéal, qui se révèle être, dans le second Dialogue, son propre monde. Laissant Rousseau ferrailler avec Jean-Jacques, l'auteur se retire sur la pointe des pieds vers ce point focal de son être d'où jaillit en liberté la volonté de bien ou de mal. Il en éprouve alors une félicité qui a le goût de l'éternité.

Le devenir de l'homme
Rousseau est également le penseur qui témoigne de l'existence d'une issue et de la possibilité d'une guérison. Son pessimisme historique est en effet l'envers d'une formidable foi en la capacité du monde à mener une existence sensée. La façon dont il parle de l'enfant témoigne de sa confiance dans le devenir de l'homme. Et le point d'ancrage de cet optimisme anthropologique, il faut aller le chercher sans hésiter dans le concept de nature. La bonté naturelle de l'homme n'est pas de l'ordre moral, mais c'est un principe de portée métaphysique: en récusant l'existence d'une perversité au coeur de la nature de l'homme, Rousseau libère radicalement la nature de toute autorité (ce qui n'exclut pas la contrainte) et de toute aliénation de droit. La nature humaine peut prendre un nouveau cours: celui de la liberté. Mais cette liberté reste à faire. Rousseau indique un devoir d'humanité. Qu'il se soit gardé de nous tracer concrètement la voie, tient sans doute à l'originalité de son message: c'est à chacun qu'il appartient désormais de faire son chemin en ce monde.
LA NOUVELLE HÉLOÏSE

Les personnages de la Nouvelle Héloïse►
Julie: C’est une jeune fille blonde. Elle a un caractère mystérieux. Quand sa mère et sa cousine sont près d’elle, elle prend un air froid contre son amant. C’est une fille silencieuse et modeste. Elle s’entend très bien avec les gens.
Saint-Preux (son amant): Il est professeur de Julie. Il y a bcp de différence d’âge entre eux. Il aime bcp Julie. Il n’est pas courageux, quand il est avec Julie il commence à trembler; il est honnête et fidèle.
Claire: La cousine et la meilleure amie de Julie. Julie la nomme “mon sauvegarde”. Elle est fidèle. Elles pleurent et rient ensemble. Parfois Claire porte les lettres de Julie à son amant
M. d’Etange: Le père de Julie. C’est un homme sévère et barbare. Il force sa fille à épouser un homme qu’elle n’aime pas.
Mme d’Etange: La mère de Julie. Elle est silencieuse et charmante. Elle ne peut pas résister à son mari car elle est respectueuse. Elle aime sa fille et donne bcp d’importance à elle.
Mylord Edouard: Il est anglais. Il sait l’amour entre les deux amants et il essaie toujours de les unir. C’est un homme sensible, brâve, riche, généreux et noble.
M. de Wolmar: Il aime Julie, il a des idées modernes. Il est vieux, noble, gentil et simple.

Le résumé de La Nouvelle Héloïse►
Le jeune Saint-Preux donne des leçons à Julie d’Etange qui est une très jolie fille. Un jour, elle est venue chez elle par l’invitation de la mère de Julie et il est tombé amoureux d’elle. Julie, est tombée, elle aussi, amoureuse de Saint-Preux.
Ils s’écrivent des lettres galantes et ils se retrouvent secrètement. Mais quand le père de Julie a appris l’amour entre eux, il lui défend de voir et de parler à son amant parce qu’il ne veut pas que sa fille devienne la femme d’un petit bourgeois sans fortune. Sans demander l’avis de sa fille, il décide de la marier avec un de ses amis philosophes appelé M. de Wolmar, qui a autrefois sauvé sa vie.

