Hakkımda

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Şişli / İstanbul, (0533 2490843) vildan_ornadis@hotmail.com, Türkiye
Chers abonnés et visiteurs du blog;Tout au long de ma vie scolaire,j’ai reçu un enseignement français.Après avoir terminé le collège français “Sainte-Pulchèrie” j’ai continué à ma vie lycéenne au “Lycée Français Saint-Michel”.J’ai reçu mon diplôme de fin d’études secondaires 3 ans plus tard. À la suite du lycée,j’ai étudié la philologie et la littérature française à “L’Université d’Istanbul, dans “La Faculté des Lettres”;simultanément j’ai étudié la formation pédagogique à L’Université d’Istanbul,dans“La Faculté d’Éducation”(“Formation à L’Enseignement”).Après 4 ans d’études de double licence je suis diplômée en tant que philologue,aussi professeur de français.Toutes les formations que j’ai acquises m’ont perfectionnée dans les domaines tels que la langue, la littérature et la culture française ainsi que la formation pédagogique. Depuis 11 ans, je partage mes connaissances avec ceux qui veulent apprendre la langue,la culture et la civilisation française. J’enseigne les gens de tout âge et de tout niveau depuis les élèves des écoles françaises,jusqu’aux étudiants de diverses universités sans oublier les hommes ou femmes d’affaires ni les amateurs de la francophonie

Présentation

Sevgili Blog Takipçileri;
Tüm eğitim hayatımı fransızca gördüm. İstanbul'da bulunan‘’Özel Sainte-Pulchérie Fransız Kız Ortaokulu’’nu bitirdikten sonra liseyi İstanbul'da bulunan ''Özel Saint-Michel Fransız Lisesi’’nde okudum. Ardından ‘’İstanbul Üniversitesi Edebiyat Fakültesi Batı Dilleri ve Edebiyatları Bölümü‘’ içinde yer alan ‘’Fransız Dili ve Edebiyatı Anabilim Dalı’’nda dört yıllık lisans eğitimimi tamamladım.Bu süre içerisinde ‘’İstanbul Üniversitesi Eğitim Fakültesinde Pedagojik Formasyon’’ alanında eğitim görüp çift anadal diploması aldım. Böylece hem filolog (Dilbilimci) hem de öğretmen olarak mezun oldum. Aldığım bütün bu eğitimler bana hem Fransız Dili, hem Fransız Edebiyatı hem de Pedagoji alanlarında büyük bir yetkinlik sağladı. Onbir yıldır teorik olarak edindiğim tüm bilgileri, pratikte bu dili ve kültürü öğrenmek isteyen her yaştan her gruptan kişilere aktarıyorum. İstanbulda bulunan fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler başta olmak üzere üniversite öğrencileri, iş adamları, fransız kültürüne meraklı olup kendini geliştirmek isteyen her yaştan her meslek grubundan kişiler meslek hayatım süresince öğrencim olmuştur ve olmaya devam edecektir.

EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR ►

MES DOMAINES D'ENSEIGNEMENT-EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR

Grammaire – Littérature – Biologie ( Pour les élèves des écoles françaises - Fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler için )

Préparation au concours organisé par L'Université de Galatasaray - Galatasaray Üniversitesi iç sınavına hazırlık

Préparation au concours de langue étrangère - YDS (Üniversite Yabancı Dil sınavı) ye hazırlık

Toutes sortes de conseils d'orientation scolaire en France (licence, master) - Fransa’da yüksek öğrenim (lisans , yüksek lisans) görmek isteyen öğrencilere, üniversite seçimlerinden motivasyon mektubu yazımına kadar her türlü alanda eğitim danışmanlığı

Etudes spéciales (privées ou en groupe) pour les adultes -Yetişkinler için kişiye özel birebir ve grup çalışmaları

Cours de la langue Turque (grammaire - conversation) pour les étrangers - Yabancılara türkçe (dil bilgisi ve konuşma) dersleri

BLOGU BİRLİKTE GELİŞTİRELİM (Développons ensemble le contenu du blog)

Le contenu du blog est bilingue. Le blog sera développé grâce à la contribution des abonnés. On présentera les oeuvres des écrivains français, on partagera des résumés ainsi que des analyses et des commentaires sur le blog. Pour mieux concevoir la littérature contemporaine, on va traiter les nouveaux auteurs et courants, on va discuter sur les extraits de leurs oeuvres pour autant la littérature classique et antique. On va honorer les célèbres auteurs classiques en parlant de leurs oeuvres et des courants qu'ils ont initiés à la très chère littérature française. Parfois, on parlera d'une époque soit artistique, soit historique; ou bien on va donner des informations générales ou spécifiques sur la France, la culture française etc...
Pour tout cela il est nécessaire que nos abonnés soient en contact et en collaboration avec nous.

İçerik hem türkçe hem fransızcadır. Siz takipçilerin katkılarıyla gelişecektir blog yazıları. Fransız yazarların eserlerinin tanıtımı kimilerinin özetleri, farklı dönemlerden yazarlar ve eserleri hakkında analiz ve yorumlarla çeşitlendireceğiz blogumuzu. Klasik edebiyata olduğu kadar çağdaş metinlere de önem vereceğiz yeni yazarları işleyeceğiz eserlerinden alıntılar yapacağız. Kimi zaman bir dönemi ele alacağız, bazen de Fransa ile ilgili genel bilgiler, tanıtımlar yapacağız. Katkılarınızı bekliyoruz...

Merci Bien - Teşekkürler

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Böylece,bir gün üyesi olmayı hedeflediğimiz Avrupa Birliğine katıldığımız zaman farklı kültürlere uyum sağlamakta zorluk çekmeyeceğiz.

26 Ekim 2010 Salı

ATTENTE DE DIEU

Lettre I - Hésitations devant le baptême
19 janvier 1942.

Mon cher Père,
Je me décide à vous écrire... pour clore -tout au moins jusqu'à nouvel ordre- nos entretiens concernant mon cas. Je suis fatiguée de vous parler de moi, car c'est un sujet misérable; mais j'y suis contrainte par l'intérêt que vous me portez par l'effet de votre charité.
Je me suis interrogée ces jours-ci sur la volonté de Dieu, en quoi elle consiste et de quelle manière on peut parvenir à s'y conformer complètement. je vais vous dire ce que j'en pense.

Il faut distinguer trois domaines. D'abord ce qui ne dépend absolument pas de nous; cela comprend tous les faits accomplis dans tout l'univers à cet instant-ci, puis tout ce qui est en voie d'accomplissement ou destiné à s'accomplir plus tard hors de notre portée. Dans ce domaine tout ce qui se produit en fait est la volonté de Dieu, sans aucune exception. Il faut donc dans ce domaine aimer absolument tout, dans l'ensemble et dans chaque détail, y compris le mal sous toutes ses formes; notamment ses propres péchés passés pour autant qu'ils sont passés (car il faut les haïr pour autant que leur racine est encore présente), ses propres souffrances passées, présentes et à venir, et -ce qui est de loin le plus difficile- les souffrances des autres hommes pour autant qu'on n'est pas appelé à les soulager. Autrement dit il faut sentir la réalité et la présence de Dieu à travers toutes les choses extérieures sans exception, aussi clairement que, la main sent la consistance du papier à travers le porte-plume et la plume.

Le second domaine est celui qui est placé sous l'empire de la volonté. Il comprend les choses purement naturelles, proches, facilement représentables au moyen de l'intelligence et de l'imagination, parmi lesquelles nous pouvons choisir, disposer et combiner du dehors des moyens déterminés en vue de fins déterminées et finies. Dans ce domaine, il faut exécuter sans défaillance ni délai tout ce qui apparaît manifestement comme un devoir. Quand aucun devoir n'apparaît manifestement, il faut tantôt observer des règles plus ou moins arbitrairement choisies, mais fixes; et tantôt suivre l'inclination, mais dans une mesure limitée. Car une des formes les plus dangereuses du péché, ou la plus dangereuse, peut-être, consiste à mettre de l'illimité dans un domaine essentiellement fini.

