Hakkımda

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Şişli / İstanbul, (0533 2490843) vildan_ornadis@hotmail.com, Türkiye
Chers abonnés et visiteurs du blog;Tout au long de ma vie scolaire,j’ai reçu un enseignement français.Après avoir terminé le collège français “Sainte-Pulchèrie” j’ai continué à ma vie lycéenne au “Lycée Français Saint-Michel”.J’ai reçu mon diplôme de fin d’études secondaires 3 ans plus tard. À la suite du lycée,j’ai étudié la philologie et la littérature française à “L’Université d’Istanbul, dans “La Faculté des Lettres”;simultanément j’ai étudié la formation pédagogique à L’Université d’Istanbul,dans“La Faculté d’Éducation”(“Formation à L’Enseignement”).Après 4 ans d’études de double licence je suis diplômée en tant que philologue,aussi professeur de français.Toutes les formations que j’ai acquises m’ont perfectionnée dans les domaines tels que la langue, la littérature et la culture française ainsi que la formation pédagogique. Depuis 11 ans, je partage mes connaissances avec ceux qui veulent apprendre la langue,la culture et la civilisation française. J’enseigne les gens de tout âge et de tout niveau depuis les élèves des écoles françaises,jusqu’aux étudiants de diverses universités sans oublier les hommes ou femmes d’affaires ni les amateurs de la francophonie

Présentation

Sevgili Blog Takipçileri;
Tüm eğitim hayatımı fransızca gördüm. İstanbul'da bulunan‘’Özel Sainte-Pulchérie Fransız Kız Ortaokulu’’nu bitirdikten sonra liseyi İstanbul'da bulunan ''Özel Saint-Michel Fransız Lisesi’’nde okudum. Ardından ‘’İstanbul Üniversitesi Edebiyat Fakültesi Batı Dilleri ve Edebiyatları Bölümü‘’ içinde yer alan ‘’Fransız Dili ve Edebiyatı Anabilim Dalı’’nda dört yıllık lisans eğitimimi tamamladım.Bu süre içerisinde ‘’İstanbul Üniversitesi Eğitim Fakültesinde Pedagojik Formasyon’’ alanında eğitim görüp çift anadal diploması aldım. Böylece hem filolog (Dilbilimci) hem de öğretmen olarak mezun oldum. Aldığım bütün bu eğitimler bana hem Fransız Dili, hem Fransız Edebiyatı hem de Pedagoji alanlarında büyük bir yetkinlik sağladı. Onbir yıldır teorik olarak edindiğim tüm bilgileri, pratikte bu dili ve kültürü öğrenmek isteyen her yaştan her gruptan kişilere aktarıyorum. İstanbulda bulunan fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler başta olmak üzere üniversite öğrencileri, iş adamları, fransız kültürüne meraklı olup kendini geliştirmek isteyen her yaştan her meslek grubundan kişiler meslek hayatım süresince öğrencim olmuştur ve olmaya devam edecektir.

EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR ►

MES DOMAINES D'ENSEIGNEMENT-EĞİTMENLİK YAPTIĞIM ALANLAR

Grammaire – Littérature – Biologie ( Pour les élèves des écoles françaises - Fransız kolejlerinde eğitim gören öğrenciler için )

Préparation au concours organisé par L'Université de Galatasaray - Galatasaray Üniversitesi iç sınavına hazırlık

Préparation au concours de langue étrangère - YDS (Üniversite Yabancı Dil sınavı) ye hazırlık

Toutes sortes de conseils d'orientation scolaire en France (licence, master) - Fransa’da yüksek öğrenim (lisans , yüksek lisans) görmek isteyen öğrencilere, üniversite seçimlerinden motivasyon mektubu yazımına kadar her türlü alanda eğitim danışmanlığı

Etudes spéciales (privées ou en groupe) pour les adultes -Yetişkinler için kişiye özel birebir ve grup çalışmaları

Cours de la langue Turque (grammaire - conversation) pour les étrangers - Yabancılara türkçe (dil bilgisi ve konuşma) dersleri

BLOGU BİRLİKTE GELİŞTİRELİM (Développons ensemble le contenu du blog)

Le contenu du blog est bilingue. Le blog sera développé grâce à la contribution des abonnés. On présentera les oeuvres des écrivains français, on partagera des résumés ainsi que des analyses et des commentaires sur le blog. Pour mieux concevoir la littérature contemporaine, on va traiter les nouveaux auteurs et courants, on va discuter sur les extraits de leurs oeuvres pour autant la littérature classique et antique. On va honorer les célèbres auteurs classiques en parlant de leurs oeuvres et des courants qu'ils ont initiés à la très chère littérature française. Parfois, on parlera d'une époque soit artistique, soit historique; ou bien on va donner des informations générales ou spécifiques sur la France, la culture française etc...
Pour tout cela il est nécessaire que nos abonnés soient en contact et en collaboration avec nous.

İçerik hem türkçe hem fransızcadır. Siz takipçilerin katkılarıyla gelişecektir blog yazıları. Fransız yazarların eserlerinin tanıtımı kimilerinin özetleri, farklı dönemlerden yazarlar ve eserleri hakkında analiz ve yorumlarla çeşitlendireceğiz blogumuzu. Klasik edebiyata olduğu kadar çağdaş metinlere de önem vereceğiz yeni yazarları işleyeceğiz eserlerinden alıntılar yapacağız. Kimi zaman bir dönemi ele alacağız, bazen de Fransa ile ilgili genel bilgiler, tanıtımlar yapacağız. Katkılarınızı bekliyoruz...

Merci Bien - Teşekkürler

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Böylece,bir gün üyesi olmayı hedeflediğimiz Avrupa Birliğine katıldığımız zaman farklı kültürlere uyum sağlamakta zorluk çekmeyeceğiz.

12 Eylül 2010 Pazar

PREVERT ET SES POEMES
Dans ses poèmes, Prévert manifeste tous les états d’esprits par lesquels un homme peut passer, du chagrin à la gaieté, de la méchanceté à la bonté, de la joie au désespoir. Ces états d’âme se reflètent entre autre dans ses poèmes sur l’amour.

POUR TOI MON AMOUR
Je suis allé au marché aux oiseaux
Et j’ai acheté des oiseaux
Pour toi
mon amour        
Je suis allé au marché aux fleurs
Et j’ai acheté des fleurs
Pour toi
mon amour
Je suis allé au marché à la ferraille
Et j’ai acheté des chaînes
De lourdes chaînes
Pour toi
mon amour
Et puis je suis allé au marché aux esclaves
Et je t’ai cherchée
Mais je ne t’ai pas trouvée
mon amour





ALICANTE
Une orange sur la table
Ta robe sur le tapis
Et toi dans mon lit
Doux présent du présent
Fraîcheur de la nuit
Chaleur de ma vie.






LE JARDIN
Des milliers et des milliers d’années
Ne sauraient suffire
Pour dire
La petite seconde d’éternité
Où tu m’as embrassé
Où je t’ai embrassée
Un matin dans la lumière de l’hiver
Au parc Montsouris à Paris
A Paris
Sur la terre
La terre qui est un astre.


CET AMOUR
Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoireTremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au millieu de la nuit
Cet amour qu faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C’est le tien
C’est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n’a pas changé
Aussi vrai qu’une plante
Aussi tremblante qu’un oiseau
Aussi chaude aussi vivante que l’été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort,
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marbre
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi je l’écoute en tremblant
Et je crie
Je crie pour toi
Je crie pour moi
Je te supplie
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment
Et qui se sont aimés
Oui je lui crie
Pour toi pour moi et pour tous les autres
Que je ne connais pas
Reste là
Lá où tu es
Lá où tu étais autrefois
Reste là
Ne bouge pas
Ne t’en va pas
Nous qui sommes aimés
Nous t’avons oublié
Toi ne nous oublie pas
Nous n’avions que toi sur la terre
Ne nous laisse pas devenir froids
Beaucoup plus loin toujours
Et n’importe où
Donne-nous signe de vie
Beaucoup plus tard au coin d’un bois
Dans la forêt de la mémoire
Surgis soudain
Tends-nous la main
Et sauve-nous

DÉJEUNER DU MATIN
Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s’est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis son manteau de pluie
Parce qu’il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j’ai pris
Ma tête dans ma main
Et j’ai pleuré
LE CANCRE

Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.
                                    JACQUES PREVERT


COMPOSITION FRANÇAISE

Tout jeune Napoléon était très maigre
et officier d’artillerie
plus tard il devint empereur
alors il prit du ventre et beaucoup de pays
et le jour où il mourut il avait encore
du ventre
mais il était devenu plus petit.
                     JACQUES PREVERT

11 Eylül 2010 Cumartesi

TAKASHI MURAKAMI – L'univers manga à Versailles
Le plasticien japonais Takashi Murakami s'invite cet automne à Versailles, malgré quelques protestations. Contrairement aux apparences, l'artiste qui s'inspire et détourne l'univers manga, n'est pas l'héritier du Pop Art. Ses fleurs et ses monstres gentils sont d'autant plus souriants qu'ils sont critiques de la société actuelle

Une exposition exceptionnelle va s'ouvrir le 14 septembre et ce jusqu'au 12 décembre prochain au château de Versailles. L'artiste japonais Takashi Murakami (AFP) y exposera une vingtaine d'œuvres dont neuf créations dans les grands appartements, la galerie des glaces et les jardins de l'ancienne demeure de Louis XIV.

Un artiste qui dérange …
Le plasticien né dans les années 1960, se réjouit de pouvoir confronter ses œuvres inspirées de la culture manga au classicisme versaillais. D'autant plus que ce genre d'exposition ne serait pas possible au Japon : "la famille impériale ne veut pas de confrontation avec la modernité. Ce n’est pas un a priori négatif, c’est un principe ! Et d’ailleurs, la droite extrême serait furieuse, donc il ne faut pas y compter" Pourtant, même en France, l'arrivée de l'art contemporain dans l'un des plus importants monuments de l'histoire française ne fait pas l'unanimité. Plusieurs pétitions ont été lancées et une manifestation aura lieu le 14 septembre pour empêcher cette exposition. Jean-Jacques Aillagon, président de l'établissement public du Château de Versailles, estime que ces protestations "émanent de cercles d'extrême-droite intégristes et de cercles très conservateurs". L'ancien ministre de la Culture assure que les œuvres ont été choisies avec le plus grand soin pour ne pas choquer le plus jeune public.