Pendant ce temps-là, la meilleure amie et la cousine de Julie, Claire se marie avec M. d’Orbe et elle a une fille pendant que Julie épouse M. de Wolmar sans l’aimer. La simplicité et la bonté de M. de Wolmar finissent pour gagner le coeur de Julie mais elle ne peut pas oublier Saint-Preux. Saint-Preux est devenu fou de douleur et il s’embarque pour une croisière pour trois années. À son retour, il retrouve Julie heureuse et la mère de deux enfants. Avec le retour de Saint-Preux, Julie décide de raconter son passé à son mari. Comme M. de Wolmar a appris que sa femme a oublié ce jeune homme, il l’invite chez eux comme un frère et pour qu’il s’occupe de l’éducation de ses enfants. La vie de ces gens continuera comme d’habitude mais les deux amants se rappellent un souvenir de promenade autour du lac. Pendant ce temps la passion de Saint-Preux pour Julie n’est pas morte. Julie pense de présenter Saint-Preux avec sa cousine Claire qui est devenue veuve et qui doit revenir à Clarens avec sa fille. Pendant que Saint-Preux est en voyage, Julie devient une femme religieuse et meurt pendant qu’elle sauve son enfant qui se noyait. M. de Wolmar a écrit lui-même une lettre à Saint-Preux. Dans sa lettre il y avait une note que Julie a écrit avant sa mort pour son amant. Elle dit que : “Non, je ne te quitte pas, je vais t’attendre. La vertu qui nous séparait sur la terre nous unira au séjour éternel”. Saint-Preux lui promet de s’occuper des enfants orphelins de Julie de tout son coeur et de tout son amour.

Un passage du roman ► Lettre XII

“À Julie;
Julie, laisse-moi respirer; tu fais bouillonner mon sang, tu me fais tressaillir, tu me fais palpiter; ta lettre brûle, comme ton coeur, du saint amour, de la vertu et tu portes au fond du mien son ardeur céleste. Mais pourquoi tant d’exhortations où il ne fallait que des ordres? Crois que, si je m’oublie au point d’avoir besoin de raisons pour bien faire, au moins ce n’est pas de ta part: ta seule volonté me suffit. Ignores-tu que je serai toujours ce qu’il te plaira et que je ferais le mal même avant de pouvoir te désobéir? Oui, j’aurais brûlé le Capitale si tu me l’avais demandé, parce que je t’aime plus que toutes choses. Mais sais-tu bien pourquoi je t’aime ainsi? Ah! Fille incomparable, c’est parce que tu ne peux rien vouloir que d’honnête, et que l’amour de la vertu rend plus invincible celui que j’ai pour tes charmes”.

►Dans ce passage, Saint-Preux répète son aveu d’amour à Julie, c’est un amour qui a de grandes dimensions, il est capable de tout faire pour elle et même de brûler la Capitale (temple de Jupiter à Rome).

Mais ce qui est important dans cette lettre, c’est le rôle de l’honnêteté et de la vertu dans l’amour que s’est choisi Saint-Preux.
D’ailleurs, ce passage résume toute la mentalité du philosophe: dans toute acte et même dans l’amour, la vertu ne doit jamais quitter l’homme.

L’influence de ce roman a été très forte en France et plus tard dans toute l’Europe. Pour la première fois, un ouvrage littéraire a éveillé les sentiments les plus profonds et a fait pleurer le lecteur. La beauté de la nature a gagné une grande importance dans le roman et Rousseau a présenté une nature en harmonie avec les sentiments des héros.
En plus, La Nouvelle Héloïse pose le problème de la famille, “premier modèle des sociétés politiques”. Assurément, c’est un roman d’amour, mais un roman qui tourne sans cesse autour des principes de morale. Il nous fait réfléchir sur les problèmes suivants:
• Comment concilier l’amour et la vertu?
• Quelle est la vraie formule du bonheur?
• Est-ce un bonheur basé sur la passion ou un bonheur paisible dans une union solide fondée sur l’estime?
Rousseau accepte les plaisirs de la passion, mais sa logique le pousse vers une union sage basée sur la morale.

19 Eylül 2010 Pazar

MONTESQUIEU (1689-1755)

Il a vécu dans la 1ère moitiée du 18ème siècle. Il est précurseur de l’esprit philosophique.
Il appartient à une famille parlementaire. Son parrain était mendiant pour qu’il puisse acquérir le sens de la fraternité humaine. Il devient lui aussi parlementaire, il se passionne pour les mémoires scientifiques. En 1721 il publie sans nom “Les lettres Persannes”, il a eu un très grand succès. Il est reçu à l’Académie Française en 1727.
Voulant écrire un vaste ouvrage sur l’organisation politique des différents pays, il fait un grand voyage à l’Europe pour se documenter. Il visite plusieurs pays, il séjourne longtemps en Angleterre où il admire l’organisation politique.

Son oeuvre maitresse c’est “L’Esprit Des Lois” qui obtient un grand succès lors de publication. L’oeuvre est attaquée par les jésuites et les jansénistes.

