Un curieux village
Un petit village isolé a acquis une mauvaise réputation. Par curiosité ou en mission pour un Prince ou un Parlement souhaitant un rapport sur ce sujet, vos aventuriers vont partir voir de quoi il en retourne. Les villageois accueilleront avec bienveillance les aventuriers.
Cependant, les aventuriers ne pourront que noter la maigreur des villageois et l’état d’hébétement d’un certain nombre d’entre eux: le village est sous l’emprise d’une puissante drogue le lotos (s’orthographiant avec un ‘s’ final, même au singulier). Celle-ci, agit sur la volonté tout autant que sur la mémoire, réduisant de façon importante, et souvent de façon irrémédiable, ces capacités.
Cette quête s’inspire de la rencontre entre Ulysse et les Lotophages. L’objectif est, pour le meneur de jeu, de dévoiler progressivement l’univers de la drogue que les aventuriers devront subir, quelques soient leurs choix. Le choix le plus simple serait certainement celui d’Ulysse, fuir. Les autres choix ouvriront autant de perspectives de rebondissements au meneur de jeu qui devra garder en tête aussi bien l’importance des intérêts financiers (l’attractivité de la drogue pour une guilde de voleur, la tentation de solutions extrêmes de la part d’une partie des responsables de l’Etat pour éviter la propagation de ce fléau) que le désastre social (la fragilité des individus face à un système organisé à leur dépend, l’engrenage quasi inéluctable de la dépendance).
C’est un petit village abandonné au bout de l’autoroute du sud. Un petit village tranquille, trop tranquille au bord d'une forêt.
Au centre du village, un puits. Au fonds de ce puits, de l’eau noire, tellement noire que la nuit s’y perd. Au fond de cette eau noire…
Dans les années 1800, ce village était animé mais isolé; les villageois devaient traverser la forêt pour se rendre à la ville et acheter leurs provisions. A cette époque, on empêchait les enfants de traverser la forêt, mais quel meilleur moyen que de raconter qu’un monstre habite dans une forêt pour que les enfants s’y aventurent ? Les enfants bravaient cette interdiction et n’avaient jamais rencontré de créature horrible. Et pourtant….
Tout commença le soir du 3 juin 1802, tout le village était endormi. Soudain, des animaux s’agitèrent sans raison, les vaches coururent dans tous les sens, les poissons tournèrent dans leurs bocaux, les chiens aboyèrent à la mort. Que se passait-il ? Ce village si paisible était en proie à un phénomène extraordinaire. Les femmes prirent leurs enfants pour les mettre à l’abri tandis que les hommes sortaient en courant de leurs maisons, ceux-ci eurent juste le temps d’apercevoir une ombre en direction de la forêt.
Prudents, ils avancèrent lentement vers l’enclos des vaches, le plus téméraire s’approcha et là….l’horreur ! Un animal égorgé gisait la peau arrachée, aucun loup n’aurait pu neutraliser une bête si imposante. Et puis, il y avait cette ombre que les villageois avait vu s’enfuir dans la forêt, pourtant personne n’avait quitté le village. La nuit suivante, les hommes les plus courageux furent postés devant l’enclos et chaque bête enfermée dans la grange. Tout était calme, rien ne se passait, soudain un hurlement atroce se fit entendre non loin du village. Les guetteurs abandonnèrent leur garde et se précipitèrent vers l’endroit d’où provenait le cri. Rien, si ce n’est un tas de cendres qui fumaient encore et des craquements à proximité. Apeurés, ils rentrèrent chez eux et s’enfermèrent.
Des événements plus étranges se produisirent les jours suivants : chaque matin, on retrouvait des traces de sang sur les marches des maisons, des grondements sourds retentissaient à la lisière de la forêt, un vrai cauchemar pour les habitants.
Un soir, un cri de victoire résonna dans le village : les hommes revenaient accompagnés d’une étrange créature ; les pièges posés dans le village avaient fonctionné !
Cette créature se débattait si violemment et était si effrayante à voir qu’ils n’eurent pas d’autres solutions que de la jeter dans le puits et d’en boucher l’entrée avec une dalle de pierre. Les villageois quittèrent peu à peu le village quelques mois, nul ne sut jamais pourquoi. Plus jamais on ne retourna dans cet endroit maudit, s’il y avait une réponse, c’est là qu’on la trouverait.
Les 23 élèves de CE2-CM2 de l'école Sainte Thérèse ont découvert le site de Iliz Koz à Plouguerneau. De quoi avoir envie de devenir archéologue.
Leur but était de découvrir des traces d'un passé ancien, du Moyen-âge. Ils ont profité d'un déplacement en car pour marcher le long de la mer, à Plouguerneau. Là, il existe des dunes de sable, comme ailleurs. Mais certaines cachent des trésors pour un historien…
Des indices
Du côté de la grève blanche, les noms de lieux étaient curieux : " Streat an iliz koz (Rue de la vieille église) ". Or il n'y avait pas d'église. La toponymie est bizarre.
De plus, une légende était racontée sur cet endroit. Elle dit que trois marins d'une caravelle voulaient s'amuser en faisant une farce à un prêtre aveugle. Ils lui ont donné un bébé pour le baptiser, mais quand le prêtre entendit un miaulement, il sut qu'il avait baptisé un chat ! Le diable ! Furieux, il lança une terrible malédiction, prédisant qu'Iliz Koz serait enseveli.

C'est beaucoup pour un seul endroit. Nous avons rencontré Stéphanie sur le chemin côtier. Nous avons continué le sentier après de la grève blanche. Mais elle nous avait dit de bien regarder pour trouver le village enseveli. Le chemin nous a menés vers le point le plus élevé de la dune. Et là, nous avons vu des pierres tombales, des restes de maisons à peine dégagés. Nous sommes entrés. Sur les pierres tombales il y avait des dessins gravés : une caravelle, des blasons, épées, fleurs de lys, etc.…Après nous avons repéré des ruines d'église, d'un presbytère et de la sacristie : en fait, nous marchions sur l'ancien village enseveli par le sable venu de la grève blanche. Mais d'autres parties sont encore cachées dans le sable qui venait de la grève.
Découverte
Il y a près de 30 ans, un homme a voulu bâtir une maison à cet endroit où on ne voyait que la dune. Il a fait creuser des fondations. Il y a trouvé des pierres taillées, des anciens murs : ce lieu a déjà été habité !
Ce monsieur a décidé de confier l'endroit à la commune.
Les fouilles
" On n'a pas le droit de fouiller sans un archéologue ", nous précise Stéphanie, l'animatrice en patrimoine, en voyant qu'on était prêts à prendre des pelles pour creuser. Elle nous a expliqué qu'il faut laisser des endroits à fouiller pour les générations futures, qui auront peut-être des possibilités que nous n'avons pas aujourd'hui.
Nous aurions tant voulu continuer les fouilles nous-mêmes ! Mais c'était déjà intéressant de déchiffrer les dessins sur les pierres et de comprendre comment c'était, avant.
Depuis la découverte du site, une association s'est simplement chargée de désensabler. Elle a trouvé:
des restes de murs
des pierres tombales
des objets
des ruelles
une stèle
un intérieur de maison.
Les explications, les suppositions
La légende dit que le village de Tremenac'h a disparu parce qu'une malédiction a été lancée par un prêtre aveugle à qui des jeunes ont voulu jouer une farce.
En réalité, le niveau de la mer était plus bas à cette époque, il y avait davantage de sable. Le vent l'a poussé, le sable entrait partout. La vie était difficile et les gens ont quitté Tremenac'h en 1729.