… qui confronte …
Takashi Murakami est peut-être connu pour ses fleurs et ses ballons aux couleurs criardes et ses petits monstres kawaii (mignons) –Mr DOB, Kakai, Kiki …- mais l'artiste n'utilise les codes manga que pour mieux choquer. Sa sculpture My Lonesome cowboy – vendue en 2008 13.5 millions de dollars par Sotheby's – représente ainsi un jeune homme aux cheveux hirsutes se masturbant et utilisant un jet de sperme comme lasso. Versailles ne présentera pas l'œuvre, préférant se passer de ce genre de publicité, deux ans après avoir déjà fait polémique avec une exposition Jeff Koons. La venue de Takashi Murakami dans le château du Roi soleil a peut-être de quoi étonner mais pour cet amoureux des bandes dessinées japonaises, c'est presque une évidence, le manga La rose de Versailles avait déjà travaillé son imaginaire fertile. "Tout comme les Français peuvent avoir du mal à recréer dans leur esprit une image exacte de l’époque des Samouraïs, l’histoire de ce palais s’est étiolée pour nous dans la réalité.", explique l'artiste à l'éternel bouc et chignon. Murakami avertit les futurs spectateurs : "Je suis le chat du Cheshire qui accueille Alice au pays des merveilles avec son sourire diabolique, et bavarde pendant qu’elle se balade autour du Château.".

… qui critique et qui se vend !
Le fils d'un chauffeur de taxi et d'une femme au foyer amatrice d'art est un des artistes contemporains les plus connus au monde. Pape du mouvement Superflat, neo-pop japonais inspiré par le manga, ses œuvres (sculptures, tableaux, animations) se veulent très critiques des codes de la société contemporaine japonaise. Murakami repeint ainsi d'une couleur layette des reproductions de parties génitales pour se moquer de l'immaturité nippone. Son Lonesome Cowboy n'est qu'une représentation symbolique de la génération otaku : ces jeunes qui s'isolent dans un monde imaginaire pour ne pas affronter la réalité. "J'exprime le désespoir", affirme-t-il. Le manga, issu de la pauvreté japonaise, est son arme de choix mais passé maître dans l'art Nihonga (peinture japonaise du 19e-20e siècle), Murakami détourne également les œuvres des grandes figures de l'art nippon. Si l'ultraconsumérisme japonais est pour lui une source inépuisable d'inspiration, il en use aussi pour construire son empire. Les produits dérivés ciglés Murakami sont légion et son entreprise Kakai Kiki Corporation emploie une centaine de personnes. La marque de luxe Louis Vuitton l'avait même choisi pour apporter son style si particulier à sa collection 2004. Le plasticien superstar contribue également au renouveau de la scène artistique japonaise en endossant le costume de commissaire d'exposition et en sponsorisant de nouveaux artistes comme Chiho Aoshima.
Si la présence de Takashi Murakami à Versailles peut choquer certains, elle n'a rien d'étonnante. Après tout, comme le souligne Jean-Jacques Aillagon "le château de Versailles est un monstre international. Takashi Murakami l'est également" et tous deux sont "des machines à inventer et à diffuser des images".

rédigé par Damien Bouhours
vendredi 10 septembre 2010

ARÈS


Origine
Il est le fils de Zeus et d'Héra (qui tous deux, paraît-il, le détestaient!), comme Héphaïstos, Hèbè et Ilithye. Il appartient donc à la deuxième génération des dieux Olympiens et compte parmi les douze grands dieux.

Dès la littérature archaïque (Homère) Arès apparaît comme le dieu de la guerre, ou, plus exactement, de la fureur guerrière, qui se réjouit dans le carnage et le sang (Homère, Iliade). C'est pourquoi on lui donne parfois comme mère Éris, divinité de la Querelle, pour expliquer son humeur brouillonne et belliqueuse ; mais il est aussi lâche quand il souffre, il gémit et fuit quand il est blessé (Homère, Iliade). Zeus, en ce cas, ne le plaint guère... (Homère, Iliade) Selon les mythologues, il est aussi personnification de l'orage. En dehors des combats, il représente tout fléau mortel pour les mortels, ainsi, par exemple la peste (Sophocle, OEdipe-Roi)

Il a une taille surhumaine (sept plethres, soit deux cents mètres!) et pousse des cris terribles.
On le représente muni d'une cuirasse et d'un casque et armé du bouclier, de la lance et de l'épée. Il combat le plus souvent à pied mais on le voit aussi sur un char dont les chevaux l'emportent avec une rapidité impétueuse. Il est accompagné de démons qui lui servent d'écuyers, en particulier de deux de ses enfants, les jumeaux qu'il a eus d'Aphrodite, Deimos et Phobos (l' Épouvante et la Terreur) (Hésiode, Le Bouclier). Il est également accompagné d'Éris (Discorde, Querelle). Les Grecs n'aimaient pas beaucoup Arès, contrairement aux Romains qui honoraient Mars, son équivalent latin . Aucune cité ne lui était dédiée et l'on disait de lui qu'il vivait en Thrace, pays sauvage au climat rude du Nord de la Grèce, d'où viennent les frimas et les tempêtes et traversé par des populations guerrières ; c'était là que vivaient les Amazones, femmes guerrières, ses filles (Apollonios de Rhodes, Argonautiques). À Thèbes il reçoit un culte particulier car il passait pour être l'ancêtre des descendants de Cadmos, fondateur de la ville. Quand celui-ci, pour accomplir un sacrifice, voulut puiser de l'eau à la "source d'Arès" il tua le dragon qui défendait cette source (Euripide, Phéniciennes). Pour ce meurtre Cadmos dut servir Arès comme esclave pendant huit ans.
La plupart des mythes qui font intervenir Arès sont évidemment des récits de combats ; mais le dieu n'a pas toujours le dessus (Homère, Iliade) et il semble que les Grecs aient pris un certain plaisir à lui opposer victorieusement la sagesse d'Athéna entre autres. Pendant la guerre de Troie, Arès a choisi le camp des Troyens comme Aphrodite, qui l'aimait, et, à deux reprises, sous les murs de Troie, l'intervention d'Athéna dans une mêlée où figure Arès aboutit à un échec pour ce dernier. D'ailleurs, entre Athéna et Arès la lutte est insolite : c'est d'abord la défaite du viril dieu de la guerre, ensuite la façon dont il est vaincu ; au lieu, en effet, d'une arme noble c'est un engin primitif (une énorme pierre) qui le met hors de combat (Homère, Iliade). Pendant qu'il se lamente et gît dans la poussière, Aphrodite, volant à son secours, est abattue par une arme encore plus primitive : une formidable claque d'Athéna (Homère, Iliade).

Mais les mésaventures d'Arès ne se bornent pas au domaine des combats. Par exemple, tenu pour responsable de la mort d'Adonis à la chasse par les Aloades (deux fils géants de Poséidon) ceux-ci l'enferment, enchaîné, pendant treize mois dans un pot de bronze dont Hermès finit par le libérer (Homère, Iliade).
Il eut un grand nombre d'aventures amoureuses dont la plus célèbre le montre uni clandestinement à Aphrodite ; il est vrai que celle-ci avait été mariée par Zeus à Héphaïstos ; or, le dieu forgeron était laid et difforme et Aphrodite était tombée amoureuse d'Arès. À noter ici une différence entre l'Iliade et l'Odyssée : dans l'Iliade Héphaïstos est l'heureux époux de Charis et Aphrodite n'a que peu de rapports avec Arès ; en revanche, dans l'Odyssée l'aède Démodocos rapporte un conte traditionnel chez les rhapsodes en Ionie. Lorsqu'Héphaïstos apprend du soleil sa mésaventure, il laisse tomber une nuit sur les deux amants un filet qu'il est seul capable de manoeuvrer et convie tous les dieux de l'Olympe qui, à ce spectacle sont pris d'un immense fou-rire. Sur l'intervention de Poséidon, Héphaïstos retire le filet et les deux amants, tout confus s'enfuient, l'une vers Chypre et l'autre vers la Thrace...(Homère, Odyssée)
Ses liaisons avec les mortelles furent aussi très nombreuses et ses enfants étaient des hommes violents qui attaquaient les voyageurs et se livraient à toute sorte d'actes de cruauté. L'un d'entre eux, Cycnos, s'attaquait aux pèlerins se rendant à Delphes. Sur la prière d'Apollon Héraklès intervient et tue Cycnos. Arès veut venger son fils mais Athéna dévie sa javeline et Héraklès blesse le dieu à la cuisse (Hésiode, Le Bouclier).

Enfin le nom d'Arès se retrouve dans la colline de l'Aréopage à Athènes où se jugeaient les crimes d'ordre religieux. La légende raconte qu'il y avait jadis une source au pied de cette colline ; un jour, près de celle-ci, Arès aperçut Halirrhothios, fils de Poséidon, tentant de faire violence à l'une de ses filles, Alcippé. De colère Arès tue Halirrhothios. Poséidon fait alors comparaître Arès devant un tribunal d'Olympiens réuni sur la colline (Euripide, Électre) mais ceux-ci acquittent le meurtrier.

Attribut ►
Les animaux consacrés à Arès sont le vautour et le chien; mais c'était faire injure au chien que de le choisir comme animal d'Arès.

