Hakkımda

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Şişli / İstanbul, (0533 2490843) vildan_ornadis@hotmail.com, Türkiye
Chers abonnés et visiteurs du blog;Tout au long de ma vie scolaire,j’ai reçu un enseignement français.Après avoir terminé le collège français “Sainte-Pulchèrie” j’ai continué à ma vie lycéenne au “Lycée Français Saint-Michel”.J’ai reçu mon diplôme de fin d’études secondaires 3 ans plus tard. À la suite du lycée,j’ai étudié la philologie et la littérature française à “L’Université d’Istanbul, dans “La Faculté des Lettres”;simultanément j’ai étudié la formation pédagogique à L’Université d’Istanbul,dans“La Faculté d’Éducation”(“Formation à L’Enseignement”).Après 4 ans d’études de double licence je suis diplômée en tant que philologue,aussi professeur de français.Toutes les formations que j’ai acquises m’ont perfectionnée dans les domaines tels que la langue, la littérature et la culture française ainsi que la formation pédagogique. Depuis 11 ans, je partage mes connaissances avec ceux qui veulent apprendre la langue,la culture et la civilisation française. J’enseigne les gens de tout âge et de tout niveau depuis les élèves des écoles françaises,jusqu’aux étudiants de diverses universités sans oublier les hommes ou femmes d’affaires ni les amateurs de la francophonie

Présentation

Sevgili Blog Takipçileri;
Tüm eğitim hayatımı fransızca gördüm. İstanbul'da bulunan‘’Özel Sainte-Pulchérie Fransız Kız Ortaokulu’’nu bitirdikten sonra liseyi İstanbul'da bulunan ''Özel Saint-Michel Fransız Lisesi’’nde okudum. Ardından ‘’İstanbul Üniversitesi Edebiyat Fakültesi Batı Dilleri ve Edebiyatları Bölümü‘’ içinde yer alan ‘’Fransız Dili ve Edebiyatı Anabilim Dalı’’nda dört yıllık lisans eğitimimi tamamladım.Bu süre içerisinde ‘’İstanbul Üniversitesi Eğitim Fakültesinde Pedagojik Formasyon’’ alanında eğitim görüp çift anadal diploması aldım. Böylece hem filolog (Dilbilimci) hem de öğretmen olarak mezun oldum. Aldığım bütün bu eğitimler bana hem Fransız Dili, hem Fransız Edebiyatı hem de Pedagoji alanlarında büyük bir yetkinlik sağladı. Onbir yıldır teorik olarak edindiğim tüm bilgileri, pratikte bu dili ve kültürü öğrenmek isteyen her yaştan her gruptan kişilere aktarıyorum. İstanbulda bulunan fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler başta olmak üzere üniversite öğrencileri, iş adamları, fransız kültürüne meraklı olup kendini geliştirmek isteyen her yaştan her meslek grubundan kişiler meslek hayatım süresince öğrencim olmuştur ve olmaya devam edecektir.

EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR ►

MES DOMAINES D'ENSEIGNEMENT-EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR

Grammaire – Littérature – Biologie ( Pour les élèves des écoles françaises - Fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler için )

Préparation au concours organisé par L'Université de Galatasaray - Galatasaray Üniversitesi iç sınavına hazırlık

Préparation au concours de langue étrangère - YDS (Üniversite Yabancı Dil sınavı) ye hazırlık

Toutes sortes de conseils d'orientation scolaire en France (licence, master) - Fransa’da yüksek öğrenim (lisans , yüksek lisans) görmek isteyen öğrencilere, üniversite seçimlerinden motivasyon mektubu yazımına kadar her türlü alanda eğitim danışmanlığı

Etudes spéciales (privées ou en groupe) pour les adultes -Yetişkinler için kişiye özel birebir ve grup çalışmaları

Cours de la langue Turque (grammaire - conversation) pour les étrangers - Yabancılara türkçe (dil bilgisi ve konuşma) dersleri

BLOGU BİRLİKTE GELİŞTİRELİM (Développons ensemble le contenu du blog)

Le contenu du blog est bilingue. Le blog sera développé grâce à la contribution des abonnés. On présentera les oeuvres des écrivains français, on partagera des résumés ainsi que des analyses et des commentaires sur le blog. Pour mieux concevoir la littérature contemporaine, on va traiter les nouveaux auteurs et courants, on va discuter sur les extraits de leurs oeuvres pour autant la littérature classique et antique. On va honorer les célèbres auteurs classiques en parlant de leurs oeuvres et des courants qu'ils ont initiés à la très chère littérature française. Parfois, on parlera d'une époque soit artistique, soit historique; ou bien on va donner des informations générales ou spécifiques sur la France, la culture française etc...
Pour tout cela il est nécessaire que nos abonnés soient en contact et en collaboration avec nous.

İçerik hem türkçe hem fransızcadır. Siz takipçilerin katkılarıyla gelişecektir blog yazıları. Fransız yazarların eserlerinin tanıtımı kimilerinin özetleri, farklı dönemlerden yazarlar ve eserleri hakkında analiz ve yorumlarla çeşitlendireceğiz blogumuzu. Klasik edebiyata olduğu kadar çağdaş metinlere de önem vereceğiz yeni yazarları işleyeceğiz eserlerinden alıntılar yapacağız. Kimi zaman bir dönemi ele alacağız, bazen de Fransa ile ilgili genel bilgiler, tanıtımlar yapacağız. Katkılarınızı bekliyoruz...

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Böylece,bir gün üyesi olmayı hedeflediğimiz Avrupa Birliğine katıldığımız zaman farklı kültürlere uyum sağlamakta zorluk çekmeyeceğiz.

9 Ekim 2010 Cumartesi

MOLIÈRE (1622 - 1673)
Jean-Baptiste Poquelin est le plus grand poète comique français né et mort à Paris. Baptisé à Saint-Eustache le 15 janvier 1622, fils et petit-fils de tapissier, l’enfant grandit dans la boutique de son père, rue Saint-Honoré, au coeur de Paris, près des Halles et du Pont-Neuf. Il avait dix ans lorsqu’il perdit sa mère, Marie Cressé. Le jeune Jean-Baptiste fit ses humanités chez les jésuites, au collège de Clermont, puis devient le disciple du philosophe Gassendi. Son père, qui avait été nommé valet de chambre et tapissier du roi, destinait son fils à sa survivance dans cette charge mais le jeune homme voulait être comédien.

Madeleine Béjart dans le rôle
de Magdelon
(Les Précieuses ridicules)

