Hakkımda

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Şişli / İstanbul, (0533 2490843) vildan_ornadis@hotmail.com, Türkiye
Chers abonnés et visiteurs du blog;Tout au long de ma vie scolaire,j’ai reçu un enseignement français.Après avoir terminé le collège français “Sainte-Pulchèrie” j’ai continué à ma vie lycéenne au “Lycée Français Saint-Michel”.J’ai reçu mon diplôme de fin d’études secondaires 3 ans plus tard. À la suite du lycée,j’ai étudié la philologie et la littérature française à “L’Université d’Istanbul, dans “La Faculté des Lettres”;simultanément j’ai étudié la formation pédagogique à L’Université d’Istanbul,dans“La Faculté d’Éducation”(“Formation à L’Enseignement”).Après 4 ans d’études de double licence je suis diplômée en tant que philologue,aussi professeur de français.Toutes les formations que j’ai acquises m’ont perfectionnée dans les domaines tels que la langue, la littérature et la culture française ainsi que la formation pédagogique. Depuis 11 ans, je partage mes connaissances avec ceux qui veulent apprendre la langue,la culture et la civilisation française. J’enseigne les gens de tout âge et de tout niveau depuis les élèves des écoles françaises,jusqu’aux étudiants de diverses universités sans oublier les hommes ou femmes d’affaires ni les amateurs de la francophonie

Présentation

Sevgili Blog Takipçileri;
Tüm eğitim hayatımı fransızca gördüm. İstanbul'da bulunan‘’Özel Sainte-Pulchérie Fransız Kız Ortaokulu’’nu bitirdikten sonra liseyi İstanbul'da bulunan ''Özel Saint-Michel Fransız Lisesi’’nde okudum. Ardından ‘’İstanbul Üniversitesi Edebiyat Fakültesi Batı Dilleri ve Edebiyatları Bölümü‘’ içinde yer alan ‘’Fransız Dili ve Edebiyatı Anabilim Dalı’’nda dört yıllık lisans eğitimimi tamamladım.Bu süre içerisinde ‘’İstanbul Üniversitesi Eğitim Fakültesinde Pedagojik Formasyon’’ alanında eğitim görüp çift anadal diploması aldım. Böylece hem filolog (Dilbilimci) hem de öğretmen olarak mezun oldum. Aldığım bütün bu eğitimler bana hem Fransız Dili, hem Fransız Edebiyatı hem de Pedagoji alanlarında büyük bir yetkinlik sağladı. Onbir yıldır teorik olarak edindiğim tüm bilgileri, pratikte bu dili ve kültürü öğrenmek isteyen her yaştan her gruptan kişilere aktarıyorum. İstanbulda bulunan fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler başta olmak üzere üniversite öğrencileri, iş adamları, fransız kültürüne meraklı olup kendini geliştirmek isteyen her yaştan her meslek grubundan kişiler meslek hayatım süresince öğrencim olmuştur ve olmaya devam edecektir.

EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR ►

MES DOMAINES D'ENSEIGNEMENT-EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR

Grammaire – Littérature – Biologie ( Pour les élèves des écoles françaises - Fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler için )

Préparation au concours organisé par L'Université de Galatasaray - Galatasaray Üniversitesi iç sınavına hazırlık

Préparation au concours de langue étrangère - YDS (Üniversite Yabancı Dil sınavı) ye hazırlık

Toutes sortes de conseils d'orientation scolaire en France (licence, master) - Fransa’da yüksek öğrenim (lisans , yüksek lisans) görmek isteyen öğrencilere, üniversite seçimlerinden motivasyon mektubu yazımına kadar her türlü alanda eğitim danışmanlığı

Etudes spéciales (privées ou en groupe) pour les adultes -Yetişkinler için kişiye özel birebir ve grup çalışmaları

Cours de la langue Turque (grammaire - conversation) pour les étrangers - Yabancılara türkçe (dil bilgisi ve konuşma) dersleri

BLOGU BİRLİKTE GELİŞTİRELİM (Développons ensemble le contenu du blog)

Le contenu du blog est bilingue. Le blog sera développé grâce à la contribution des abonnés. On présentera les oeuvres des écrivains français, on partagera des résumés ainsi que des analyses et des commentaires sur le blog. Pour mieux concevoir la littérature contemporaine, on va traiter les nouveaux auteurs et courants, on va discuter sur les extraits de leurs oeuvres pour autant la littérature classique et antique. On va honorer les célèbres auteurs classiques en parlant de leurs oeuvres et des courants qu'ils ont initiés à la très chère littérature française. Parfois, on parlera d'une époque soit artistique, soit historique; ou bien on va donner des informations générales ou spécifiques sur la France, la culture française etc...
Pour tout cela il est nécessaire que nos abonnés soient en contact et en collaboration avec nous.

İçerik hem türkçe hem fransızcadır. Siz takipçilerin katkılarıyla gelişecektir blog yazıları. Fransız yazarların eserlerinin tanıtımı kimilerinin özetleri, farklı dönemlerden yazarlar ve eserleri hakkında analiz ve yorumlarla çeşitlendireceğiz blogumuzu. Klasik edebiyata olduğu kadar çağdaş metinlere de önem vereceğiz yeni yazarları işleyeceğiz eserlerinden alıntılar yapacağız. Kimi zaman bir dönemi ele alacağız, bazen de Fransa ile ilgili genel bilgiler, tanıtımlar yapacağız. Katkılarınızı bekliyoruz...

Merci Bien - Teşekkürler

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Böylece,bir gün üyesi olmayı hedeflediğimiz Avrupa Birliğine katıldığımız zaman farklı kültürlere uyum sağlamakta zorluk çekmeyeceğiz.

6 Eylül 2010 Pazartesi

Clément Marot
CLEMENT MAROT (1496 ou 1497-1544)
Clément Marot est né à Cahors en Quercy. Il connut à la cour de France les succès les plus flatteurs. Il est mort en exil.
Son père, médiocre versificateur et protégé d’Anne de Bretagne, lui enseigna les lois des grands rhétoriqueurs. Ses études furent superficielles. Il rima très tôt et selon les règles du temps : on peut dater ses débuts de 1514, et ce furent le Temple de Cupido , allégorie dans l’esprit du Roman de la Rose , puis l’Épître de Maguelonne , enfin, en 1519, l’Épître du Dépourvu. Il connaissait la faveur royale : François Ier l’avait remarqué ; Marguerite d’Angoulême fit de lui son valet de chambre et ne lui ménagea jamais sa protection.
Alors commença pour lui une période heureuse, à peine troublée par quelques incartades, car il garda toujours une indépendance totale. Auprès de Marguerite d’Angoulême, il dut, vers 1524, s’intéresser à cette nouveauté : l’évangélisme. On raconte qu’il fut blessé à Pavie. Légende pure. Un fait précis: il est incarcéré au Châtelet en 1526 pour avoir mangé du lard en carême. Faute énorme en ce temps ! Défi à l’Église ? Il affirmait son orthodoxie dans son Épître à M. Bouchart , en contant avec brio la fable du lion et du rat. Poète officiel, il connaîtra cependant deux fois encore les geôles parisiennes : une fois pour avoir délivré un prisonnier arrêté par le guet, puis pour avoir, de nouveau, fait gras. De là deux épîtres au roi qui sont des chefs-d’œuvre d’esprit et d’habileté.
Et Marot publia ses premières œuvres : “l’Adolescence clémentine” paraît en 1532. Ce fut un gros succès . Le poète est à l’apogée de son talent. Ce qui ne le rend pas plus sage. À la Sorbonne, au Parlement, il apparaît comme un suspect. L’affaire des placards, en 1534, qui conduit le roi à l’intransigeance, apeura Marot. Il s’enfuit et court les grandes routes. Il se réfugie d’abord à Nérac chez sa protectrice, devenue reine de Navarre, puis passe les Alpes et gagne Ferrare où la duchesse Renée s’intéresse à l’évangélisme et protège les novateurs. Dans ce premier exil, Marot séjourne en Italie, à Ferrare, à Venise, écrit des épîtres pour solliciter l’autorisation de rentrer en France. Il est à Lyon en 1536, où il fait amende honorable ; puis à la cour. Il a retrouvé la faveur royale.
Il a retrouvé aussi ses ennemis. Un rimailleur sans talent, François Sagon, l’attaque de manière grossière. Il réplique par une admirable satire, pleine de verve et d’esprit, l’Épître de Fripelipes, valet de Marot, à Sagon , la première satire de la littérature française moderne. Toujours aussi indépendant, il traduit et publie la traduction de trente Psaumes (1541). Cette tentative audacieuse a de quoi provoquer la colère des autorités religieuses et judiciaires.
Jean Calvin
C’est, de nouveau, l’exil. À Genève, d’abord, chez Calvin, mais là encore il manifeste tant de liberté qu’il doit s’enfuir derechef. En Savoie, à Chambéry, puis à Turin où il meurt.
Existence agitée, partagée entre les bonnes grâces du roi, le succès littéraire et la peur, la prison, l’exil. Il s’était marié : de sa vie sentimentale, on ne sait pas grand-chose. Il eut deux enfants dont on perd vite la trace.