Il a travaillé pendant toute sa vie et dans "Pensées Diverses" il a dit que: “l’étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n’ayant jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture n’ait dissipé”.

LES LETTRES PERSANNES
Il a commencé à les écrire à l’âge de 32 ans. L’orient était à la mode et il y avait la traduction des “Mille et Une Nuits”.
Deux persans Usbec et Rica ont quitté Ispahan pour leur sécurité. Ils arrivent à Paris. Ils restent en relation avec leurs amis de Perse. Ils correspondent aussi l’un avec l’autre, Rica est fixé à Paris, tandis qu’Usbec est parti pour la campagne. Ils décrivent avec humour les habitudes et les institutions des français; tout les étonne et les scandalise dans les spectacles qu’ils ont sous les yeux. C’est l’occasion pour Montesquieu, de faire une satire morale et politique de la France. Il ne respecte ni le roi ni le pape. Il donne ainsi libre cours à la satire et critique sans pitié les modes, les ridicules, les travers, les vices, les abus. Les persans sont donc un artifice qu’il utilise pour critiquer la société de son temps car il ne pouvait pas critiquer La France directement à cause de la censure, c’est pour cela qu’il a choisi utiliser des héros orientales et par ce moyen il a pu se sauver.

L’ESPRIT DES LOIS
Dans cette oeuvre il veut créer la science des lois positives, en montrant que l’esprit humain peut discerner un ordre au sein de la prodigieuse confusion des lois de tous les pays et de toutes les époques. Il marque constamment son mépris pour le despotisme et il dénonce avec vigueur tous les abus. Il écrit à propos de l’esclavage: “comme tous les hommes naissent égaux, il faut dire que l’esclavage est contre la nature quoique dans certains pays il soit fondé sur une raison naturelle. Et à props de la torture il écrit: “j’allais dire qu’elle pourrait convenir dans les gouvernements despotiques mais j’entends la voix de la nature qui crie contre moi”.

Pour commencer Montesquieu distingue trois gouvernements►
1. le despotique, fondé sur la crainte où toute l’autorité est aux mains d’un seul homme.
2. le monarchique, fondé sur l’honneur où l’autorité s’exerce par des pouvoirs intermédiaires.
3. le républicain, fondé sur la vertu politique où l’autorité est aux mains du peuple.
Puis, il indique les moyens (l’éducation, les lois, la justice) de maintenir ces principes et les dangers de les laisser corrompre. D’après lui, les lois ne sont pas faites pour l’état seulement, elles sont faites aussi pour le peuple. On assure sa liberté en réunissant dans une même main les 3 grands pouvoirs: législatif, executif, et judiciaire. Séparés, ils servent de frein les uns aux autres. Le législateur doit aussi tenir compte du climat et du terrain qui rend les habitants des pays froids plus indépendants et des pays chauds plus disposés à la servitude. (théorie des climats) [il déduit l’influence du climat sur le tempérament de l’homme et il l’étend à la psychologie des peuples]. Et pour finir il parle de différentes religions et de leurs importances.

Dans Les Lettres Persannes, il fait décrire la société de son temps par des étrangers, selon un artifice qu’avait déjà employé un auteur français dans “Les Amusements Serieux et Comique d’un Siamois à Paris”. Ce procédé lui permet de montrer la société sous ses principaux aspects tels que la cour, les salons, les théâtres, les cafés, le monde littéraire, les parisiens... et de cerner des types caracteristiques. Il est sévère pour les français, leurs institutions et leur genre de vie. Cette oeuvre est l’écume de son oeuvre majeur: “L’Esprit des Lois”.

Dès sa jeunesse Montesquieu a médité sur les lois et leur raison d’être. Il a consacré toute sa vie à cette étude pour instruire les juristes et les aider dans leur tâche. Bien qu’il présente ses idées sous une forme systématique (il va du général au particulier), son argumentation est toujours fondée sur des faits d’expérience. Sa grande nouveauté et son grand mérite est de renoncer à la spéculation abstraite; le souci de la réalité concrète apparait dès le début du livre: il dit: “les lois sont les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses”. Cela signifie que les lois doivent varier suivant le climat, les moeurs, les religions, les gouvernements. Il constate que les lois ne sont pas bonnes du fait, parfois elles ne concordent pas avec les droits de la conscience. Si l’on veut qu’elle se modifient dans le sens de la justice, il faut d’abord éclairer les esprits. Il condamne la torture, il est le premier à élever contre la traite les Noirs une protestation “ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre. Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes, parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-même des chrétiens.”