À vingt ans, il débutait au tripot de la Perle du cul-de-sac Thorigny; puis amoureux d’une belle comédienne, Madeleine Béjart, une maitresse femme qui devint bientôt sa maitresse, il signa avec elle un acte d’association (1643) et fonda l’Illustre-Théâtre où, sous le nom de Molière, il joua la tragédie et la farce au jeu de paume du Métayer, puis à la croix-Noire. Mais l’Illustre-Théâtre ne réussit pas à merveille et Molière fut emprisonné pour dettes au Châtelet. Alors, il quitte Paris (1646) et pendant quatorze ans, parcourt les provinces avec sa troupe de comédiens. En 1653, la troupe entre au service du Prince de Conti. En 1655, Molière fait représenter à Lyon sa première grande pièce, "l’Etourdi". Jusque-là, il avait écrit une dizaine de farces dont nous connaissons seulement "le médecin Volant" et "la jalousie du Barbouillé". Puis il donne le "Dépit Amoureux à Breziers" (1656). On parle de lui à Paris. Le frère du roi n’a pas encore ses comédies à lui. On convient que Molière et sa troupe lui appartiendrait. Le 24 octobre 1658 il joue devant Leurs Majestés. Après cette représentation, par ordre du roi la troupe de frère de roi est établie au Petit-Bourbon. Molière donne sur ce théâtre "les Précieuses Ridicules" (1659), "Sganarelle ou le Cav imaginaire" (1660). Après, Molière inaugure le théâtre du Palais-Royal avec Don Garcie de Navarre ou le Prince Jaloux (1661). La même année, il fait représenter "l’école des Maris" et "Les Fâcheux". L’année suivante, il se marie avec Armande Béjart, la fille de Madeleine Béjart. Molière fait représenter “L’école des Femmes” (1662). La critique de l’Ecole des Femmes (1663), l’impromptu de Versailles, "le Mariage Forcé" (1664) et "la Princesse d’Elide". C’est au cours de ces fêtes que les trois premiers actes de "Tartuffe" sont représentées mais les dévots font interdire la représentation sur le théâtre Palais-Royal. Mais le roi protège Molière et sa troupe devient troupe du roi (1665). Molière n’est pas heureux parce qu’il est malade mais il continue à travailler. Et c’est une suite d’oeuvres et de chef-d’oeuvres: "Don Juan", "Le Médecin Malgré Lui", "La Misantrophe", "La Pastorale Comique", "Le Sicilien", "Amphytrion", "L’Avare", "Le Tartuffe", "Les amants Magnifiques", "Le Bourgeois Gentilhomme", "Les Fourberies de Scapin", "La Comtesse d’Escarbagnas", "Les Femmes Savantes", "Le Malade Imaginaire".


Le 17 février 1673, jour de la quatrième représentation du Malade Imaginaire, Molière, très malade, avait voulu jouer quand-même. Il continua de jouer jusqu’à la fin mais quand le rideau fut baissé, il fut pris d’un froid subit et transporté chez lui (rue Richelieu), il mourut quelques heures après. Il fut enterré sans pompe et sans bruit au cimetière Saint-Joseph.

                                   
       
LES FEMMES SAVANTES
“Les Femmes Savantes” est un des comédies célèbres de Molière. Elle est formée de cinq actes en vers. La pièce attaque contre la préciosité raillée dans le “Précieuses Ridicules” (1659) et la forme nouvelle qu’elle avait prise: le goût de la philosophie et des sciences. L’idéal de Molière, c’est Henriette, jeune fille intelligente mais qui s’intéressera plus à son mari et à son ménage qu’à la grammaire et à Descartes. Émile Faguet, en lisant cette pièce, a dit que “Henriette est la fille de Molière encore plus que celle de Chrysale”.

La mise en scène des “Femmes Savantes” était en 1612. A la première création de la pièce, Molière jouait le rôle de Chrysale. Celui de Philaminte était tenu par Hubert, Armande Béjart, la femme de Molière avait le rôle d’Armande; Mlle de Brie celui d’Henriette. Baron faisait Ariste; La Grange: Clitandre, Thorillière: Trissotin; Du Croisy: Vadius; le rôle de Bélise avait été confié à Mlle Villaubrun.



Trissotin► C’est un homme qui se croit savant. Il est aimé par les femmes savantes de la maison parce qu’il dit tout le temps des poèmes. Il méprise les gens. Il n’aime pas Clitandre. En vérité, c’est un menteur. Il veut épouser Henriette pour avoir le dot et pour être riche.
Ariste► C’est le frère de Chrysale. C’est un homme courageux. Il n’aime pas Trissotin. Il ne veut pas qu’il épouse Henriette. C’est lui qui démasque sa cupidité. Il est intelligent et rusé.
Vadius► Il est l’ami de Trissotin. Il est savant. Il est intelligent. Il sait le grec. Les femmes savantes l’adorent. Il parle toujours en utilisant des mots des grands auteurs. Il ne peut s’exprimer sans mythologie.
Martine► C’est la servante de cuisine. C’est une femme intelligente et courageuse qui dit sans hésiter ce qu’elle pense. Elle est envoyée de la maison parce qu’elle a fait une faute de grammaire. Elle n’aime pas la science. Elle a des idées fixes. Elle dit que le chef de la maison est l’homme et la femme ne doit pas parler devant lui.

LE RÉSUMÉ►

Acte I ►
Armande, entichée de "philosophie", reproche à Henriette, sa jeune soeur, de vouloir se marier et surtout d'épouser Clitandre, qui lui a naguère fait la cour en vain. Henriette confirme ses intentions. Clitandre survient pour dire son fait à Armande : il s'efforcera, en dépit d'Armande, d'obtenir la main d'Henriette, et il essaye d'avoir l'appui de Bélise, tante d'Henriette.
Acte II►
Ariste, oncle des deux jeunes filles, a assuré Clitandre de son soutien, et il convainc Chrysale, père d'Henriette, d'accepter le jeune homme pour gendre. Mais encore faut-il le consentement de Philaminte, épouse de Chrysale. Ce sera plus difficile, car elle est autoritaire, passionnée elle aussi de philosophie, et surtout entichée d'un bel esprit, Mrs Trissoton, qui a toute son estime. Elle survient furieuse et chasse Martine, sa servante, qui vient de commettre une faute de grammaire. Chrysale s'incline après s'être d'abord indigné, renonce à imposer sa décision, et Philaminte annonce qu'Henriette épousera Trissotin.
Acte III►
Dans le salon de Philaminte, Trissotin vient réciter des vers ridicules qui émerveillent les femmes savantes. Un autre pédant, Vadius, se présente. Félicitations puis injures.
Acte IV►
Clitandre et Trissotin ont une explication orageuse. Vadius, vexé d'avoir été malmené par Trissotin, le dénonce à Philaminte comme un coureur de dot, sans la convaincre. Chrysale une fois de plus promet son appui.
Acte V►
Henriette veut obtenir de Trissotin qu'il renonce à l'épouser, mais Trissotin refuse. Le notaire arrive pour le contrat. Philaminte et Chrysale semblent rester sur leur position, mais Ariste annonce la ruine de Chrysale et de Philaminte. Trissotin se retire sans comprendre que ce n'était qu'un stratagème. Henriette et Clitandre s'épousent, et tout finit bien.
L'AVARE

ACTE I

L'action se passe à Paris, dans la maison d’Harpagon, un riche bourgeois veuf et père de deux enfants, Cléante et Élise. Les deux enfants d’Harpagon craignent chacun pour leurs amours respectifs car l’avarice de leur père risque de mettre en péril leurs projets de mariage: "Donner est un mot pour qui il a tant d’aversion, dit de lui La Flèche, le valet de Cléante, qu’il ne dit jamais: je vous donne, mais: je vous prête le bon jour".

Élise est secrètement fiancée à Valère, gentilhomme napolitain qui lui a sauvé la vie lors d’un naufrage et qui s'est introduit chez Harpagon en qualité d'intendant. Cléante, lui, voudrait épouser Mariane, une jeune fille pauvre, dont il est amoureux. Secrètement Cléante se révolte contre l’avarice et le despotisme de son père qui ne lui permettent pas d’apporter de l’aide à Mariane. Il envisage même de s’enfuir avec sa bien-aimée à l’étranger.