Un rhétoriqueur plein d’esprit et de cœur

Formé à l’école des grands rhétoriqueurs, il sut vite s’affranchir de leurs règles, même s’il garda toute sa vie certaines de leurs habitudes, et d’abord une réelle admiration pour le Moyen Âge : il édita le Roman de la Rose et les poésies de Villon.
Il traduisit la Première Bucolique , deux livres des Métamorphoses et le Jugement de Minos de Lucien (qu’il dut traduire sur une traduction). Mais sa connaissance de l’Antiquité resta superficielle : il est loin du savoir de Rabelais et de Ronsard. Il est venu trop tôt pour suivre les leçons et subir l’influence des grands humanistes, de Guillaume Budé à Dorat. Mais il avait du talent, de l’esprit, et du meilleur : cela lui suffit pour laisser une œuvre inégale, certes, mais très variée, et parfois excellente : il annonce La Fontaine, Voltaire et certains aspects de Musset.
Cette œuvre, mis à part la recherche de rythmes inédits, n’apporte que peu de nouveauté, simplement une grande diversité et, plus encore, de la spontanéité, de la sincérité.

Rhétoriqueur à l’occasion, il a composé des chants royaux bien lourds, des ballades plus lisibles, des pièces de commande, complaintes, déplorations, épitaphes, et des étrennes. Il était poète de cour : il lui fallait bien plaire à ses protecteurs et justifier les pensions qu’il recevait. Les meilleures de ses pièces se trouvent dans les rondeaux, tour à tour satiriques, laudatifs, parfois religieux ou égrillards, voire très émus. On a plaisir encore à les lire.
Du sentiment, on en trouve encore dans les Élégies , dont on n’a pu percer le secret. À qui s’adressaient-elles ? On ne sait. On y sent, sous une certaine préciosité, de l’émotion. Mais l’essentiel de l’œuvre est constitué par les Épîtres. On en compte cinquante-trois dans l’édition Constantin de 1544. Ici, Marot, qui "en pleurant cherche à vous faire rire ", laisse libre cours à son esprit et à son cœur. On ne saurait mieux définir ces pièces que par ce vers, mais il faut souligner qu’il cherche à faire rire plus souvent qu’il ne pleure. Il savait mordre et il a mordu : qu’on lise ses Épigrammes , d’un ton souvent gaulois, ses Épîtres du Coq à l’Âne , sorte de chronique rimée assez obscure, pleines d’allusions aux misères de son temps, et surtout l’Épître de Fripelipes à Sagon où se déploie une verve joyeuse et féroce. Marot précurseur de Régnier, de Boileau... Et n’oublions pas L’Enfer , critique trop juste de la justice et de la police du temps.
Il reste surtout les grandes Épîtres , aussi diverses que les circonstances qui les ont inspirées : récits de ses mésaventures, de ses malheurs, prières, requêtes, plaidoyers, ou simples narrations. Marot sait y prendre tous les tons, tour à tour grave et sérieux, le plus souvent badin, désinvolte et malicieux. Il y dit ses émotions, ses joies, ses douleurs : on l’arrête, on l’emprisonne, on oublie de payer sa pension, son valet lui dérobe ses habits et sa bourse, autant de thèmes qu’il développe avec une souplesse et un esprit que seul, peut-être, Voltaire retrouvera. C’est, sous une forme familière mais plus travaillée qu’il ne semble, une première forme du lyrisme moderne.
Pour sa traduction des Psaumes , dont cinquante furent mis en musique par Claude Goudimel, il a cherché des types de strophes inédits : la leçon ne sera pas perdue. Ronsard, sans le dire, l’a suivie.

Il reste une question délicate : ses opinions religieuses. Fut-il protestant ? Demeura-t-il dans l’orthodoxie catholique ? On peut plaider le pour et le contre. La Sorbonne l’a poursuivi. Calvin ne l’a pas laissé séjourner à Genève. Il faut le classer parmi ces esprits indépendants qui cherchaient alors leur voie en marge des Églises. Il cherchait sa vérité. Il se situerait aujourd’hui parmi les progressistes. L’obéissance pure et simple n’a jamais été son fait.
Poète de cour ? Oui. Chef d’école ? Peut-être. Il mérite ce titre même si ses disciples furent des poètes mineurs. Les classiques l’ont admiré. Cela compte. Avec lui, la poésie s’est réveillée ; il lui a manqué, pour être grand, une personnalité plus marquée. Il reste un poète des plus spirituels.
Le blason du beau tétin

Outre le sonnet, qu'il a contribué à imposer, Clément Marot est l'inventeur d'un jeu littéraire : le blason. Blasonner, initialement, consiste à détailler et expliquer les armoiries d'un écu. Ici, les poètes rivalisent en chantant à leur tour telle ou telle partie du corps féminin...

Le blason du beau tétin
Épigrammes (1535)

(Extrait)
***********
Tétin refait, plus blanc qu'un œuf, (1)
Tétin de satin blanc tout neuf,
Toi qui fait honte à la rose
Tétin plus beau que nulle chose,
Tétin dur, non pas tétin voire (2)
Mais petite boule d'ivoire
Au milieu duquel est assise
Une fraise ou une cerise
Que nul ne voit, ne touche aussi,
Mais je gage qu'il en est ainsi.
Tétin donc au petit bout rouge,
Tétin qui jamais ne se bouge,
Soit pour venir, soit pour aller,
Soit pour courir, soit pour baller (3)
Tétin gauche, tétin mignon,
Toujours loin de son compagnon,
Tétin qui portes témoignage
Du demeurant du personnage, (4)
Quand on te voit, il vient à maints
Une envie dedans les mains (5)
De te tâter, de te tenir :
Mais il se faut bien contenir
D'en approcher, bon gré ma vie,
Car il viendrait une autre envie.
Ô tétin, ni grand ni petit,
Tétin mûr, tétin d'appétit,
Tétin qui nuit et jour criez
«Mariez moi tôt, mariez !»
Tétin qui t'enfles, et repousses
Ton gorgias de deux bons pouces : (6)
A bon droit heureux on dira
Celui qui de lait t'emplira,
Faisant d'un tétin de pucelle,
Tétin de femme entière et belle.
Les insupportables portables

La France n'aura pas longtemps résisté à l'engouement provoqué par les téléphones portables, dont plus de six millions de personnes sont les heureux ou dépendants propriétaires.
Les points positifs relevés par les utilisateurs sont surtout liés à des facteurs économiques et temporels. Le portable plaît parce qu'il est pratique, peu encombrant et permet de gagner du temps. Nous vivons tous de plus en plus dans l'urgence et les habitudes contractées dans la vie professionnelle finissent par déteindre sur notre vie privée. D'autre part, le portable rassure en tant que potentiel lien permanent avec les autres, quels qu'ils soient. Grâce à lui, nous sommes en communication immédiate avec la famille, les amis, le garage le plus proche, le poste de police joignable en cas d'accident…
Bien utilisé, le portable rend d'incontestables services. Mal géré, il risque de nous transformer en esclaves électroniques, jusqu'à nous pousser à une dépendance à cette nouvelle drogue. On peut voir partout ces " accros " du boîtier téléphonique qu'ils utilisent en toutes circonstances.
Si la vague déferlante du portable persiste, il nous faudra mettre en place de nouvelles règles de politesse et de savoir-vivre, afin d'épargner à l'entourage les sonneries intempestives suivies de conversations sinon privées du moins personnelles ou professionnelles.
Sachant que les Français s'emballent pour le portable, n'oublions pas que 58% d'entre eux restent malgré tout favorables à son interdiction dans les lieux publics.

5 Eylül 2010 Pazar

RABELAIS
RABELAIS (1494-1553)
Rabelais est né en 1494 dans une famille de la moyenne bourgeoisie: son père était avocat et propriétaire terrien.
Après des études écclésiastiques, il devient moine en 1520. En 1530, il quitte l’habit de moine et va étudier le droit, puis la médecine dans diverses universités de France. En 1532, il publie sa première oeuvre, “Pantagruel”, aussitôt condamné par la Sorbonne. En 1534, parait “Gargantua”; ce livre est aussi condamné. Rabelais disparait et pendant onze ans, il a évité par prudence, de toute publication. Il consacre ses années à des voyages en Italie, à l’exercice et à l’enseignement de la médecine.