Équivalent romain : Mars
Mars et Vénus de Boticelli
MARS

Nous l'avons signalé ; les Romains honoraient Mars bien plus que les Grecs n'aimaient Arès. De nombreuses différences apparaissent, de fait, entre Mars et Arès et ce n'est qu'assez tard que le dieu romain fut identifié à l'Arès hellénique.
D'origine italique Mars préexista à l'introduction d'Arès dans la religion romaine. Son nom, dont le sens est inconnu, avait pris tout d'abord la forme de Mavors, Marspiter (Macrobe, Saturnales) ou Mamers (de l'étrusque Maris). Il semble avoir été à l'origine un dieu agraire et, à une époque très ancienne, il fut identifié au dieu de la végétation, Silvanus. Selon une tradition romaine, Junon l'avait enfanté sans le secours de Jupiter ; jalouse, en effet, de la naissance de Minerve, jaillie spontanément de la tête de Jupiter, Junon avait voulu à son tour concevoir seule un enfant. Elle s'adressa à Flore, déesse des jardins et des champs cultivés, qui lui donna une fleur magique dont le simple attouchement rendait une femme féconde (Ovide, Fastes). C'est ainsi que Junon donna le jour au dieu dont le nom est porté par le premier mois du printemps. Notons que ce Martius mensis était, dans l'ancien calendrier romain, le premier mois de l'année (Ovide, Fastes et Macrobe, Saturnales). Une légende, qui semble d'origine italique, rapporte que Mars, tombé amoureux de Minerve, avait choisi comme intermédiaire la vieille Anna Perenna, une déesse locale du Latium, qui dupa le dieu en se substituant à Minerve lors d'un rendez-vous nocturne (Ovide, Fastes). Il y aurait là le symbole de la vieille année qui s'en va lorsque commence la nouvelle. Ce dieu agraire aidait les paysans du Latium à défendre leurs cultures et leurs troupeaux. On lui avait donc consacré, pour qu'il les écarte des moissons et des bergeries, tous les animaux que l'on craint à la campagne, en particulier le loup ; mais le pivert, annonciateur de pluie, était son oiseau favori.
Cette caractérisation de Mars comme dieu primitivement agraire, est contestée par certains mythographes. En tout cas, à l'époque classique, quand Rome devient une grande puissance militaire, ce dieu du printemps est essentiellement un dieu guerrier (Virgile, Énéide). Mais il faut noter que c'est au printemps que recommence la saison de la guerre. Il est en même temps le dieu de la jeunesse parce que la guerre est l'objet de l'activité de la jeunesse. Il était particulièrement révéré par l'armée, ce qui lui valut le surnom de Gradivus (= "qui s'avance à grands pas" [au combat] ou, selon d'autres, "qui fait pousser" [les moissons])

Ce dieu de la jeunesse guide, lors du ver sacrum (le printemps sacré) les jeunes gens qui émigrent des cités sabines pour aller fonder de nouvelles villes. En effet, les Sabins, en cas de grave malheur, consacraient à Mars, en propriété absolue, toute la production végétale, animale et même humaine du printemps suivant. En ce qui concerne les enfants, devenus grands et alors considérés comme "sacrés", c'est-à-dire mis en dehors de la communauté, ils partaient, guidés en général par un animal consacré à Mars, le loup ou le pivert, en quête d'une nouvelle patrie où ils puissent s'établir par la force des armes et grâce à la protection du dieu de la guerre auquel ils étaient voués. L'histoire romaine nous apprend que les Romains, après le désastre de Trasimène ( 217) décidèrent de consacrer, à la manière sabine, un ver sacrum mais à Jupiter; mais ils ne s'acquittèrent de leur voeu que...vingt-deux ans plus tard, incomplètement (uniquement les productions végétales et animales) et, à une époque où le désordre régnait dans le calendrier, le voeu fut "accompli" en hiver, c'est-à-dire avec beaucoup d'économie !
Peut-être faut-il rattacher aussi à la tradition sabine la fameuse légende de Romulus et de Rémus sauvés par une louve. Rappelons cette légende : Albe-la-Longue, jadis fondée par le fils d'Énée, Ascagne, vit son roi Numitor dépossédé de son trône par son frère Amulius. Celui-ci fit périr tous les fils de Numitor et voua sa fille, Rhéa Silvia, au culte de Vesta, la vouant ainsi à la virginité. Mais celle-ci, par sa beauté, séduisit le dieu Mars qui l'aperçut un jour se rendant à la fontaine; il la rendit mère, pendant son sommeil, de jumeaux, Romulus et Rémus (Ovide, Fastes)). L'ayant appris, Amulius fit enfermer la mère et exposer les deux bébés dans des marécages près du Tibre en crue (Tite-Live, Histoire romaine) ou sur le sommet du mont Palatin, selon les légendes. Une louve, animal sacré, envoyée par leur père, les nourrit (Virgile, Énéide) avant qu'ils soient recueillis par un berger et sa femme, qui les élevèrent jusqu'au moment où ils purent rendre son trône à Numitor et fonder Rome. On a signalé que cette légende devait s'être développée autour d'une statue très ancienne figurant une louve à l'abri de laquelle se dressait l'image de deux petits hommes, symbolisant peut-être la race sabine et la race latine. En tout cas, dans la religion d'État, à Rome, le culte de Mars revêt la plus haute importance puisqu'il aurait ainsi fondé la race romaine (Virgile, Énéide), et c'est la raison pour laquelle la jeunesse romaine était souvent appelée "enfants de Mars".
Le dieu donna aussi son nom au Champ de Mars, sur lequel les jeunes Romains s'exerçaient à la guerre. C'est également au Champ de Mars que se faisaient, tous les cinq ans (période appelée lustre) le recensement et la purification du peuple (lustrum ou lustratio), au cours desquels on célébrait les suovetaurilia, triple sacrifice d'un verrat, d'un bélier et d'un taureau offert au dieu Mars (Tite-Live, Histoire romaine).

Le culte de Mars était essentiellement représenté par un collège de prêtres, choisis parmi les patriciens, appelés Saliens (= les "sauteurs" ou "danseurs"). Tous les ans, à la fête du dieu, ces prêtres, vêtus d'une tunique de pourpre et portant sur la tête un bonnet pointu (apex) exécutaient, au cours d'une procession dans les rues de la ville, (Tite-Live, Histoire romaine) des danses sacrées, peut-être, à l'origine, en l'honneur de divinités rustiques. Mais, dès le règne de Numa, ils rythmaient la cadence de leurs pas par des coups frappés avec une lance sur des boucliers mystérieux appelés "anciles"; ces boucliers et les lances, conservés dans le sacrarium Martis de la Regia (résidence du Pontifex Maximus) étaient censés posséder un pouvoir d'oracle : le mouvement spontané des lances (hastæ) était un présage inquiétant. La légende prétendait qu'un de ces boucliers était un jour tombé du ciel comme gage de la protection des dieux sur Rome. Craignant de voir ses compatriotes privés par quelque audacieux ennemi de cet objet sacré qui leur assurait la protection des dieux, Numa en fit fabriquer onze autres exactement identiques ; les douze boucliers restaient suspendus pendant le reste de l'année dans le temple de Mars et confiés à la garde des prêtres saliens, sans qu'on pût distinguer le bouclier miraculeux des autres (Ovide, Fastes). La procession s'achevait par un repas dans le temple du dieu.
Quant aux anciens Sabins, ils adoraient Mars sous l'effigie d'une lance (quiris) ; d'où le nom de Quirinus donné à Romulus après sa mort et sa divinisation, et celui de Quirites employé lorsqu'on s'adressait officiellement à l'ensemble des citoyens romains.
À Rome se trouvaient plusieurs temples consacrés à Mars ; un des plus importants était celui qu'Auguste lui dédia sous le nom d'Ultor (le Vengeur) pour commémorer le rôle de l'empereur dans sa victoire sur les assassins de Jules César, Brutus et Cassius.

Donc le dieu Mars, en ordre d'importance, venait pour les Romains juste après Jupiter ; il se trouve, en effet, en seconde position dans la triade Jupiter-Mars-Quirinus, et ses attributs sont le bouclier, la lance et le casque. Des légions, une surtout, (Cicéron, Philippiques), lui étaient consacrées et, au début d'une campagne, le général ne manquait pas d'entrer dans le temple où l'on conservait les "anciles" ; il venait y faire bouger d'abord ceux-ci, puis la lance et la statue du dieu et disait, en frappant les boucliers de sa lance : "Mars, aie l'oeil bien ouvert" (Mars, uigila).
Dans le domaine littéraire, les aventures prêtées à Mars ont reproduit peu à peu celles rapportées par la littérature grecque pour Arès, comme, par exemple, les amours de Mars et de Vénus (Ovide, Métamorphoses). Mais nulle part, on ne trouve l'équivalent du côté lâche et geignard de son correspondant hellénique Arès.
Mars et Venus pris dans le filet de Vulcain
(1536)d'après Maerten Van Heemskerk
Outre les Romains, d'autres peuples avaient le dieu pour "ancêtre" : les Marses, population sabine avec laquelle les Romains furent longtemps en lutte, ou les Mamertins ; leurs noms mêmes indiquent les rapports qui les unissaient avec le dieu.

10 Eylül 2010 Cuma

LA LITTÉRATURE SATIRIQUE (XIIe et XIIIe SIÈCLES)