Le troisième domaine est celui des choses qui sans être situées sous l'empire de la volonté, sans être relatives aux devoirs naturels, ne sont pourtant pas entièrement indépendantes de nous. Dans ce domaine, nous subissons une contrainte de la part de Dieu, à condition que nous méritions de la subir et dans la mesure exacte où nous le méritons. Dieu récompense l'âme qui pense à lui avec attention et amour, et il la récompense en exerçant sur elle une contrainte rigoureusement, mathématiquement proportionnelle à cette attention et à cet amour. Il faut s'abandonner à cette poussée, courir jusqu'au point précis où elle mène, et ne pas faire un seul pas de plus, même dans le sens du bien. En même temps, il faut continuer à penser à Dieu avec toujours plus d'amour et d'attention, et obtenir par ce moyen d'être poussé toujours davantage, d'être l'objet d'une contrainte qui s'empare d'une partie perpétuellement croissante de l'âme. Quand la contrainte s'est emparée de toute l'âme, on est dans l'état de perfection. Mais à quelque degré que l'on soit, il ne faut rien accomplir de plus que ce à quoi on est irrésistiblement poussé, non pas même en vue du bien.
Je me suis interrogée aussi sur la nature des sacrements, et je vais vous dire aussi ce qu'il m'en semble.

Les sacrements ont une valeur spécifique qui constitue un mystère, en tant qu'ils impliquent une certaine espèce de contact avec Dieu, contact mystérieux, mais réel. En même temps ils ont une valeur purement humaine en tant que symboles et cérémonies. Sous ce second aspect ils ne diffèrent pas essentiellement des chants, gestes et mots d'ordre de certains partis politiques; du moins ils n'en diffèrent pas essentiellement par eux-mêmes; bien entendu, ils en diffèrent infiniment par la doctrine à laquelle ils se rapportent. Je crois que la plupart des fidèles ont contact avec les sacrements seulement en tant que symboles et cérémonies, y compris certains qui sont persuadés du contraire. Si stupide que soit la théorie de Durkheim confondant le religieux avec le social, elle enferme pourtant une vérité; à savoir que le sentiment social ressemble à s'y méprendre au sentiment religieux. Il y ressemble comme un diamant faux à un diamant vrai, de manière à faire méprendre effectivement ceux qui ne possèdent pas le discernement surnaturel. Au reste la participation sociale et humaine aux sacrements en tant qu'ils sont des cérémonies et des symboles est une chose excellente et salutaire, à titre d'étape, pour tous ceux dont le chemin est tracé sur cette voie. Pourtant ce n'est pas là une participation aux sacrements comme tels. je crois que seuls ceux qui sont au-dessus d'un certain niveau de spiritualité peuvent avoir part aux sacrements en tant que tels. Ceux qui sont au-dessous de ce niveau, quoi qu'ils fassent, aussi longtemps qu'ils ne l'ont pas atteint, n'appartiennent pas à proprement parler à l'Église.

En ce qui me concerne, je pense être au-dessous de ce niveau. C'est pour cela que je vous ai dit, l'autre jour, que je me regarde comme étant indigne des sacrements. Cette pensée ne vient pas, comme vous l'avez cru, d'un excès de scrupule. Elle est fondée d'une part sur la conscience de fautes bien définies dans l'ordre de l'action et des rapports avec les êtres humains, fautes graves et même honteuses, que certainement vous jugeriez telles, et de plus assez fréquentes; d'autre part, et plus encore, sur un sentiment général d'insuffisance. je ne m'exprime pas ainsi par humilité. Car si je possédais la vertu d'humilité, la plus belle des vertus peut-être, je ne serais pas dans cet état misérable d'insuffisance.

Pour en finir avec ce qui me regarde, je me dis ceci. L'espèce d'inhibition qui me retient hors de l'Église est due soit à l'état d'imperfection où je me trouve, soit à ce que ma vocation et la volonté de Dieu s'y opposent. Dans le premier cas, je ne peux pas remédier directement à cette inhibition, mais seulement indirectement en devenant moins imparfaite, si la grâce m'y aide. À cet effet il faut seulement d'une part s'efforcer d'éviter les fautes dans le domaine des choses naturelles, d'autre part mettre toujours davantage d'attention et d'amour dans la pensée de Dieu. Si la volonté de Dieu est que j'entre dans l'Église, il m'imposera cette volonté au moment précis où je mériterai qu'il me l'impose. Dans le second cas, si sa volonté n'est pas que j'y entre, comment y entrerais-je? je sais bien ce que vous m'avez souvent répété, à savoir que le baptême est la voie commune du salut -au moins dans les pays chrétiens- et qu'il n'y a absolument aucune raison pour que j'aie une voie exceptionnelle. Cela est évident. Mais pourtant, au cas où en fait il ne m'appartiendrait pas de passer par là, que pourrais-je y faire ? S'il était concevable qu'on se damne en obéissant à Dieu et qu'on se sauve en lui désobéissant, je choisirais quand même l'obéissance.

Il me semble que la volonté de Dieu n'est pas que j'entre dans l'Église présentement. Car, je vous l'ai déjà dit, et c'est encore vrai, l'inhibition qui me retient ne se fait pas moins fortement sentir dans les moments d'attention, d'amour et de prière que dans les autres moments. Et cependant j'ai éprouvé une très grande joie à vous entendre dire que mes pensées, telles que je vous les ai exposées, ne sont pas incompatibles avec l'appartenance à l'Église, et que par suite je ne lui suis pas étrangère en esprit.

Je ne puis m'empêcher de continuer à me demander si, dans ces temps où une si grande partie de l'humanité est submergée de matérialisme, Dieu ne veut pas qu'il y ait des hommes et des femmes qui se soient donnés à lui et au Christ et qui pourtant demeurent hors de l'Église. En tout cas, lorsque je me représente concrètement et comme une chose qui pourrait être prochaine l'acte par lequel j'entrerais dans l'Église, aucune pensée ne me fait plus de peine que celle de me séparer de la masse immense et malheureuse des incroyants. J'ai le besoin essentiel, et je crois pouvoir dire la vocation, de passer parmi les hommes et les différents milieux humains en me confondant avec eux, en prenant la même couleur, dans toute la mesure du moins où la conscience ne s'y oppose pas, en disparaissant parmi eux, cela afin qu'ils se montrent tels qu'ils sont et sans se déguiser pour moi. C'est que je désire les connaître afin de les aimer tels qu'ils sont. Car si je ne les aime pas tels qu'ils sont, ce n'est pas eux que j'aime, et mon amour n'est pas vrai. Je ne parle pas de les aider, car cela, malheureusement, jusqu'à maintenant j'en suis tout à fait incapable. Je pense qu'en aucun cas je n'entrerais jamais dans un ordre religieux, pour ne pas me séparer par un habit du commun des hommes. Il y a des êtres humains pour qui cette séparation n'a pas de grave inconvénient, parce qu'ils sont déjà séparés du commun des hommes par la pureté naturelle de leur âme. Pour moi au contraire, je crois vous l'avoir dit, je porte en moi-même le germe de tous les crimes ou presque. Je m'en suis aperçue notamment au cours d'un voyage, dans des circonstances que je vous ai racontées. Les crimes me faisaient horreur, mais ne me surprenaient pas ; j'en sentais en moi-même la possibilité; c'est même parce que j'en sentais en moi-même la possibilité qu'ils me faisaient horreur. Cette disposition naturelle est dangereuse et très douloureuse, mais comme toute espèce de disposition naturelle elle peut servir au bien si on sait en faire l'usage qui convient avec le secours de la grâce. Elle implique une vocation, qui est de rester en quelque sorte anonyme, apte à se mélanger à n'importe quel moment avec la pâte de l'humanité commune. Or, de nos jours, l'état des esprits est tel qu'il y a une barrière plus marquée, une séparation plus grande entre un catholique pratiquant et un incroyant qu'entre un religieux et un laïc.