PANTAGRUEL►

Il conte les prouesses de Pantagruel, géant comme son père et ayant comme lui une force et un appétit très fort. Après des explications fantaisistes sur l’origine des géants, Rabelais commence son récit à la naissance de Pantagruel, gigantesque nourisson au monstrueux appétit. Devenu adulte, Pantagruel quitte son pays d’Utopie pour s’instruire dans diverses universités de France; il est rappelé chez lui par une guerre que Rabelais présente comme une épopée burlesque. Dans ce livre d’apparence burlesque nous trouvons des critiques sur la politique, la guerre, la religion, la morale et la pédagogie.

GARGANTUA
GARGANTUA►

Dans sa préface, Rabelais avertit le lecteur que son livre possède un sens profond sous ses dehors burlesques. Le récit commence à la naissance de Gargantua, puis Rabelais s’attache à l’éducation de son héros. C’est un pretexte pour attaquer l’enseignement de la Sorbonne et présenter l’idéal pédagogique d’un homme de la Renaissance. Puis la guerre éclate entre Grandgousier, père de Gargantua, et Picrochole. C’est un prétexte pour critiquer la guerre. Les personnages sont symboliques: Grandgousier incarne la bonhomie tandis que Picrochole représente l’ambition.

LA PENSEE DE RABELAIS►

• La Pédagogie: Rabelais déteste l’éducation scolastique de la fin du moyen-âge où on n’enseigne que la théologie, la logique et le droit. Il propose une nouvelle façon d’éduquer l’homme. Il y a d’abord les programmes d’éducation de ses héros. Le jeune Gargantua reçoit surtout une éducation physique et scientifique. Il ne doit manquer aucune occasion de s’instruire. Il doit avoir sans cesse l’esprit curieux. Il faut développer le coeur (l’éducation morale et religieuse), le corps (l’éducation physique). Rabelais fait confiance à l’homme, il croit qu’il est bon et il donne bcp d’importance à la formation morale car “Science sans conscience n’est que ruine de l’âme”. Cela veut dire que le savoir peut devenir dangereux s’il n’est pas accompagné de sagesse et qu’un scientifique sans morale peut faire des actions contraires au bien de l’humanité. L’homme doit aimer et craindre Dieu, ne pas tomber dans le péché ou la vanité, respecter les autres hommes et fuir les mauvais exemples. Il doit être “un abime de science” c’est-à-dire avoir des connaissances universelles, connaitre les oeuvres de l’Antiquité et découvrir la vérité morale (avec Platon), la vérité juridique (droit Romain), la vérité religieuse (Evangile), la vérité scientifique (médecins, astronomes, mathématiciens, naturalistes etc…).
• La Politique et La Guerre: A l’occasion de la guerre picrocholine, Rabelais condamne les guerres féodales et les guerres de conqête. Il ne justifie que les guerres défensives, sous certaines conditions. Il ne faut entrer en guerre qu’après avoir tenté de négocier. Si on sort victorieux de la guerre, on doit traiter humainement les vaincus. Quant à la politique, il pense que le pouvoir doit être dans les mains d’un roi cultivé, raisonnable et humain.
• La Religion: Il déteste les monastères qui éloignent les moines de la vie. Il conseille de renoncer à toutes les cérémonies inutiles, aux pélerinages, de lire le Nouveau Testament et de prier.
• La Morale: Il invite le lecteur à une reflexion personnelle. L’homme doit accepter son destin, avoir foi en Dieu. L’homme cultivé est naturellement poussé vers le bien. L’homme doit acquérir le plus de connaissances possibles et appliquer son savoir à améliorer ses conditions de vie. Rabelais est donc optimiste et sa morale est dynamique. Cet homme qui a connu la règle monastique réagit contre l’ascétisme chrétien du moyen-âge, contrainte des coups et des esprits. L’homme doit s’épanouir physiquement et moralement. Il doit mener une vie saine selon la nature. Il doit “vivre en paix, joie, santé, faisant toujours la grande chère”.
• L’Education: Rabelais nous montre les défauts de l’éducation scolastique, longues études livresques qui font appel à la mémoire mécanique et non à l’intelligence.
Notes Supplémentaires Sur Rabelais

L’oevre de Rabelais domine tout le début du XVIème siècle.
Cette oeuvre traite sur un mode enjoué tous les problèmes de l’époque.
Rabelais fait d’abord des études écclésiastiques et devient moine.
Ensuite avec qqs érudits avec lesquels ils partagent les mêmes goûts et les mêmes idées, il forme un groupe qui contribue à l’épanouissement en France du mouvement humaniste déjà si brillant en Italie. Ils lisent les textes anciens que les recherches italiennes et l’invention de l’imprimerie viennent de révéler au monde.
Il étudie le grec, le latin, la littérature italienne, la science antique dans les ouvrages des médecins grecs.

Rabelais passe dans un ordre monastique plus tolérant, car la faculté de théologie, la Sorbonne, qui maintient les traditions du moyen-âge, interdit l’étude du grec, considéré comme hérésie.
En 1530, Rabelais quitte l’habit de moine et va étudier le droit puis la médecine dans diverses universités en France. Il fait une des premières dissections sur des corps humains, interdits longtemps par l’Eglise.
En 1532, il publie sa première oeuvre, “Pantagruel”, aussitôt condamné par la Sorbonne.
En 1534, parait “Gargantua”, en réponse aux attaques contre Pantagruel. Malheureusement c’est le moment de l’Affaire des Placards et le livre est condamné. Rabelais disparait et pendant onze ans il va s’abstenir de toute publication par prudence. Il consacre ces années à des voyages en Italie, à l’exercice physique et à l’enseignement de la médecine.
Il publie le “Tiers Livre”, condamné par la Sorbonne, bien que son auteur soit protégé par François Ier.
Le “Quart Livre”, paru en 1552, est aussi condamné.
Le “Cinquième Livre” parait en 1564, après sa mort.
En 1552, Rabelais s’enfuit et peut-être même connait-il la prison.
LE XVIÈME SIÈCLE

Le XVIème siècle est caractérisé par
La Renaissance
► La Réforme
► Les Guerres de Religion

L’histoire de la France du XVIème siècle est marquée par

► Les Guerres d’Italie
► Les Guerres Civiles (entre les catholiques et les protestants)

Un des événements que l’on considère ayant déclanché “La Renaissance”, est la prise de Constantinople par les Turcs en 1453. Car c’est à partir de cette époque-là que les savants et les érudits grecs et latins se sont enfuis de Constantinople afin de se réfugier en Italie en emportant avec eux les précieux manuscrits des oeuvres de l’antiquité grecque et latine. D’ailleurs les écrivains italiens s’inspiraient toujours des écrivains anciens et de la littérature antique. “La Divine Comédie” de Dante et “Les Sonnets” de Pétrarque sont le fruit de cette influence ainsi que cette inspiration.
Le mot de “Renaissance” qui suggère l’idée d’un nouveau départ, d’une rénovation, se manifeste dans tous les domaines en littérature ainsi qu’en peinture (Léonard de Vinci, Cellini, le Titien, le Primatice sont des peintres connus de la Renaissance) et dans le mode de vie mené à la cour. On organise à la Cour des Médicis des fêtes et des soirées théâtrales, les princes habitent dans les palais clairs et luxueux, tandis qu’en France les rois vivaient dans des châteaux-forêts sombres et sans confort et la vie de cour y était austère et grise.D’autre part la découverte de la boussole et la construction de grands navires, permettent et donnent l’occasion aux aventuriers de réaliser leurs rêves et de s’orienter vers un monde inconnu. Et d’ailleurs les rois espagnols et pourtugais, avides de richesse et de pouvoir, favorisent ce genre d’exploits et promettent aux aventuriers de grosses sommes dans le cas où ils découvriraient d’autres terres. C’est ainsi que Vasco de Gama, Magellan, Christophe Colomb découvrent d’autres contienents, et donc d’autres cultures, d’autres modes de vie, d’autres traditions. C’est le premier pas vers la tolérance: on apprend à respecter autrui et à accepter les différences.
La découverte de l’imprimerie joue aussi un rôle important car il accomplit un rôle éducatif formidable: quand en effet Gutenber découvre l’imprimerie, on publie bcp de livres. Les livres deviennent ainsi accessibles à tout le monde et coûtent moins chers. Les gens et surtout le peuple, ignorants jusque là, commencent à s’instruire. Lisant l’Evangile, la Bible et les textes sacrés dans leur langue maternelle, grâce à “Lefèvre d’Etaples” qui l’avait traduite en français et grâce à “Luther” qui avait aussi traduit la Bible en allemand, ils se rendent comptent que le contenu du livre sacré est bien différent de la soit disante vérité prêchée par les prêtres dans les églises, qui prétendaient pardonner au nom de Dieu les péchés commis par les humains et leur assurer une place au paradis. Le peuple s’étant rendu compte que les écclésiastiques leur mentaient pour multiplier leur richesse et renforcer leur pouvoir, a commencé à se révolter. Ces gens qui vont prendre par la suite le nom de “protestants”, ont aussi le nom d’évangelistes, de réformistes, de calvénistes ou de huguenots (c’est ainsi qu’on les nommaient en France). Ils sont croyants, mais ne croient qu’à la vérité de l’Evangile.
François Ier le roi de France, à partir de 1515, favorisait les nouveautés et était assez tolérant envers ces réformistes qui voulaient renover la religion.
Mais l’Affaire des Placards en 1534 (des écrits contre la religion sont affichés sur la porte du roi), a accentué le conflit qui régnait déjà entre les catholiques et les protestants. Le fossé entre les partisans de ce deux croyances se creuse de plus en plus et à partir de 1562 éclatent des guerres civiles meurtrières. Les conflits se terminent par le massacre de la Saint-Barthélémy, dans la nuit du 24 août 1572, où, 30.000 protestants environ sont massacrés dans tout le pays par les catholiques. Craignant sa peau ainsi que son pouvoir, François Ier est alors obligé de changer d’attitude et Calvin est obligé de fuir à Genève.
C’est pendant cette période que le pouvoir royal s’affaiblit à la suite des problèmes de succession. Huguenots et catholiques essaient de profiter de cette faiblesse pour s’emparer du pouvoir. Le prétendant au trône, Henri de Navarre qui est protestant, comprend qu’il ne pourra pas régner s’il ne se convertit pas au catholicisme. Il renonce donc à sa foi de protestant pour devenir roi catholique sous le nom de Henri IV. En 1598, il publie l’Edit de Nantes, qui accorde la liberté de religion à tous les français.
C’est grâce aux guerres d’Italie que la France a trouvé le moyen de constater tous les changements effectués dans tous les domaines.