LE ROMAN DE RENART
Au Moyen-Âge, les chansons de geste et les romans courtois reflétaient la sensibilité d’une société aristocratique. Avec la littérature satirique, c’est l’esprit populaire qui s’exprime. Sa naissance correspond à l’essor des villes marchands et au développement de la bourgeoisie. Cette littérature satirique est représentée par deux productions principales: le Roman de Renart et les Fabliaux. Il s’agit de récits en vers, destinés à faire rire, même si certains contiennent aussi une critique de la société. La littérature satirique a touché un très vaste public.
En plein Moyen-Âge, dans la seconde moitié du XIIe siècle, un clerc, nommé “Pierre de Saint-Cloud” écrit un grand poème qui raconte la rivalité entre un goupil appelé Renart et un loup appelé Ysengrin. Tout de suite c’est le succès, bien qu’il n’y ait pas encore de livres (l’imprimerie sera inventée trois siècles plus tard). Ce sont des trouvères et des jongleurs qui en récitent les épisodes dans les villes, les campagnes et les châteaux.
Pierre de Saint-Cloud n’a pas inventé son sujet; il puise dans de très nombreuses fables et autres contes d’animaux d’origine latine ou germanique qui circulent au Moyen-Âge. Mais il donne à ses histoires un accent si personnel et convaincant qu’il lance une mode et est aussitôt imité par d’autres auteurs. Quinze grands récits nouveaux apparaissent en 30 ans; on les appelle des “branches”, probablement parce qu’il se sont ajoutés au tronc initial formé par l’oeuvre de Pierre de Saint-Cloud. Mais ces branches sont assez différentes les unes des autres selon les auteurs. Alors, au début du XIIIe siècle, on a l’idée de rassembler les meilleurs épisodes en une histoire cohérente. Comme elle est écrite en “roman”, cela devient le Roman de Renart. Il se compose en tout de 25 branches écrites en octosyllabes (vers de huit pieds) et l’ensemble fait plus de 100.000 vers.
Le Roman de Renart est une sorte d’épopée familière où la société des hommes est remplacée par celle des animaux. Les bêtes parlent, portent des vêtements, montent à cheval, forment des familles et constituent autour du roi, le lion Noble, une société organisée, calquée sur la société féodale. Les auteurs du Roman peuvent ainsi indirectement se moquer des institutions du temps et de l’autorité des puissants dont ils soulignent les abus. Faire de l’ours un prêtre qui chante la messe, c’est parodier la religion, ses rites et les superstitions qu’elle peut provoquer. Montrer le jugement injuste du roi Noble qui prend tout le butin au cours d’un faux partage, c’est critiquer le pouvoir abusif du suzerain. Le petit peuple du XIIe et du XIIIe siècle s’amuse et prend sa revanche lorsque Renart, par sa ruse, triomphe des puissants. Les aventures du goupil n’ont donc pas seulement pour but de distraire; elles présentent un tableau, parfois une caricature, de la société du Moyen-Âge, et à travers les animaux ce sont les hommes qui sont visés.
Les principaux héros de cette époque comique restent les mêmes tout au long des 25 histoires. Les uns ont des noms d’origine germanique; ce sont le goupil, surnommé Renart, le loup Ysengrin, l’ours Bruno, l’âne Bernard, le blaireau Grimbert, le chat Tibert, le corbeau Tiécelin, le moineau Drouïn. D’autres portent des noms français et symboliques, tirés du caractère ou de l’aspect physique de ces animaux: Noble le lion, Fière ou Orgueilleuse la lionne, Chanteclerc le coq, Couart le lièvre, Bruiant le taureau, Belin le mouton, Pelé le rat, Tardif le limaçon.
On peut distinguer quatre grandes familles►
1. La famille du lion:
Noble, le roi empereur
Dame Fière ou Orgueilleuse, la reine
Le prince lionceau
2. La famille du loup:
Ysengrin, commendant de l’armée royale du roi
Primaut, son frère
Dame Hersent, sa femme
Pinçart, son fils
3. La famille du goupil:
Renart, seigneur de Maupertuis
Richeut, sa femme, appelée aussi du nom plus noble de dame Hermeline
Leurs trois enfants.
4. La famille du coq:
Chanteclerc, maitre du “gélinier”(c’est le poulailler, les poules sont des gélines)
Pinte, sa compagne préférée
Copée (ou Copette), Roussette, Blanche, Noirette, soeurs de Pinte.

LE RÉSUMÉ
L’histoire commence à la naissance de Renart et d’Ysengrin. Après avoir été chassés du paradis terrestre, Adam et Eve ont reçu de Dieu une baguette, au moyen de laquelle ils peuvent, en frappant la mer, obtenir ce qu’ils désirent. Adam fait sortir des flots des animaux utiles, et Eve des animaux nuisibles; c’est ainsi qu’Ysengrin et Renart lui doivent la vie. Bientôt, Renart devient le principal héros de l’histoire.
Renart s’en prend d’abord à des animaux plus faibles que lui, mais il est dupé par chacun d’eux. Tiécelin, le corbeau, laisse bien tomber son fromage dans la gueule de Renart mais il échappe au goupil qui voulait le manger; Tibert, le chat, fait tomber Renart dans un piège où celui-ci comptait le prendre. L’esprit du roman est bien la revanche des petits sur les puissants, et bientôt, à son tour, Renart va triompher de plus puissant que lui (le loup, l’ours et le lion).
Dans sa lutte contre Ysengrin, Renart sort toujours vainqueur. Un épisode raconte par exemple comment le loup flaire l’odeur de poissons que renart fait cuire. Renart le persuade que pour pêcher d’aussi beaux poissons il n’a qu’à s’attacher un seau à la queue et la plonger dans l’eau du lac. Or, on est en hiver, l’eau gèle et Ysengrin reste prisonnier de la glace. Il n’échappe que de justesse aux chasseurs venus le tuer.
Un jour, poursuivi par ses ennemis, Renart tombe dans une cuve de peinture jaune. Devenu méconnaissable, il se fait jongleur. Sa femme, dame Hermeline, le croyant mort, veut se remarier avec Grimbert, le blaireau. Mais Renart survient au millieu de la noce et punit celle qui voulait l’oublier trop vite.

Renart accumule les mauvais tours. Les autres animaux le mettent en accusation devant Noble, le roi. Renart se présente humblement devant le roi, il avoue ses fautes et demande, pour les expier, de pouvoir faire un pèlerinage en terre sainte. Ainsi, il échappe une fois de plus à ses adversaires.

La chanson de Roland mise à part, les chansons de geste n’ont guère survécu au public pour lequel elles avaient été écrites. Au contraire, le Roman de Renart n’a jamais été oublié. Il a été traduit en de nombreuses langues et on en retrouve des traces jusque chez La Fontaine au XVIIe siècle. De nos jours encore, les remarques faites sur les défauts des hommes à travers le comportement des animaux (orgueil, ambition, jalousie, injustice) sont choses courantes. Le succès vient aussi du comique des situations où la bêtise est toujours punie. Le roman exalte la ruse sous toutes ses formes et le rire ne va pas parfois sans méchanceté ni cruauté pour les victimes qui y laissent parfois leur vie.

Saviez-vous qu’autrefois le renard, ce petit animal à poils bruns, intelligent et voleur s’appelait un goupil? “Renart” est le nom propre du goupil du Roman de Renart. Très vite ce livre est tellement connu en France et à l’étranger que les gens se sont mis à appeler le goupil “Renart”. Et, petit à petit, le mot goupil a disparu du français. On a utilisé à la place le mot renard (avec un “d” à la fin).

Ce qui rend célèbre et spéciale cette oeuvre c’est que le Roman de Renart a pour but de se moquer des hommes. Il les montre comme ils sont vraiment: méchants, bêtes, voleurs, peureux et vaniteux. Le livre montre aussi tout ce que la vie avait de mauvais au Moyen-Âge. Le Roman de Renart se moque aussi des autres livres de ce temps-là, où les gens sont toujours forts, courageux, gentils et honnêtes. En lisant l’oeuvre on découvre la vie à la campagne, en France, au Moyen-Âge. On apprend comment y vivent les animaux et les hommes.
Tout au long de l’histoire, on lit une parodie de la société féodale et des moeurs aristocratiques. Le roman de Renart, nous parle des audaces de pensée et de langage, de la liberté d’esprit de l’époque à l’égard de la religion, de la morale, de l’amour, de la guerre...

LES PERSONNAGES
  • RENART
Le personnage central est le goupil (du latin vulpes), plein de malice et de ruse, toujours prêt à une nouvelle fourberie, et qui, de plus, ne manque jamais de tourner ses victimes en dérision. C’est aussi celui qui trompe son monde pour préserver sa liberté. Ses tours ridiculisent les grands, les riches, les puissants, les sots. Il se moque des principes et des règlements, ne misant que sur la vie et la réalité. Il incarne la ruse intelligente liée à l’art de la belle parole. Ses aventures mettent en scène un monde aux caractéristiques largement mais pas totalement anthropomorphiques: “la queue souvent dépasse de l’armure”.
Il eut un tel succès populaire que son nom deviendra nom commun, remplaçant, dans la langue parlée, celui de “goupil” qui tombera, peu à peu, en désuétude.
Messire Renart vit à Maupertuis. Marié à Hermeline la goupille, il a au départ deux fils nommés “Percehaie” et “Malbranche”. Plus tard, viendra un troisième fils nommé “Renardel”.
Il ne faut pas nier que Renart dénonce la faim, la violence, la bêtise mais ne propose rien, ce n’est pas son affaire. Il représente le petit peuple, toujours prêt à mille “jongleries” pour survivre.
  • YSENGRIN
C’est le loup bête et cruel, éternel ennemi de Renart, toujours dupé. Son épouse Dame Hersent la louve, fut jadis violée par Renart, d’où une éternelle rancoeur. Il représente la bourgeoisie qui est lourde et patentée.
“Le roman de Renart est la lutte du goupil (Renart) contre le loup (Ysengrin), c’est-à-dire de la ruse contre la force. À cette lutte prennent part tous les animaux, individualisés dans des noms et des caractères qui demeurent jusqu’à la fin de l’oeuvre.

  • AUTRES PERSONNAGES

Personnages principaux
Noble, le lion
Fière, la lionne
Beaucent, le sanglier
Belin (ou Bellyn), le bélier
Baudoin (ou Bokart), l’âne: secrétaire du roi-lion
Brun (ou Bruno ou Bruin), l’ours (d’après la couleur de sa robe)
Chanteclair, le coq
Couard, le lièvre
Eme, le singe: époux de Dame Rukenawe, la guenon
Hersent, la louve: épouse d’Ysengrin qui est “violée” par Renart
Grimbert, le blaireau (le taisson): cousin et défenseur de Renart; c’est aussi son seul ami
Grymbart, la renarde: soeur de Renart
Ermelyne (ou Dame Hermeline), la brebis: épouse de Bellyn. Elle a deux soeurs: Dame Atrote et Dame Weasel.
Dame Rukenawe, la guenon: épouse d’Eme, le singe et tante de Renart.
Elle aura deux gars: Bytelouse et Fulerompe que Renard s’empressera de croquer.
Tibert, le chat
Tiecelin, le corbeau
Personnages secondaires
Blanche, l’hermine (parfois confondue avec Hermeline)
Brichemer, le cerf: le sénéchal
Bernard, l’âne
Corbant, le freux et son épouse, Dame Sharpebek
Coupée, la géline
Courtois (ou Courtoys), petit chien
Drouïn, le moineau
Hubert, l’escoufle (milan)
Firapel, le léopard
Jacquet, l’écureuil
Dame Mésange, le mésange
Musart, le chameau: légat du Pape
Ordegale, femme castor
Pantecroet, la loutre
Roonel, le mâtin (gros chien)
Tardif, le limaçon
Vader de lantfert: fils de Dame Pogge de Chafporteet de Macob
Rohart, le corbeau

LES TEXTES
Le Roman de Renart n’est pas un roman à proprement parler, mais un ensemble disparate de récits en octosyllabes de diverses longueurs, appelés dès le Moyen-Âge “BRANCHES”. La branche la plus ancienne est attribuée à Pierre de Saint-Cloud, érudit, qui fit paraitre dans la première moitié du XIIe siècle “Les enfaces Renart”(L’enfance de Renard – Branche II). Dès le XIIIe siècle les branches sont regroupées en recueils, apportant une certaine unité.
Richard de Lison est le second auteur clairement identifié.
Selon l’érudit Lucien Foule, la composition de l’oeuvre s’échelonne de 1174 à 1250. Vingt-huit auteurs indépendants y ont collaboré, dont seulement deux ont tenu à nous transmettre leur nom. Ces écrivains ont réalisé une oeuvre maitresse, et à succès.
Rutebeuf a écrit un "Renart le bestourné", et Jacquemart Gelée de Lille, un "Renart Le Nouvel". Le Couronnement de Renart (anonyme) date de la seconde moitié du XIIIe siècle. Au XIVe siècle, on réécrit deux fois Renart le Contrefait; la première est l’oeuvre d’un commerçant en épices; la seconde, véritable somme ne compte pas moins de 40.000 vers (produits entre 1319 et 1342).
En 2004, quatre fabliaux renardins ont encore été produits.
Donc neuf siècles après sa naissance, Renart le malin vit toujours, tout au moins dans les livres.