Harpagon lui-même est rongé d'inquiétude: il a enterré dans son jardin une cassette contenant dix mille écus d'or et il craint qu’on ne lui dérobe. Obsédé par cette crainte, il soupçonne tout le monde et va même jusqu’à chasser brutalement, après l'avoir interrogé et fouillé, La Flèche, le valet de Cléante. Il soupçonne également ses propres enfants. Réussissant temporairement à calmer ses doutes, il leur apprend qu'il a l'intention d'épouser Mariane, de destiner Élise à Anselme, un vieillard de ses amis, et de donner pour femme à Cléante, une veuve de sa connaissance. Comme Élise s’oppose énergiquement à ce mariage que son père a imaginé pour elle, Harpagon demande à son intendant Valère d'intervenir pour la convaincre. Ce dernier se retrouve ainsi dans un plaisant embarras. Il fait semblant de donner raison à Harpagon mais reste vigilant et n’hésiterait pas à fuir avec Elise si la situation le nécessitait.

ACTE II

Cléante cherche à emprunter quinze mille francs. Son valet lui a trouvé un préteur, mais ce dernier réclame un taux exorbitant et y ajoute des conditions abracadabrantes, notamment l’obligation d’y inclure un amas de vieilleries hétéroclites évaluées à un prix extravagant. Tandis qu'il s'indigne contre ces conditions tyranniques, Cléante découvre, lors de l’arrivée de maître Simon, la personne chargée de la transaction que le préteur avec qui il songe à entrer en affaires n'est autre Harpagon. Le père et le fils s'opposent violemment.

Frosine, une intrigante se vante auprès de La Flèche d’obtenir d'Harpagon de bons subsides en échange de services qu’elle lui rend dans la négociation de son mariage avec Mariane. Profitant de l’absence d’Harpagon, le valet la met en garde contre l’avarice légendaire de son maître.

Arrive Harpagon. Frosine lui fait croire que Mariane a une prédilection pour les vieillards et qu’elle accepte de l’épouser. L'absence de dot tourmente pourtant Harpagon. Frosine le rassure en lui indiquant que les habitudes d'économie de la jeune fille pauvre constituent un réel atout. Vient le moment pour Frosine de se faire rétribuer. Harpagon reste sourd aux sollicitations de Frosine et prétexte une affaire urgente pour s’éclipser.

ACTE III
Harpagon, qui a invité Mariane à dîner, multiplie les recommandations à ses domestiques, en particulier à maître Jacques pour limiter le plus possible la dépense. Devant les protestations de ce dernier Valère se joint à Harpagon pour inciter le cocher-cuisinier à faire des économies.

Maître Jacques se querelle avec l'intendant, reçoit des coups de bâton et jure de se venger à la première occasion. Mariane, conduite par Frosine, arrive, pleine d’appréhension et toute tremblante à l ‘idée de rencontrer Harpagon. Elle a une pensée émue pour le mystérieux jeune homme dont elle est amoureuse. Le physionomie d'Harpagon la rebute, elle est paralysée. Lorsqu’elle reconnaît Cléante, le jeune homme qui lui a fait la cour, elle est troublée. Les deux jeunes gens se font comprendre l'un à l'autre leurs véritables sentiments, en usant un langage à double sens, devant un Harpagon qui a du mal à saisir ces échanges codés. Mais Harpagon explose de colère lorsque Cléante lui ôte du doigt une bague de diamant pour l'offrir en son nom à Mariane. On annonce alors la visite d'une personne qui apporte à Harpagon de l’argent. L'avare s'empresse d'aller l’accueillir.

ACTE IV
Cléante et Mariane demandent à Frosine de les aider pour convaincre Harpagon à renoncer à son projet de mariage. Celle-ci imagine de faire rencontrer à l’avare une riche veuve. C’est alors qu’Harpagon survient brusquement et qu’il surprend son fils en train de baiser la main de Mariane. Il devine qu’on lui cache quelque chose. Il feint alors d'avoir renoncé à la jeune fille pour inciter Cléante à lui confier ses véritables sentiments. Le jeune homme tombe dans le piège et avoue à son père qu'il est amoureux de Mariane et lui a fait la cour. Harpagon entre dans une terrible colère et menace de frapper son fils.
Maître Jacques survient alors et entreprend de réconcilier le père et le fils. Il prend à part chacun d'eux et lui fait croire que l'autre renonce à Mariane. Après le départ de Maître Jacques, les deux protagonistes prennent conscience du malentendu, et la querelle reprend avec plus de violence entre Cléante et Harpagon. L’avare déshérite son fils, le chasse et le maudit. Arrive alors La Flèche portant la cassette d'Harpagon, qu'il a dérobée. Harpagon qui a découvert le vol arrive affolé, furieux, et assoiffé de vengeance. Il jure de retrouver les coupables.

ACTE V
Une enquête est ordonnée. Un commissaire de police, convoqué par Harpagon, mène son enquête. Harpagon souhaite que le commissaire fasse arrêter tous les habitants de la ville. Le policier interroge maître Jacques. Ce dernier pour se venger de Valère, l'accuse d'avoir dérobé la cassette. Valère arrive, et Harpagon le presse d'avouer son crime. Croyant son amour découvert, Valère plaide coupable, mais il proteste de l'honnêteté de ses intentions. Le quiproquo dure un moment jusqu’à ce qu’Harpagon, au comble de la fureur, comprenne l’idylle entre Elise et Valère. Il menace d'enfermer sa fille et de faire pendre l'intendant.

L'arrivée du seigneur Anselme, un aristocrate napolitain, va permettre de clarifier la situation. Pour se disculper, Valère dévoile son identité et raconte son histoire. On découvre alors que le seigneur Anselme n’est autre que le père de Valère et Mariane, laissés jadis pour mort lors d’un naufrage.

Tout est bien qui finit bien: un double mariage va unir Valère à Élise et Cléante à Mariane. Harpagon retrouve sa " chère cassette " avec grand bonheur et le seigneur Anselme prendra à sa charge les frais de cérémonie et les besoins des deux ménages.

8 Ekim 2010 Cuma

ALFRED de VIGNY (1797-1863)
On lui a souvent reproché d’être un poète hautin, de s’être isolé dans un tour d’ivoire. On a souvent dit qu’il a composé rarement de beaux vers. En effet, il n’est pas aussi doué et fécond que Lamartine et Hugo mais il est surtout préoccupé de la densité de la pensée et de la forme (dimension philosophique), il existe en lui un critique qui se juge et se contrôle. On a souvent parlé de l’inactualité de Vigny. Il a repoussé toute forme d’engagement. Il a voulu préserver sa solitude, son indépendance, il veut rester à l’écart des mêlées politiques et sociales.


Cependant il est actuel, par sa peinture de la condition morale et métaphysique de l’homme, par sa vision de l’être et du monde. Il a débuté comme romantique, il éprouve le mal du siècle. Chateaubriand est son maitre par la mélancolie. Il a donné des ouvrages du genre romanesque, poétique et dramatique. Il a traduit Shakespear.


Les poèmes de Vigny sont rangés en trois livres:
Livre mystique (Moise, Eloa, Le Déluge)
Livre antique
Livre moderne

La révolution de 1830 est une date grave pour Vigny, Lamartine et beaucoup d’autres. Sous les problèmes politiques et sociaux, il éprouve une crise de conscience. Il est hanté par la misère sociale. Les critiques voient en lui un poète philosophe. Il réfléchit sur la condition humaine, à partir de 1840 il s’enferme au Chateau du Maine Giraud dans un silence définitif. Il adopte un système moral. C’est un pessimiste janséniste et stoicien. L’homme lui apparait comme la victime d’une condamnation mystérieuse dont il ne saura jamais les motifs. Il ne peut pas s’échapper au destin, ni être consolé ou soutenu dans cette misère par quelque force. (Dieu ne le réconforte pas).