Chateaux de la Loire
François Ier émerveillé devant tant de nouveautés, invite tous les peintres et architectes italiens en France afin qu’ils reproduisent leurs oeuvres dans son pays. C’est ainsi que les Châteaux de la Loire sont construits. C’est François Ier qui fonde le collège des lecteurs Royaux où les professeurs enseignent le latin, le grec et l’hébreu. C’est le début de l’humanisme.
“La Réforme” est un mouvement religieux né en Allemagne. Un moine nommé Martin Luther proteste contre les traffics financiers de l’église. Il affirme que seul la foi peut sauver l’homme et refuse l’autrité de l’Eglise. Il propose de réformer le christianisme. Bien que sa doctrine soit combattue par Charles Quint et le pape, elle se répand rapidement. En France, la réforme est représentée par Calvin, qui, après l’Affaire des Placards, doit fuir à Genève. “Le calvinisme” se répand en France et ses partisans sont appelés “les huguenots”.

L’Humanisme est un puissant mouvement intellectuel et littéraire qui se répand au XVIème siècle à travers toute l’Europe, remettant en cause toutes les conceptions morales, politiques et religieuses du moyen-âge.
Humanistes au 16ème Siècle
L’Humaniste est un lettré qui a une connaissance approfondie des textes antiques, grecs et latins.
C’est un homme curieux de tout (droit, sciences naturelles, histoire, littérature) et qui lutte contre l’ignorance.
L’humaniste met l’homme au centre de l’univers, car jusqu’à cette époque c’était Dieu qui était au centre de tout.
L’humaniste qui a une confiance absolue en la nature humaine, pense qu’on peut aboutir à une société parfaite, grâce au progrès.
L’humaniste condamne le tyran qui se lance dans des guerres de conquête et invite les princes à la sagesse. Le prince idéal, d’après les humanistes, devrait agir par la raison pour maintenir son peuple dans la paix.
L’humaniste est souvent proche de l’évangelisme: se moquant de superstitions, des rites sans signification, il veut accéder aux textes de l’Evangile.
LES CAUSES DE LA RENAISSANCE►

• La chute de Constantinople et tous les érudits se sont enfouis en Italie avec leurs manuscrits.
Imprimerie de Guttenberg
• L’invention de l’imprimerie; ainsi il y a plusieurs livres qui ont été publiés.
• Découvertes de nouveaux continents grâce à Magellan, à Vasco de Gama et à Christophe Colomb; ce qui a permis de connaitre d’autres cultures, d’autres traditions, d’autres modes de vie.
• Le progrès technique et scientifique
• La découverte de la boussole et l’amélioration des bâteaux ont permis aux navigateurs de faire de nouvelles conquêtes.
• Les français, les espagnols et les portugais sont en quête de nouvelles richesses.

LE RESULTAT DE LA RENAISSANCE►

L’humanité évolue, progresse, une nouvelle conception de vie se développe. Le savoir et les connaissances commencent à tenir une place importante. On a une vision de vie plus raffinée, on s’intéresse à la peinture, aux sculptures, à la littérature et surtout aux textes antiques.
François Ier est le roi de France qui est partisan de la nouveauté et de la modernité. Il donne bcp d’importance à l’art et à la littérature et encourage les humanistes.
Grâce à l’invention de l’imprimerie et grâce aux traductions de Luther et de Lefèvre d’Etaples, les gens lisent les textes sacrés, l’Evangile dans leur langue maternelle et s’aperçoivent que la vérité était différente que celle que les prêtres prêchaient, c’est pourquoi les gens ont perdu toute leur confiance aux prêtres. Jusqu’à ce moment-là, l’Eglise avait une pression efficace sur les hommes, les gens se sentaient opprimés, après la lecture des textes originaux les hommes se révoltent contre le clergé.
L’ influence italienne sur La France au 16e siècle

DANTE
Le moyen-âge avait presque oublié les classiques. On en lisait encore quelques classiques ► Virgile, Ovide, Sénéque, Donat pour y apprendre des idées de l’histoire, de la morale et de la philosophie mais sans y comprendre la beauté de leur forme. Mais plus tard Danté, Pétrarque et Boccace se sont tournés passionnément vers l’étude des oeuvres anciennes les considérant comme les maitres de la beauté. Un groupe d’écrivains a suivi l’exemple de ces trois pères de la littérature italienne. D’autres ont étudié la philosophie, les sciences, la jurisprudence (ensemble des principes juridiques), l’agriculture, l’art militaire, l’architecture et enfin la sculpture de sorte que l’on a fait renaitre toute l’ancienne civilisation romaine en fusion harmonieuse avec la civilisation chrétienne. La renaissance italienne marque donc une rupture avec le moyen-âge. La littérature abandonne ces gens littéraires et revient ainsi à l’observation directe des oeuvres antiques pour revenir ensuite à l’étude esthétique et à l’imitation passionnée des anciens. On arrive même à écrire et à parler un latin original et à jouer des comédies ou des tragédies latines. Les arts ont aussi abandonné les formes du moyen-âge et l’esprit critique et les sciences se sont introduits partout. Cette birllante civilisation italienne a pénétré en France au 16e siècle puis en Allemagne, en Espagne, en Angleterre et en Hollande. Pendant plus d’un demi siècle la France a senti un irrésistible attrait vers ce beau pays et enfin les modes italiennes ont envahi la cour, les châteaux et les villes. L’admiration des français pour la civilisation et surtout pour l’art italien est devenu bientôt une passion et ils ont emporté de l’ Italie tout ce qu’ils ont pu; les artistes autant que les objets artistiques.François I a fait arriver de l’ Italie des bronzes, une collection de tableaux que l’on voit encore au musée du Louvre, une collection de livres et de mansucrits achetés à Venis voulant assurer à la France cette gloire artistique, littéraire et scientifique. Il a attiré chez lui une foule d’artiste italienne; Vinci, Primatice… Léonard de Vinci a passé 4 années à la cour de François I et il y a peint la Jaconde et Primatice, peintre sculpteur et architecte italien a eu la direction des beaux-arts en France pendant 40 ans. Il a peint au 16e siècle le château de Versailles et ses fresques ont servi de modèle à tous les artistes de l’époque. D’autre part l’étude de la littérature italienne a répandu la connaissance de la langue italienne chez toutes les personnes cultivées et surtout dans la cour et dans l’armée. Tous les écrivains italiens étaient appréciés et immités. Les plus étudiés étaient Pétrarque, Boccace, Arioste et Machiavelli. Sous l’ influence italienne la France a oublié son passé mais elle a acquis le bon goût, à perfectionner sa langue, à renouveller sa littérature et ses arts et à accomplir enfin sa renaissance atteignant son siècle d’or.

Petites Notes sur La Réforme

Érasme et Lefèvre d’Étaples ont étudié la Bible pour la commenter selon les premiers textes de l’Évangile. Cependant un moine allemand Martin Luther protestait contre le trafic des indulgences (les feuilles de papier que l’église de l’époque vendait au peuple pour qu’il excuse ses péchés) et contre les divers abus qui étaient introduits peu à peu dans la religion catholique. Luther voudrait réformer le christianisme et traçait la ligne stricte de l’église primitive. L’Angleterre à son tour avec le roi Henri VIII s’est séparé de l’église catholique. En France, l’esprit de la réforme s’est manifesté d’abord par le mouvement évangélique. L’évangélisme veut dire le retour à l’Évangile, aux textes originaux de la Bible considérés comme la seule source authentique des croyances chrétiennes. La plupart des humanistes qui voudraient restaurer l’église, qui voudraient la réformer étaient en conflit avec l’autorité royale et aussi avec la Sorbonne pour rendre la Bible accessible à tous les croyants. Lefèvre d’Étaples l’a traduite en français en 1530, la Sorbonne a condamné cette traduction.
FRANÇOIS 1er
Au début, le roi de l’époque François I protégeait les humanistes assurant la liberté de croyance mais puis il a changé d’attitude et on a même brûlé les luthériens.