LES BRANCHES
Branche I :
Si conme Renart manja le poisson aus charretiers, (Comment Renard mangea le poisson des charretiers), jugement de Renart, Siège de Malpertuis. Renart Teinturier.
Branche II:
Les enfaces Renart, (L’enfance de Renard) de Pierre de Saint-Cloud.
Branche III:
Si conme Renart fist Ysengrin moine, (Comment Renard fit Ysengrin Moine).
Branches IV-VI:
Le Puits. Chanteclerc. La Mésange. Tibert. Les deux prêtres, les Béliers, la femme du vilain.
Branches VII-IX:
Renart et le Corbeau. Le viol d’Hersent. L’éconduit (l’escondit). Le duel de Renart et d’Ysengrin. Le pèlerinage de Renart.
Branches X-XI:
Liétard. Renart et la mort de Brun. Les Vêpres de Tibert.
Branches XII-XVII:
Les poissons dérobés. Moniage d’Ysengrin et la pêche au seau. Le labourage en commun et la collaboration de Renart à l’oeuvre du Roi Connin. La confession de Renart. Ysengrin et le prêtre Martin. Ysengrin et la Jument. Le Bacon enlevé.
Branches XVIII-XIX:
La mort de Renart. Le partage du lion. Renart médecin.
Branche XX:
Renart empereur.
Branche XXIV:
La naissance de Renart (seconde version).
EDUCATION EN FRANCE
Dans un livre choc, le journaliste anglais Peter Grumbel dénonce le système français d’éducation, élitiste et passéiste, formidable machine à broyer les élèves et à saper leur confiance en eux.
12 millions d'élèves viennent de faire leur rentrée et, si l'on en croit la lecture du livre de Peter Grumbel, grand reporter pour Time Magazine à Paris et professeur à Sciences Po, les parents ont du souci à se faire. Dans On achève bien les écoliers, l'auteur part d'un constat implacable: 15% des élèves entrant en classe de sixième ne savent pas correctement lire et écrire. 130 000 jeunes quittent l’école chaque année sans diplôme ni qualification. Les jeunes Français n’obtiennent que des scores médiocres lors de tests comparatifs internationaux, et l'égalité des chances en fonction du milieu d'origine n'est absolument pas assurée.

Peur de l'échec, stress, rien ne va plus
Si le diagnostic n'est pas nouveau, Peter Grumbel apporte un regard neuf sur les causes de ces échecs. Selon lui, la "caractéristique qui saute aux yeux de n’importe quel étranger qui découvre les écoles françaises" est "la dictature de la salle de classe". "Les enfants français sont dans l’ensemble plus anxieux et intimidés dans une salle de classe et davantage angoissés par la peur de l’échec. Ils manquent de confiance en eux, même lorsqu’ils connaissent leurs leçons, et éprouvent le sentiment que leurs professeurs ne les aident pas". Peter Grumbel déplore aussi les ravages de la notation, "une culture qui n’hésite pas à mettre 0 à une mauvaise copie, mais ne mettra jamais 20 sur 20 à une excellente. Qui sanctionne chaque individu s’éloignant de la norme commune, plutôt que de valoriser le talent individuel." Passivité des classes, stress des élèves, manie du classement et de la sélection, fréquence des redoublements… "Pourquoi la France est-elle le seul pays au monde à décourager ses enfants au nom de ce qu’ils ne sont pas, plutôt qu’à les encourager en vertu de ce qu’ils sont ?"

Contre la "culture de la nullité"
Pour se débarrasser de cette "culture de la nullité", l'auteur propose 3 axes :
-Changer totalement le système de formation des enseignants. Il est primordial de les former aux "méthodes considérées comme efficaces à l'échelle internationale avec beaucoup d'heures de pratique et de simulation des cours"
-Plus d'autonomie pour les écoles et les enseignants
-Introduction de programmes d'échange des enseignants avec d'autres pays européens pour leur faire prendre conscience d'autres méthodes et d'autres cultures.
Pourquoi en effet ne pas s'inspirer des modèles qui marchent, et faire enfin à l'école sa révolution culturelle ? La Finlande a réussi à transformer son système éducatif avec succès. Selon l'auteur, elle "a utilisé des méthodes intelligentes se concentrant sur le bien-être individuel des élèves, en mettant l’accent sur le professionnalisme des enseignants, fortement encouragé, et en changeant radicalement la relation entre les écoles et les responsables des politiques éducatives". Alors, faut-il accorder toujours autant d'importance aux performances académiques ou faut-il laisser plus de place à l’épanouissement individuel, le développement de la créativité ou le renforcement de la confiance en soi ? Le débat est lancé.
Extrait de http://www.lepetitjournal.com/ vendredi 10 septembre 2010
(Peter Grumbel, On achève bien les écoliers, Grasset)

9 Eylül 2010 Perşembe

“A la Recherche du Temps Perdu”.

Les premiers volumes de cette oeuvre c’est une série de romans formée plus d’une dizaine de volumes. Les premiers volumes passent également innaperçues. C’est par la suite que les réactions positives arrivent. “A la Recherche du Temps Perdu” est le titre global d’un roman cyclique (long roman avec les mêmes personnages, les mêmes décors, il y a une suites dans les mêmes actions et personnages). Dans cette ouvre il parle de ses souvenirs il transmet ses idées.

• Du côté de chez Swann:
Première partie; Combray: le narrateur évoque son enfance dans le village de Combray.
Deuxième partie; Un Amour de Swann: Swann est un voisin, ami des parents du narrateur; il tombe amoureux d’une jeune fille nommée Odelette; la fille de Swann, après avoir été une compagne de jeu, devient le premier amour du narrateur.
Troisième partie; Noms de Pays: le nom, une série d’évocation à partir des noms de pays.

• A l’ombre des jeunes filles en fleurs:
Première partie; Autour de Madame Swann: La vie mondaine entre Combray et Paris. L’amour du narrateur pour Gilberte
Deuxième partie; Noms de pays: Rencontre d’Albertine

• Le côté de Guermantes:
Le charme et le mystère de la grande famille des Guermantes. Le narrateur réussit enfin à se faire introduire chez les Guermantes.

• Sodome et Gomorrhe:
Le dernier livre quand l’auteur est vivant. La jalousie du narrateur s’éveille à l’égard d’Albertine, il veut rompre puis l’épouser.

• La prisonnière:
Le narrateur raconte sa cohabitation avec Albertine pour qu’il éprouve tour à tour de l’ennuie et du désir mais qu’il n’aime pourtant plus, la jalousie lui reste.

• La fugitive:
Albertine s’enfuit, elle meurt accidentellement, souffrance du narrateur qui cherche à connaitre sa vraie vie en parlant avec ceux qu’elle a connus.

• Le temps retrouvé:
Livre de la recherche à l’état le plus inachevé, il donne l’impression que l’auteur a été pressé par la mort. L’ouvrage se termine par une reflexion sur le temps.

Le temps qui passe crée une corruption physique et morale
Il détruit l’homme
Le passé ne meurt jamais
Il est susceptible à réapparaitre
Les sensations les événnements nous permettent de recontruire le passé en associant les idées.
Le but d’écrire de Proust c’est de trouver le passé.

Analyse générale de l'oeuvre►

Les romans de Proust sont très modernes de point de vue de leur structure et par le style de leur écrivain. Dans ce roman cyclique Proust observe la société mondaine en décadence, en déclin. C’est le déclin qui est rapporté par ses romans. Il observe également le mécanisme et la passion amoureuse et il parle de l’art et encore de toutes autres choses. Il aborde même la philosophie et la psychologie dans ses oeuvres. L’un des thèmes principaux, c’est "LE TEMPS".
La notion de temps le préoccupe bcp, c’est l’une des raisons qui le poussent à écrire. Il réfléchie sur ce phénomène. L’écriture est une sorte de résistence contre l’usure du temps, contre le caractère fugitif du temps. Le temps passe, lorsqu’il passe, les hommes vieillissent, à chaque instant on s’approche à la mort. Si on en pense on peut devenir fou. Pour certains, l’écriture est une manière de resister à cette menace du temps qui passe. Marcel Proust a constaté avec une certaine peur l’écoulement du temps. Le temps passe les hommes vieillissent et cela crée une corruption physique et morale non seulemet sur les êtres vivants mais aussi sur les objets et enfin c’est la destruction qui vient.
Pourtant Proust découvre une autre chose qui est plus originale; c’est que le passé ne meurt à jamais, le passé reste enfui dans la profondeur de notre être, y reste enfoncé, caché.
Ce passé là est toujours susceptible à réapparaitre dans notre mémoire. Mais comment il transporte cette pensée? Avec le goût de madelaine. On peut découvrire le passé grâce à des sensations abstraites comme le goût, l’odeur du parfum qui nous permettent de retrouver le passé.
Le narrateur nous décrit une infusion: lorsqu’il a 35 ans, il rentre chez lui, sa femme de ménage lui prépare une infusion; il enfonce les madelaines, il les mange. Tout en menageant il pense, ce goût est d’un seul coup vers la fin l’emmène à son enfance. Il vivait chez sa tante qui lui servait ces madelaines-là. Il l’avait complètement oublié. Il reconstitue tout son passé. Il voit toutes les scènes de son passé. Il en déduit que toutes les sensations nous permettent de reconstituer le passé. Selon Proust, c’est une association d’idées qu’il reconstitue tout un passé. Le but d’écrire chez lui c’est trouver le passé. Les associations sont rares et elles sont fugitifs, elles partent tout de suite, ces associations évoquent chez nous. Il faut tout de suite réagir et essayer d’aboutir à une conclusion sinon elles disparaisssent. Même si elles sont très rares elles nous apportent uen certaine joie et lorsque nous éprouvons cette joie nous revivons cet instant de bonheur. Notre esprit n’intervient pas dans cette joie.
Cette reconstitution du passé c’est une victoire de l’écrivain sur le temps et our Proust c’est le but, l’objectif même de l’art. L’art ne sait qu’à maitriser le temps. Ce que cherche Proust c’est de développer les moyens, les méthodes qui permettront à l’homme de transformer le passé en un présent éternel. Cela nous parait incompatible car le présent c’est fugitif mais selon l’auteur il est possible de développer les moyens de transformer le passé en un présent éternel.
MARCEL PROUST(1871 – 1922)