Je sais que le Christ a dit : « Quiconque rougira de moi devant les hommes, je rougirai de lui devant mon Père. » Mais rougir du Christ, cela ne signifie peut-être pas pour tous et dans tous les cas ne pas adhérer à l'Église. Pour certains cela peut signifier seulement ne pas exécuter les préceptes du Christ, ne pas rayonner son esprit, ne pas honorer son nom quand l'occasion s'en présente, ne pas être prêt à mourir par fidélité pour lui.Cette lettre est bien longue. Une fois de plus, je vous aurai pris beaucoup plus de temps qu'il ne convient. je vous en demande pardon. Mon excuse est qu'elle constitue, au moins provisoirement, une conclusion.

Je vous dois la vérité, au risque de vous heurter, et bien qu'il me soit extrêmement pénible de vous heurter. J'aime Dieu, le Christ et la foi catholique autant qu'il appartient à un être aussi misérablement insuffisant de les aimer. J'aime les saints à travers leurs écrits et les récits concernant leur vie à part quelques-uns qu'il m'est impossible d'aimer pleinement ni de regarder comme des saints. J'aime les six ou sept catholiques d'une spiritualité authentique que le hasard m'a fait rencontrer au cours de ma vie. J'aime la liturgie, les chants, l'architecture, les rites et les cérémonies catholiques. Mais je n'ai à aucun degré l'amour de l'Église à proprement parler, en dehors de son rapport à toutes ces choses que j'aime. Je suis capable de sympathiser avec ceux qui ont cet amour, mais moi je ne l'éprouve pas. Je sais bien que tous les saints l'ont éprouvé. Mais aussi étaient-ils presque tous nés et élevés dans l'Église. Quoi qu'il en soit, on ne se donne pas un amour par sa volonté propre. Tout ce que je peux dire, c'est que si cet amour constitue une condition du progrès spirituel, ce que j'ignore, ou s'il fait partie de ma vocation, je désire qu'il me soit un jour accordé.

Peut-être bien qu'une partie des pensées que je viens de vous exposer est illusoire et mauvaise. Mais en un sens peu m'importe; je ne veux plus examiner; car après toutes ces réflexions je suis arrivée à une conclusion, qui est la résolution pure et simple de ne plus penser du tout à la question de mon entrée éventuelle dans l'Église.

Il est très possible qu'après être restée tout à fait sans y penser pendant des semaines, des mois ou des années, un jour je sentirai soudain l'impulsion irrésistible de demander immédiatement le baptême, et je courrai le demander. Car le cheminement de la grâce dans les coeurs est secret et silencieux.

Peut-être aussi que ma vie prendra fin sans que j'aie jamais éprouvé cette impulsion. Mais une chose est absolument certaine. C'est que s'il arrive un jour que j'aime Dieu suffisamment pour mériter la grâce du baptême, je recevrai cette grâce ce même jour, infailliblement, sous la forme que Dieu voudra, soit au moyen du baptême proprement dit, soit de toute autre manière. Dès lors pourquoi aurais-je aucun souci? Ce n'est pas mon affaire de penser à moi. Mon affaire est de penser à Dieu. C'est à Dieu à penser à moi. Croyez bien à ma très vive reconnaissance.

SIMONE WEIL
L’INTERPRÉTATION DES RÊVES
Le neurologue et psychiatre autrichien Sigmund Freud (1856-1939) est le fondateur de la psychanalyse. Cette discipline a pour objet l’étude des phénomènes psychiques dont nous n’avons pas conscience mais qui influencent nos comportements, nos paroles, nos rêves, et a pour but de guérir les troubles qui résultent de la méconnaissance de ces phénomènes. Pour mieux connaitre ces derniers, Freud analysait ses propres rêves, et demandait à ses malades de lui raconter les leurs: il y découvrait, sous une forme déguisée, les pensées qu’ils n’osaient s’avouer à eux-mêmes dans leur vie éveillée. Mais comment reconnaitre ces pensées sous le déguisement souvent déconcertant que leur impose le rêve? Dans L’interprétation des rêves, parue en 1905, Freud présente sa façon de procéder, qui se distingue des méthodes traditionnelles.
L’humanité s’est de tout temps eforcée d”interpréter” les rêves et a utilisé pour cela deux méthodes essentiellement différentes. Le premier procédé considère le contenu du rêve comme un tout et cherche à lui substituer un contenu intelligible et en quelque sorte analogue. C’est l’interprétation symbolique. Elle échoue devant les rêves qui ne sont pas seulement incompréhensibles, mais encore confus. L’explication que, dans la Bible, Joseph donne du songe de Pharaon est un bon exemple de ce procédé: les sept vaches maigres dévorant les sept vaches grasses sont une prédiction symbolique des sept années de famine en Égypte qui dévorent tout ce que les années d’abondance auront accumulé de réserves. (…)
On ne saurait enseigner la manière de trouver ce sens symbolique. Le succès dépend de l’ingénosité, de l’intuition immédiate, c’est pourquoi l’interprétation symbolique des songes a pu s’élever à la dignité d’un art qui exigeait des dons particuliers.
Le second procédé populaire d’analyse des rêves n’a pas de telles prétentions. On pourrait l’appeler méthode de déchiffrage, car il traite le rêve comme un écrit chiffré où chaque signe est traduit par un signe au sens connu, grâce à une clef fixe. Je suppose que j’ai rêvé d’une lettre, puis d’un enterrement, etc: j’ouvre une “clef des songes”, et je trouve qu’il faut traduire lettre par dépit, et enterrement par fiançailles. (…) Artémidore de Daldis donne dans son écrit sur l’interprétation des rêves, une variante intéressante de cette méthode de déchiffrage. Le caractère purement mécanique de la traduction est ici en quelque façon corrigé; il est tenu compte, non seulement du contenu du rêve, mais encore de la personnalité et des circonstances de la vie du rêveur: tel détail a une autre signification pour l’homme riche, l’homme marié, l’orateur, que pour le pauvre, le célibataire, le marchand. La caractéristique de ce procédé est que l’interprétation ne porte pas sur l’ensemble du rêve, mais sur chacun de ses éléments, comme si le rêve était un conglomérat où chaque fragment doit être déterminé à part. Ce sont très certainement les rêves discordants et confus qui ont fait naitre de la méthode de déchiffrage.