4 Eylül 2010 Cumartesi

ADIEU LUCY
Tous ses voisins adoraient Lucy Quimby. Elle était gaie, discrète, serviable - la bonté même. Les jeunes cadres un peu snobs du quartier l'estimaient physiquement quelconque - elle était, il est vrai, un peu boulotte, un peu courte sur pattes, un peu trop blonde - mais dans son regard toujours ensoleillé pétillait une telle gentillesse qu'il suffisait qu'elle vous dise "bonjour", de grand matin, à l'heure où l'on achète son journal, pour que l'on se sente aussitôt d'humeur allègre et que l'on ait envie d'embrasser ses deux joues rebondies. C'est d'ailleurs ce qu'avait fait Joseph Quimby. Un jour de printemps, courant à son bureau, la serviette sous le bras, il l'avait rencontrée, revenant du marché, son panier débordant de carottes et de salades. En passant elle lui avait dit un mot aimable avec, dans l’œil, son bon sourire. Alors pris subitement de folie fantasque, il l'avait serrée sur son cœur. Trois mois plus tard, il l'avait épousée. Depuis, Joseph et Lucy Quimby étaient aussi heureux qu'on peut l'être en ce bas monde.
Pourtant, malgré l'amour qu'elle portait à son cher Joseph, la bonne Lucy ne lui avait jamais avoué l'étrange, le terrible secret qui faisait d'elle une femme hors du commun: elle était un peu sorcière.  Sa grand-mère - une fieffée mégère, elle - lui avait appris avant de mourir quelques in-cantations assez efficaces pour lui permettre sans douleur de se transformer en n'importe quel ani-mal. Lucy avait donc le pouvoir d'entrer à volonté dans la peau d'un chat de gouttière ou d'une souris de salon, d'un tigre ou d'un dragon flamboyant, les monstres légendaires n'étant pas exclus du catalogue. Mais elle n'abusait pas de ce don bizarre. Elle en usait même avec la plus extrême discrétion. Sans doute, de temps à autre, allait-elle voleter, abeille parmi les abeilles, autour des fleurs de son jardin, mais elle ne poussait jamais plus loin l'extravagance. Elle était une épouse irréprochable et entendait le rester.
Or, vers la dixième année de son mariage, Lucy Quimby s'aperçut avec mélancolie que Joseph l'accablait au fil des jours d'une indifférence de plus en plus morne. Il n'était pas vraiment odieux, non, mais il baillait en sa présence, il rêvassait, l'air taciturne, en faisant semblant de lire son journal, bref, il s'éloignait manifestement de sa tendre épouse, voguant vers d'autres jupons. Lucy s'inquiéta. Comme elle était trop bonne pour être jalouse, elle se reprocha de n'être pas assez belle, assez intelligente, assez affectueuse. Elle suivit donc un régime amaigrissant, redoubla d'en-train et d'affection. Elle fit tant qu'elle parvint à ranimer quelques braises et à réchauffer un peu l'atmosphère conjugale. "Alléluia, se dit-elle en son cœur, mon cher Joseph revient à moi." Hélas, son cher Joseph, un soir, le front barré de rides brisées, le regard fuyant, lui dit brièvement qu'une affaire urgente l'obligeait à s'absenter pour le week-end.
Alors Lucy, le premier moment de désespoir passé, décida fièrement de le suivre. Non point pour l'espionner, Dieu l'en garde! La sainte femme voulait simplement, tout simplement regarder vivre son époux hors du foyer et apprendre ainsi à mieux le connaître pour l'aimer mieux et le ren-dre heureux, enfin, s'il était encore temps. Mais comment l'accompagner partout sans être vue? Comment? Parbleu! Elle prononça la formule magique et aussitôt se transforma en puce, en puce minuscule. Et pour être sûre de tout voir, de tout entendre à l'aise, juste au moment où Joseph franchissait la porte de leur petite villa, elle bondit, se posa à l'ombre du lobe de son oreille droite et attendit.

Joseph Quimby n'alla pas très loin. A quelques centaines de mètres de chez lui, il s'arrêta devant la maison de Virginie Stone. "Ainsi, se dit tristement la petite puce, Virginie est l'heureuse élue." C'était une vieille amie de Lucy. Elle était belle mais très médisante. Une vraie langue de vipère. Une splendide chipie. Joseph entra chez elle. Elle l'accueillit avec passion. Il parut gêné par ses débordements amoureux. "Mon pauvre mari n'a pas l'air dans son assiette, se dit la puce, à l'ombre de l'oreille. Assurément, Virginie Stone n'est pas une femme pour lui. Elle est trop passionnée trop possessive." Il s'assit tout raide sur le bord d'un fauteuil en face de sa vampirique maîtresse, s'humecta les lèvres et dit assez solennellement:

- Ma chère Virginie, j'ai mûrement réfléchi. Nous avons vécu ensemble une agréable aventure mais pour parler honnêtement je ne suis pas amoureux de toi. J'ai décidé de ne plus te revoir et de consacrer ma vie, désormais, à faire le bonheur de ma femme. Lucy est une admirable épouse, j'ai honte de l'avoir trompée, j'espère qu'elle me pardonnera. Je veux passer ce week-end tout seul, à me refaire, pour elle, un cœur tout neuf. Virginie, je te souhaite d'être heureuse avec un homme digne de toi.
La petite puce écouta ces mots avec une émotion considérable. Elle pleura de joie si fort que ses larmes inondèrent quelques pores derrière l'oreille de son cher Joseph. Virginie Stone, évidemment, réagit de manière en tous points contraire. Quand Joseph Quimby se leva pour prendre congé elle l'agonit d'injures. Il demeura de marbre. "Tu ne peux rien contre notre bonheur, lui cria la petite puce à voix microscopique, gambadant follement sur la joue de son mari, tu ne peux rien contre notre bonheur!"
Hélas, elle se trompait. A bout d'arguments, Virginie Stone gratifia son ex-amant d'une gifle vengeresse, une de ces gifles qui vous impriment pour plusieurs heures le parfait dessin de cinq doigts et d'une paume, en rouge profond, sur la joue. Joseph Quimby, stupéfait, caressa machina-lement de l'index sa face durement outragée et la trouva légèrement humide. Il regarda le bout de son doigt et vit un relief de bestiole écrasée. Il se demanda stupidement où il avait bien pu attra-per des puces et, complètement sonné, sortit en bredouillant:
- Adieu, Lucy.
Ce n'était pas un simple lapsus.
Henri Gougaud, Départements
L’HISTOIRE DU COSTUME

L’ANTIQUITE►

• La tage: longue et ample étoffe dans laquelle se drapaient les Romains. Sorte de robe de cérémonie revétue lors de l’exercice de certaines professions.
• La tunique: veste d’uniforme. / vêtement féminin proche du corsage. / chemise longue.

LE MOYEN-AGE►

• La cape: vêtement de dessus, sans manches ni bras, très enveloppant
• Le surcot: vêtement du moyen-âge porté sur la cotte

LA RENAISSANCE►

• La culotte: vêtement féminin de dessous qui couvre le bas du tronc. Vêtement qui couvre de la ceinture aux genoux.
• Moulant: qui moule bien le corps.
• La jupe: vêtement féminin de longueur variable qui déscend à partir de la taille sur les jambes
• La cloche: instrument creux de métal sonore qu’on fait vibrer de façon prolongé en frappant l’intérieur ou l’extérieur.

LE XVI ème SIECLE►
• Le pourpoint: partie de vêtement d’un homme qui couvrait le torse jusqu’au dessous de la ceinture
• La fraise: outil de coupe entrainé par une fraiseuse pour usiner le bois, le métal

LE XVII ème SIECLE►
• Le ruban: bande de tissu mince, droite et étroite pour attacher ou décorer
• Le perruque: mèche de cheveux imités ou naturels que l’on adapte à volonté à sa coiffure.