Dieu reste sourd à ses appels. La nature est une marâtre, l’amour un mensonge. Les philosophes ignorent tout. L’homme se résigne donc à vivre dans la solitude et le silence.

Vigny a rêvé d’une poésie pure. Il est l’initiateur du symbolisme. Le symbole est nécessaire pour mettre la pensée dans le langage.

LES DESTINEES de VIGNY►
Le recueil commence par le poème “Les Destinées” qui donne son nom à l’ouvrage et où Vigny pose le problème de la condition humaine: avec ses misères et son ignorance, l’humanité est-elle soumise à une fatalité qui nous interdit toute espérance et rend vains nos efforts?

Vigny commencera par envisager  “LE MAL SOCIAL” dans les problèmes de la politique, des races, de la civilisation, de l’amour et du devoir.

Puis Vigny envisagera “LE MAL PHILOSOPHIQUE”► l’homme vit dans l’incertitude de son avenir, dans l’ignorance de son destin. L’homme est abandonné à lui-même par la divinité.

Après le pessimisme des premiers poèmes qui se révoltent contre “LE MAL SOCIAL et PHILOSOPHIQUE”, Vigny trouvera une solution à la misère et à l’ignorance de l’homme► un avenir brillant attend l’homme, c’est la route lumineuse de la science, de la pensée et du progrès. Le poète fait donc confiance à la civilisation qui permettra à l’homme de vaincre la misère de sa condition. De ce point de vue, on peut dire que Vigny suit la voie des philosophes du XVIIIème siècle.

Ce sont les angoisses et les espérances de Vigny qui donnent naissance au message philosophique des DESTINEES. Son oeuvre exprime à la fois un pessimisme stoique et la volonté de croire à un possible progrès de l’humanité.
LA MORT DU LOUP

Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,

Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçus les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant; Bientôt,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçait la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse;

Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adorait les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.
Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées,
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris,
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante,
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu, qui traversaient sa chair,

Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,

Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.
 
J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'ai pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve
Ne l'eut pas laissé seul subir la grande épreuve;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
A ne jamais entrer dans le pacte des villes,
Que l'homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.

Hélas! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous , débiles que nous sommes!
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez sublimes animaux.
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.
--Ah! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur.
Il disait: " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."
ALFRED DE VIGNY
LA MORT DU LOUP

Introduction

C’est après une grave affective et morale (il a perdu sa mère, rompu avec l’actrice Marie Dorval et tous ses amis parisiens, il se retrouve seul à Charente) que Vigny a écrit en 1838, en une nuit et une partie du jour suivant le poème intitulé “LA MORT DE LOUP” paru dans le recueil posthume “les Destinées” en 1864. Ce long poème en alexandrin à rime plate décrit une chasse nocturne qui se termine par la mort héroique du loup suivi d’une réflexion morale sur le sens de la vie. Nous étudierons le réalisme mêlé de fantastique du décor et de l’action puis la valeur symbolique de l’apologue (à travers la figure du loup, les sentiments du poète et la réflexion qui suit le récit).

1. Le récit de la mort du loup►
Aspect réaliste du récit des lieux, Vigny a déjà participé à une chasse.
Vers 1-16: Le décor► Scène de chasse nocturne avec combinaison de couleur (rouge et noir) sinistre (uğursuz) et inquiétant de la chasse.
Impression fantastique avec la Lune enflammée.
Lieux réalistes avec l’humide gazon dû à la rosée de la nuit. Evocation de la Nature dans la chasse. La nature est hostile et est personnifiée (vers 10-11) qui marque un arrêt.
Comparaison des chênes à des êtres impressionnants (géants) que rien ne les perturbe.
Métaphore de la girouette (vers 12) qui souffre d’une mort à venir: traduction des angoisses des chasseurs de la peur de la mort. La girouette prédit peut-être la mort prochaine du loup.
Vers 16-17: attitude des chasseurs► Ce sont des chasseurs expérimentés.
Traquer: encercler les animaux pour les fermer tout issue de fuite.
Vers 20: Scène réaliste qui montre le réalisme des chasseurs. Ils savent qu’ils auront à affronter deux loups et deux louveteaux. C’est un récit rigoureux, ils ne sautent aucun étape.
Vers 27-40: Découverte de la famille du loup► Marque fantastique avec “les yeux qui flamboient” (vers 28), avec les danses des louvetaux multipliés par les ombres (vers:30).

Rythme et sonorité doux: les louveteaux sont joyeux, mais leurs instincts leur conseillent de rester sur leurs gardes.
Vers 35-36: L’ennemi héréditaire des loups est l’homme et la lutte semble être inévitable. Les loups ont une noble attitude, les louveteaux et la mère ont une entière confiance au loup.
Vers 40-60: Personnification du loup avec la présence des jambes au lieu des pattes (vers:41)
Idéalisation du loup contrairement aux chasseurs.
Scène réaliste: “ongles crochus dans le sable enfoncé”
Vers 42: cela montre que le loup est determiné à ne pas reculer face aux chasseurs.

Projection face à l’avenir (vers 43): il comprend qu’il n’a plus rien à faire, transposition du raisonnement de l’homme à l’animal. Il décide de mourir avec gloire. Fierté du loup qui ne manque pas de courage. Le loup prend vite sa décision (vers:45: “alors”)
Les vers 45-52 montrent le dernier exploit du loup. Le loup décide de s’attaquer à un chien et il ne cède pas. Le loup ne reconnait pas le chasseur comme un digne adversaire (le chien était comparé au loup au début de la poésie).
Description réaliste et cruelle: ce n’est pas la cruauté du loup qui sort, mais sa fierté et sa gloire, il n’abdique pas sachant que l’issu sera fatal.
Les yeux ont une grande importance: le regard du loup traduit ce qu’il ressent à l’égard des chasseurs.

Daigner: hauteur de dignité hautaine, mépris contre les hommes. Il les considère comme des bourreaux. Il meurt sans se plaindre. L’apologue apparait lors de la mort du loup: le loup assimilé à l’homme de génie qui a accepté sa mort sans plaindre, attitude qui laisse penser que la lutte est inégale.

2. La fin du récit, jugement (sentiment) du poète►
Implication personnel du poète: les chasseurs vont continuer à poursuivre les loups qui se sont enfuient lorsque la louve a compris qu’il n’y avait rien à faire. Le devoir de mère du loup est plus fort que le lien qui la lie avec le loup. Commencement d’une réflexion philosophique (vers:69)► le pacte des villes: concession faite à la société qui nous conduit à être différent de ce que l’on est véritablement (Vigny quitte Paris et retourne dans son château). Les chiens ne sont pas des animaux nobles, ils sont guidés par leur instinct et besoin matériel comme les hommes, ils sont obligés de se soumettre aux hommes pour avoir des faveurs (vers:72): l’injustice des chasseurs qui abusent de leurs matériels pour tuer les loups dans les forêts.


Amertume de Vigny: “la société rend les hommes pas vrais. La nature fait des animaux des êtres nobles et fières.”


Sentiment de culpabilité: il a participé à la mort du loup. Refus du poète de chasser les loups qui sont légitimement les propriétaires de ces bois (vers:72)

3. La Leçon à en tirer►
Sentiment défavorable des hommes (vers 72-76) “j’ai honte de vous”.

Interjection: Hélas : regret et pitié, sublimation des hommes oppositions aux loups.
Les hommes sont cruels et lâches “Débiles”: l’homme ne se sert pas suffisamment de sa raison “Nous”: il s’inclut dans les débiles, il a les mêmes défauts que ses congénères (vers 75-77): morale avec admiration des loups et indignation des hommes. Le loup meurt sans crier / les hommes crient lorsqu’ils ont un malheur.