Les deux procédés populaires d’analyse du rêve sont évidemment tout à fait inutilisables pour la recherche scientifique. La méthode symbolique est d’une application limitée, on ne peut en faire un système général. La méthode de déchiffrage, dépend tout entière de la clef “clef des songes”, et rien ne garantit celle-ci. On serait tenté de donner raison aux philosophes et aux psychiatres et d’écarter le problème de l’interprétation des rêves comme faux problème.
Mais j’ai pu faire un pas en avant. J’ai été amené à constater qu’il s’agissait une fois de plus d’un de ces cas, assez fréquents, où la vieille et tenace croyance populaire serrait la vérité de plus près que nos doctrines actuelles. Je prétends que le rêve a une signification et qu’il existe une méthode scientifique pour l’interpréter (…)
La méthode exige une certaine préparation du malade. Il faut obtenir de lui à la fois une plus grande attention à ses perceptions psychiques et la suppression de la critique, qui ordinairement passe au crible les idées qui surgissent dans la conscience. Pour qu’il puisse observer et se recueillir, il est bon de le mettre dans une position de repos, les yeux fermés; pour qu’il élimine toute critique, il est indispensable de faire des recommandations formelles. On lui explique que le succès de la psychanalyse en dépend: il faut qu’il fasse attention, il faut qu’il observe et communique tout ce qui lui vient à l’esprit, qu’il se garde bien de refouler une idée parce qu’elle lui parait sans importance, hors du sujet ou absurde. Il faut qu’il soit tout à fait impartial vis-à-vis de ses propres idées, car c’est précisément sa critique qui, en temps ordinaire, l’empêche de trouver l’explication d’un rêve (…)

Dès les premiers essais d’application de cette méthode, on s’aperçoit qu’il faut diriger l’attention non pas sur le rêve considéré comme un tout, mais sur les différentes parties de son contenu. Quand je demande à un malade non-exercé: “A quoi vous fait penser ce rêve?”, il ne découvre, en règle générale, rien dans le champ de sa conscience. Par contre, si je lui présente son rêve morceau par morceau, il me dit, pour chaque fragment, une série d’idées, que l’on pourrait appeler les “arrières-pensées” de cette partie du rêve. Cette première condition d’application montre que la méthode d’interprétation que je pratique s’écarte de la méthode populaire d’interprétation symbolique célèbre dans la légende et dans l’histoire et se rapproche de la méthode de déchiffrage. Elle est, comme celle-ci, une analyse “en détail” et non “en masse”; comme celle-ci elle considère le rêve dès le début comme un composé, un “conglomérat” de faits psychiques.

SIGMUND FREUD, L’interprétation des rêves”

25 Ekim 2010 Pazartesi

EMILE CIORAN «LA PASSION DE DISPARAITRE»      
Aux suiveurs de ce blog j'aimerai présenter un penseur que je fréquente assidûment, tant son verbe est élégant et son ironie salutaire. Il n'est pas aisé de faire un résumé d'une pensée qui ne soucie guère de sa cohérence. Il est vain de chercher une quelconque volonté d'ordre et d'unité. Cioran tout comme Nietzsche, est une somme d'attitudes. Si l'histoire de la subjectivité en Occident est le chronique d'une disparition annoncée qui est toujours d'actualité, sur le chemin qui va de Montaigne à Blanchot, Cioran se révèle un des esprits les plus déroutants et les plus élégants à l'instar des grands moralistes français du 16ème et du 17ème siècle. Ecrivain captif de ses humeurs, il ne cesse d'enregistrer les variations d'un « moi » vide et avide de tout en nous en révélant son néant. « Tout ce que j'ai écrit se ramène à des malaises dégradés en généralités », explique-t-il. La tendance du sujet occidentale depuis Descartes qui l'a érigé en fondement de toute certitude, est à la fois de s'affirmer comme fondement et une étrange volonté d'annihilation. S'affirmer en se supprimant. Tel est le paradoxe auquel s'attaque Cioran en s'y vautrant jusqu'au vertige. Est-il Sceptique ? Cynique ? ou Stoïque ?

Certes, on peut observer qu'il s'inscrit dans ces tendances grecques mais ne s'y fixent pas. Cioran est un nomade, un apatride, un étranger, un exilé. Toute son œuvre atteste ce statut d'un être qui n'en finit pas de se promener et de promener une lucidité dans une création devenue un non man's land pour lui. « Quand on a compris que rien n'est, on est sauvé et malheureux à jamais », écrit-il. Rares sont en effet les esprits ayant poussé leur vocation de vivre jusqu'à la sagesse du rien. Comment tenir ensemble les paradoxes extrêmes qui constituent les limites de toute pensée et de toute existence? C'est proprement insensé. A défaut d'une explication, on ne peut qu'en parler, plus exactement en témoigner. « Rien ne saurait justifier le fait de vivre. Peut-on encore, étant allé au bout de soi-même, invoquer des arguments, des causes, des effets ou des considérations morales? Certes, non: il ne reste alors pour vivre que des raisons dénuées de fondement ». Ainsi s'exprimait sur un ton typiquement pascalien, à 22 ans, le jeune Cioran, dans son premier livre écrit en roumain « Sur les cimes du désespoir ». Si l'absurde est d'un bout à l'autre présent dans les écrits de l'auteur, étrangement il ne débouche nullement sur le nihilisme. Celui-ci est à son tour passé au crible d'une lucidité peu commune pour se révéler à son tour un rien. Il perd de sa radicalité, de son superbe et contraint de se supprimer sous peine de devenir une idole. Car, dire que tout est illusoire, note Cioran, c'est encore sacrifier à l'illusion, c'est lui reconnaître un haut degré de réalité. Comment dès lors assurer la permanence du doute? « Il n'est pas de négateur qui ne soit assoiffé de quelques  catastrophiques oui ». Reste la seule attitude possible; rester spectateur désabusé et amusé de soi et des choses. Renoncer à tout jugement, rester en suspens (pratique de l'épochè), dans la position la plus malaisé. Prendre congé de soi et du monde tout en y étant. Le nihilisme se prend dans son propre piège. Sa conséquence est invivable parce que si le doute permet la vie par la distance qu'il ouvre, sa force corrosive le dissout en même temps. Certes le nihilisme ouvre vers la liberté totale mais constitue aussi son tombeau. Toutes les libertés que nous obtenons finissent par nous faire regretter nos prisons d'avant. « On ne peut respirer et gueuler, que dans un régime pourri. Mais, on s'en avise qu'après avoir contribué à sa destruction, et lorsqu'on n'a plus que la faculté de le regretter ». Cette équivoque de l'existence, Sartre la résumait à sa manière: « Nous sommes condamnés à la liberté ». C'est dans cette oscillation permanente entre le pour et le contre, entre la quête d'absolu et sa négation que s'installe Cioran.

Face à pareille antinomie l'auteur explore la vie avec une éloquence et un style inimitable pour confondre à notre plus grand bonheur la profondeur et la superficialité comme pour donner raison à Valery (un auteur qu'il a fréquenté) qui écrivait: « Ce qu'il y a de plus profond en l'homme, c’est la peau ». Dans « Les syllogismes de l'amertume », Cioran rêvait d'un monde où l'on mourrait pour une virgule. Entre la nécessité du scepticisme et celle d'une foi, entre le doute et le sens, l'auteur surmonte la contradiction en appelant à une sorte de décadence somptueuse. Il voit dans le style une possibilité de conjuguer le doute avec la grandeur; il écrit dans « Précis de décomposition »« Restent cependant les apparences. Pourquoi ne pas les hausser au niveau d'un style? ».

Son nihilisme se convertit finalement en un esthétisme. Qui vit est au bout du compte obligé de suspendre le doute de croire. Pour survivre au naufrage d'être né, le remède, si l'on veut surnager est l'élégance subtile et ironique. Malgré sa force conceptuelle, Cioran évoque un Kierkegaard sans Dieu, un Chestov sans la foi. Mais sa page est plus un lieu d'intensité que d'expression. C'est pourquoi on l'aime ou on ne l'aime pas. Car il ne cherche ni à expliquer ni tout dire mais indiquer l'inconcevable du rien au vertige, du vertige au vide en quête d'une plénitude à jamais perdue.           