LE XVIII ème SIECLE►

• Le corsage: vêtement féminin qui couvre le buste
• Le panier: objet de matières différentes qui sert à contenir et transporter des marchandises

LE XIX ème SIECLE►
• Le châle: grande pièce d’étoffe dont on recouvre les épaules.
LA VIE

La vie c’est la pluie......
C’est le beau temps.......
C’est la rosée du matin et la douceur d’un coucher de soleil.
C’est un sourire, une larme..... des souvenirs, des espoirs.... Des jours bleus et des jours noirs.
La vie... c’est toi..... c’est moi...... c’est nous, c’est tout.
C’est le souffle divin..... c’est le plus beau, le plus précieux..... c’est sacré, respecté.
La vie..... c’est un changement perpétuel et continuel.
C’est s’adapter, essayer, tomber, se relever, echouer et gagner.
C’est un jeu qui suit les caprices des vagues et du vent.
La vie, n’essaie pas de la prévoir, de la deviner, de la comprendre, ou de la changer.
La vie, vis la au jour le jour....
Avec confiance, courage, optimisme et amour.
Accroche un sourire à tes lèvres;
Regarde bien droit devant toi et suis ton étoile
Des jours merveilleux t’attendent
La vie c’est précieux...... à nous de continuer à en jouir et à profiter de ses bienfaits.

3 Eylül 2010 Cuma

VIRELANGUES FRANÇAIS
UN VIRELANGUE OU CASSE-LANGUE OU FOURCHELANGUE EST UNE LOCUTION (OU UNE PHRASE OU UN PETIT GROUPE DE PHRASES) A CARACTERE LUDIQUE, CARACTERISEE PAR SA DIFFICULTE DE PRONONCIATION OU DE COMPREHENSION ORALE, VOIRE DES DEUX A LA FOIS. ON PARLE AUSSI DE TROMPE-OREILLES LORSQU’UNE PHRASE EST DIFFICILE A COMPRENDRE ET DONNE L’IMPRESSION D’ETRE EN LANGUE ETRANGERE.
LES VIRELANGUES PEUVENT SERVIR D’EXERCICES DE PRONONCIATION DANS L’APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS LANGUE ETRANGERE, SACHANT PAR EXEMPLE QU’UNE PHRASE CONTENANT BEAUCOUP DE "J" OU MELANT DES "L" ET DES "R" SERA PARTICULIEREMENT DIFFICILE A ARTICULER POUR DES PERSONNES D’ORIGINE ETRANGERE. CERTAINS VIRELANGUES SONT CONSTRUITS POUR AMENER UNE PERSONNE A DIRE UNE OBSCENITE LORSQU’ILS SONT PRONONCES PLUSIEURS FOIS DE SUITE.

  • Chat vit rôt chaud, Rôt tenta chat, Chat mit patte à rôt, Rôt brûla patte à chat, Chat lâcha rôt.
  • Dînant d’amibes amidonnées, mais même amidonnée l’amibe, même l’amibe malhabile, emmiellée dans la bile humide, l’amibe, ami, mine le bide.
  • Les chaussettes de l'archi-duchesse, sont-elles sèches ou archi-sèches.
  • Ces six chauds chocolats-ci sont-ils aussi chauds quand ces six chocolats-là font leurs shows ?
  • Ah !, pourquoi, Pépita, sans répit m’épies-tu ? Dans les bois, Pépita, pourquoi te tapis-tu ? Tu m’épies sans pitié ! C’est piteux de m’épier ! De m’épier, Pépita, saurais-tu te passer ?
  • As-tu vu le ver vert allant vers le verre en verre vert ? 
  •  Doit-on dire : seize sèches chaises, ou bien seize chaises sèches ?
  • Didon dîna dit-on du dos d’un dodu dindon, mais si Didon dîna du dos de ce dodu dindon, c’est que le dos dudit dindon céda aux doux et doctes coups de ladite Didon.
  • Je veux et j’exige du jasmin et des jonquilles. 
  •  La jolie rose jaune de Josette jaunit dans le jardin. 
  •  La vache mâche sans relâche dans le champ où le chien niche tout en léchant son chiot naissant. 
  • Lara râle-t-elle ? Oui, Lara râle après le rat roux en riant.
  • L’assassin sur son sein suçait son sang sans cesse… Ciel ! Si ceci se sait, ces soins sont sans succès.
  • Le fisc fixe des taxes excessives au luxe et à l’exquis.
  • Natacha n’attacha pas son chat Pacha qui s’échappa. Cela fâcha Sacha qui chassa Natacha.
  • Tonton, ton thé t’a-t-il ôté ta toux ? disait la tortue au tatou.
    — Mais pas du tout, dit le tatou, je tousse tant que l’on m’entend de Tahiti à Tombouctou.
    — Oui, mon thé m’a ôté ma toux. Si ton thé t’a ôté ta toux, mon thé m’ôtera ma toux.
  • Trois tortues trottaient sur trois toits très étroits.
  • Qui cru qu'une crevette crue croquerait une crevette croquante ?
  • Le lapin de papy lapit le pipeau poli qui pâlit pas loin.
  •  Donnez-lui à minuit huit fruits cuits et si ces huit fruits cuits lui nuisent, donnez-lui huit fruits crus.
Allez, cher lecteur/chère lectrice, essayez de lire rapidement et à haute voix les virelangues ci-dessus et amusez-vous bien!
REGISTRE DE LANGUE-MOTS EN LANGAGE FAMILIER 

LANGAGE COURANT             ►    LANGAGE FAMILIER
Un Copin                                 Un Pote
Un Enfant                                Un môme, un gamin, un gosse
Des chaussures                      Des pompes
Une fille, une femme               Une nana
Manger                                    Bouffer
Partir                                       Se casser
Un avare                                 Un radin
Une voiture                             Une bagnole
Une maison, une chambre      Une piaule
Habiter                                    Crécher
Un homme                              Un type, un mec
Pleurer                                    Chialer
Se disputer                              S'engueuler
Un agent de police                  Un flic, un poulet
Pas de chance!                       Manque de bol!
Un travail                                Un boulot
Comprendre                            Piger
De l'argent                              Du pognon
Etre en colère                         Avoir les boules
Du vin                                     Du pinard
S'en aller                                Se tirer
Un livre                                  Un bouquin
La nourriture                          La bouffe
La porte                                 La lourde
Un oiseau                              Un piaf
Un chien                                Un clébard
Le frère                                 Le frangin
Travailler                               Bosser
Tomber                                  Se viander
Pleuvoir                                 Flotter
Se faire mal                           Se bousiller
La jambe                               La guibolle

2 Eylül 2010 Perşembe

DANIEL PENNAC
Daniel PENNAC est né en 1944 à Casablanca. La profession de son père, polytechnicien devenu militaire par goût du voyage, l’amène à résider dans différents pays d’Afrique et d’Asie du sud-est pendant son enfance (Djibouti, Ethiopie, Indochine...). Il vit ensuite dans le sud de la France, obtient son premier poste d’enseignant en 1970 à Soissons, avant de s’installer définitivement à Belleville, quartier populaire et cosmopolite de Paris qui constitue le cadre de sa saga des Malaucène qui a établit sa notoriété. Il était jusqu’à récemment professeur de lettres, et tient à garder un contact avec l’école en allant y présenter ses romans. Daniel PENNAC fut pensionnaire de la cinquième à la terminale, et acquiert très tôt le goût de la littérature, encouragé en cela par son père et son grand frère. Il évoque régulièrement le souvenir de ses lectures de jeunesse, parmi lesquelles figurent La saga de Gösta Berling de Selma Lagerlof, Guerre et paix de Tolstoï, ainsi que les oeuvres de Dostoïevski, Lermontov, Thomas Hardy et Shakespeare. Il publie son premier livre à l’âge de 25 ans, un essai sur le service militaire pour lequel il prend le pseudonyme de PENNAC pour ne pas « gêner son père ». Il écrit ensuite des livres pour enfants, après avoir décidé de privilégier le plaisir du récit par rapport à la volonté de faire sens.
« Quand on veut être romancier, il faut raconter des histoires. (...) Qu’ensuite ces histoires génèrent du sens ou pas, c’est l’affaire du lecteur et éventuellement celle de l’auteur de distiller le sens qu’il veut. Mais ce qui me plaît, c’est de faire plaisir en racontant des histoires. » (Les Inrockuptibles, janvier-février 1992, n°33, p.128-133).

D’après un de ses reportages, on apprend que:

• Il a commencé à écrire à l’école pour la transformer en récréation.
• Écrire n’est pas une profession, c’est une manière d’être mais il est aussi professeur , ce qui est également une manière d’être.
• Kamo, c’est l’école metamorphosée en rêve d’école ou en école de rêves, au choix.
• Il parle trop vite mais il écrit lentement c’est pourquoi il lui a fallu beaucoup de temps pour écrire “Kamo”.