Vision pessimiste: sincérité de ce qu’il a fait, il va souffrir sans les autres, à l’écart de Paris.


Vigny s’adresse au loup, il prend le regard du loup comme un message personnel / philosophique (stoique). Il essaie de dominer son chagrin. L’animal est différent de l’homme qui doit s’armer et se blinder contre les contraintes de la société. La conclusion est détachée par un blanc.


La mort du loup est un poème anti-chrétien. Vigny ne croit pas en Dieu mais s’il existe, alors il est un chasseur qui persécute l’homme. L’homme doit accomplir quelques chose c’est pour cela qu’il est envoyé sur Terre.

4.Conclusion►
Vigny joue sur le double registre de l’émotion et de la raison pour nous faire part d’une conception très élevée de la vie. Le poème en effet, à travers l’idéalisation du loup, la compassion et l’admiration exprimé par le poète, traduit sa volonté de dominer la douleur et de donner un sens à sa vie, selon une morale stoicienne. Comme le loup, l’homme de génie ne peut-être qu’un solitaire qui accepte son sort sans se plaindre après avoir accompli au mieux la tâche qui lui a été attribué. Le refuge n’est pas en Dieu mais en soi-même. Le poète se perçoit comme un animal traqué qui pour rester libre, doit s’isoler et s’élever par un silence stoique au-dessus de la fatalité, de la souffrance et de la mort.
LES DESTINEES

Vigny est un homme austère, inaccessible, hautain; ces traits de caractères se reflètent dans son oeuvre c’est un poète-philosophe.

“LES DESTINEES” affirme que chaque être, chaque action sont déterminés à jamais par les destinées. L’homme croit être libre mais en fait il ne s’appartient pas, il est dirigé par des forces qu’il ne maitrise pas.

D’après Vigny la poèsie ne doit pas être l’expression des sentiments mais doit se mettre au service de l’idée. De ses poèmes se dégage une doctrine cohérente que l’on peut résumer en trois mots:
STOICISME, PESSIMISME, BONTE.

Il constate la solitude de l’homme mais, il n’attend rien ni de Dieu (le silence éternel de la divinité) qui reste muet aux appels des hommes, ni de la nature. L’univers semble être la proie d’un destin inflexible et aveugle qui fait souffrir l’humanité. C’est le regard froidement lucide que le poète jette ainsi sur la misère de la condition humaine.
Il pense que l’esprit, l’idée apporteront un jour une consolation à ceux qui souffrent; seuls les progrès de l’intelligence seront capables de sauver le monde même si le chemin doit être long. Ce sera le triomphe de l’esprit pur. Partie d’un pessimisme totale, la méditation de Vigny s’achève dans une espérance totale.

SYMBOLISME:
Alfred de Vigny a utilisé le symbole, il est l’initiateur du SYMBOLISME. Le symbole est nécessaire pour mettre la pensée dans le langage. C’est la représentation concrète d’une idée abstraite.
Le loup devient le symbole du stoicisme.

Un loup poursuivi par des chasseurs sait qu’il va mourir et pourtant il ne fuit pas. Il fait courageusement face à son destin. Le poète en tire une leçon morale sur ce que devrait être l’attitude de l’homme courageux face à la mort qui nous attend tous. Dès les premiers vers, de Vigny suggère une atmosphère de drame et de sang.

STOICISME:

Doctrine de Zénon et de ses disciples, selon laquelle le bonheur est dans la vertu et qui professe l’indifférence devant ce qui affecte la sensibilité.
Courage pour supporter la douleur, le malheur, les privations avec les apparences de l’indifférence. Courage, héroisme.
Le stoicien n’obéit qu’à la raison en se rendant indifférent aux circonstances extérieures: fortune, santé, douleur...

Seul le silence est grand tout le reste est faiblesse:

L’homme est écrasé par la fatalité et est abandonné de Dieu, il n’y a pour lui que deux certitudes: la souffrance et la mort. On doit adopter la grandeur du silence face à cette condition désepérante. La fatalité de la souffrance peut devenir une chance pour l’homme: celle de se hausser jusqu’à l’héroisme. Accepter son destin ne signifie pas en effet s’y résigner passivement mais accomplir énérgiquement sa tâche. Comme les stoiciens de l’antiquité Vigny recommande à l’homme, face aux épreuves de destin une attitude courageuse et digne.

Les trois dernières lignes:

Ce n’est pas une bravade ni d’orgueil c’est de l’honneur. Le soldat obéit à un commendement venu d’en haut qui est peut-être absurde, cruel et qu’il peut ne pas comprendre: il obéit, il tue ou se fait tuer sans rien dire. Toute sa vie est résignation et abrégation. L’honneur est de se taire et de subir.
Commentaire sur le vers d’Alfred de Vigny:
“Gémir, pleurer, prier est également lâche"

Alfred de Vigny est un romantique, mais un romantique original et indépendant qui, sur bien des points, a réagi contre les manies de l’école Nature aristocratique et hautaine. Il supportait mal ses crises de larmes un peu théâtrales et ces confidences eplorées que ses confrères faisaient un public de leurs troubles de coeur et de leur mélancolie.

D’après Alfred de Vigny, qui a d’ailleurs développé cette idée dans un admirable chef-d’oeuvre, c’est la douleur qui fait les grands poètes et il n’y a pas de plus beaux vers que les vers pleins de sanglots. Comme pour répondre à la Nuit de Mai qu’il venait de lire dans la Revue des Deux Mondes Vigny écrivit La Mort du Loup où il affirme que notre vraie grandeur est dans la science et que les plus beaux vers sont les plus stoiques. Il a résumé sa théorie formule si connue:

L’homme qui est atteint par la douleur montre la dignité de son courage en la regardant en face sans mot dire. La lâcheté consiste à reculer devant elle et à montrer qu’on est dominé par elle: gémir, c’est pousser un cri plaintif comme l’enfant qui se lamente pour qu’on le pleigne et le secoure; pleurer c’est montrer par ses larmes qu’on ne peut plus supporter le fardeau; prier c’est demander à Dieu d’en être débarassé. Tout cela est un aveu de faiblesse donc un lâcheté.

Ne nous laissons pas émouvoir parce qu’il y a de grand dans cette théorie et dans ce vers: l’homme qui brave la douleur et la supporte sans mot dire est assurrement admirable mais est-il vrai de dire que gémir, pleurer, prier soit une lâcheté? En quoi consiste la lâcheté? À reculer devant son devoir à dérober à son devoir. Mais savoir reconnaitre sa faiblesse et demander du secours pour mieux faire faire son devoir ce n’est pas se dérober à son devoir. Le chef millitaire qui est chargé de défendre un poste qui se déclare incapable de le tenir avec le petit nombre d’hommes dont il dispose et demande du secourls n’est pas un lâche. Il fait son devoir. Le gémissement et les larmes dans une grande douleur physique ou morale ne sont pas volontaires: c’est la nature humaine qui se laisse arracher cet aveu de faiblesse. Prétendre s’élever au-dessus de la nature, c’est une folie; se refuser à pleurer par pose ou par dureté de coeur n’est pas une marque de grandeur d’âme. La prière est mieux qu’un aveu de faiblesse. C’est un appel pour demander du secours afin de pouvoir tenir ferme devant la douleur. Refuser de reconnaitre sa défendance et ses limites, c’est de la part de l’homme attitude rigidité et fermée, il y a aussi une feu de lâcheté on a peur du jugement des hommes et on veut paraitre à leurs yeux plus courageux qu’on n’est en réalité en tas cas c’est du respect humain si ce n’est pas de la lâcheté.