Bien que novatrice, ses idées ne passsent pas certaines limites. S’il se moque de la religion comme philosophie il reconnait sa valeur comme institution sociale. Il n’est pas révolutionnaire. Il a une sagesse personelle qui évite le piège des passions et des emportements. Il pense que le premier devoir de l’homme est d’accepter son destin et de s’accomoder de la vie. Il a lui-même appliqué cette règle lorsque la maladie l’a rendue aveugle. Par son travail, il a cherché à améliorer le sort des hommes en leur permettant de comprendre le millieu dans lequel ils doivent vivre. Sa seule passion était l’amour de la raison et de la vérité uni à un profond respect de la personne humaine.
ANALYSE SUR
“LES LETTRES PERSANES” et “L’ESPRIT DES LOIS”

Ses oeuvres ont influencé non seulement la philosophie du 18ème siecle, ils ont eu une influence sur les autres siècles aussi. La vie politique contemporaine s’est influencée de ses idées. Sa plus grande contribution à la vie politique des peuples même de nos jours prend source de cette célèbre trouvaille, “la séparation des pouvoirs”. En publiant “Les Lettres Persanes”, roman épistolaire, qui est un genre très à la mode du 18ème siècle, il met ses idées en question.
Cette oeuvre est composée de la correspondence de deux personnes qui voyagent en Europe surtout en France. Le livre contient leurs impressions sur les français, sur la civilisation française; ils écrivent à leurs amis qui se trouvent en Perse. Pour composer son roman, il choisit la correspondence, car à l’époque il y avait la censure. Pour cela il choisit les étrangers, il explique ses idées à travers les étrangers. Les particularités du roman: lettres et voyages. Ça permet d’aborder les sujets variés, changeants. Il peut traiter les sujets diverses car les personnages voyagent. En fonction de leurs observations, il critique la société. Il y a une grande richesse de sujets variés, des descriptions des millieux différents ( des juristes, la vie quotidienne, la curiosité française, leurs préjugées etc..). Les français avaient une vision égocentrique: c’était un siècle national, la France était fermée sur elle-même, les français croyaient que toutes les richesses étaient uniquement sur eux. Ils ne connaissaient pas d’autres peuples. Cette oeuvre a mis en question leurs propres valeurs. Ce n’était pas facile de le faire. On ne peut pas changer tout de suite la société. C’était un moment de crise, d’affrontement à l’intérieur aussi, il était difficile de débarasser des préjugées. C’était difficile de mettre en question une autre valeur de vie. Voila le rôle de cette oeuvre dans la société du 18ème siècle: sécouer le peuple, de leur montrer d’autres modèles de vivre. Cette oeuvre a fait un grand succès, il le fait avec un certain sens d’humour, c’est un roman amusant en même temps. En utilisant le genre épistolaire, il peut passer d’un sujet à l’autre. Il fait la satire des moeurs avec un sens d’humour (il critique les moeurs françaises). Cette apparence peu sérieuse, cet air de distraction permet à des critiques violentes. Dans l’ensemble du roman ça passe facilement, mais on ne se rend pas compte de la violence il critique le régime royale. Il y a plusieurs portraits; les poètes, les vieux guerriers, les seigneurs, les juristes... tous les millieux sont décrits par Montesquieu, la vie parisienne est aussi décrite. Il aborde les questions religieuses, le pape, le roi.


Il écrit une deuxième oeuvre, tout à fait différent “L’Esprit des Lois”. C’est une recherche, une analyse presque scientifique contemporaine. Au 18ème siecle, une science importante était développée, il a attiré l’attention des philosophes; c’était “la science naturelle”. Car il y avait une certaine rigueur de méthodes, d’analyses de cette science. Il y avait une classification rigoureuse (plantes, aliments, instincts). Dans la société les sciences sociales faisaient leurs débuts, on ne parlait pas de sciences politiques. C’était un début pour la naissance de ces nouvelles sciences. Lorsqu’on aborde les lois, on analyse selon les méthodes des sciences naturelles, une grande nouveauté à l’époque, car les lois de l’époque c’étaient préparées par les monarques ou bien par les seigneurs avant la monarchie. Dans une monarchie le roi fait les lois, on exécute les lois au nom du roi, le roi est le représentant du Dieu. Ne pas obéir au roi c’est ne pas obéir à la divine. L’église était aussi à côté du roi. Donc, les rois avaient un caractère divin, sacré. Or Montesquieu aborde les lois, il dit qu’il fait l’histoire naturelle de droit; le droit étudié comme une science était dangeureuse pour le régime.