►Le Caractéristique de Proust:
• Il appartient à une famille riche et cultivée.
• Il a d’incéssantes crises d’asthme.
• Son père est un éminent professeur de médecine.
• Sa mère est la fille d’un agent de charge juif.
• Il est très attaché à sa mère.
• Il n’a jamais eu besoin de travailler pour gagner sa vie. Toute sa vie, Proust fut très dépensif. Il offrait de somptueux cadeaux à ses amis et à ses domestiques. Il laissait de gros pourboires.
• Sa mère meurt en 1905 et Proust a 35 ans. Il confie à son ami que sa vie a désormais perdu son but, sa seule douceur. Il se retire peu à peu du monde et se consacre entièrement à l’écriture.
• Il était brillant causeur. Il savait aussi écouter. Il avait bcp d’amis. Il était modeste.

► Les caractéristiques de Proust – Écrivain:
• Pour lui, la littérature est la seule puissance qui lutte contre la mort. L’art reconstitue ce que le temps détruit.
• Il fait des descriptions détaillées.
• Il analyse l’influence du millieu sur l’individu.
• Ses personnages appartiennent à la haute bourgeoisie.
• La plus grande originalité de Proust c’est d’avoir fondé son oeuvre sur la ressouvenance, la mémoire involontaire déclanchée par une vision, une sensation.
• Il était dreyfusard comme Zola.

►À La Recherche du Temps Perdu:
• L’oeuvre se compose de 7 livres qui n’ont pas tous été publiés de vivant de l’auteur.
• C’est un roman de moeurs et une expérience sociologique.
• L’auteur présente et analyse divers types de groupes sociaux: salons bourgeois, domestiques, homosexuels.
• Proust, comme Zola et Balzac, étudie l’influence du millieu sur les individus.
• Proust a été inspiré par la Comédie Humaine de Balzac.

►Quel est le sujet général de l’oeuvre de Proust?
C’est l’histoire d’une vie, de l’enfance à la maturité. Chaque livre correspond à une étape de cette vie, à une époque et un millieu précis. Le cycle repose sur un personnage qui s’appelle Marcel comme l’auteur. Comme chez Balzac, les personnages apparaissent et disparaissent dans la réalité et le souvenir.

►Quels sont les thèmes de l’oeuvre de Proust?
L’amour déçu, les soirées mondaines, la jalousie, les deuils, les domestiques, le snobisme, la maladie, la mort, la religion, l’art, la peinture, la musique, la littérature, la politique, la guerre, la paix et surtout la mémoire et l’oubli.
Le Snobisme: Proust nous décrit la vie mondaine des salons, de grandes dames, de riches seigneurs et de la haute bourgeoisie parisienne.
L’Amour: Proust analyse surtout l’expérience psychologique de l’amour. L’amour est source d’illusion et de désillusion. L’amour vit et meurt avec le temps. L’amour est présenté comme une maladie. L’oeuvre relate en fait 3 grandes passions: celle de Swann pour Odette, celle du narrateur pour Gilberte puis pour Albertine. Ces amours ont une fin commune: l’indifférence du héros à la passion, indifférence qui montre sa guérison.
Le Temps qui Détruit: Proust est obsédé par une idée: le temps. Le temps que rien n’arrête et qui transforme tout; le temps transforme les amours, les amitiés. C’est en vain de retourner sur les lieux de notre enfance où nous avons été heureux. Rien ne sera plus comme avant.

►Quelle est l’idée centrale de l’oeuvre de Proust?
L’idée centrale de cette oeuvre c’est qu’il est possible de partir à la recherche du temps qui semble perdu. Il est possible, à certains moments privilégiés de voir réapparaitre ce passé en accord avec les sentiments présents. Cette réunion du passé et du présent fait disparaitre la sensation de la fuite du temps et donne un sentiment de plénitude, de bonheur absolu. Proust dit qu’il faut d’abord perdre ce que nous avons aimé et le retrouver ensuite par le souvenir, c’est là le vrai bonheur: “Les seuls vrais paradis sont les paradis que l’on a perdus”.

►Quelle est la structure de l’oeuvre de Proust?
La recherche repose sur la mémoire. Son héros, le narrateur se souvient et écrit. La fin de l’oeuvre raconte comment le narrateur décide de fuir le monde des illusions (réceptions, bals, aventures amoureuse) pour se consacrer à la seule chose qui ait un sens, l’art. La fin de l’oeuvre explique donc pourquoi elle a été commencée: Proust donne d’ailleurs l’explication suivante: “Le dernier chapitre du dernier volume a été écrit tout de suite après le premier chapitre du premier volume. Tout l’entre cela a été écrit ensuite”. L’oeuvre de Proust est donc le récit d’une expérience intérieure, un retour sur soi.
Au début de l’oeuvre, on nous présente le village de Combray. C’est là qu’habitent dans une maison de campagne les parents du narrateur, sa famille et la servante Françoise.

► La Recherche est-elle une oeuvre autobiographique?
Bien que Proust rend compte de l’expérience de toute sa vie, l’oeuvre n’est pas une autobiographie. Ce n’est pas non plus un roman réaliste comme La Comédie Humaine de Balzac ou Les Rougon-Macquart de Zola. Proust dit lui-même que son oeuvre “Ne ressemble pas du tout au classique roman”. Proust n’a pas voulu traiter un sujet précis. Il a voulu dire ce qui lui tenait à coeur.

►Explication détaillée de l’oeuvre “À La Recherche du Temps Perdu”
Le sujet tourne autour d’un seul personnage qui est le narrateur. Ce narrateur ne parle pas seulement de sa vie mais de son époque et de toute la société dans laquelle il a vécu. Ce n’est pas une peinture réaliste, c’est une recherche artistique.
L’oeuvre de Proust est encadrée par l’épisode célèbre de la madeleine. C’est une expérience psychologique qui aboutit au miracle du Temps Retrouvé. À la fin, l’auteur découvre le secret de cette joie.
Cette oeuvre est à la fois l’histoire d’une époque et l’histoire d’une conscience. Cette oeuvre est en même temps observation et intraspection (regard à l’intérieur, observation d’une conscience individuelle par elle-même). Elle est le monde, elle est le moi car la grande découverte de Proust, c’est que non seulement le monde est autour de nous mais qu’il est en nous, qu’il est nous-même. Quant aux êtres, c’est nous qui leur donnons leurs dimensions. L’indifférence les efface, l’amour et la jalousie les exaltent.
De la jeune fille tant aimée Proust devrait écrire un jour: “Albertine n‘était plus pour lui que comme une pierre autour de laquelle il a neigé”.
La psychologie de Proust n’est pas statique mais évolutive. Il sait que le moi n’est pas une donnée immobile, qu’il se transforme sans cesse. Il sait que seul, le passé nous est acquis et que “les vrais paradis sont les paradis que l’on a perdus”. Perdus à jamais? Non, car la mémoire va les réssusciter, mémoire involontaire grâce à laquelle va se construire le souvenir sur le goût d’un gâteau ou le parfum d’une fleur.
Le POWER BRACELET
Le Power bracelet fait des ravages en France. Produit phare de l’été, il est censé apporter force, équilibre et réguler les flux négatifs de votre corps. D’abord plébiscité par les sportifs, c’est désormais sur le grand public qu’il produit ses effets. Alors réel effet ou bonne stratégie marketing ?

Le Power bracelet est apparu il y a six mois en France. D’abord passé inaperçu, il est devenu l’objet incontournable de cet été. Même son prix plutôt élevé (35 euros) ne dissuade pas les curieux. Les deux marques principales à distribuer ce bracelet dans l’Hexagone, Power Balance et EFX, se frottent les mains.

Le Power bracelet, comment ça marche ?

A priori, le Power bracelet ressemble à un banal bracelet de caoutchouc. Pourtant, deux hologrammes placés de manière opposée le transformeraient selon ses concepteurs en véritable objet bien-être. Les deux pastilles magnétiques chargées en ions positifs permettraient de réguler et d’optimiser l’énergie contenue dans le corps. En pratique, quels effets peuvent être attendus de cette amélioration du champs naturel énergique du corps ? Pour l’utilisateur, les effets peuvent être variables : plus d’équilibre, de flexibilité, de force, moins de stress, une sensation de bien-être accrue. Pour accréditer leurs dires, les deux fabricants proposent de tester l’efficacité du bracelet grâce à des tests d’équilibre rappelant les tests d’ébriété.

Les sportifs, meilleure publicité du Power bracelet

Qu’ils soient superstitieux, qu’ils y croient ou qu’ils soient grassement rémunérés en échange de leur image, les sportifs ont été la première et meilleure publicité du bracelet magique. Quel que soit le domaine dans lequel ils évoluent, tous s’y mettent. Le surf, le basketball avec Shaquille O’Neal, le tennis avec Gael Monfils, le football avec Ronaldo, la Formule 1 avec Rubens Barrichello ou encore le vélo avec Alberto Contador. Ce sont d’ailleurs certainement les cyclistes qui ont donné au concept son impulsion en France puisqu’une majorité d’entre eux portaient le bracelet en juillet lors du Tour de France 2010. Résultat : de nombreux points de vente en rupture de stock au mois d’août, des fabricants qui affichent parfois des jours de délais d’attente et même le score de 500.000 bracelets vendus en Italie!