LA VIE ET L’ŒUVRE DU PHILOSOPHE
Emile Cioran est né en 1911 en Roumanie d'un père prêtre orthodoxe et d'une mère incroyante. Ils sont trois enfants. Il a un frère cadet et une sœur ainée. A 17 ans, il s'inscrit à la faculté de Littérature et de Philosophie. Il fait d'intenses lectures et lit surtout les philosophes germaniques. A partir de 1932, il collabore à toute une série de revues. Il rejoint le bergsonisme dans la confrontation entre la raison et la vie optant résolument pour ce dernier. Part pour un temps en Allemagne et y assiste aux cours de Nicolaï Hartmann qu'il n'approuve pas, mais trouve en ceux de Ludwig Klages une conception des choses plus en rapport avec ses idées. Retour en Roumanie en 1936 où il occupe un poste de professeur de philosophie dans un lycée. A nouveau d'intenses lectures de Baudelaire, Proust, des moralistes français, des mystiques espagnoles, de Dostoïevski et surtout de Shakespeare qu'il admire. Obtenant une bourse de l'Institut  Français de Bucarest, il s'installe à Paris pendant l'Occupation. Il fait le choix définitif du français et n'écrira plus en roumain. Il entreprend la rédaction de son premier ouvrage en français « Précis de décomposition ».
Raymond Queneau en acceptera la première version mais Cioran vexé par la remarque d'un de ses amis roumains qui critique son français de métèque, il le réécrit plusieurs fois. L'ouvrage paraît en 1949 au tirage de 2000 exemplaires. Même s'il ne se vend pas, son livre est un succès critique. En 1950, il obtiendra le prix Rivarol avec son livre. Ami d’Eugène Ionesco et de Mircea Eliade, Cioran verra aussi souvent Adamov dans les années 50. Gabriel Marcel lui apportera aussi son soutien. Parution en 1952 des « Syllogismes de l'amertume ». Ce livre vendu à 500 exemplaires à sa parution deviendra un best-seller en 1976 quand il est republié en poche. En 1974, « Le mauvais Démiurge » est censuré en Espagne. Cet ouvrage sorti en livre de poche  en 1969 en France rencontre un certain succès. On parle de Cioran dans les médias et le journal Le Monde lui consacre une double page avec en plus un article de Gabriel Marcel. Cioran se rend en Grèce invité par le Centre culturel français d'Athènes où il donne une conférence. Parution en 1986 des « Exercices d'admiration ». L'Express lui consacre deux pages, et présente son auteur comme « le plus gai de nos maîtres à désespérer ». Cioran rencontre enfin le succès éditorial avec « Aveux et Anathèmes », en 1987. 30 000 exemplaires vendus. Ce sera son dernier recueil. Il s'éteindra à Paris en 1995, après avoir laissé derrière lui une œuvre solitaire et décapante.
AUGUSTE UNAT

24 Ekim 2010 Pazar

LE COMTE DE MONTE CRISTO
Edmond Dantès, jeune officier, revient d'un voyage à bord du Pharaon, le navire de l'armateur Morrel. Il a dû remplacer le capitaine Leclère, décédé durant le voyage, des suites d'une fièvre cérébrale. Le 24 février 1815, c'est donc lui qui ramène à bon port le Pharaon dans le port de Marseille. Dès son arrivée, il est accueilli par Morrel, l'armateur du bateau qui promet de le nommer capitaine. Dantès est au comble du bonheur, il va ainsi pouvoir aider financièrement son vieux père et épouser sa belle fiancée catalane, Mercédès. Mais ce bonheur suscite la jalousie. Il y a tout d'abord Danglars, le comptable du bateau qui brigue le poste de capitaine du Pharaon, et aussi Fernand Mondego, un pêcheur amoureux de Mercédès et délaissé par elle.
Aidés de Caderousse, Danglars et Fernand vont comploter pour se débarrasser d'Edmond Dantès. Profitant d'une escale que Dantès a faite à l'île d'Elbe pour satisfaire une des dernières volontés du capitaine Leclère, ils vont le faire passer pour un dangereux bonapartiste. Edmond Dantès est ainsi arrêté le jour de son mariage et interrogé par le substitut du procureur du roi, Gérard de Villefort.
Edmond Dantès est porteur, à son insu, d'une lettre compromettante adressée à Nortier de Villefort, le père bonapartiste de Gérard de Villefort. S'en apercevant et quoique convaincu de l'innocence de Dantès, le procureur du roi envoie Dantès directement au Château d'If, comme prisonnier d'état. Villefort réussit ainsi à éviter la compromission que lui faisait courir le courrier bonapartiste adressé à son père et par la même occasion, il parvient, grâce à cette action spectaculaire, à être promu.
Dantès est désespéré par cette captivité dans les cachots du Château d'If, il songe même au suicide. Il aura la chance de faire la connaissance de l'abbé Faria, un autre prisonnier qui voulant s'évader a creusé un tunnel. En fait de liberté, le tunnel débouche dans la cellule de Dantès. L'abbé Faria, érudit et plein de sagesse va se prendre de sympathie pour Dantès et entreprendre son éducation intellectuelle et spirituelle. Le prêtre lui dévoile aussi, par déduction, le complot qui a amené à sa perte et auquel ont participé Danglars, Villefort et Caderousse. Il va également lui révéler son secret. Il est l'héritier d'un immense trésor, le trésor des Borgia, enterré dans l'Ile de Monte Cristo. Les deux prisonniers décident de préparer ensemble leur évasion. Mais le vieux prêtre meurt. il a juste eu le temps, avant de mourrir, de léguer son trésor à Dantès. Ce dernier prend la place du prêtre dans le linceul qui est jeté à la mer et parvient ainsi à s'enfuir.

Retrouvant la liberté après quatorze ans de captivité, et devenu richissime grâce au trésor que lui a légué l'abbé Faria, Dantès revient à Marseille, il y apprend que son père est mort de faim, et que Mercédes, sa fiancée, le croyant mort, a épousé Fernand Mondego, le pêcheur épris d'elle, et qui est devenu comte de Morcerf.

Dantès mène une enquête discrète, et vérifie tous les faits qu'avait deviné l'abbé Faria dans leur geôle. Se faisant passer, auprès de Caderousse, l'un des moins impliqués des comploteurs, pour un abbé italien qui aurait assisté aux derniers moments de Dantès, Il retrouve ainsi la trace de ses ennemis et découvre leurs points faibles. Il aide ensuite financièrement Caderousse, qui malgré ce forfait a sombré dans la misère, et sauve de la ruine, sans dévoiler sa véritable identité, l'armateur Morrel, son seul ami. Puis il se rend en Orient. Il devient ainsi l'allié de contrebandiers italiens qui l'aideront à réaliser sa vengeance.

JEAN MARAIS dans le rôle de COMTE DE MONTE-CRISTO
En 1838, Dantès est en Italie et a pris le nom de Comte de Monte-Cristo. Il parvient à prendre la défense et à sauver le jeune vicomte de Morcef, le fils de Mercédes et de Fernand. Il réussit ainsi à s'introduire dans la société parisienne et se rapproche de ses ennemis. Il retrouve Danglars, qui s'est enrichi dans l'intendance de guerre et qui est devenu baron et banquier, Villefort, le procureur du roi, et Fernand, le comte de Morcef qui a épousé Mercédès, l'ancienne fiancée de Dantès. Chacun d'eux à des crimes sur la conscience et Monte-Cristo, va peu à peu réussir les acculer à la ruine et à leur faire avouer leurs forfaits.

Fernand,l'ancien pêcheur n'est parvenu à s'enrichir et à obtenir son titre de noblesse, qu'en trahissant son protecteur, le pacha de Janina, et en livrant son château aux Turcs en échange d'argent. Monte-Cristo qui a retrouvé Haydée, la fille du pacha et qui est parvenu à la sortir de l'esclavage où elle était tombée, parvient à la faire témoigner à la Chambre des pairs. Ne pouvant supporter son humiliation, Morcef se suicide. Suite à la mort de son mari, Mercedès, l'ancienne fiancée de Monte Cristo, s'exile.