LES OEUVRES DE PENNAC

Le service militaire au service de qui ? 1973 (essai)
Les enfants de Yalta, 1977 (roman)
Père Noël, 1979 (roman)
Cabot Caboche, (roman jeunesse)
L'oeil du loup, (roman jeunesse)
La vie à l'envers, (roman jeunesse)
Au bonheur des ogres (1985)
La fée carabine (1987)
La petite marchande de prose, 1990 (prix Livre Inter 1990)
Comme un roman, 1992
Monsieur Malaussène, 1995
Messieurs les enfants, 1997
Comme un roman


C’est un essai de Daniel Pennac paru en 1992 aux éditions Gallimard. Cet essai se veut à la fois un hymne et une désacralisation de la lecture, ainsi qu'une invitation à réfléchir à la manière pédagogique de l'appréhender. Il constitue ainsi une critique des techniques, exigences et recommandations de l'éducation nationale.


Le qu'en-lira-t-on (ou les droits imprescriptibles du lecteur)

Pennac établit dans son œuvre, une liste de droits du lecteur, par laquelle celui-ci peut s'affranchir d'un protocole de lecture trop conventionnel, et s'adonner à sa façon et à son rythme à cette pratique, en toute liberté. Il dresse la liste des 10 droits suivants:



1. « Le droit de ne pas lire » : ce droit explique qu'un lecteur a tout à fait le droit de ne pas lire.
2. « Le droit de sauter des pages » : ce droit explique qu'un lecteur peut sauter des pages et le conseille même aux enfants pour qui les livres comme Moby Dick et autres classiques sont réputés inaccessibles de par leur longueur. Il mentionne qu'il a lu Guerre et Paix en sautant les trois quarts du livre.
3. « Le droit de ne pas finir un livre » : Daniel Pennac explique qu'il y a plusieurs raisons de ne pas aimer un livre et les énumère; le sentiment de déjà lu une histoire qui ne nous retient pas une désapprobation totale des thèses de l'auteur un style qui hérisse le poil ou au contraire une absence d'écriture qui ne vient compenser aucune envie d'aller plus loin... L'auteur dit qu'il en existe 35 995 autres. Tout cela pour dire que l'on a tout a fait le droit de ne pas aimer le livre ou l'auteur.
4. « Le droit de relire. » : l'auteur explique ici les raisons pour relire un livre pour le plaisir de la répétition, pour ne pas sauter de passage, pour lire sous un autre angle, pour vérifier. Il fait aussi le parallèle avec l'enfance.
5. « Le droit de lire n'importe quoi » : Daniel Pennac explique que l'on peut lire tout ce que l'on veut mais que cela n'exclue pas qu'il y ait des bons et mauvais romans. Il les classe en deux sortes, les romans industriels qui se contente de reproduire à l'infini les mêmes types de récits, débite du stéréotype, fait commerce de bons sentiments, des valeurs et des anti-valeurs ainsi que des sensations fortes. L'auteur les décrits comme mauvais car il ne trouve pas que cela est de la création mais de la reproduction. Il la considère comme une « littérature du prêt à jouir ».
6. « Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible) » : droit à la « satisfaction immédiate et exclusive de nos sensations ». Daniel Pennac décrit tous les phénomènes liés à cette « maladie ». L'imagination qui enfle, les nerfs qui vibrent, le cœur qui s'emballe, l'adrénaline qui « gicle » et le cerveau qui prend momentanément « les vessies du quotidien pour les lanternes du romanesque ».
7. « Le droit de lire n'importe où » : l'auteur explique que l'on peut lire n'importe où en prenant l'exemple d'un soldat qui pour lire se désigne chaque matin pour nettoyer les toilettes afin d'y lire l'œuvre intégrale de Nicolas Gogol
8. « Le droit de grappiller »: ce droit explique que l'on peut commencer un livre à n'importe quelle page si l'on ne dispose que de cet instant là pour lire.
9. « Le droit de lire à haute voix » : Daniel Pennac explique ici à travers le témoignage d'une fille qui lui explique qu'elle aime bien lire à voix haute à cause de l'école qui interdisait la lecture à voix haute. Il la compare à plusieurs auteurs qui pour écrire leurs livres le relisait à voix haute.
10. « Le droit de nous taire » : ce droit explique que l'on peut lire et taire notre expérience, nos sentiments vis-à-vis du livre.

1 Eylül 2010 Çarşamba

Présentation de certains écrivains contemporains


Patrick Poivre d'Arvor 
Patrick Poivre d'Arvor est le journaliste le plus mediatisé, le plus aimé des français , et c’est l'ecrivain reconnu, l’auteur de nombreux romans. En 1995 Patrick Poivre d'Arvor bouleverse des millions de telespectateurs quand il a apparu à l'ecran au lendemain du suicide de sa fille Solenne.En 2001 il a gagné le 66e prix interaillé pour son écriture de Monte-Cario. Il a representé le documentaire Ecrivains Newyorkais.En 2003 il était présent au festival du livre de Nice pour son livre “ici”.En 2004 il a preté sa voix au film d'animation "Les indextructibles"(The Incredibles) de chez Walt Disney. Patrick Poivre d'Arvor et son frère Olivier ont reçu le prix "Ancre de marine" à la fête du livre du var, pour leur livre "Pirates et Corsaires".

François Cavanna

Il est journaliste et écrivain satirique français .İl est né en 1923.İl a participé en 1960 à la creation de "Hara Kiri" Son langage caractéristique, satirique, vivant et coloré, l’a rendu célèbre dès ses premiers romans qui sont autobiographiques. Dieu et la religion qu'il attaque avec beaucoup de véhémence sont un de ses sujets de prédilection.


Georges Wolinski

Il est satiriste et humoriste. İl peint le monde moderne (l'école, la politique et le sexe) avec un rien de provocation. Il développe de nombreuses autres facettes : ainsi, à côté des dessins et des séries d'illustrations politiques, il a réalisé des bandes dessinées, écrit et illustré des livres, produit de très nombreux albums, rédigé des scénarios et des chroniques illustrées.Il œuvre également pour le théâtre et a réalisé des films à partir de ses BD.

Bernard Pivot

Aprés un brève passage en faculté de droit, Bernard Pivot s'est inscrit au CFJ .Il se forme au journalisme économique pendant un an puis intègre 'le Figaro Littéraire' en 1958. En 1974,Bernard Pivot lance la célèbre émission littéraire 'Apostrophes'. En 1986, il anime l'émission 'Les Dicos d'or' sur Antenne 2 puis sur France 3 où il organise et co-présente le championnat du monde d'orthographe de langue français. En 1990 il devient producteur-présentateur de 'Bouillon de Culture. Ne delaissant sans laisser sa carriere de journaliste litteraire , il a occupé le poste d’éditeur de "Lire" jusqu'a 1998. Depuis 2002 il fait membre du jury du Prix Louis Hachette pour la presse écrite.
JACQUES PRÉVERT

Né avec le siècle à Neuilly-sur-Seine, dans un milieu de petits bourgeois trop dévots, dont il ne cessera de moquer les obsessions et les convenances, Jacques Prévert sera l'aîné des trois enfants qu'auront Suzanne Catusse et André Prévert. Il se passionera dès son plus jeune âge pour la lecture et le spectacle. A 15 ans, après son certificat d'études, il entreprend des petits boulots. Incorporé en 1920, il rejoint son régiment. Là, il forme un trio d'amis avec "Roro", un garçon boucher d'Orléans, et Yves Tanguy qui sera envoyé peu après en Tunisie. Prévert, quant à lui partira pour Istanbul où il fera la connaissance de Marcel Duhamel. De retour à Paris en 1922, Jacques s'établira au 54, rue du Château qui sera bientôt le point de rencontre du mouvement surréaliste auquel participent Desnos, Malkine, Aragon, Leiris, Artaud sans oublier le chef de fil André Breton. Prévert finira part prendre position contre l'autoritarisme du "Maître".

Un peu plus tard, il prendra ses distances avec le Parti communiste auquel il n'adhérera jamais. Sa vie durant, il défendra les faibles, les opprimés, les victimes, avec une générosité bourrue mais toujours discrète. Avec Prévert, un univers à part se crée fuyant l'ordre voulu par Dieu et les "contre-amiraux" (l'une des nombreuses figures sociales qu'il tournait en dérision).


En 1933, le groupe de théâtre "Octobre" dont il fait parti, prend part à l'Olympiade du théâtre de Moscou obtenant un premier prix qui ne sera jamais remis...

Depuis lontemps Prévert écrit, participant à des créations collectives, mais de plus en plus, souvent avec son frère Pierre, il produit les scénarios de quelques-uns des sommets poétiques du cinéma français: "Le crime de Monsieur Lange" (1935) pour Jean Renoir, "Quai des brumes" (1935), "Drôle de drame" (1937), " Le jour se lève" (1939), "Les visiteurs du soir" (1941), "Les enfants du paradis" (1944), "Les portes de la nuit" (1946), tous pour Marcel Carné. Enfin, "La bergère et le ramoneur" (1953) sera repris par Paul Grimault pour donner naissance, en 1979, à un dessin animé absolument fantastique intitulé "Le roi et l'oiseau". Ses textes suscitent l'image et ses dialogues sont époustouflants de naturel, de justesse et d'humour.