“LES LOIS SONT LES RAPPORTS NECESSAIRES QUI DERIVENT DE LA NATURE DES CHOSES”. C’est une définition capitale, inconsevable pour le 18ème siècle. Et le mot chef de cette définition c’est “la nature des choses”.

La volonté de Dieu ne peut pas être un motif pour faire les lois. Dieu n’a rien de rapport avec les lois, mais jusqu’à ce jour-là on avait fait croire au peuple les lois divines.

Nécessaires► on ne peut pas faire autrement, les lois ne peuvent pas dépendre selon les caprices des législateurs, les lois ne peuvent pas résulter les caprices des législateurs.

Montesquieu analyse les types de gouvernements►
1. le gouvernement républicain
2. le governement monarchique
3. le gouvernement déspotique

1. Il y a comme souverain deux groupes: l’aristocratie et le peuple. Il tire ces types de l’histoire antique.
2. La monarchie est le gouvernement d’un seul souverain, mais l’avantage de ce type par rapport au déspotisme c’est que les lois sont fixes, qui ne changent pas avec les caprices d’un roi. Ils connaissent leurs droits.
3. Dans le déspotisme il y a toujours un seul qui gouverne, sans loi, sans règles. Tout peut changer à la volonté du tyran.

Après avoir fait la classification, Montesquieu trouve les principes des gouvernements:
1. Le principe fondamental de la démocratie c’est la vertue. Ce sont les citoyens qui défendent les lois, qui les gardent. Concients, honnêtes, assurant leurs résponsabilités ils sont eux qui gouvernent. Gouvernement de la délégation.
2. Le principe fondamental de la monarchie c’est l’honneur, pour remplir la mission. Il n’y a pas d’individualité, ils sont attachés au roi, le sujet c’est la notion d’honneur.
3. Le principe fondamental de déspotisme c’est la crainte. Il arrive à gouverner par la peur qu’il donne à ses sujets. Le peuple a peur de perdre sa vie, sa fortune et il obéit aux lois du déspote.

Que faut-il faire pour créer un modèle de gouvernement qui rendra le peuple plus heureux, puissant et libre? C’est la séparation des pouvoirs. Pour diriger la société, les trois pouvoirs; le pouvoir législatif, éxecutif, et judiciaire doivent être séparés. Dans la monarchie constitutionnelle on prévoit une assemblée nationale; il y a la séparation des pouvoirs. Le roi cède une partie du pouvoir à l’assemblée. Dans le modèle anglais il y a deux assemblées; la chambre des lordes et la chambres des communes; l’assemblée qui possède le pouvoir législatif c’est l’aristocratie.

Dans la démocratie les trois pouvoirs sont nettement séparés l’un de l’autre. C’est l’assemblée nationale qui prépare les lois; c’est le gouvernement, le pouvoir éxecutif qui applique ces lois, le gouvernement actualise les lois. Il est résponsable devant le pouvoir législatif. Le pouvoir judiciaire est une force indépendante qui concerne les lois et c’est ce pouvoir qui juge les cas, d’après ces lois. Le peuple ne risque pas d’être opprimé par la volonté d’une seule personne ou d’un seul groupe.

Montesquieu pense que le gouvernement idéal pour la France c’est une monarchie avec une assemblée.
LES PERES CHANGENT

Des pères qui rentraient tard du bureau et ne faisaient jamais faire les devoirs à leurs enfants. Des pères qui n'avaient pas le temps de les emmener à l'école le matin, ni de leur lire des histoires le soir. Des pères perdus en cuisine dès qu'il fallait cuire un œuf. Des pères d'autrefois. Des 'dinosaures' comme il semble finalement en rester peu… La paternité a, en effet, bien changé durant ces vingt dernières années. C'est, en tout cas, ce qui montre une enquête française menée auprès de plus de 400 cadres et dans des entreprises différentes. Fini donc les 'chefs de famille qui travaillent – rentrent – mangent - lisent leur journal - regardent la télé - se couchent'. D'après l'enquête, le nouveau père cherche vraiment à participer à la vie familiale et, surtout, il souhaite s'occuper davantage de ses enfants. Trop beau pour être vrai?