De très authentiques héros ont gémi, pleuré et prié. Charlemagne a pleuré devant les invasions des Normands; Jeanne d’Arc a pleuré dans la solitude de sa prison. Alfred de Vigny lui-même raconte dans le journal d’un poète qu’au moment de la mort de sa mère, il éclata en sanglots et tomba à genoux. Les stoiciens impasibles et durs ne nous intéressent pas, ils ont oublié d’être hommes. La douleur abat et écrase certains hommes qui deviennent incapables d’agir, ce sont les lâches, chez d’autres elle provoque la colère et la révolte , ce sont des insensés, les stoiques la nient  ce sont des orgueilleux. L’homme raisonnable l’accepte, s’incline sous son fardeau, il ne prétend pas être assez fort pour la porter tout seul, il avoue sa faiblesse, il demande à Dieu la force qui lui manque, puis il agit et il tâche de tirer de cette douleur un profit moral pour  lui-même et pour les autres il est resigné; c’est encore ce que les hommes ont trouvé de meilleur. Il ne se refuse pas à admirer les stoiques ni à plaindre les deséspérés: il tâche de garder entre ces deux extrêmes une attitude moyenne, ferme à la fois et humaine                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

7 Ekim 2010 Perşembe

L'OEUVRE & LE STYLE
DE PIERRE CORNEILLE

Une aventure sentimentale lui inspire sa première comédie. La pièce est jouée à Paris et remporte un succès qui le fait connaitre à la cour. Ce premier est suivi d’autres comédies, toutes bien accueillies par le public.

En 1636, Corneille présente aussi une tragédie: “Le Cid”. Cette pièce provoque des débats et des polémiques. C’est un véritable événement littéraire connu sous le nom de “querelle du Cid”. On reproche à l’auteur de ne pas avoir respecté les règles de la tragédie. L’action se déroulait en 36heures au moins, alors que l’unité de temps exigeait que tout se passe en 24 heures.

Ses comédies►
À l’inverse de celles de Molière, les comédies de Corneille font peu de place à l’étude des caractères. Elles n’ont plus de fonction morale. Ce sont de simples divertissements.

LE CID►
Une tragi-comédie en vers, écrite en 1636. Cette oeuvre a été inspirée à Corneille par une comédie espagnole.
Le vieux Don Diègue demande à son fils Rodrigue de venger son honneur en se battant en duel contre le Comte, le père de Chimène. Rodrigue se trouve devant un choix difficile. Mais en dépit de sa douleur, Rodrigue décide de faire son devoir et provoque le comte en duel. Il letue. Il se présente ensuite devant Chimène, lui dit qu’il l’aime toujours, mais qu’il a dû faire son devoir. “Je le ferais encore si j’avais à le faire”. Bien que profondément affligée par la mort de son père, Chimène approuve la conduite de Rodrigue tout en lui déclarant qu’elle fera elle aussi son devoir et demandera justice. La nuit suivante, Les Maures débarquent par surprise à Séville. À la tête d’une petite armée improvisée, Rodrigue se dirige vers le port et met les envahisseurs en déroute. Deux chefs Maures qu’il a faits prisonniers, impressionnés par sa valeur militaire, l’appellent leur “CID” (seigneur). Le roi de Castille félicite Rodrigue pour sa victoire. Finalement Chimène pardonne Rodrigue et les deux jeunse gens se marieront après un an de deuil.

Les personnages►

On appelle “héros cornéliens” des figures d’exception généralement tirées de l’histoire, qui osent faire ce que le commun des mortels n’est pas capable d’entreprendre. Si ces hommes et ces femmes peuvent agir différemment, c’est qu’ils sont prédisposés par leur nature à jouer un rôle exceptionnel. C’est pourquoi Corneille choisit ses héros non pas parmi le peuple mais dans l’aristocratie. Ce choix n’est pas fait par hasard, il est dicté à Corneille par la situation sociale de l’époque, agitée par les exigences politiques de la noblesse, qui, convaincue d’avoir un rôle éminent à jouer dans l’histoire française, la noblesse voulait mettre des limites au pouvoir royal. La haute naissance des héros cornéliens est une sorte de garant de leur valeur morale.



La passion de la Gloire►Ces héros sont enfrontés à des situations ou des événements qui les obligent à prendre parti pour un intérêt qui est supérieur à leur intérêt personnel. L’intérêt supérieur peut prendre des formes diverses (vengeance d’un père dans le Cid; défense de la patrie dans Horace), tandis que l’intérêt personnel est presque toujours représenté par l’amour. Une fois que le héros cornélien a accepté ce qui lui apparait comme son devoir, il ne revient plus sur sa décision, c’est la passion de la gloire. La gloire désigne la réalisation passionnée du but qu’a choisi le héros. Dans l’accomplissement de sa volonté, le héros cornélien n’obéit pas à la morale traditionnelle: “gloire n’est pas synonyme de bien”. Parce qu’il a décidé de faire son devoir quel qu’en soit le prix, le héros se met souvent hors-la-loi: Rodrigue est accusé de meurtre par Chimène.

En général l’effort du héros pour atteindre le but qu’il s’est fixé, lui permet effectivement de l’atteindre, et aussi de retrouver ce qu’il a sacrifié de sa vie personnelle, car l’héroisme exerce une sorte de fascination sur les autres. Ainsi, la volonté de vengeance de Chimène cède devant la vaillance de Rodrigue. On peut donc parler de “tragédies sans tragique” puisque le héros n’est pas vaincu mais obtient au contraire ce qu’il voulait.

La conception de l’Amour►
L’amour chez Corneille ne supporte aucune faiblesse. Le héros cornélien est capable de passion mais il ne peut aimer que ce qu’il estime. Une sorte d’instinct très sûr le guide dans le choix de la personne aimée, et cet amour est généralement réciproque. L’amour véritable est une passion noble, qui fait non pas des lâches, mais des héros.
L'ILLUSION COMIQUE
L’Illusion comique est une pièce de théâtre en cinq actes écrite par "Pierre Corneille" en 1635, représentée pour la première fois au théâtre du Marais en 1636 et publiée en 1639 chez François Targa.



Pierre CORNEILLE
 Lorsque Corneille écrit cette pièce, il a 29 ans et a déjà écrit sept autres pièces de théâtre dont des tragédies et des comédies. L’Illusion comique marque un tournant dans la carrière littéraire de son auteur puisqu’après l’avoir écrite, Corneille n’écrira plus que des tragédies (sauf Le Menteur, 1643). Cette pièce peut alors apparaître comme l’aboutissement d’un apprentissage dans lequel l’auteur laisse éclater sa virtuosité littéraire. S’il n’est pas déplacé de parler de « virtuosité », c’est que Corneille condense dans cette pièce tous les genres théâtraux : « Le premier acte n’est qu’un prologue » qui s’inspire de la pastorale. « Les trois suivants font une comédie imparfaite » avec son personnage de commedia dell'arte, Matamore. Cette « comédie imparfaite » évolue vers une tragi-comédie avec ces épisodes de rivalité, d’emprisonnement et de mort. « Le dernier est une tragédie, et tout cela cousu ensemble fait une comédie ». L’Illusion comique résume donc tout l’univers théâtral ; à travers cette pièce Corneille démontre qu’il maîtrise tous les genres théâtraux.