Rayé des contrôles de l'armée en 1939, il quitte Paris l'année suivante et descend vers le sud s'établissant à la Tourette- sur-Loup, où Joseph Kosma, le photographe Trauner et bien d'autres encore le rejoignent pour travailler à des réalisations de films.


Jacques Prévert écrit aussi de fabuleux poèmes en prose qu'il donne à son ami Kosma qui les met en musique pour Agnès Capri, Marianne Oswald, Juliette Gréco, les "Frères Jacques" ou encore Yves Montand pour ne citer que les plus célèbres. Les "Paroles" de Prévert seront réunies pour la première fois en 1945 par René Bertelé. Bien que certains libraires avaient prophétisés que "ça intéressent que quelques jeunes gens de Saint-Germain-des-Prés", l'ouvrage est accueilli comme une immense bouffée d'oxygène dans le climat littéraire d'après la libération et est réédité à 5000 exemplaires dans la semaine suivant le jour de sa publication.

La deuxième guerre mondiale finie, Prévert revient à Paris. Ses poèmes sont sur toutes les lèvres ou dans le pli d'un collage, avec un parfum de bonheur nostalgique et de liberté retrouvée. Prévert restera toute sa vie d'un antimilitarisme à toute épreuve et son pacifisme ne souffrira aucun compromis.


Jacques Prévert s'éteindra auprès de sa femme Janine en 1977 à Omonville la petite. Curieusement, c'est ce révolté qui avait en sainte horreur les institutions que la république des lettres allait couronner en baptisant de son nom quelques collèges et lycées et en le faisant entrer, à partir de 1992, dans l'illustre collection de la Pléiade.
Négritude

Mouvement littéraire créé après la 2ème guerre mondiale, rassemble les écrivains francophones noirs comme Césaire, Sanghor, Damas
Ce concept est fondé en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français. construit contre l’idéologie coloniale française de l’époque, le projet de la négritude est plus culturel que politique. Il s’agit d’un humanisme actif et concret à destination de tous les opprimés de la planète. “je suis de la race de ceux qu’on opprime” dit Césaire.



Cahier d’un retour au pays natal d'Aimé Césaire

Influencé par le surréalisme, il mêle métaphores audacieuses et expression de la révolte.
Cette oeuvre poétique est l’un des points de départ de la Négritude. Le retour à la Martinique s’accompagne de la prise de conscience de la condition inégalitaire des Noirs.
Césaire dénonce le racisme et le colonialisme.
L’oeuvre a une puissance incantatoire et une révolte lucide. C’est une oeuvre majeure de la poésie francophone du 20ème siècle, c’est un long poème de 40 pages mais comme le titre est “cahier” on ne npeut pas classer cette oeuvre facilement dans un genre littéraire précis.
L’auteur utilise le langage familier. C’est une voix à travers les insultes et les cris.
Discours direct “je”►l’auteur s’adresse à un destinataire (lui, nous, les Martiniques noirs)
C’est une oeuvre engagée qui prend parti, qui combat au service d’une cause, qui lutte pour la défense d’un individu ou d’une idée.
L’écrivain ne se sent pas extérieur au monde.
“La Liberté” de Paul Eluard est aussi une oeuvre engagée.

AUTEURS et LEURS OEUVRES

  • Louis Aragon (20ème siècle)
  • Samuel Beckett - "En Attendant Godot" (20ème siècle - Théâtre)
  • Eugène Ionesco - "La Cantatrice Chauve", "Rhinocéros" (20ème siècle - Théâtre)
  • Aimé Césaire - "Cahier du Retour au Pays Natal" (20ème siècle)
  • Jacques Prévert - "Paroles" (20ème siècle)
  • Marguerite Yourcenar - "Alexis ou Le traité du Vain Combat" (20ème siècle)
  • André Breton - "Nadja" (20ème siècle)
  • Jean Cocteau - "Les Enfants Terribles" (20ème siècle)
  • Jean-Paul Sartre - "Huis Clos", "Les Mouches", "La Nausée", "Le Mur" (20ème siècle)
  • Albert Camus - "L'Etranger", "La Peste" (20ème siècle)
  • Colette - "Les Séries de "Claudine" (20ème siècle)
  • Guillaume Apollinaire - "Calligrammes" (20ème siècle - Poésie)
  • André Gide - "Les Nourritures Terrestres", "La Symphonie Pastorale", "Les Caves du Vatican", "Les Faux Monnayeurs" (20ème siècle)
  • Paul Verlaine - "Romances Sans Paroles" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Arthur Rimbaud - "Le Dormeur du Val" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Mallarmé - "Poésies" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Charles Baudelaire - "Les Fleurs du Mal", "L'Etranger" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Emile Zola - "Germinal", "L'Assommoir", "Thérèse Raquin", La Bête humaine" (19ème siècle, Naturalisme)
  • Guy de Maupassant - "Papa de Simon", "L'Auberge", "Aux Champs", "La Ficelle", "Pierrot", "Toine", "La Bête du Maitre Belhomme", "La Parrure", "La Dot", "La Rempailleuse" (19ème siècle - Réalisme)
  • Alexandre Dumas - "Les Trois Mousquetaires", "Le Comte de Monte Cristo", "La Reine Margot" (19ème siècle)
  • George Sand - "La Petite Fadette", "La Mare au Diable" (19ème siècle)
  • Gustave Flaubert - "Madame Bovary", "Salammbô", "L'Education Sentimentale" (19ème siècle - Réalisme)
  • Honoré de Balzac - "Le Père Goriot", "Eugénie Grandet", La Peau de Chagrin", "Le Colonel Chabert", "Le Lys dans La Vallée", "Illusions Perdues", "Le médecin de Campagne", "Les Chouans" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Stendhal - "Le Rouge et Le Noir", "La Chartreuse de Parme", "Vie de Rossini" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Victor Hugo - "Notre Dame de Paris", "Les Misérables", "Le Dernier Jour d'Un Condamné", "Les Orientales", "Hernani", "Cromwell", "William Shakespeare" (19ème siècle - Romantisme)
  • Gérard de Nerval - "Odelettes" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Vigny - "La mort du Loup" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Musset - "Les Caprices de Marianne" (19ème siècle - Romantisme, théâtre)
  • Alphonse de Lamartine - "Méditations Poétiques" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Bernardin de Saint-Pierre - "Paul et Virginie" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Madame de Staël - "Colline et Delphine", "De l’Allemagne" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Senancour - "Oberman" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Benjamin Constant - "Adolphe" (19ème siècle - Préromantisme)
  • François René de Chateaubriand - "Mémoires d'Outre-Tombe", "René" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Le Sage - "Gil Blas de Sentillane" (18ème siècle)
  • Marquis de Sade - "Justine ou Les Malheurs de la vertu", "Les 120 jours de Sodome" (18ème siècle)
  • Choderlos de Laclos - "Les Liaisons Dangereuses" (18ème siècle - Roman Epistolaire)
  • Jean-Jacques Rouseau - "Emile ou de L'Education", "Les Confessions", "Julie ou La Nouvelle Héloïse" (18ème siècle)
  • Voltaire - "Candide", "Zadig", "Micromégas" (18ème siècle)
  • Diderot - "Le Neveu de Rameau" (18ème siècle)
  • Beaumarchais - "Le Barbier de Séville", "Le Mariage de Figaro" (18ème siècle - Théâtre)
  • Marivaux - "Le Jeu de L'Amour et du Hasard" (18ème siècle - Théâtre)
  • Montesquieu - "L'Esprit des Lois", "Les Lettres Persanes" (18ème siècle)
  • Jean Racine - "Andromaque", "Bérénice", "Britannicus", "Phèdre", "Iphigénie" (17ème siècle - Tragédie)
  • Pierre de Corneille - "Le Cid" (17ème siècle - Tragédie)
  • Molière - "L'Avare", "Le Bourgeois Gentilhomme", "Les Précieuses Ridicules", "Dom Juan", "Le Malade Imaginaire", "Tartuffe", "L'Ecole des Femmes", "Amphitryon", "Les Fourberies de Scapin", "Les Femmes Savantes" (17ème siècle - Comédie)
  • Madame de la Fayette - "La Princesse de Clèves" (17ème siècle)
  • Jean de La Fontaine - "Les Fables" (17ème siècle)
  • Joachim du Bellay - "Regrets" (16ème siècle)
  • Pierre de Ronsard - "Sonnets pour Hélène", "Sonnets pour Marie", "Sonnets pour Cassandre" (16ème siècle)
  • Michel de Montaigne - "Les Essais" (16ème siècle)
  • Thomas More - "L'Utopie" (16ème siècle)
  • Erasmes de Rottherdam - "L'Eloge de la Folie", "Les Antibarbares" (16ème siècle)
  • François Rabelais - "Gargantua" , "Pantagruel" (16ème siècle)