L'enquête distingue trois types de pères►

 Les 'équilibristes' forment la majorité (52 % des personnes interrogées). Ils cherchent un bon équilibre entre leur temps de travail et leur temps passé en famille. Ils comptent souvent parmi les plus jeunes et sont pères d'enfants de moins de 3 ans. Ils vivent leur paternité comme un vrai bonheur et s'occupent de leurs enfants autant que la mère.


Les 'égalitaires' forment le deuxième groupe (33 %). Ils recherchent l'égalité hommes-femmes dans leur couple autant qu'au travail. À la maison, ils s'occupent des enfants autant que la mère, mais en plus, ils s'occupent aussi des tâches domestiques (ménage, vaisselle, repassage, courses…). Pour les égalitaires, peu importe qui de l'homme ou de la femme apporte l'argent. Leur carrière professionnelle est importante, bien sûr, mais… pas le plus important.
 

Reste le groupe des 'chefs de famille' (15 %). Ceux-ci sont finalement encore assez proches du modèle classique: des hommes pour qui le travail reste toujours très important – il faut quand même rapporter de l'argent, n'est-ce pas? Ils sont prêts à faire quelques efforts dans la famille mais… il ne faut pas exagérer. Ils passent largement plus de temps sur leur lieu de travail qu'en famille. Et ils comptent beaucoup sur leurs femmes pour les tâches ménagères. Ils voudraient bien s'occuper de leurs enfants mais ils n'y arrivent pas, le plus souvent, faute de temps. Leurs enfants ont souvent 7 ans et plus.

Deux tiers des hommes interrogés ont utilisé leur congé paternité. Mais la plupart d'entre eux ont du mal à oser s'absenter durant une journée au cas où un des enfants serait malade. Dans une large majorité des cas, c'est donc la mère qui 'prend un jour de congé' pour rester auprès de l'enfant malade.
L'intérêt de cette enquête est d'avoir posé la question de la responsabilité du père. D'habitude, la question de l'égalité au travail et dans la famille est vécue comme un problème féminin. Pas cette fois. Rappelons que, en 2006, une étude avait montré que les femmes consacraient encore 4 h 30 par jour aux tâches domestiques et les hommes… 2 h 20. Signalons enfin, qu'en France, environ 80 % des couples sont 'biactifs', ce qui veut dire que parentalité et travail vont ensemble. En 2006, un couple français avait 2 enfants, en moyenne.
Source: http://www.libération.fr/