Un coup marketing ?

Si les fabricants multiplient les témoignages spontanés sur leurs sites, il n’en demeure pas moins qu’ils restent très timides dans leurs affirmations précisant bien qu’il ne s’agit en aucun cas d’un objet de santé. Pire, aucune étude scientifique ne vient prouver les effets bénéfiques escomptés. Au contraire les experts s’accordent à dire que, si porter ce bracelet n’est pas dangereux, ce dernier n’aurait en revanche aucune des propriétés présentées. Il aurait tout au plus un effet placebo sur celui qui le porte.
Alors, réel effet ou coup marketing, il n’empêche que le Power bracelet était LA star de l’été et semble bien parti pour équiper les poignets des Français cet hiver !
d'après la rédaction de "Magali MASSA" jeudi 9 septembre 2010
MICHEL EYQUEM DE MONTAIGNE (1533-1592)


LA VIE►
Il est né en 1533 au château de Montaigne, en Périgord, à une époque de luttes religieuses et politiques. Il appartient à une riche famille de négociants bordelais. Il est élevé par son père selon les principes de la Renaissance, selon le respect de la personnalité. Il lui fait apprendre le latin selon une méthode nouvelle.
Il fait des études au collège de Guyenne à Bordeaux, il y étudie la philosophie antique. Il fait des études de droit.
Il est nommé magistrat au Parlement de Bordeaux. Là, il rencontre un ami, Etienne de la Boétie pour qui il a une amitié passionnée.
Montaigne est l’auteur d’une oeuvre unique “Les Essais”.

En 1565, il épouse la fille d’un parlementaire. L’année suivante, il perd son père.
À la mémoire de son père, il écrit “Traduction de la Théologie Naturelle” de Raymond Sébondë. Les idées de théologie étaient naturelles. Prouver Dieu c’est une question de sentiment.
Il hérite la terre de Montaigne et il se retire dans son château, il rompt tous les rapports avec le monde. Il se retire dans sa librairie, il lit les philosophes grecs et latins comme Pétrarque, Virgile, Sénèque...
En 1570, il commence à écrire les essais. Les deux premiers livres paraissent en 1580.
Il est atteint d’une maladie de la gravelle, il souffre, il voyage pour se soigner, en Suisse, en Allemagne, en Italie, à Rome.
En 1583, à la demande de Henri III, il retourne comme magistrat au parlement. Quand il y a la guerre civile et la peste il se retire dans son château.
En 1585, il écrit “Les Essais”. En 1586, parait une seconde édition. Il ajoute d’autres pensées. Et pour cela, il se rend à Paris, il rencontre Mme de Gournay qu’il va appeler “sa fille d’alliance”. Il enrichit ses essais.
En 1592, il meurt.
C’est à cette fille, Mme de Gournay qui tombe la tâche de publier “Les Essais” de Montaigne en 1595, il avait ajouté des notes.

LA PENSÉE►

Montaigne est influencé par les philosphes de l’antiquité. Il n’avait pas une doctrine philosophique rigide.
En s’inspirant de différentes doctrines; stoïcisme, scepticisme, épicurisme, il s’est formé une doctrine pour lui.
Après la mort de son ami, La Boétie, il est sous l’influence du stoïcisme. Puis, il passe par une phase sceptique et après il est épicurien. Il se fait un résumé.
Plutarque lui fournit le pouvir de se défendre contre la douleur. (Supporter la douleur en silence c’est le stoïcisme).
“Philosopher c’est apprendre à mourir”. Cette morale de la grandeur de l’âme, lui apporte une règle de vie et de pensée.
Montaigne est en face de l’incertitude des choses; de la relativité des faits. Il se résoud à un scepticisme: “Que sais-je”. C’est le doute, une attitude de Montaigne à un moment troublé de sa vie.
Montaigne voulait jouir de la vie, de son être. Il a été un bon vivant, conforme, vivant avec modération, sans se passionner pour rien. Il avait le don de goûter la vie.
Après ces infleunces, Montaigne en avait tiré une formule qu’il résume par ces paroles:
“Apprendre à se connaitre soi-même, à bien mourir et à bien vivre”

Comment il écrit les Essais?►

Il commence en 1572. Au début il dit “La matière de ce livre est moi-même”.
Cette oeuvre se présente comme la somme de ses expériences et de ses connaissances.
Il écrit sur la politique, l’éducation, la mort, l’amitié, la douleur, mais ce n’est pas une autobiographie, ni un journal.
“Je ne me juge que par vrai sentiment, non par discours”. (Quand je parle de moi-même, des hommes, je suis sincère, je ne veux pas embellir les choses).
Les Essais relate les expériences de l’individu Montaigne. Il veut être complet, sans tenter d’arranger les choses. Il est sincère.
Les Essais marquait une date importante dans l’histoire de la langue française. Essai entre comme un genre littéraire, c’est le premier ouvrage appartenant à la littérature philosophique écrite en français (au 16ème siècle, la philosophie était écrite en latin).
Montaigne avec les obervations sur les événements de l’époque a fait date dans la littérature française.
LA PENSÉE DE MONTAIGNE

• L’éducation► une éducation humaniste
Comme Rabelais, Montaigne critique l’éducation scolastique de son temps. Il est contre le par coeur et l’enseignement. Il condamne l’éducation collective des collèges: c’est le seul point d’où il se sépare de l’éducation moderne. Le rôle du précepteur est très important. Il doit être d’abord un sage, plus qu’un savant afin de former le jugement de son élève, de lui inculquer une nouvelle vision du monde. Car selon lui, il ne suffit pas d’inculquer à l’élève un certain nombre de connaissances mais de lui apprendre à réfléchir et de développer son intelligence ainsi que sa personnalité.
Montaigne a horreur des châtiments corporels et de la contrainte. Il pense qu’il faut enseigner avec douceur et ne pas brusquer l’élève afin de lui donner le goût d’apprendre.
L’enfant doit devenir selon lui un “honnête homme”, c’est-à-dire un homme capable de juger, de réfléchir et de critiquer. Les professeurs doivent principalement développer l’esprit critique, l’intelligence et la personnalité de leurs élèves. L’éducation physique et les voyages permettent à l’enfant de devenir un homme complet, capable d’affronter les difficultés de la vie .
Montaigne déteste le fanatisme et l’intolérance.
Il est sceptique (que sais-je?)
Il est épicurien: il recherche les petits bonheurs: amitié, lecture, joie d’être en bonne santé. Il cherche à bien vivre sans courir après un bonheur utopique et inaccessible.

8 Eylül 2010 Çarşamba

Le pari de 35 heures

Le processus de réduction du temps de travail n'est pas nouveau : il a commencé en 1814 avec le chômage des dimanches et des jours de fête catholiques. La journée de huit heures date de 1919 alors que la revendication était apparue dès 1880 ! En 1936, les salariés ont eu droit à douze jours ouvrables de congés payés. Aujourd'hui, la législation sur la durée du temps de travail est de trente neuf heures hebdomadaires et accorde cinq semaines annuelles de congés payés. Le projet du gouvernement actuel est de réduire à trente cinq heures la semaine de travail et ce, sans perte de salaire. D'après ce texte de loi, cela devrait être instauré dès le 1er janvier 2000 pour les entreprises de plus de 200 salariés et au 1er janvier 2002 pour les autres. Toutefois, les dirigeants qui souhaiteraient passer à ce temps de travail avant la date fatidique bénéficieraient de primes. L'objectif du gouvernement est une diminution du chômage et une relance de la consommation. En effet, on exigera certainement des salariés qu'ils aient une meilleure productivité, mais celle-ci ne devrait compenser, selon les économistes, que la moitié du manque à gagner engendré par le passage aux trente cinq heures. Il faudra donc bien embaucher pour combler l'autre moitié. Moins de chômeurs conjugués à plus de temps libre paraît idéal pour inciter les Français à consommer plus… mais le patronat ne l'entend pas forcément de cette oreille. Si certains chefs d'entreprise ne seraient pas contre cette loi à condition qu'elle soit accompagnée d'un abaissement des charges sociales , les instances dirigeantes du C.N.P.F. , elles, s'y opposent avec force – au point que son président a changé, l'ancien ayant démissionné car, selon ses propres déclarations, il ne se sentait pas l'âme du " tueur " qu'il faut être pour contrecarrer le projet du gouvernement. En fait , au sein même de cette organisation, cette tendance dure est quelquefois considérée comme rétrograde. Les Français, eux, sont assez partagés. Si certains disent " Pourquoi ne pas essayer ? ", d'autres pensent qu'il s'agit là d'une utopie. Tout cela nous promet encore de belles discussions à l'Assemblée Nationale, au Sénat, dans les organisations syndicales et… dans les bars !
RONSARD (1524-1585)

Il s’était inspiré des poètes grecs surtout de Pindare connu par ses odes. En 1524, il publie ses premières oeuvres. Ses odes sont imités de Pindare. Ronsard a eu trois amours terminés mal. Amour pour Cassandre, pour Hélène et pour Marie.
Il publie “Les Amours”, “Continuation des Amours”►il y a des sonnets pour Marie.“Nouvelle continuation des Amours”
Les thèmes qui caractérisent le lyrisme chez Ronsard entre 1555-1560 c’est surtout les thèmes qui contiennent des éléments vécus, des poèmes qui expliquent ses propres sentiments avec sincérité.
Puis il publie des “Hymnes” (sujet noble, élevé, sacré).
Il renove avec la tradition philosophique d’humanisme. “Hymne de la philosophie”, Hymne de l’Eternité”, “Hymne du Ciel”.


Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, devidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle.
*****************************
Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s'aille réveillant,
Benissant votre nom de louange immortelle.
****************************
Je serai sous la terre et fantôme sans os :
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos :
Vous serez au foyer une vieille accroupie,
****************************
Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.
"Sonnets Pour Hélène"


Comme on voit sur la branche
Comme on voit sur la branche, au mois de may, la rose,
En sa belle jeunesse, en sa première fleur,
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l’aube, de ses pleurs, au point du jour l’arrose;
**********************************
La grâce dans sa feuille, et l’Amour se repose,
Embaument les jardins et les arbres d’odeur;
Mais, battue ou de pluye ou d’excessive ardeur,
Languissante, elle meurt, feuille à feuille déclose.
*********************************
Ainsi, en ta première et jeune nouveauté,
Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté,
La Parque t’a tuée, et cendre tu reposes,
********************************
Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que vif et mort ton corps ne sois que roses.
 "Les Amours de Marie"
LA PLÉIADE

Les poètes grecs et latins disposaient d’un vocabulaire dont les poètes français pourraient profiter et emprunter qq mots et expressions au latin et au grec.
Il fallait que la langue poétique fût connue par l’originalité de son vocabulaire.
Pour eux, la langue de la cour était celle de la poésie marotique qui n’offrait pas les mots nobles qui pourraient traduire l’émotion divine de l’inspiration.
Ronsard dit: “Il ne faut pas affecter par trop le parler de la cour, lequel est qq fais très mauvais”.
Pour les poètes de la Pléiade, le langage poétique doit se caractériser par sa richesse et sa distinction de la langue prosaique et d’après eux il faut créer un style proprement poétique. Ronsard l’appelle: “le style à part”.
Comment on peut créer?: en usant des tours et des figures empruntés au latin et au grec.
À partir de 1560, s’est constituée "la Pléiade".
Les oeuvres les plus célèbres se situent entre 1553-1555 qui continuent jusqu’à 1560 (commencement des guerres de religion). Alors Ronsard met sa plume au service de la foi catholique.
Pendant les année 1550, ils sont contre les poètes de la cour, les poètes marotiques; à partir de 1552 cette lutte cesse car eux aussi sont protégés par la cour.
La Pléiade s’engage dans un double renouveau du point de vue poétique.
a)- Ils se dirigent vers une poésie d’inspiration religieuse, c’est un effort qui se termine par un échec.
b)- L’autre direction de la poésie: vers une poésie d’inspirations plus familière. Surtout en 1555, la poésie de la Pléiade, ils arrivent à l’écriture classique.
En 1555, Jacques Peletier écrit “L’Art Poétique”. Là, nous voyons l’accord de l’art et de la nature.
Au début la poésie était prétentieuse, elle devient familière, plus facile à comprendre.
“L’Art Poétique” montre le goût des poétes pour la poésie latine et on y voit la condamnation de l’obscurité. On veut la simplicité et la sincérité.
Le poète écrit d’une part des oeuvres où s’exprime un lyrisme familier et d’autre part des poèmes d’inspiration plus élevés, des méditations philosophiques, de considérations scientifiques.
Ils donnent de l’importance à l’élégance de la beauté. La poésie se purifie des excès artificiels, trouve la noblesse dans l’élevation de la pensée.
"Amandine Aurore Lucile Dupin", pourquoi choisit-elle le pseudonyme de George Sand?

Après s'être mariée avec le Baron Dudevant, la belle-mère d’Aurore lui avait interdit l’utilisation de son nom en littérature. Un premier roman, Rose et Blanche, écrit avec Jules Sandeau, avait été publié sous le pseudonyme de J. Sand. Il avait obtenu un certain succès et quand arriva Indiana, son premier roman, quelques mois plus tard, l’éditeur, pour des raisons commerciales évidentes, souhaita reprendre ce nom. Mais Sandeau refusa d’accepter la paternité d’un livre auquel il était étranger. Henri de Latouche, consulté, trancha : on garderait Sand et un autre prénom serait attribué à Aurore écrivain.
“ Je pris vite et sans chercher celui de George qui me paraissait synonyme de Berrichon. Jules et George, inconnus au public, passeraient pour frères ou cousins. ”
George Sand, Histoire de ma vie, t. II, p. 139

Ce pseudonyme permettait en outre d’entretenir une certaine ambiguïté sur le sexe de l’auteur, et Georges conserva son s pendant un certain temps.
“ Qu’est-ce qu’un nom dans notre monde révolutionné et révolutionnaire ? Un numéro pour ceux qui ne font rien, une enseigne ou une devise pour ceux qui travaillent ou combattent. Celui qu’on ma donné, je l’ai fait moi-même et moi seule après coup, par mon labeur. ”
George Sand, Histoire de ma vie, t. II, p. 140

AUTEURS et LEURS OEUVRES

  • Louis Aragon (20ème siècle)
  • Samuel Beckett - "En Attendant Godot" (20ème siècle - Théâtre)
  • Eugène Ionesco - "La Cantatrice Chauve", "Rhinocéros" (20ème siècle - Théâtre)
  • Aimé Césaire - "Cahier du Retour au Pays Natal" (20ème siècle)
  • Jacques Prévert - "Paroles" (20ème siècle)
  • Marguerite Yourcenar - "Alexis ou Le traité du Vain Combat" (20ème siècle)
  • André Breton - "Nadja" (20ème siècle)
  • Jean Cocteau - "Les Enfants Terribles" (20ème siècle)
  • Jean-Paul Sartre - "Huis Clos", "Les Mouches", "La Nausée", "Le Mur" (20ème siècle)
  • Albert Camus - "L'Etranger", "La Peste" (20ème siècle)
  • Colette - "Les Séries de "Claudine" (20ème siècle)
  • Guillaume Apollinaire - "Calligrammes" (20ème siècle - Poésie)
  • André Gide - "Les Nourritures Terrestres", "La Symphonie Pastorale", "Les Caves du Vatican", "Les Faux Monnayeurs" (20ème siècle)
  • Paul Verlaine - "Romances Sans Paroles" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Arthur Rimbaud - "Le Dormeur du Val" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Mallarmé - "Poésies" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Charles Baudelaire - "Les Fleurs du Mal", "L'Etranger" (19ème siècle - Symbolisme)
  • Emile Zola - "Germinal", "L'Assommoir", "Thérèse Raquin", La Bête humaine" (19ème siècle, Naturalisme)
  • Guy de Maupassant - "Papa de Simon", "L'Auberge", "Aux Champs", "La Ficelle", "Pierrot", "Toine", "La Bête du Maitre Belhomme", "La Parrure", "La Dot", "La Rempailleuse" (19ème siècle - Réalisme)
  • Alexandre Dumas - "Les Trois Mousquetaires", "Le Comte de Monte Cristo", "La Reine Margot" (19ème siècle)
  • George Sand - "La Petite Fadette", "La Mare au Diable" (19ème siècle)
  • Gustave Flaubert - "Madame Bovary", "Salammbô", "L'Education Sentimentale" (19ème siècle - Réalisme)
  • Honoré de Balzac - "Le Père Goriot", "Eugénie Grandet", La Peau de Chagrin", "Le Colonel Chabert", "Le Lys dans La Vallée", "Illusions Perdues", "Le médecin de Campagne", "Les Chouans" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Stendhal - "Le Rouge et Le Noir", "La Chartreuse de Parme", "Vie de Rossini" (19ème siècle - Romantisme et Réalisme)
  • Victor Hugo - "Notre Dame de Paris", "Les Misérables", "Le Dernier Jour d'Un Condamné", "Les Orientales", "Hernani", "Cromwell", "William Shakespeare" (19ème siècle - Romantisme)
  • Gérard de Nerval - "Odelettes" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Vigny - "La mort du Loup" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Alfred de Musset - "Les Caprices de Marianne" (19ème siècle - Romantisme, théâtre)
  • Alphonse de Lamartine - "Méditations Poétiques" (19ème siècle - Romantisme, poésie)
  • Bernardin de Saint-Pierre - "Paul et Virginie" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Madame de Staël - "Colline et Delphine", "De l’Allemagne" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Senancour - "Oberman" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Benjamin Constant - "Adolphe" (19ème siècle - Préromantisme)
  • François René de Chateaubriand - "Mémoires d'Outre-Tombe", "René" (19ème siècle - Préromantisme)
  • Le Sage - "Gil Blas de Sentillane" (18ème siècle)
  • Marquis de Sade - "Justine ou Les Malheurs de la vertu", "Les 120 jours de Sodome" (18ème siècle)
  • Choderlos de Laclos - "Les Liaisons Dangereuses" (18ème siècle - Roman Epistolaire)
  • Jean-Jacques Rouseau - "Emile ou de L'Education", "Les Confessions", "Julie ou La Nouvelle Héloïse" (18ème siècle)
  • Voltaire - "Candide", "Zadig", "Micromégas" (18ème siècle)
  • Diderot - "Le Neveu de Rameau" (18ème siècle)
  • Beaumarchais - "Le Barbier de Séville", "Le Mariage de Figaro" (18ème siècle - Théâtre)
  • Marivaux - "Le Jeu de L'Amour et du Hasard" (18ème siècle - Théâtre)
  • Montesquieu - "L'Esprit des Lois", "Les Lettres Persanes" (18ème siècle)
  • Jean Racine - "Andromaque", "Bérénice", "Britannicus", "Phèdre", "Iphigénie" (17ème siècle - Tragédie)
  • Pierre de Corneille - "Le Cid" (17ème siècle - Tragédie)
  • Molière - "L'Avare", "Le Bourgeois Gentilhomme", "Les Précieuses Ridicules", "Dom Juan", "Le Malade Imaginaire", "Tartuffe", "L'Ecole des Femmes", "Amphitryon", "Les Fourberies de Scapin", "Les Femmes Savantes" (17ème siècle - Comédie)
  • Madame de la Fayette - "La Princesse de Clèves" (17ème siècle)
  • Jean de La Fontaine - "Les Fables" (17ème siècle)
  • Joachim du Bellay - "Regrets" (16ème siècle)
  • Pierre de Ronsard - "Sonnets pour Hélène", "Sonnets pour Marie", "Sonnets pour Cassandre" (16ème siècle)
  • Michel de Montaigne - "Les Essais" (16ème siècle)
  • Thomas More - "L'Utopie" (16ème siècle)
  • Erasmes de Rottherdam - "L'Eloge de la Folie", "Les Antibarbares" (16ème siècle)
  • François Rabelais - "Gargantua" , "Pantagruel" (16ème siècle)