Puis Monte-Cristo décide de se venger du banquier Danglars. Grâce à sa fortune, il va parvenir à le ruiner. Il s'arrange ensuite pour que la fille de Danglars épouse, Benedetto, un faux prince italien. La mariée, découvrira le jour de son mariage que Benedetto n 'est en fait qu'un forçat.
Puis vient le tour de Villefort. Poussée par Monte-Cristo, sa femme empoisonne des membres de sa famille pour faire hériter son fils Edouard. Découverte, elle s'empoisonne à son tour avec son fils. Villefort, lui, devient fou.

Monte-Cristo empêche cependant Valentine de Villefort de s'empoisonner, car elle est aimée de Maximilien Morrel, le fils de l'armateur, son ami. Il parvient ensuite à les réunir.
Une fois sa vengeance accomplie, Monte-Cristo repart en Orient en compagnie de la femme qu'il aime, Haydée, autrefois son esclave.

ALEXANDRE DUMAS

23 Ekim 2010 Cumartesi

CAMILLE CLAUDEL (1864-1943)
Fille d'un conservateur des hypothèques, Camille Claudel naît le 8 décembre 1864 à Fères-en-Tardenois, petite cité de l'Aisne. Elle passe son enfance à Villeneuve-sur-Fère, habitant le presbytère que son grand-père, le docteur Athanase Cerveaux, avait acquis. Aînée de quatre ans de Paul Claudel, elle impose à celui-ci, ainsi qu'à leur soeur Louise, sa forte personnalité. D'après Paul, ayant annoncé son désir d'être sculpteur, elle prévoyait aussi que Paul serait écrivain et Louise musicienne.

Très tôt convaincue de sa vocation de sculpteur, elle obtient, en 1881, d'aller à Paris faire ses études. Elle entre alors à l'Académie Colarossi et y a pour maître d'abord Alfred Boucher puis Auguste Rodin. C'est de cette époque que datent les premières oeuvres qui nous sont connues: La Vieille Hélène ou Paul à treize ans. Rodin, impressionné par la solidité de son travail, la fait entrer comme praticienne à son atelier de la rue de l'Université en 1885 et c'est ainsi qu'elle collabora à l'exécution des Portes de l'Enfer et au monument des Bourgeois de Calais.
AUGUSTE RODIN

Ayant quitté sa famille pour l'amour de Rodin, elle travaille plusieurs années au service du maître et aux dépens de sa propre création. Parfois les créations de l'un et de l'autre sont si proches qu'on ne sait qui du maître ou de l'élève a inspiré l'un ou copié l'autre. De plus, Camille Claudel se heurte très vite à deux difficultés majeures: d'une part, Rodin ne peut se résoudre à quitter Rose Beuret, sa compagne dévouée des débuts difficiles et d'autre part, certains affirment que ses oeuvres sont exécutées par le maître lui-même
Elle tente de s'éloigner et l'on perçoit bien cette tentative d'autonomie (1890-94), tant dans le choix des thèmes que dans le traitement, avec des oeuvres comme La Valse ou La Petite Châtelaine. Cette mise à distance va jusqu'à la rupture définitive en 1898.

Blessée et désorientée, Camille Claudel voue alors à Rodin un amour-haine qui la mènera à la paranoïa et l'enfermement psychiatrique. La rupture est narrativisée dans l'oeuvre à juste titre célèbre qu'est l'Age mûr.

Elle s'installe alors 19 quai Bourbon et poursuit sa quête artistique dans une grande solitude malgré l'appui de critiques comme Octave Mirbeau, Mathias Morhardt, Louis Vauxcelles ou du fondeur Eugène Blot. Celui-ci organise deux grandes expositions, espérant la reconnaissance donc un bénéfice moral et financier pour Camille Claudel. La critique est élogieuse mais Camille Claudel est déjà trop malade pour en être réconfortée.

L'ABANDON
Après 1905, les périodes paranoïaques de Camille Claudel se multiplient et s'accentuent. Selon elle, Rodin retient ses sculptures pour les mouler et se les faire attribuer, l'inspecteur des Beaux-Arts est à la solde du maître, des inconnus veulent pénétrer chez elle pour lui dérober ses oeuvres. Elle vit alors dans une grande détresse physique et morale, ne se nourrissant plus et se méfiant de tous.
Son père, son soutien de toujours, meurt le 3 mars 1913 et elle est internée le 10 mars à Ville-Evrard puis transférée , à cause de la guerre, à Villeneuve-lès-Avignon où elle meurt trente ans plus tard, le 19 octobre 1943.
LA VALSE

DANAE
(Ne voir que nuque offerte rivière de cheveux, dos baigné de lumière, hanches abandonnées, ne voir que chair vivante amoureuse ne voir que marbre blancillusion parfaite)
                                    
PAUL CLAUDEL (1868 - 1955)

Il est né à Villeneuve-sur-Fère (Aisne), le 6 août 1868. Ayant passé les premières années de sa vie en Champagne, Paul Claudel fut d’abord à l’école chez les sœurs, puis au lycée de Bar-le-Duc, avant d’entrer au lycée Louis-le-Grand en 1882, date à laquelle ses parents s’établirent à Paris.

A quinze ans il écrivait son premier essai dramatique: L’Endormie, puis, dans les années 90, ses premiers drames symbolistes Tête d’Or, La Ville. Mais c’est l’année 1886 qui allait se révéler décisive pour le jeune Claudel, par sa rencontre avec la foi en Dieu, lors d’une fulgurante conversion, la nuit de Noël à Notre-Dame.

Parallèlement à ses activités d’écrivain, Paul Claudel devait mener pendant près de quarante ans une carrière de diplomate. Reçu en 1890 au petit concours des Affaires étrangères, il fut nommé en 1893 consul suppléant à New York, puis gérant du consulat de Boston en 1894. De la Chine (1895-1909) à Copenhague (1920), en passant par Prague, Francfort, Hambourg (où il se trouvait au moment de la déclaration de guerre) et Rio de Janeiro, ses fonctions le conduisirent à parcourir le monde. C’est au titre d’ambassadeur de France qu’il séjourna à Tokyo (1922-1928), Washington (1928-1933), et enfin à Bruxelles, où il devait achever sa carrière en 1936.

Son œuvre est empreinte d’un lyrisme puissant où s’exprime son christianisme. C’est à la Bible qu’il emprunte sa matière préférée: le verset dont il use autant dans sa poésie Cinq grandes Odes, ses traités philosophico-poétiques Connaissance de l’Est, Art poétique que dans son théâtre Partage du Midi. Œuvres de maturité, la trilogie dramatique: L’Otage — Le Pain dur — Le Père humilié, puis L’Annonce faite à Marie, et enfin Le Soulier de satin, son œuvre capitale, devaient lui apporter une gloire méritée.
Le Soulier de satin, pièce épique et lyrique à la fois, où convergent tous les thèmes claudéliens, et d’une longueur inhabituelle pour la scène, fut représentée à la Comédie française pendant l’Occupation. Mais nul n’en tint rigueur à Claudel, pas plus que de son Ode au maréchal Pétain, car là aussi sa conversion fut rapide.

Il avait très amèrement ressenti son échec devant Claude Farrère, en 1935, qui apparut à beaucoup comme un scandale. Il devait être, onze ans plus tard, élu à l’Académie française, sans concurrent, le 4 avril 1946, à presque quatre-vingts ans, « l’âge de la puberté académique » comme il se plaisait à dire, par 24 voix au fauteuil de Louis Gillet. Il n’avait effectué aucune des visites rituelles, pas plus qu’il n’avait fait acte de candidature. On lui doit un mot resté célèbre, la première fois qu’il participa à un vote académique: "Mais c’est très amusant, ces élections: on devrait en faire plus souvent!".