AUTEURS et LEURS OEUVRES

  • Louis Aragon (20ème siècle)
  • Samuel Beckett - "En Attendant Godot" (20ème siècle - Théâtre)
  • Eugène Ionesco - "La Cantatrice Chauve", "Rhinocéros" (20ème siècle - Théâtre)
  • Aimé Césaire - "Cahier du Retour au Pays Natal" (20ème siècle)
  • Jacques Prévert - "Paroles" (20ème siècle)
  • Marguerite Yourcenar - "Alexis ou Le traité du Vain Combat" (20ème siècle)
  • André Breton - "Nadja" (20ème siècle)
  • Jean Cocteau - "Les Enfants Terribles" (20ème siècle)
  • Jean-Paul Sartre - "Huis Clos", "Les Mouches", "La Nausée", "Le Mur" (20ème siècle)
  • Albert Camus - "L'Etranger", "La Peste" (20ème siècle)
  • Colette - "Les Séries de "Claudine" (20ème siècle)
  • Guillaume Apollinaire - "Calligrammes" (20ème siècle - Poésie)
  • André Gide - "Les Nourritures Terrestres", "La Symphonie Pastorale", "Les Caves du Vatican", "Les Faux Monnayeurs" (20ème siècle)
  • Paul Verlaine - "Romances Sans Paroles" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Arthur Rimbaud - "Le Dormeur du Val" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Mallarmé - "Poésies" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Charles Baudelaire - "Les Fleurs du Mal", "L'Etranger" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Emile Zola - "Germinal", "L'Assommoir", "Thérèse Raquin", La Bête humaine" (19ème siècle, Naturalisme)
  • Guy de Maupassant - "Papa de Simon", "L'Auberge", "Aux Champs", "La Ficelle", "Pierrot", "Toine", "La Bête du Maitre Belhomme", "La Parrure", "La Dot", "La Rempailleuse" (19ème siècle - Réalisme)
  • Alexandre Dumas - "Les Trois Mousquetaires", "Le Comte de Monte Cristo", "La Reine Margot" (19ème siècle)
  • George Sand - "La Petite Fadette", "La Mare au Diable" (19ème siècle)
  • Gustave Flaubert - "Madame Bovary", "Salammbô", "L'Education Sentimentale" (19ème siècle - Réalisme)
  • Honoré de Balzac - "Le Père Goriot", "Eugénie Grandet", La Peau de Chagrin", "Le Colonel Chabert", "Le Lys dans La Vallée", "Illusions Perdues", "Le médecin de Campagne", "Les Chouans" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Stendhal - "Le Rouge et Le Noir", "La Chartreuse de Parme", "Vie de Rossini" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Victor Hugo - "Notre Dame de Paris", "Les Misérables", "Le Dernier Jour d'Un Condamné", "Les Orientales", "Hernani", "Cromwell", "William Shakespeare" (19ème siècle - Romantisme)
  • Gérard de Nerval - "Odelettes" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Vigny - "La mort du Loup" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Musset - "Les Caprices de Marianne" (19ème siècle - Romantisme, théâtre)
  • Alphonse de Lamartine - "Méditations Poétiques" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Bernardin de Saint-Pierre - "Paul et Virginie" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Madame de Staël - "Colline et Delphine", "De l’Allemagne" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Senancour - "Oberman" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Benjamin Constant - "Adolphe" (19ème siècle - Préromantisme)
  • François René de Chateaubriand - "Mémoires d'Outre-Tombe", "René" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Le Sage - "Gil Blas de Sentillane" (18ème siècle)
  • Marquis de Sade - "Justine ou Les Malheurs de la vertu", "Les 120 jours de Sodome" (18ème siècle)
  • Choderlos de Laclos - "Les Liaisons Dangereuses" (18ème siècle - Roman Epistolaire)
  • Jean-Jacques Rouseau - "Emile ou de L'Education", "Les Confessions", "Julie ou La Nouvelle Héloïse" (18ème siècle)
  • Voltaire - "Candide", "Zadig", "Micromégas" (18ème siècle)
  • Diderot - "Le Neveu de Rameau" (18ème siècle)
  • Beaumarchais - "Le Barbier de Séville", "Le Mariage de Figaro" (18ème siècle - Théâtre)
  • Marivaux - "Le Jeu de L'Amour et du Hasard" (18ème siècle - Théâtre)
  • Montesquieu - "L'Esprit des Lois", "Les Lettres Persanes" (18ème siècle)
  • Jean Racine - "Andromaque", "Bérénice", "Britannicus", "Phèdre", "Iphigénie" (17ème siècle - Tragédie)
  • Pierre de Corneille - "Le Cid" (17ème siècle - Tragédie)
  • Molière - "L'Avare", "Le Bourgeois Gentilhomme", "Les Précieuses Ridicules", "Dom Juan", "Le Malade Imaginaire", "Tartuffe", "L'Ecole des Femmes", "Amphitryon", "Les Fourberies de Scapin", "Les Femmes Savantes" (17ème siècle - Comédie)
  • Madame de la Fayette - "La Princesse de Clèves" (17ème siècle)
  • Jean de La Fontaine - "Les Fables" (17ème siècle)
  • Joachim du Bellay - "Regrets" (16ème siècle)
  • Pierre de Ronsard - "Sonnets pour Hélène", "Sonnets pour Marie", "Sonnets pour Cassandre" (16ème siècle)
  • Michel de Montaigne - "Les Essais" (16ème siècle)
  • Thomas More - "L'Utopie" (16ème siècle)
  • Erasmes de Rottherdam - "L'Eloge de la Folie", "Les Antibarbares" (16ème siècle)
  • François Rabelais - "Gargantua" , "Pantagruel" (16ème siècle)