Personnages
• Alcandre : magicien.
• Pridamant : père de Clindor.
• Dorante : ami de Pridamant.
• Matamore : capitan gascon, amoureux d’Isabelle.
• Clindor : suivant du capitan et amant d’Isabelle.
• Adraste : gentilhomme, amoureux d’Isabelle.
• Géronte : père d’Isabelle.
• Isabelle : fille de Géronte et amante de Clindor.
• Lyse : servante d’Isabelle et amoureuse de Clindor.
• Geôlier de Bordeaux.
• Page du Capitaine.
• Eraste : écuyer de Florilame.
• Troupe de domestiques d’Adraste.
• Troupe de domestiques de Florilame.

ACTE I►

Le premier acte commence à l’entrée d’une caverne qui ressemble à une grotte où se présentent deux personnages: Pridamant, un père éploré par la disparition de son fils (Clindor) et Dorante à qui il explique les causes possibles de cette disparition. Dorante veut lui présenter un magicien qui serait capable de l’aider. Ce magicien, Alcandre, devine tout de suite les raisons de la venue de Pridamant et lui annonce qu’il pourra lui faire voir la vie de son fils grâce à des illusions. Avant cela, il demande à Dorante de partir. Une fois seuls, Alcandre commence par raconter à Pridamant que son fils a connu une existence de picaro depuis son départ, qu’il s’est mis au service d’un « brave » dans la région de Bordeaux et qu'il ne souhaite pas être retrouvé.

ACTE II►


MATAMORE
Au début du 2e acte, Alcandre et Pridamant regardent l'illusion du magicien grâce à laquelle ils peuvent voir les « deux fantômes vains » qui représentent Clindor et son maître Matamore. Clindor écoute avec complaisance Matamore se vanter d’exploits improbables en attendant l’arrivée d’Isabelle qui apparaît accompagnée de son prétendant officiel. Matamore se dérobe à leur arrivée. Adraste est éconduit par Isabelle mais cela ne l’empêche pas de partir aller demander sa main à son père. Après son départ, Matamore et Clindor se montrent et le maître en profite pour faire à nouveau valoir ses prouesses lorsqu’un page vient le chercher pour qu’il aille s’occuper des prétendues affaires amoureuses qui le pressent. Seule avec Clindor, Isabelle lui réaffirme son amour avant de s’enfuir au retour d’Adraste. Le prétendant se doute de la rivalité de Clindor et le met en garde mais celui-ci lui répond avec fierté et noblesse. Lyse, la servante d’Isabelle, propose à Adraste de l’aider à surprendre les deux amants. Seule, Lyse se réjouit de pouvoir faire payer à Clindor sa préférence pour Isabelle. Les deux «spectateurs» que sont Alcandre et Pridamant se retrouvent seuls sur scène et le magicien essaye de rassurer le père de Clindor sur ce qui attend son fils.

ACTE III►

L’acte III débute sur les reproches de Géronte à sa fille qui refuse Adraste pour époux. Seul, Géronte se persuade qu’il parviendra à ses fins avec sa fille. Puis il met dehors Matamore venu fanfaronner devant lui. De loin, Matamore menace le vieil homme puis il se laisse aller à sa mauvaise foi, changeant en honneur ce qui est couardise (poltronnerie et lâcheté), avant de s’enfuir en croyant entendre les valets de Géronte. Clindor fait mine de séduire Lyse, la servante d’Isabelle et lui propose de devenir son amant quand il sera marié, elle refuse. Lyse restée seule, se laisse aller à son amertume et décide de se venger. Lyse partie, Matamore entre en scène, épouvanté par des menaces imaginaires, se cache quand il aperçoit Clindor et Isabelle. Il écoute, dissimulé, les propos d’amour des deux jeunes gens puis sort de sa cachette, furieux. Clindor, lui fait croire que les valets de Géronte sont à sa poursuite pour lui faire peur, lui soumet le choix «de fuir en diligence, ou d’être bien battu», puis le menace. Matamore cède en faisant mine de s’effacer vis-à-vis d’Isabelle. Adraste surprend le baiser d’Isabelle et Clindor, ce dernier le tue d’un coup d’épée mais est arrêté par les domestiques de Géronte. Pridamant se désole du sort de son fils.

ACTE IV►

Quatre jours plus tard. Isabelle, désespérée, se jure de mourir dès que son amant Clindor sera exécuté. Lyse vient lui dire qu’elle va sauver Clindor en séduisant le geôlier de la prison, Isabelle est folle de joie. Restée seule, Lyse explique son revirement. Matamore surgit, ivre, il s’était caché dans le bûcher en se «nourrissant » de bouteilles d’alcool, les femmes le font sortir. Isabelle et Lyse sont seules, la première explique comment elle a trouvé Matamore. Le geôlier vient dire que tout est prêt pour l’évasion de Clindor. Dans sa prison, Clindor se désole quand le geôlier arrive pour lui annoncer qu’on va l’exécuter, mais c’est Isabelle et Lyse qui entrent pour le faire évader. Pridamant est soulagé, Alcandre lui explique qu’il va maintenant le voir deux ans plus tard.

ACTE V►

Alcandre demande à Pridamant de rester à l’écart, malgré son éblouissement, lorsque arrivent les jeunes héros, complètement métamorphosés. La nuit, dans le jardin d’un palais, Isabelle paraît dans des habits de princesse, et raconte à Lyse que son « perfide époux » a rendez-vous avec la princesse Rosine. Clindor arrive, prend Isabelle pour Rosine et lui déclare son amour par mégarde. Sa femme s’en prend alors à lui et lui reproche ses infidélités alors qu’elle a tout quitté pour le suivre. Clindor lui réaffirme son amour en faisant au passage l’éloge de l’infidélité. Devant les menaces de suicide d’Isabelle, il renonce à Rosine. Cette dernière arrive tandis qu’Isabelle se cache. Clindor lui résiste effectivement. C’est alors que surviennent les hommes de main du prince Florilame qui tuent Rosine et Clindor. Isabelle, quant à elle, est amenée auprès du prince qui est en réalité amoureux d’elle. Pridamant est effondré devant les sarcasmes d’Alcandre qui finit par lui montrer son fils et les autres personnages, bien vivants, en train de se partager de l’argent. Clindor et ses amis sont en fait devenus des comédiens et ils viennent d’interpréter le dernier acte d’une tragédie. La pièce se termine sur l’apologie du théâtre et du métier de comédien fait par Alcandre à Pridamant pour l’assurer du bon choix de son fils.

L’Illusion comique s’appuie sur le motif du théâtre dans le théâtre et multiplie les niveaux de représentation►
• le premier niveau est celui de la pièce complète avec son lot d’inquiétudes, de nœuds et de dénouements.
• le deuxième est celui de la scène entre Alcandre et Pridamant, à la fois personnages et spectateurs de ce qui se déroule devant eux.
• le troisième est celui des jeunes gens, Clindor et Isabelle, et de leurs aventures.
• le quatrième est celui de la tragédie de l'acte V.



La structure complexe de la pièce, basée sur des enchâssements successifs (théâtre dans le théâtre) et un jeu d’apparences trompeuses (la fausse mort de Clindor), a pour but d’égarer le spectateur. Le jeu des illusions s’inscrit dans l’idée baroque selon laquelle la vie est un théâtre et on voit dans cette pièce comment Corneille exploite cette idée lorsque se confondent la vraie vie de Clindor et le rôle qu’il joue. Le déguisement, le changement d’identité sont autant de marques de l’imprégnation baroque sur cette pièce. L’homme devient un véritable Protée. La grotte peut également être interprétée comme une métaphore du théâtre avec sa scène et ses spectateurs. Des éléments en ce sens apparaissent dès la première tirade de Dorante.