François Mauriac, qui le reçut le 13 mars 1947, a consacré à Claudel académicien plusieurs pages de son Bloc-notes: « Et qui dira le splendide isolement de Claudel ? Booz dont le socle est fait de gerbes accumulées, avec Dieu à portée de sa voix, mais aucune rose à ses pieds, seulement ces grains de sable que nous sommes.... » Il est mort le 23 février 1955.

22 Ekim 2010 Cuma

LES CESAR DU CINEMA FRANÇAIS

En 1975, Georges Cravenne créa l'Académie des arts et techniques du cinéma qui eut dès le départ vocation de récompenser les réalisations les plus remarquables du cinéma, afin d'avoir un équivalent français aux Oscars américains. Ainsi le 3 avril 1976 eurent lieu les premiers César du cinéma français sous la présidence de Jean Gabin. Le nom de la manifestation vient de l'illustre artiste contemporain qui réalisa le trophée César.

Dans les années 50, avaient existé les Victoires du Cinéma français décernées chaque années en juin. Mais cette récompense n'a pas rencontré d'engouement populaire et disparu avant 1960.

Les César récompensent les meilleurs films, acteurs et réalisateurs du cinéma français de l'année alors que les Gérard du cinéma récompensent les pires. À l'origine, 13 César étaient distribués, aujourd'hui 19 avec l'apparition des meilleurs espoirs notamment, mais les César récompensant la meilleure affiche et le meilleur producteur ont quant à eux disparu.

Le nom de cette récompense vient du sculpteur César Baldaccini, à l'origine de l'objet remis aux vainqueurs dans chaque catégorie.

La remise des César se fait au Théâtre du Châtelet à Paris au mois de février.

Le seul film à avoir reçu les cinq Césars dits « majeurs » (à savoir meilleur film, réalisateur, scénario, acteur et actrice) est "Le Dernier Métro" de François Truffaut en 1981.

LES FILMS LES PLUS PRIMES DEPUIS 1976►
  • "Le dernier métro" de François Truffaut
  • "Cyrano de Bergérac" de Jean-Paul Rappenau
  • "Un prophète" de Jacques Audiard
  • "De battre mon cœur s’est arrêté" de Jacques Audiard
  • "Providence" d’Alain Resnais
  • "Au revoir les enfants" de Louis Malle
  • "Tous les matins du monde" d’Alain Corneau
  • "On connait la chanson" d’Alain Resnais
  • "Le pianiste" de Roman Polanski
  • "Séraphine" de Martin Provost
  • "Thérèse" d’Alain Cavalier
  • "Tchao" de Pantin
  • "Camille Claudel" de Bruno Nuytten
  • "Trop belle pour toi" de Bertrand Blier
  • "Indochine" de Régis Wargnier
  • "Smoking – no smoking" d’Alain Resnais
  • "La reine Margot" de Patrice Chéreau
  • "Microcosmos" de Claude Nuridsany
  • "Un long dimanche de fiançailles" de Jean-Pierre Jeunet
  • "Lady Chatterlay" de Pascal Ferran
  • "La Môme" d’Olivier Dahan
JEAN GABIN
Jean Gabin est né à Paris en 1904, il grandit boulevard Rochechouart entouré de ses six frères et sœurs. Sa mère, Hélène Denis est chanteuse dans les cafés-concerts. Son père Joseph tient un café et fait parfois le comédien d’opérettes. Il grandit à la campagne, élevé par sa sœur aînée Madeleine. A 15 ans sa mère décède, il abandonne l’école et enchaîne les petits boulots. Il n’a qu’un rêve devenir conducteur de locomotive (qu’il réalisera plus tard dans la fiction, avec son interprétation de Lantier dans "La Bête Humaine").

En 1922, à l’âge de 18 ans, il fait ses premiers pas au théâtre en tant que figurant dans les spectacles des Folies-Bergères. Après une année dans la marine pour son service militaire il épouse en 1927 Gaby Basset. 1930 marque ses débuts dans le monde du cinéma dans Chacun Sa Chance un des premiers films français parlant. En 1930, il épouse en seconde noce Jeanne Mauchain.
1936 est l’année de sa révélation, il est propulsé au rang de star par l’enthousiasme du public pour ses interprétations dans "La Belle Equipe", "Les Bas-fonds", et "Pépé Le Moko". Commence alors sa longue carrière, où il enchaîne plus de 90 rôles. En 1938 il joue Lantier dans "La Bête Humaine" de Jean Renoir, la même année il joue dans "Quai Des Brumes". Lors de ce tournage il rencontre Michèle Morgan, avec qui il aura une liaison de deux ans. C’est d’ailleurs dans ce film qu’il énonce la phrase désormais mythique « T’as de beau yeux tu sais ».
En 1939, alors qu’il est mobilisé comme soldat, il obtient une autorisation afin d’achever le tournage de Remorques aux côtés de Michel Morgan. En 1940, fuyant l’occupation allemande il s’embarque pour Hollywood où il rencontre Marlène Dietrich et retrouve la clic des artistes français en exil : Jean Renoir, Julien Duvivier, Jean-Pierre Aumont etc….

En 1943 il s’engage dans les forces françaises libres, et finit la guerre comme chef de chars dans la 2ème D.B. Six ans plus tard, il se marie avec Christiane Fournier, avec qui il a 3 enfants.
En 1953 il est à son apothéose avec "Touchez Pas Au Grisbi" de Jacques Becker, "L'Air De Paris", "French Cancan" de Jean Renoir. Trois ans plus tard, il joue dans "La Traversée De Paris". Ce film est le premier en France exposant l'existence du marché noir pendant la guerre, il rompt avec la tradition d'alors et expose cette période sans manichéisme: en temps de guerre seule la survie compte. En 1960 il reçoit la légion d’honneur. Trois ans plus tard, il fonde avec Fernandel la société de production Gafer pour "L'âge Ingrat". Trois en plus tard, dans "Du Rififi A Paname", il interprète son rôle phare: le truand au grand coeur. En 1969, il se dispute la vedette avec Alain Delon dans "Le Clan Des Siciliens" de Henry Verneuil.
 
En 1976, il décède d’une congestion pulmonaire et d’un arrêt du cœur à Neuilly. Il est incinéré, ses cendres sont jetées en pleine mer au large de Brest.
GEORGES CRAVENNE
Fondateur de l'Académie des arts et techniques du cinéma, Georges Cravenne est le génial inventeur "des Césars", cérémonie qui récompense chaque année les meilleurs films et artistes du cinéma français. Le jeune homme fait des débuts timides au cinéma en tant que clapman sur un film de Fernandel. Dès lors, il ne quittera plus jamais l'univers du septième art. En tant que journaliste, Georges Cravenne écrit pour Ciné-Magazine dont le rédacteur en chef n'est autre que Marcel Carné. Ensuite, il crée la rubrique cinéma pour le journal Paris-Soir. Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il se voit inquiété à plusieurs reprises par la Gestapo. Lorsque les conflits s'achèvent, le journaliste se tourne vers les relations publiques. Il est notamment à l'origine de la réouverture du Lido en 1947. Attaché de presse des plus grands parmi lesquels Renoir, Clouzot, Montand et Bardot, on doit à Georges Cravenne des succès du cinéma comme 'La Grande Vadrouille' de Gérard Oury ou 'Le Parrain' de Francis F. Coppola. Très mondain, il est intime avec toutes les vedettes et se fait une spécialité des grandes soirées de lancement de film. Fier de son succès dans la création de la cérémonie des Césars en 1976, Cravenne est également à l'origine de l'idée des récompenses suivantes: "les 7 d'or" et "les Molières". En 2000, il reçoit un César d'honneur pour sa contribution au rayonnement du cinéma français à travers le monde. Mort en 2008 à l'âge de 94 ans, Georges Cravenne est ovationné lors de la 34e cérémonie des Césars.