6 Ekim 2010 Çarşamba

ANTOINE DE SAIN-EXUPERY
Il est né à Lyon, en 1900. Il a fréquenté l’Ecole Navale et Les Beaux-Arts. Son service militaire l’a formé à l’aviation. En 1927 il est devenu pilote de lignes entre Toulouse et Dakar et en 1928, chef “d’aéroplace” à Cap Juby dans le Sud marocain. A Buenos-Aires il a vécu les débuts de la liaison France-Amérique. Rendu célèbre par ses succès littéraires, il a demeuré pilote d’essai et pilote de raid en même temps qu’il est devenu journaliste d’occasion pour de grands reportages. Combattant de 1939/1940, il est exilé aux états-Unis, il est revenu aux armes en 1943 et a disparu au cours d’une mission aérienne qu’il a réclamée (31 juillet 1944). Il reste, pour la légende le courageux, le charmant et profond “Saint-Ex”.


Il a reçu le Prix Fémina avec “Vol de nuit” (1930) et Grand Prix du Roman de l’Académie française avec “Terre des hommes” (1938). Antoine de Saint-Exupéry est l’un des auteurs les plus connus du vingtième siècle grâce au succès du “Petit Prince” (1943) (plus de sept millions d’exemplaire). C’est la simplicité touchante, la fraicheur naive de ce conte qui apporte le succès à son auteur.

 
 
La bibliographie de l’auteur►
• COURRIER SUD (1930)
• VOL DE NUIT (1931)
• TERRE DES HOMMES (1939)
• PILOTE DE GUERRE (1942)
• LE PETIT PRINCE (1943)
• CITADELLE (1948) (livre inachevé, fait de notes et de carnets, qui apparait comme l’ébauche de son testament spirituel.

                                 
 

AUTEURS et LEURS OEUVRES

  • Louis Aragon (20ème siècle)
  • Samuel Beckett - "En Attendant Godot" (20ème siècle - Théâtre)
  • Eugène Ionesco - "La Cantatrice Chauve", "Rhinocéros" (20ème siècle - Théâtre)
  • Aimé Césaire - "Cahier du Retour au Pays Natal" (20ème siècle)
  • Jacques Prévert - "Paroles" (20ème siècle)
  • Marguerite Yourcenar - "Alexis ou Le traité du Vain Combat" (20ème siècle)
  • André Breton - "Nadja" (20ème siècle)
  • Jean Cocteau - "Les Enfants Terribles" (20ème siècle)
  • Jean-Paul Sartre - "Huis Clos", "Les Mouches", "La Nausée", "Le Mur" (20ème siècle)
  • Albert Camus - "L'Etranger", "La Peste" (20ème siècle)
  • Colette - "Les Séries de "Claudine" (20ème siècle)
  • Guillaume Apollinaire - "Calligrammes" (20ème siècle - Poésie)
  • André Gide - "Les Nourritures Terrestres", "La Symphonie Pastorale", "Les Caves du Vatican", "Les Faux Monnayeurs" (20ème siècle)
  • Paul Verlaine - "Romances Sans Paroles" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Arthur Rimbaud - "Le Dormeur du Val" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Mallarmé - "Poésies" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Charles Baudelaire - "Les Fleurs du Mal", "L'Etranger" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Emile Zola - "Germinal", "L'Assommoir", "Thérèse Raquin", La Bête humaine" (19ème siècle, Naturalisme)
  • Guy de Maupassant - "Papa de Simon", "L'Auberge", "Aux Champs", "La Ficelle", "Pierrot", "Toine", "La Bête du Maitre Belhomme", "La Parrure", "La Dot", "La Rempailleuse" (19ème siècle - Réalisme)
  • Alexandre Dumas - "Les Trois Mousquetaires", "Le Comte de Monte Cristo", "La Reine Margot" (19ème siècle)
  • George Sand - "La Petite Fadette", "La Mare au Diable" (19ème siècle)
  • Gustave Flaubert - "Madame Bovary", "Salammbô", "L'Education Sentimentale" (19ème siècle - Réalisme)
  • Honoré de Balzac - "Le Père Goriot", "Eugénie Grandet", La Peau de Chagrin", "Le Colonel Chabert", "Le Lys dans La Vallée", "Illusions Perdues", "Le médecin de Campagne", "Les Chouans" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Stendhal - "Le Rouge et Le Noir", "La Chartreuse de Parme", "Vie de Rossini" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Victor Hugo - "Notre Dame de Paris", "Les Misérables", "Le Dernier Jour d'Un Condamné", "Les Orientales", "Hernani", "Cromwell", "William Shakespeare" (19ème siècle - Romantisme)
  • Gérard de Nerval - "Odelettes" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Vigny - "La mort du Loup" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Musset - "Les Caprices de Marianne" (19ème siècle - Romantisme, théâtre)
  • Alphonse de Lamartine - "Méditations Poétiques" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Bernardin de Saint-Pierre - "Paul et Virginie" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Madame de Staël - "Colline et Delphine", "De l’Allemagne" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Senancour - "Oberman" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Benjamin Constant - "Adolphe" (19ème siècle - Préromantisme)
  • François René de Chateaubriand - "Mémoires d'Outre-Tombe", "René" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Le Sage - "Gil Blas de Sentillane" (18ème siècle)
  • Marquis de Sade - "Justine ou Les Malheurs de la vertu", "Les 120 jours de Sodome" (18ème siècle)
  • Choderlos de Laclos - "Les Liaisons Dangereuses" (18ème siècle - Roman Epistolaire)
  • Jean-Jacques Rouseau - "Emile ou de L'Education", "Les Confessions", "Julie ou La Nouvelle Héloïse" (18ème siècle)
  • Voltaire - "Candide", "Zadig", "Micromégas" (18ème siècle)
  • Diderot - "Le Neveu de Rameau" (18ème siècle)
  • Beaumarchais - "Le Barbier de Séville", "Le Mariage de Figaro" (18ème siècle - Théâtre)
  • Marivaux - "Le Jeu de L'Amour et du Hasard" (18ème siècle - Théâtre)
  • Montesquieu - "L'Esprit des Lois", "Les Lettres Persanes" (18ème siècle)
  • Jean Racine - "Andromaque", "Bérénice", "Britannicus", "Phèdre", "Iphigénie" (17ème siècle - Tragédie)
  • Pierre de Corneille - "Le Cid" (17ème siècle - Tragédie)
  • Molière - "L'Avare", "Le Bourgeois Gentilhomme", "Les Précieuses Ridicules", "Dom Juan", "Le Malade Imaginaire", "Tartuffe", "L'Ecole des Femmes", "Amphitryon", "Les Fourberies de Scapin", "Les Femmes Savantes" (17ème siècle - Comédie)
  • Madame de la Fayette - "La Princesse de Clèves" (17ème siècle)
  • Jean de La Fontaine - "Les Fables" (17ème siècle)
  • Joachim du Bellay - "Regrets" (16ème siècle)
  • Pierre de Ronsard - "Sonnets pour Hélène", "Sonnets pour Marie", "Sonnets pour Cassandre" (16ème siècle)
  • Michel de Montaigne - "Les Essais" (16ème siècle)
  • Thomas More - "L'Utopie" (16ème siècle)
  • Erasmes de Rottherdam - "L'Eloge de la Folie", "Les Antibarbares" (16ème siècle)
  • François Rabelais - "Gargantua" , "Pantagruel" (16ème siècle)