CÉSAR BALDACCINI

Le sculpteur français César Baldaccini, dit César, naît le 1er janvier 1921 à Marseille, dans le quartier de la Belle-de-Mai. Il est le fils d’Omer et Leila Baldaccini, Italiens d’origine toscane, propriétaires d’un modeste commerce de vins. César décède le 6 décembre 1998 à Paris. En 1935, César Baldaccini entre à l'Ecole des beaux-arts de Marseille puis accède en 1943 à l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris. En 1952, il fait ses premiers essais de soudures et ses premières sculptures en ferraille, tout cela dans le sud de la France, en Provence. En 1954, il obtient le prix Collabo pour sa sculpture intitulée 'Le Poisson'. Deux années passent et il participe à la Biennale de Venise. En 1959, il réalise ses premières plaques et dès 1961, participe à plusieurs expositions à New York. Son travail est désormais consacré à la compression dirigée. César présente au Salon de mai 1967 'La Grande Expansion orange' et débute son exploitation du cristal en fusion. Son travail est alors reconnu dans le monde entier et il ne cesse d'exposer ses oeuvres. Une autre fonction est attribuée à ce sculpteur: l'enseignement. En effet, en 1970, il est nommé professeur et chef d'atelier à l'Ecole nationale des beaux-arts. En 1983, il entreprend la réalisation du 'Centaure' en hommage à Picasso. Une oeuvre de 4, 70 m de hauteur qui est achevée en 1985. César reçoit le 27 juillet 1988 le prix Rodin. Il met en place à l'occasion des Jeux-Olympiques de Séoule "une pouce en bronze de 6 mètres de haut. Son nom restera gravé dans les mémoires, car il est aussi le créateur du trophée César qui récompense le monde du cinéma français.

AUTEURS et LEURS OEUVRES

  • Louis Aragon (20ème siècle)
  • Samuel Beckett - "En Attendant Godot" (20ème siècle - Théâtre)
  • Eugène Ionesco - "La Cantatrice Chauve", "Rhinocéros" (20ème siècle - Théâtre)
  • Aimé Césaire - "Cahier du Retour au Pays Natal" (20ème siècle)
  • Jacques Prévert - "Paroles" (20ème siècle)
  • Marguerite Yourcenar - "Alexis ou Le traité du Vain Combat" (20ème siècle)
  • André Breton - "Nadja" (20ème siècle)
  • Jean Cocteau - "Les Enfants Terribles" (20ème siècle)
  • Jean-Paul Sartre - "Huis Clos", "Les Mouches", "La Nausée", "Le Mur" (20ème siècle)
  • Albert Camus - "L'Etranger", "La Peste" (20ème siècle)
  • Colette - "Les Séries de "Claudine" (20ème siècle)
  • Guillaume Apollinaire - "Calligrammes" (20ème siècle - Poésie)
  • André Gide - "Les Nourritures Terrestres", "La Symphonie Pastorale", "Les Caves du Vatican", "Les Faux Monnayeurs" (20ème siècle)
  • Paul Verlaine - "Romances Sans Paroles" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Arthur Rimbaud - "Le Dormeur du Val" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Mallarmé - "Poésies" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Charles Baudelaire - "Les Fleurs du Mal", "L'Etranger" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Emile Zola - "Germinal", "L'Assommoir", "Thérèse Raquin", La Bête humaine" (19ème siècle, Naturalisme)
  • Guy de Maupassant - "Papa de Simon", "L'Auberge", "Aux Champs", "La Ficelle", "Pierrot", "Toine", "La Bête du Maitre Belhomme", "La Parrure", "La Dot", "La Rempailleuse" (19ème siècle - Réalisme)
  • Alexandre Dumas - "Les Trois Mousquetaires", "Le Comte de Monte Cristo", "La Reine Margot" (19ème siècle)
  • George Sand - "La Petite Fadette", "La Mare au Diable" (19ème siècle)
  • Gustave Flaubert - "Madame Bovary", "Salammbô", "L'Education Sentimentale" (19ème siècle - Réalisme)
  • Honoré de Balzac - "Le Père Goriot", "Eugénie Grandet", La Peau de Chagrin", "Le Colonel Chabert", "Le Lys dans La Vallée", "Illusions Perdues", "Le médecin de Campagne", "Les Chouans" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Stendhal - "Le Rouge et Le Noir", "La Chartreuse de Parme", "Vie de Rossini" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Victor Hugo - "Notre Dame de Paris", "Les Misérables", "Le Dernier Jour d'Un Condamné", "Les Orientales", "Hernani", "Cromwell", "William Shakespeare" (19ème siècle - Romantisme)
  • Gérard de Nerval - "Odelettes" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Vigny - "La mort du Loup" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Musset - "Les Caprices de Marianne" (19ème siècle - Romantisme, théâtre)
  • Alphonse de Lamartine - "Méditations Poétiques" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Bernardin de Saint-Pierre - "Paul et Virginie" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Madame de Staël - "Colline et Delphine", "De l’Allemagne" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Senancour - "Oberman" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Benjamin Constant - "Adolphe" (19ème siècle - Préromantisme)
  • François René de Chateaubriand - "Mémoires d'Outre-Tombe", "René" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Le Sage - "Gil Blas de Sentillane" (18ème siècle)
  • Marquis de Sade - "Justine ou Les Malheurs de la vertu", "Les 120 jours de Sodome" (18ème siècle)
  • Choderlos de Laclos - "Les Liaisons Dangereuses" (18ème siècle - Roman Epistolaire)
  • Jean-Jacques Rouseau - "Emile ou de L'Education", "Les Confessions", "Julie ou La Nouvelle Héloïse" (18ème siècle)
  • Voltaire - "Candide", "Zadig", "Micromégas" (18ème siècle)
  • Diderot - "Le Neveu de Rameau" (18ème siècle)
  • Beaumarchais - "Le Barbier de Séville", "Le Mariage de Figaro" (18ème siècle - Théâtre)
  • Marivaux - "Le Jeu de L'Amour et du Hasard" (18ème siècle - Théâtre)
  • Montesquieu - "L'Esprit des Lois", "Les Lettres Persanes" (18ème siècle)
  • Jean Racine - "Andromaque", "Bérénice", "Britannicus", "Phèdre", "Iphigénie" (17ème siècle - Tragédie)
  • Pierre de Corneille - "Le Cid" (17ème siècle - Tragédie)
  • Molière - "L'Avare", "Le Bourgeois Gentilhomme", "Les Précieuses Ridicules", "Dom Juan", "Le Malade Imaginaire", "Tartuffe", "L'Ecole des Femmes", "Amphitryon", "Les Fourberies de Scapin", "Les Femmes Savantes" (17ème siècle - Comédie)
  • Madame de la Fayette - "La Princesse de Clèves" (17ème siècle)
  • Jean de La Fontaine - "Les Fables" (17ème siècle)
  • Joachim du Bellay - "Regrets" (16ème siècle)
  • Pierre de Ronsard - "Sonnets pour Hélène", "Sonnets pour Marie", "Sonnets pour Cassandre" (16ème siècle)
  • Michel de Montaigne - "Les Essais" (16ème siècle)
  • Thomas More - "L'Utopie" (16ème siècle)
  • Erasmes de Rottherdam - "L'Eloge de la Folie", "Les Antibarbares" (16ème siècle)
  • François Rabelais - "Gargantua" , "Pantagruel" (16ème siècle)